Agroforesterie

Méthode culturale s’inspirant de la tradition – mais remise au goût du jour – et associant des arbres aux cultures ou à l’élevage. Il s’agit d’abord de procurer aux champs et à l’agriculteur les bénéfices qu’engendre l’arbre, judicieusement planté et en quantité adéquate : optimisation de la porosité duImage 1 sol, enrichissement en matière organique, limitation de l’érosion, restauration des colonies de terricoles, captation des pollueurs de la nappe phréatique, hébergement des pollinisateurs et des prédateurs naturels des insectes qui menacent les cultures. L’arbre bénéficie aussi de cette association qui l’oblige à loger ses racines en profondeur ; il devient lui-même plus productif. Par ailleurs certaines associations sont particulièrement bénéfiques : noyer / blé d’hiver, peuplier / colza. Pour ce qui est de l’élevage, le couvert arboré offre une protection aux animaux contre le soleil ou les pluies violentes. A cela il faut ajouter quelques avantages supplémentaires : amélioration des revenus de l’agriculteur qui récupère les fruits ou le bois ou le fourrage, restauration des paysages, captation du carbone. Pour une même culture et des intrants identiques, 100 hectares cultivés en agroforesterie produisent autant que 140 hectares en agriculture industrielle.
Association française d’agroforesterie

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