Antibiorésistance

Image 1L’usage croissant des antibiotiques, tant en médecine humaine que vétérinaire, a induit, par sélection naturelle, le développement de souches résistantes, voire multi-résistantes, aux antibiotiques. Pour les principaux pathogènes, celles-ci peuvent constituer désormais plus de 50% de la population de référence ; à  titre d’illustration la proportion des staphylocoques dorés résistants aux antibiotiques est passée, en France, de 1973 à 2003, de 3 à 60%.

Cet effet est décuplé par l’utilisation massive et injustifiée d’antibiotiques dans les élevages industriels, à seule fin d’augmenter la masse musculaire des animaux (voir « vache« ).  Parallèlement les grands laboratoires, contraints de réinventer périodiquement de nouvelles molécules, ont écoulé leurs stocks dans le Tiers Monde. Enfin comme on n’attend pas de nouvelles générations de médicaments antimicrobiens avant plusieurs années, et que la mondialisation continue d’induire le développement des échanges – commerciaux mais aussi microbiens -, toutes les conditions se trouvent réunies pour une pandémie à l’échelle de la planète. Les agents pathogènes de la tuberculose et de la peste, en particulier, ont acquis cette antibiorésistance dans des proportions alarmantes.

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