Biotechnologies

Le terme désigne les multiples procédures par lesquelles des organismes vivants sont mis à contribution par les hommes afin de produire, par le biais d’une compétence ou propriété spécifique, un bien ou un service jugé utile ou rentable. Le procédé en lui-même est ancien ; la fermentation par exemple est une biotechnologie. Cependant la génétique, dans ses développementsImage 3 récents (décodage, sélection et réimplantation de séquences d’A.D.N. d’un organisme à l’autre) laisse présager une véritable explosion de ces technologies. Un exemple emblématique est la récupération des qualités incomparables du fil d’araignée au bénéfice d’entreprises innovantes de l’industrie textile. Quatre d’entre elles commercialisent déjà le textile issu de cette procédure après avoir réimplanté la séquence ad hoc de l’araignée sur des chèvres, des bactéries ou des vers à soie.
L’argumentaire de ces producteurs, majors ou starts up, est généralement séduisant. Monsanto promettait ainsi de nourrir l’humanité entière… mais entendait surtout continuer à vendre son pesticide, le Round up. Certaines des biotechnologies d’inspiration récente sont prometteuses sur le plan écologique ; par exemple un procédé d’amendement de la peinture à partir de l’amidon de maïs, qui permet une polymérisation sous rayonnement ultraviolet et non plus à 300° C comme dans le procédé antérieur, ce qui constitue une substantielle économie d’énergie.
Mais le marché potentiel n’a plus à décider de tout. Des diatomées pour filtrer l’eau des piscines ? Un morceau du génome du ver de terre pour ralentir le vieillissement des cellules des privilégiés ? Ce lait de chèvre dont on va extraire les précurseurs du super kevlar, n’a-t-il pas d’autre destination plus naturelle ? Comme le reste, les biotechnologies du futur seront ce que nous en ferons.

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