Brèves

Inondation catastrophique en Sierra Leone
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Lundi 14 août 2017 – Après trois jours de pluies torrentielles, tout un pan de colline s’est effondré dans la capitale, Freetown, entraînant des centaines de maisons et des immeubles de plusieurs étages. On compte déjà 400 morts et plusieurs centaines de disparus ; 3 000 personnes sont sans abri. On craint une épidémie de choléra et le président Koroma a fait appel à l’aide internationale. Quoiqu’on y trouve de l’or et des diamants, la Sierra Leone est le pays le plus pauvre du monde…

Les états généraux de l’alimentation
ont été lancés par le premier ministre le 20 juillet 2017. Les travaux, répartis en 14 ateliers, se dérouleront de la fin du mois d’août à celle du mois de novembre et se distribueront selon les deux grands axes de la viabilité économiques et de la santé publique. A cette occasion Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique, a formulé cinq vœux essentiels : Image 1
Rétablir la souveraineté alimentaire nationale.
Réunir tous les agriculteurs autour du projet commun de la transition.
Rétablir des liens forts entre des agriculteurs responsables et des consommateurs exigeants.
Garantir la santé des agriculteurs et des populations locales.
Impliquer les agriculteurs dans la lutte contre la déstabilisation climatique.
Nous formons tous des vœux pour que ces quatre mois de travail aboutissent. Il en va de l’avenir de tous.

Sud-Est : sécheresse et incendies
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Il arrive en Provence la même chose que sur la côte Ouest de l’Amérique du Nord : le déficit de précipitations pendant l’hiver fait que le moindre incident – et on ne parle pas des cigarettes jetées par la fenêtre des voitures – peut être l’occasion d’un départ de feu. Étincelle envolée d’un barbecue ou choc de deux silex, éclair sec ou réflexion solaire… Il y a peut-être des pyromanes dans le lot mais il est douteux qu’ils agissent ensemble et simultanément. Et puis, pour peu que le vent du lieu se mette de la partie, les flammes partent et trouvent tout au long de quoi se nourrir.
Le Var, le Vaucluse, la Haute-Corse, les Alpes maritimes connaissent depuis quelques jours des incendies multiples. Des dizaines de personnes évacuées et des centaines d’hectares brûlés ; on en est à plusieurs milliers. Le 25 juillet 2017 les incendies n’étaient toujours pas maîtrisés dans le Var. La sécheresse de l’hiver 2017 s’est ajoutée à celle de 2016…
Bilan final : 7200 hectares sont partis en fumée

Vous rependrez bien un peu de désert…
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Les réserves d’eau s’épuisent en France ; au 21 juillet 2017, 82 départements sont en alerte sécheresse dont 26 en « crise hydrique » avec limitation drastique de la consommation d’eau, également imposée à 42 autres départements en position critique. Les nappes phréatiques sont au plus bas et dans 87 % d’entre elles, le niveau de l’eau est en baisse sur les quinze dernières années. En cause : la faible pluviosité de la période de septembre à février pendant laquelle elles se rechargeaient habituellement.
Si les lavages de voitures et arrosages de jardin sont fortement déconseillés aux particuliers, c’est l’agriculture industrielle à rampe d’arrosage qui risque à terme de faire les frais de cette situation de pénurie. Sur la carte, dans les départements colorés en orange, les prélèvements agricoles ne sont plus autorisés qu’à 50% ; en rouge, ils sont purement et simplement suspendus, au bénéfice de l’alimentation en eau potable, de l’assainissement et de la sécurité civile. L’exigence du maintien de la sécurité alimentaire commande donc de soutenir les agriculteurs par des mesures significatives d’encouragement, dans un premier temps au passage au « low dropping » (goutte à goutte au niveau du sol économisant la perte d’eau par évaporation et par excès), dans un second temps, le développement impératif de l’agroécologie.

Singapour tourism
ou pourquoi il faut en finir avec le libéralisme économique dérégulé. Les forêts sont détruites, par l’exploitation minière Image 3ou celle du bois ou l’agriculture. Les milieux naturels disparaissent sous le béton. Et le mécanisme est presque toujours le même : les possédants, qui n’en ont jamais assez, investissent pour gagner encore plus de fric. Inutile de s’émouvoir pour les destructions : elles créent toujours des opportunités économiques.
Imaginons une petite fille qui commence sa vie dans un village d’altitude au milieu de cette forêt des nuages au brouillard permanent. Expropriation. Sa famille s’entasse dans le bidonville ; murs de cartons et toit de tôle. Elle n’ira jamais à l’école ; à 8 ans, elle vend du thé dans la rue et rapporte quelques sous le soir à la maison. A 18 ans elle épouse un ouvrier et attend son premier enfant ; la famille loge entre des murs de parpaing. Tout ça grandit mais ne va toujours pas à l’école ; tous les gosses ont des petits boulots ; avec les sous du soir, elle fera des courses et un peu de récupération le lendemain pour nourrir tout son monde. L’aîné se marrie ; la voilà grand-mère. Elle garde ses petits-enfants. Quand ils auront grandi, si elle a un peu de chance, elle aura de quoi se payer le billet d’entrée des dômes. Elle descendra sur la baie et retrouvera, sous un immense plafond de verre, quelque chose de la forêt de son enfance… et elle aura envie de pleurer.

Paris, 26 juin 17 : invasion de fourmis volantes ?

Il semble que le phénomène soit de plus en plus fréquent, dans la capitale ou d’autres métropoles, en France ou ailleurs, Image 4à telle enseigne que certains météorologues le donnent désormais comme indicateur d’un coup de chaleur. En l’espèce, c’est plutôt l’orage et le refroidissement que l’on attend. Ce soir elles pullulaient sur les trottoirs et il paraît que, si on a laissé une fenêtre ouverte, une invasion peut survenir dans l’appartement. Ceci dit d’après les témoignages recueillis ici ou là, elles s’abattent aussi sur les campagne.
Elles sont d’une taille considérable et surviennent généralement en nuage. Dernier point : la plupart de celles et ceux qui en témoignent n’ont jamais vu ça. C’est mon cas : rien de tel en cinquante ans de vie continue à Paris.
Le meilleur pour la fin : il ne s’agit pas d’une espèce mais des femelles et mâles voués à la reproduction, autrement dit du vol nuptial qui survient effectivement par un temps chaud et orageux, lequel va fournir ensuite les conditions optimales d’éclosion des œufs. Cette circonstance rend également compte de la nature des « invasions » : une seule reine produit habituellement une fourmilière ; alors trois ou quatre… Il est probable qu’après la quasi disparition d’Homo Imbecillus Imbecillus, les fourmis coopératives du type Aurea Puntata (les autres espèces se livrent des guerres entre fourmilières) aient tous les atouts pour devenir, dans un environnement sensiblement dégradé, l’espèce dominante. En tout cas, quelque soit l’espèce considérée, il y là les conditions d’une croissance exponentielle des populations.

Bisphénol A : vers l’interdiction en Europe ?

Juin 2017 : l’UE vient de classer cette molécule aromatique (id est cyclique) dans la catégorie des substances « extrêmement préoccupantes ». Ça ne mange pas de pain… Il faut préciser que les lobbyistes pullulent littéralement à Bruxelles. En France le BPA fut pendant de longues années utilisé dans le plastique polycarbonate des biberons, les Image 3emballages alimentaires en général et les boîtes de conserve en particulier. Problème n° 1 : c’est un perturbateur endocrinien, cancérigène notoire, qui a en outre la propriété de migrer vers les aliments qu’il contient. Ce n’est pas sa seule incidence en matière de santé publique : il augmenterait encore les risques de stérilité, d’obésité, de troubles du comportement, de pathologies cardiovasculaires, d’inhibition de l’immunité : problème n°2.
On commença donc par l’interdire dans les biberons en 2010, puis, à partir de 2015, dans tous les conditionnements alimentaires… mais – problème n°3 – avec dérogations. Par ailleurs les industriels du secteur tentèrent leur chance successivement avec le bisphénol F puis le bisphénol S. Problème n°4 : ces molécules ont les mêmes propriétés que la précédente. Naturellement certains producteurs passèrent outre ; en 2016 on en retrouvait encore ici ou là, en particulier dans les cannettes ; c’est le problème n°5. Enfin il y a le problème n° 6 : comme il est – sous la forme A, B ou S – la molécule active dans l’impression thermique des tickets de caisse, nous en manipulons chacun et chacune en moyenne une fois par jour. Et inutile d’opter pour les transactions en liquide : il y en a même dans les billets de banque… sans parler de tous les autres produits dans la composition desquels il entre aussi : matériaux de construction, équipements automobile, C.D. et D.V.D, électroménager. Au fond, c’est comme l’amiante : il a toutes les qualités (résistant aux chocs, à la chaleur, translucide,) et un seul défaut, mais de taille : il fait courir un risque mortel à ses utilisateurs. Espérons que, contrairement à ce qui s’est passé pour l’amiante, on ne mettra pas 30 ans à prendre les mesures qui s’imposent (à supposer que l’humanité dispose encore de ce temps-là pour régler ce genre de problèmes…)

El Hierro se queda en el camino
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On sait que cette petite île de l’archipel des Canaries a fêté comme il se doit, en août 2015, pendant deux heures pleines, le succès de son projet de 100% d’énergie renouvelable. Ce fut le couronnement d’un chantier de plusieurs années (lac de retenue, éoliennes, usine de dessalement, panneaux solaires). Encore fallait-il tenir le cap sur la distance et en saison touristique, quand la population est multipliée par trois… Depuis le début de ce mois de juin 2017, soit une semaine, c’est fait. Bravo à tous les acteurs de cette réussite ! Puisse-t-elle servir d’exemple à toutes ces îles non connectées, françaises en particulier, qui continuent à carburer aux carburants fossiles.

7° continent : un espoir de s’en débarrasser
Image 2C’est par hasard qu’on a découvert que la larve de Galleria mellonella, un papillon qui pond dans la cire d’abeille, avait le pouvoir de décomposer le plastique en un temps record : 1500 fois plus rapide que le candidat précédent, dans la voie biochimique. La voie chimique, c’est l’acide nitrique, avec les inconvénients que l’on imagine. De ces déchets plastiques l’humanité en produit 8 millions de tonnes par an lesquels aboutissent pour la plus grande partie dans les océans et en contaminent progressivement toute la faune, portant une atteinte supplémentaire au puits biogéochimique de carbone. Si l’on parvient à isoler le principe actif et qu’il est possible de le synthétiser facilement, que les produits dérivés sont biodégradables et dépourvus de nocivité, on pourra agir directement sur les amas de déchets qui s’accumulent à la surface des océans et ailleurs. Autrement il faudra élever ces larves en grand nombre et les mettre en action avant que ces déchets plastiques ne parviennent au large.
Tout dépendra de la nature de la réaction et des espèces chimiques produites ; il n’est pas exclu de faire agir ce principe actif en enceintes confinées dans la chaîne du recyclage si celui-ci s’en trouve amélioré d’une façon ou d’une autre.

La dictature pataude du vilain petit canard
Donald Trump duck bis
Donald Trump vient de limoger le directeur du F.B.I. qui pilotait l’enquête sur le financement de sa campagne électorale. Double bénéfice : il fait disparaître les preuves de ce financement par Poutine et il dissuade d’autres fonctionnaires zélés de mettre le nez dans ses pratiques douteuses. L’homme au postiche qui voulait se payer la présidence des Etats-Unis, histoire de plaire à sa dulcinée style Playboy, a tout saisi des rouages du pouvoir et il en fera ce qu’il voudra. Résultat des courses : l’Accord de Paris est condamné – à moins d’une action résolue – et Poutine a compris comment il pouvait se payer les démocraties occidentales : avec du fric, tout simplement.
C’est le moment, à l’interne, d’enquêter sans retard sur le financement du Front national, et, à l’externe, de promouvoir la monnaie d’échange universelle que voulaient avec raison Dominique Strauss-Kahn et Richard Descoings. Puisque Trump a opté pour l’isolationnisme, qu’il assume.

Fifille est une tricheuse

D’abord son prénom, c’est Marion ; évidemment « Bleu Marion », ça la fait moins… Ensuite elle a pompé des pans entiersImage 1 d’un discours de François Fillon, histoire de siphonner son électorat, en espérant que ça ne se verrait pas, comme pour le fric du parlement européen ; c’est vraiment prendre les journalistes pour des cons. Et puis la moralisatrice irréprochable en a fait de belles dans sa jeunesse : beuveries en boîtes de nuit, retrait du permis de conduire… Et c’est là précisément qu’est le danger : à qui se croit investi(e) d’une mission quasi divine, tout est licite, puisque c’est pour la bonne cause. A partir de quoi, dès que le pouvoir est acquis, on est prêt(e) à fouler au pied les lois.
Marion / Macron, c’est un peu comme la peste et le choléra, ou, plus exactement, comme Charybde et Scylla. Et voici les conseils de Circé à Ulysse pour franchir ce passage périlleux : ne s’approcher en aucun cas de Charybde qui engloutit la mer plusieurs fois par jour, contre quoi on ne peut rien ; naviguer au plus près de Scylla – mais au plus vite – en invoquant la mère du monstre afin qu’il ne dévore pas tout l’équipage. Faisons la même chose : passons au large de Fifille et espérons que Manu finira par comprendre qu’il faut mettre un terme au libéralisme forcené avant qu’il ne soit trop tard pour les passagers de la Terre…

Fonte des glaces
Image 1Tandis qu’Al Gore tente, selon toute vraisemblance, de convaincre Donald Trump que c’est l’intérêt des Etats-Unis de s’engager dans la compétition sur le marché des outils de la transition énergétique, un chercheur de l’Agence Spatiale Européenne vient de découvrir une faille de plusieurs kilomètres de longueur sur le glacier Petermann au nord du Groenland. Celle-ci est aussi inquiétante que celle de la banquise littorale arctique. D’abord elle est centrale, ensuite une seconde fissure a fait son apparition. Si elles se rejoignent, c’est un iceberg d’une surface de 130 à 180 km2 qui pourrait se former, de la taille de Manhattan, d’après les estimations de la NASA qui a décidé d’aller y voir de plus près.

Les énergies marines décollent
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Les statistiques pour l’année 2016 montrent que ce secteur est en pleine croissance : 2086 emplois créés en France dans la production des éoliennes et turbines marémotrices, investissements considérables et bénéfices prometteurs. A l’heure actuelle 75% de la production est vouée à l’exportation. Si les pouvoirs publics prenaient conscience de ce qu’en matière d’énergies renouvelables, c’est le secteur marin qui dispose à la fois de la plus faible intermittence et du plus vaste potentiel d’innovations, les commandes des régions, départements, municipalités bousteraient encore cette croissance.

La preuve que les intempéries ont changé de nature…
Image 4c’est que désormais, comme les cyclones ou les ouragans, on baptise les tempêtes. Zeus fut le nom de celle qui s’abattit sur la Bretagne entre le 6 et le 7 mars 2017. Des pointes de vent à 190 kms /h, des arbres déracinés et des pilonnes renversés, des milliers de foyers privés d’électricité. Stella est le nom de la formidable tempête de neige qui s’abat sur le Nord des Etats-Unis une semaine plus tard. Pas loin de 40 cm de neige tombés sur New York, des pointes de blizzard à 100 kms/h, des milliers de vols annulés, les écoles fermées, les transports publics suspendus. Que pense de tout cela le vilain petit canard au postiche ? L’histoire ne le dit pas. Pour le moment il s’occupe de détricoter l’assurance maladie mise en place par Barack Obama. Le climat, on verra plus tard. D’ailleurs, il y a toujours eu des tempêtes de neige…

Le Chili brûle :
400 000 hectares de forêt sont déjà partis en fumée dans les environs de Valparaiso… et l’on ne compte pasImage 7 mettre un terme aux ravages de ce gigantesque incendie avant le mois de mars (sic) ! Pour le moment, 19 blessés et une centaine de familles à la rue.
Alors bien sûr le départ de feu peut résulter d’une négligence ou d’un acte criminel ; mais quand on atteint de telles proportions, il faut aussi chercher ailleurs. Il paraîtrait que les nappes phréatiques sont épuisées par l’irrigation de la sylviculture de rente (dont le fameux palmier qui provoque ailleurs d’autres ravages). Mais il fait aussi très chaud et le vent et violent. Et puis c’est la troisième année consécutive qui est marquée dans la région par un incendie majeur, celui-ci battant néanmoins tous les records.
En 2015, justement, l’incendie avait détruit 600 hectares de forêt dans la région… tandis que le désert d’Atacama, situé également dans le sud du pays, se couvrait de fleurs après avoir reçu des pluies fines et abondantes. C’est cela que « déstabilisation climatique » signifie d’abord. Mais ça ne veut pas dire qu’il suffit de déménager. La régularité qui rend vivable la plupart des lieux terrestres – y compris les plus ingrats – est l’effet de la permanence des paramètres géophysiques. C’est avec eux que nous sommes en train de jouer aux dès…

Le Sud des States ravagé par les intempéries
Tornade States23 janvier 2017
Orages, tornades (simples ou doubles), précipitations records, inondations… tous ces événements destructeurs ont frappé le Mississipi, le Tennessee, l’Arkansas, l’Indiana, l’Alabama, l’Illinois, la Louisiane – coutumière du fait – et les deux Carolines. L’ampleur du phénomène est suscitée par un front de pression entre une masse d’air chaud à l’Est et froid à l’Ouest. Nouvel indice d’un probable infléchissement du Gulf stream vers l’ouest, avec des températures moyennes de 20° C à New York et 2° C à Paris. Bilan : 14 victimes et d’importants dégâts. Ces conditions devraient se prolonger encore plusieurs jours.
Mais enfin, tant que c’est dans l’ordre des choses, que la déstabilisation climatique est une invention des ennemis des Etats-Unis, ce n’est pas grave. Coin ! Coin !

Décidément, l’avenir s’annonce mal… Le vilain petit canard à postiche a encore fait des siennes image-1aujourd’hui : il a nommé (ou pressenti) au secrétariat d’état aux affaires étrangères le PDG d’Exxon Mobil. Il paraît que ce mister est au mieux avec Poutine. Voilà du moins une politique étrangère prévisible : s’assurer un approvisionnement en pétrole à l’abri des fluctuations musulmanes (en attendant les résultats prometteurs du fracking) et tenir en respect le concurrent chinois qui est en train de l’emporter dans la « saine » concurrence internationale. La limitation des émissions de GES ? On s’en tape ! Les ambitions russes en Europe ? On s’en bat l’œil avec une plume d’oie… Qui sont les ingénus qui ont inventé les Droits de l’Homme dans ce monde de brutes ? Allons : pour remonter le moral des colibris, une saine lecture : la charte internationale pour la Terre et l’humanisme.

Evènement cévenol étendu : épisode à rebondissements
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Du 20 eu 24 novembre 2016 les catastrophes météorologiques se sont succédées en Provence Alpes Côte d’Azur et Corse. A partir du 20 et pendant trois jours les Cévennes ont été littéralement inondées, les précipitations atteignant un total de 550 mm en Ardèche ; pluies également abondantes en Auvergne et dans les Alpes de Haute Provence (280 mm). Ensuite, à partir du 23, ce sont le Tarn et l’Hérault qui sont balayés par des vents violents accompagnés d’orages. Tornade à Saint-Martin-de-Londres. Le 24 la Corse essuie à son tour des orages accompagnés de pluies diluviennes.

Palmarès écologique 2016 des départements de France métropolitaine

Comme pour les 10 années précédentes, 8 critères ont été retenus : qualité de l’air et qualité de l’eau, transitionimage-4 énergétique, protection de la biodiversité, gestion des déchets et développement de la consommation durable, part de l’agriculture biologique et mise en œuvre des mesures de l’Agenda 21 (adoptées lors du sommet de la Terre de Rio en 1992). Les flèches noires ascendantes ou descendantes indiquent une évolution sensible par rapport au classement antérieur, amélioration ou dégradation.
C’est la Loire atlantique qui arrive en tête cette année mais, du fait de la mise en chantier de l’aéroport de Notre Dame des landes, elle perdra probablement assez vite cette première place, d’autant que les anciennes vasières où celui-ci prendra place exigeront selon toute probabilité un agencement particulier des pistes et une quantité excédentaire de ciment dont on ignore trop souvent qu’il est un puissant émetteur de GES.
Ceci dit, comme il s’agit du département le plus plat de France, avec une altitude moyenne de 34 mètres et un pourcentage conséquent de zones littorales inondables, il est possible que sa population revienne finalement assez vite à une sensibilité plus écologique…

Le vilain petit canard au postiche
image-4vient d’envoyer valser d’un coup de palme les dispositions de base de l’Accord de Paris et, accessoirement, celles de l’accord avec Pékin. Tout, il va tout rouvrir : les mines de charbon, les puits de pétrole, la fracturation hydraulique des schistes bitumineux… pour donner du travail à ses compatriotes. Pour être cons, ils sont cons ses compatriotes ; élire un gugusse pareil, fallait le faire !
Le pire, c’est que ni l’un, ni les autres n’ont encore compris de quelle façon la nature des choses leur donnera finalement raison. En faisant repartir à la hausse les émissions de GES, on accélère la déstabilisation climatique ; donc on multiplie les catastrophes ; donc les destructions et les hécatombes se succèdent ; donc il faut reconstruire et remplacer les morts ; donc ça donne du travail, quod erat demonstrandum. Au fond c’est la version moderne de « Il nous faudrait une bonne guerre ». Et comme le disait Karl Marx, un célèbre écologiste du XIX° siècle, « Le capitalisme porte en lui la guerre, comme la nuée, l’orage ».
Oui ; mais la souffrance humaine, alors ? demandent faiblement les humanistes. Mais c’est très bon, ça Riri, Fifi, Loulou : ça alimente la littérature et ça relance l’édition ! En fait c’est là le cri de ce canard : make money, make money, make money, make money, make money, make money…

Le solaire, une chance pour l’Afrique et pour le reste du monde
La Banque Mondiale, en lançant le programme « Lighting Africa » a fait le pari, modeste mais en voie de réussite, du levier de développement solaire. Avec Lagazel, une usine de lampes solaires installée par centrale-solaire-de-bokholArnaud et Maxence Chabanne, deux jeunes Français, à 250 kms de Ouagadougou, le Burkina Faso peut non seulement espérer atteindre enfin l’éclairage universel mais aussi éliminer les lampes à pétrole et équilibrer un peu mieux sa balance énergétique. C’est avec le même objectif que le gouvernement burkinabé a entrepris la construction d’une centrale solaire qui devrait permettre de réduire la facture de l’électricité importée (environ 40% de la consommation totale).
C’est dans le même esprit qu’a été installée par Greenwish à Bokhol – dans le Nord du Sénégal – une centrale solaire qui devrait fournir environ 40 000 foyers en électricité. Une énergie propre, meilleur marché, qui trouve dans le Nord du pays (zone sud sahélienne) des conditions de développement particulièrement favorables… et qui pourrait donc, là encore, servir de levier au développement durable.
Dans un contexte international plutôt catastrophique sur le plan de la transition énergétique, avec les Etats-Unis qui ne tarderont probablement pas à relancer le fracking, la Norvège qui multiplie les forages pétroliers en Arctique et la Russie qui relance l’exploitation du champ pétrolifère de la mer Caspienne, il y a bien peu de raisons d’espérer.

Un climatosceptique à la tête des États-Unis d’Amérique
En élisant ce 9 novembre 2016 Donald Trump comme président, les Américains ont fait la démonstration de la perversité de leur système économico-politique. L’argent décidément y commande tout : les frais de image-2campagne, les médias, la trahison des uns ou des autres. Ce soi disant chef d’entreprise n’est rien d’autre qu’un héritier doublé d’un spéculateur ; mauvais, en plus. Il ment comme un arracheur de dents, déclarant d’un jour à l’autre le contraire de ce qu’il avait dit précédemment. En mettant en place une politique keynésienne de travaux publics – un comble ! – il espère probablement renflouer l’entreprise familiale… mais le pire est sans doute ailleurs. L’isolationnisme qu’il entend rétablir, s’il peut se traduire par une diminution des transits de la marine marchande, se soldera inévitablement par l’anéantissement de l’Accord de Paris. Comment la Floride, qui a déjà tant souffert des cyclones, des inondations et des marées noires, a-t-elle pu voter pour un type pareil ? La télé leur bouffe littéralement le cerveau ; c’est la seule explication.
Le film d’Oliver Stone, « Snowden », était sorti au cinéma quelques jours plus tôt. Edward Snowden est un ange au coeur pur. Espérons que ce macaque n’obtiendra pas de Poutine – qui a bien compris qu’il va désormais pouvoir faire tout ce qu’il veut en Europe de l’Est sans que l’O.T.A.N. ne lève le petit doigt – son extradition de Russie. Accessoirement ce film nous apprend que la C.I.A. / N.S.A. ne se contente pas de la surveillance universelle de toutes les têtes de bétail du troupeau humain mais que, conformément à leur constitution, les Américains jugent légitime d’intervenir partout où leurs intérêts sont en jeu. Cela va des secrets de fabrication des entreprises à la mise hors circuit des hommes et femmes politiques qui pourraient, de façon ou d’autre, leur causer du tort. C’est ainsi qu’ils ont fait tomber Dominique Strauss-Kahn, dont on voit brièvement passer la photo, mais aussi, probablement, Richard Descoing, ces deux-là risquant, par la création d’une monnaie internationale régulée, de mettre fin à l’hégémonie du dollar.
Que dire enfin de la prétendue loyauté anglo-saxonne ? Les Anglais et les Américains ont été pendant des lustres les chantres du libéralisme économique, de la libre concurrence, du pouvoir régulateur du marché. Mais dès que ces messieurs n’y trouvent plus leur compte – même en trichant – ils changent les règles du jeu. Sans parler des crises successives que nous devons à leurs spéculateurs. Qu’ils crèvent !
Et nous les ingénus, il est temps que nous bâtissions les États-Unis d’Europe non seulement pour y maintenir nos principes humanistes – y compris par une armée commune, capable de calmer l’ogre russe – mais aussi pour promouvoir partout ailleurs la transition 3E : économique, énergétique, écologique.

Cévenol étendu, saison d’automne 2016, 1° épisode
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L’Aveyron, l’Hérault, le Gard et le Var ont été placés en alerte rouge jeudi 13 octobre. La nuit suivante il tombe entre 150 et 250 mm de pluie et jusqu’à 300 mm à Saint-Gervais-sur-Mare. Les pompiers interviennent 166 fois pour mettre des personnes en sécurité, en particulier ceux qui, en dépit d’avertissements répétés, n’ont pas renoncé à la sacro-sainte automobile. Écoles fermées jusqu’à vendredi matin. On craint des crues dans les jours qui viennent.

This is the story of the hurricane…
matthew-near-orlando-floridaL’ouragan Matthew, déclassé en tempête tropicale, a quand même provoqué la mort de 18 personnes aux Etats-Unis, en a privé 8 000 autres de leur maison et a laissé 2 millions de foyers sans électricité. Les candidats à l’élection présidentielle américaine, courageux mais pas téméraires, ont renoncé à se rendre à Orlando, en Floride. En Haïti 13 personnes ont succombé au choléra et 10 autres ont été infestées. La France et les Etats-Unis ont envoyé des secours d’urgence et deux stations de décontamination.

Matthew l’ouragan meurtrier En Haïti on aurait dépassé le millier de morts et comme plusieurs zones sont encore hors d’atteinte des secours, il faut s’attendre à un bilan alourdi, sans compter les suites épidémiques probables de la destruction des réseaux d’assainissement. Les vents du vortex ont ralenti -180 kms / h – mais ont quand même déjà fait 7 morts en Floride.

Matthew poursuit ses ravages
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7 octobre 2016 : le bilan s’est alourdi en Haïti et République dominicaine où l’on compte désormais 478 morts. Cuba, la Jamaïque et les Bahamas ont également subi la tempête tropicale qui y a fait d’autres victimes. Plus d’un million de personnes ont été évacuées aux Etats-Unis, en Floride, Georgie, Caroline du Sud et du Nord , où l’ouragan est attendu dans les heures qui viennent. Il n’y avait pas eu d’ouragan catégorie 5 dans l’Atlantique depuis 2007 mais c’est déjà la 16° tempête tropicale de la saison. Indépendamment de la quantité de chaleur supplémentaire – et donc d’énergie -absorbée par l’atmosphère du fait des GES, il est probable que l’événement de Bond en cours dans l’Arctique, en bloquant d’avantage d’énergie aux basses latitudes, favorise ces formations.

A che ha, sara dato, a che non ha, sara stalto
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C’est la « loi inique » de notre monde : à celui qui possède, il sera donné, à celui qui n’a rien, il sera retiré. Ainsi en Haïti et en République dominicaine après le passage de l’ouragan Matthew… des centaines de baraques pulvérisées, 9 morts et des centaines de sans abris… Un pont effondré, des cultures ravagées… les survivants n’ont plus rien.
En Floride et en Caroline du Nord, on a commencé l’évacuation des zones qui seront atteintes dans les prochains jours. Catégorie 4, progression : 7 kms / h, vitesse des vents du vortex : 220 kms / h. Un rouleau compresseur, engendré à la fois par les lois de la physique et la voracité des possédants, qui anéantit sur son passage le peu que possédaient les plus humbles.

La transition énergétique est en cours
Le rapport de l’AIE (Agence image-1internationale de l’énergie) pour 2015 relève une baisse sensible des investissements dans le secteur de l’énergie (- 8%) mais essentiellement imputable à l’abandon des énergies fossiles par les capitaux, du fait notamment de la baisse du prix du pétrole. Par contre les investissements dans le secteur de l’électricité ont progressé de 4 %, se répartissant à parts équivalentes entre la production (60%) et la distribution (40%). La part dévolue aux énergies vertes est restée stable pour la 5° année consécutive et représente 17 % de l’ensemble. Les capacités de production des énergies renouvelables ont sensiblement augmenté, ce qui se traduit par un abaissement des coûts. Enfin la part des capitaux disponibles dévolue à l’efficacité énergétique, même si elle reste très faible par rapport aux autres postes, a augmenté de 6%.
Au total un tableau plutôt encourageant, en dépit du scepticisme de certains analystes. Cependant l’Agence est fondée à souligner que l’accélération de cette indispensable transition ne pourra pas atteindre sa vitesse de croisière sans une volonté politique résolue des gouvernements.
Enfin si l’on veut vraiment avancer sensiblement sur ce chapitre, il faudra se décider, lors des prochaines conférences des parties, à statuer sur la marine marchande et l’aviation civile.

Probable catastrophe humanitaire en Corée du Nord
Le fleuve Tumen, à la suite de pluies torentielles, a débordé. Aux effets de la déstabilisation image-2climatique (en l’occurrence une amplification du retour à la « normale » après la fin du phénomène El Nino en mai dernier) sont venus s’ajouter ceux de la déforestation à outrance sur un relief de collines, ce qui a amplifié le ruissellement. En principe on devrait désormais savoir à Pyongyang que, contrairement à ce que prétendait le camarade Staline, il ne suffit pas de vouloir inverser le cours des fleuves pour être en mesure de le faire… Et puis le grand frère chinois aurait dû alerter les camarades coréens sur les dangers du défrichage systématique. Les chiffres officiels font état de 133 morts, 395 disparus, 8 700 bâtiments publics dévastés, 35 000 maisons individuelles détruites ou quasiment, et des milliers d’hectares de cultures ravagées. Comme le régime du camarade Kim Jong-Un est probablement aussi véridique dans ses statistiques que celui de Poutine sur l’intégrité de ses athlètes, on peut multiplier ces chiffres par trois. En bonne logique communiste, l’amendement des campagnes devrait avoir la priorité sur la constitution de l’arsenal nucléaire… et la démocratie, sur la monarchie héréditaire.

Les candidats écolos et les Sioux perdent leur réserve
On n’en parle jamais : Jill Stein et Ajamu Baraka sont les candidats écolos de la prochaine élection présidentielle américaine. Ou faut-il dire « étaient » ? Venus soutenir les Sioux de Morton (Nord Dakota) qui se battent pour qu’un pipe-line ne continue pas à traverser leurimage-2 sanctuaire où plusieurs tombes ont déjà été détruites, ils ont eu la mauvaise idée de tagger un bulldozer. Dans ce pays où l’on tue si souvent impunément, c’est un crime de lèse propriété. Total : ils sont passibles de poursuites et donc probablement disqualifiés comme candidats ; quand on considère les deux autres, y a pourtant pas photo. Mais comme l’a dit justement Michaël Moore dans son dernier film – «Where to invade next ? » – « France invented democracy »… and one can presume it didn’t cross the Atlantic yet. Dans le royaume du 1% quand on n’a pas de fric pour se payer des journaux ou des chaînes de télé afin d’y étaler, à longueur de nuit ou de journée, de somptueux meetings avec leur claque ou de passionnantes interviews fabriquées de toutes pièces, on peut toujours aller se rhabiller. En plus, le 1% en question n’a apparemment même plus besoin du président pour diriger le pays ; n’importe quel pantin fera l’affaire. Et les Accords de Paris, dans tout ça ? En attendant pire, les candidats écolos ont été exclus du débat présidentiel ; crédités de 5% des intentions de vote, en dépit de leur faible visibilité médiatique, ils ont derrière eux une bonne partie de la jeunesse, laquelle saisit de plus en plus clairement dans quelle impasse on l’accule.
Dernière nouvelle (21-09-16) : le commanditaire du pipe-line a interrompu le chantier.

Téhéran vaut bien un voile
image-1Ça s’est passé le 29 août 2016, le plus discrètement du monde. Ségolène Royal, accompagnée d’une délégationimage-2 d’hommes d’affaires français, dont une femme, s’est rendue en Iran pour négocier des contrats relatifs aux énergies renouvelables.
Comme ces messieurs sont particulièrement pointilleux sur la question de la tenue décente convenant aux femmes, ces dames – la ministre, la femme d’affaires, la journaliste – ont dû consentir à mettre le voile, ou, parce que, malgré tout, on a sa dignité, un foulard « faisant office de ». Madame Royal, qui a par ailleurs raflé la présidence de la COP 21 à Laurent Fabius, a salué l’engagement de l’Iran dans la transition énergétique afin de justifier ce déplacement. Mais enfin les affaires sont les affaires…

Petite fleur jaune
Image 1Juillet 2016, le tribunal administratif de Toulouse a annulé la déclaration d’utilité publique du barrage de Sivens, jugeant notamment le projet surdimensionné. On se souvient en effet que seules une dizaine d’exploitations agricoles en auraient tiré avantage alors que la chantier aurait ruiné une zone sauvage comportant une centaines d’espèces protégées. On savait que de semblables chantiers sont susceptibles d’obtenir une dérogation aux lois de protection de la nature ; désormais cependant ceux-ci – par exemple un barrage de Sivens bis de taille réduite, déjà dans les cartons – devront proposer des compensations aux atteintes à l’environnement qu’ils provoquent ; c’est l’obligation stipulée en pareil cas par la loi biodiversité entrée en vigueur ce même été… et la nouvelle ligne de front pour les opposants.
Si ces industriels de l’agriculture finissaient par comprendre qu’ils obtiendraient de meilleurs résultats en matière d’humidité des sols avec des techniques agroécologiques, par exemple en commençant par se demander comment poussent les arbres des forêts alentour sans barrage, ça vaudrait mieux pour tout le monde. Il ne subsisterait sur place que la sculpture dédiée à Rémi Fraisse avec ces mots « Nous humains, enfants de la Terre, continuons le combat » et le dessin de la renoncule qu’il aimait.

A méditer
Comme prévu, du fait des conditions météo, l’incendie de l’état de Washington continue à s’étendre ; il a même hérité, étant donnée son importance, d’un nom de baptême : Range 12 Fire. D’après les autorités localesImage 1 la saison des incendies s’est étendue sur 105 jours supplémentaires dans l’ouest américain et dure désormais presque toute l’année ; autrement dit on paraît être entré, ainsi qu’en témoigne par ailleurs la réduction drastique des réserves d’eau naturelles, dans un processus de désertification. C’est ce que confirme le nombre d’hectares ravagés par les flammes qui a triplé sur les deux dernières décennies et atteint désormais le record de 300 000 par an.
Par ailleurs ce feu-là aurait pu tout aussi bien devenir pour l’état de Washington ce que Tchernobyl est pour l’Ukraine : un ineffaçable stigmate. Les flammes s’étant dangereusement approchées du site de stockage de déchets nucléaires de Hanford, les pompiers ont dû, pour éviter la catastrophe, devenir pyromanes en allumant un contre-feu ; celui-ci aurait évidemment pu, sur l’aile du vent, « mal tourner ».
La catastrophe, étymologiquement parlant, c’est ce qui dégringole. Et à l’instar d’un éboulement en montagne, une catastrophe peut en engendrer d’autres, le cas échéant sur le mode de la croissance géométrique. Agir contre la déstabilisation climatique ça n’est donc pas seulement tenter d’en conjurer les effets prévisibles ; c’est aussi prendre en compte l’existence probable d’effets secondaires délétères qu’on n’avait pas d’abord aperçus.

Inexplicable sécheresse
Image 3Etats-Unis, littoral du Pacifique, 23 août 2016 : le feu s’implante au nord. Alors que la Californie continue de brûler, c’est maintenant l’état de Washington qui vient de déclarer l’état d’urgence. Bâtiments détruits par les flammes, résidents évacués en catastrophe… et peu d’espoir, du fait de la météorologie, de maîtriser cet incendie avant moins d’une semaine. La configuration est la même qu’en Californie : pas de pluie prévue et surtout un vent constant qui attise les flammes ; celles-ci ont déjà ravagé 24 000 hectares de cultures et sont, pour le moment, hors de contrôle. Et pourtant, en cette année El Niño, l’upwelling devrait abreuver d’eau la côte orientale du Pacifique.

Silence, on tourne… le dos
22 août 2016 : depuis une semaine des pluies torrentielles s’abattent sur la Louisiane… et la CalifornieSainte Marie des eaux continue à brûler ; mais nos media nationaux préfèrent nous saouler avec les jeux olympiques de Rio… Pourquoi ? On ne parle plus des catastrophes climatiques pour ne pas affoler le pékin ?
En Louisiane au moins 13 morts et des milliers de déplacées ; pas de morts à déplorer en Californie, mais là aussi, des milliers de personnes privées de leur logis.
Comme au Pérou il y a quelques années des pierres tombales ont été arrachées du sol par les eaux de ruissellement, ce qui atteste évidemment du caractère exceptionnel de l’événement. Paroles recueillies : « On n’a jamais vu ça » ; « C’est comme un film d’horreur ». Mais apparemment il n’est pas nécessaire d’en parler ; pour ne pas entraver les négociations secrètes du « grand traité transatlantique », peut-être…
Rappel : en principe pendant une année El Niño il n’y a pas à redouter de perturbations notables sur les rives de l’Atlantique.

Le super colibacille. Nom de famille : Escherichia Coli ; prénom : mcr-1. Particularité Image 1: il porte un gène de résistance aux antibiotiques, particulièrement efficace puisque celui-ci est capable de tenir en échec le plus puissant d’entre eux, la colistine. Taux de mortalité : 50 % (à partir d’une cystite ou d’une angine ou d’une pneumonie). Présent en Chine, en Europe, au Canada et aux Etats-Unis, on lui impute déjà 50 000 morts par an.
La surprescription d’antibiotiques serait le facteur déterminant de cette acquisition. En attendant des études plus fines, il n’est pas interdit de retenir comme plausible l’hypothèse d’une surconsommation carnée de bestiaux bourrés d’antibiotiques et abattus dans les conditions que l’on sait. Dans ce cas, plutôt que de ruiner l’élevage industriel…

Ils l’ont fait ! Loués soient-ils !
26 juillet 2016 : Solar Impulse 2 a bouclé son tour du monde en atterrissant à 4 h du matin, à Abou-Dhabi. Bravo à nos deuxImage 3 héros, Bertrand Piccard et André Borschberg.
43 041 kms parcourus en 17 étapes pendant un périple de plus 16 mois ; et pas une goutte de carburant : 100% d’énergie solaire, directe et en batteries pour les vols de nuit. Un exploit mais surtout une magnifique démonstration ! Après une aventure pareille, personne décemment ne pourra plus prétendre que le transport ou le chauffage ou l’électricité solaires, c’est trop compliqué.
Ça mérite une récompense universelle ; on pourrait l’inventer… Le prix de l’Avenir dit « 3 rayons » : un rayon de bicyclette, un rayon de miel et un rayon de soleil. Du reste, ça n’est pas tout à fait une invention : le seul avenir possible, c’est celui-là.
Et Ban Khi-Moon l’a bien compris qui a déclaré : « C’est un jour historique, non seulement pour vous mais l’humanité ».

Prélude aux crises alimentaires à venir
Image 1La récolte de blé tendre et d’orge s’annonce assez catastrophique dans l’hexagone. Les pluies et les inondations d’une part, le faible ensoleillement d’autre part devraient se traduire par une baisse des rendements de l’ordre de 20%. Par ailleurs l’humidité ambiante a empêché la formation des grains dans les épis, tout en favorisant la prolifération des agents pathogènes.
Les réserves de 2015, particulièrement abondantes, devraient permettre de combler aisément la période de jointure, d’autant que les récoltes ont été bonnes ailleurs et que les prix resteront bas. On se trouve dans une configuration déjà rencontrée en 1984, 1998, 2007, 2010… avec, ces années-là, des tensions plus importantes sur le marché international des céréales… en attendant l’année de tous les dangers.

Un vendu de plus, démasqué.
Son nom : Ray Hilborn. Sa fonction : éminent universitaire de Washington Uty, Seattle. Son travail au noir : apporter des arguments pseudo scientifiques susceptibles de justifier la pêche industrielle ou, pour le moins, de retarder le plus Image 1possible la mise en place d’une réglementation stricte. Son indemnité : 3,56 millions de $ versés entre 2003 et 2016 par divers consortiums du secteur et censés alimenter son fonds de recherche, sans compter les paiements directs… Et puis, selon toute vraisemblance, inutile de faire des recherches quand on en connaît déjà les résultats.
Le scandale a été révélé par Greenpeace le 21 mai 2016, après une tournée triomphale en Europe. Il a, par exemple, déclaré lors d’une conférence donnée à la Maison de la Chimie le 4 mai à Paris : « Non, les océans ne sont pas en train de se vider ! Tout le problème vient d’un article publié par un scientifique américain en 2006, estimant que les principaux stocks auraient disparu en 2048. Ces allégations ont fait les gros titres de la presse, mais ne sont que des mythes ». C’est France Filière Pêche qui prenait en charge cette partie de la tournée…
D’autres précisions sur l’excellent article de Stéphane Foucart et Martine Valo paru dans Le Monde. Et sur Wikipedia… Good looking, couvert de distinctions… but finally a fierce story teller.

Neige et grêle en amont des blés
13 juillet 2016, il neige dans les Alpes, à partir de 1700 m. Dans les Pyrénées les coureurs du Tour de France, partis pour Image 1la 9° étape sous 35°C, ont essuyé un orage de grêle et des rafales à renverser les bicyclettes, le tout dans une brume à vous glacer les os. 14 juillet : les organisateurs ont décidé d’écourter la fameuse étape du Mont Ventoux par crainte de trop fortes bourrasques au col du Tourmalet. Le même vent violent a alimenté un gigantesque incendie dans les Pyrénées Orientales ; un pompier a trouvé la mort lors du déplacement d’un camion se rendant sur les lieux et trois autres ont été blessés ; 3 000 personnes ont dû être évacuées. Quelques jours plus tôt la météo télévisuelle gardait un silence prudent sur ce début de semaine ; on comprend après coup qu’il s’agissait de ne pas effrayer les touristes. Ce qui signifie qu’en plus des aléas climatiques, il faudra avaler les mensonges médiatiques…

CO2, Trafics en tous genres
Ceux-là n’avaient pas même besoin d’usines bidon pour revendre les quotas de carbone généreusement alloués par l’État. Ils Image 1achetaient hors taxes des quotas à l’étranger qu’ils revendaient TTC (19,6%) à des entreprises implantées en France, empochaient les taxes et les affectaient à de nouveaux « investissements » off shore. L’ardoise fiscale a atteint, en deux ans, la coquette somme de 1,6 milliards d’€, un manque à gagner dont le ministère des finances se serait bien passé. Depuis les transferts de quotas de CO2 ont été détaxés. Un nouvel aspect inédit de la « financiarisation » de l’économie.
Le bon côté des choses c’est que cette escroquerie a été finalement découverte ; le mauvais, c’est qu’il en existe probablement d’autres.

Lundi 23 mai 2016
Image 4Il neige dans les Alpes, il pleut des cordes ailleurs et le lilas est fané partout. S’il y a encore des climatosceptiques dans l’avion, qu’on les balance par dessus bord ! Chanson du temps des saisons…

Cinq noms disponibles : Kakatina, Kale, Rapita, Rehana, Zollies. Vous pouvez, ingénieux marketeurs, en faire des marques de lessive ou de groupe de rock ; ils ne serviront plus ailleurs. C’était les noms des îles de l’archipel des Image 2Salomons qui viennent de disparaître dans les eaux du Pacifique. Six autres îles sont menacées par la montées des eaux et là, des maisons se sont effondrées dans la mer… Alors il est vrai que cet archipel comporte des centaines d’îlots sableux inhabités et il est vrai aussi que l’eau y monte plus vite qu’ailleurs. Mais, une fois encore il est urgent de rompre, dans notre système des représentations, avec le postulat implicite de la régularité du monde. En l’occurrence l’expansion thermique des océans jouera probablement un rôle comparable, dans les inondations prochaines, à celui de la fonte des glaciers et banquises ; or l’un et l’autre facteur varient selon le lieu. Il n’en reste pas moins que la déstabilisation climatique globale est une réalité et ce n’est pas une raison parce que les victimes sont de pauvres bougres perdus dans le Pacifique qu’on peut éluder le désastre en cours. Bientôt il frappera à nos portes.

Frankenstein may be back Son nom : Craig Venter et sa probable obsession : conquérir l’immortalité. Il est le premier homme a avoir établi une cartographie complète de son propre code génétique. C’est aussi un businessman de première bourre. Comme le Coca-Cola et le cinéma, la méthode de décryptage de l’A.D.N. a été inventée par des Français mais Image 1ce sont évidemment des Américains qui ont compris les premiers le fric qu’on pouvait en tirer. Mister Graig est néanmoins parvenu à susciter l’indignation de ses compatriotes en déposant des milliers de brevets sur ses séquençages. Un peu comme si, mutatis mutandis, Homère avait revendiqué des droits d’auteur sur toute la littérature…
Après la réalisation d’une cellule à A.D.N. préfabriqué, notre audacieux entrepreneur vient de réaliser la première bactérie entièrement artificielle dotée du code génétique minimal. Il prétend y voir des opportunités pour la synthèse de nouveaux médicaments ou l’élaboration de biocarburants ou la terraformation de Mars. Tout ça, c’est pour amuser la galerie. $ $ $ $ $ $ $ $ $ $, tel est l’objectif réel ; et puis, avec ça, vivre le mieux et le plus longtemps possible, en remplaçant tour à tour ses organes défaillants par leurs clones parfaits. En attendant de remplir son compte en banque, il risque bien – en mettant en circulation une bactérie artificielle qui comporte un tiers de gènes dont on ignore la fonction – de susciter des mutations pathogènes qui déclencheront des épidémies catastrophiques. Mais ça, Craig Venter n’en a rien à faire ; il saura toujours se mettre à l’abri
Ah, Darwin, si tu savais…

Pluie mortelle à Sao Paulo Dans la nuit du 10 au 11 mars des pluies diluviennes se sont abattues sur Sao Paulo et les 23 communes avoisinantes. Le 12 mars on dénombrait 25 morts, sans préjuger de la découverte de nouvelles Image 1victimes dans les favellas ; la plupart sont mortes dans des glissements de terrain et l’effondrement des maisons provoqués par la pluie. Une petite fille de cinq ans a dû être amputée de la jambe ; elle n’est malheureusement pas un cas unique.
Evaluation faite, il est tombé autant d’eau en une seule nuit qu’on en reçoit habituellement durant tout le mois de mars dans la région. Deux des rivières locales ont débordé. Dans la même semaine plus de 600 hectares de réserve naturelle sont partis en fumée au Chili et des tempêtes de grêle se sont abattues sur la Bolivie.
Pour revenir au Brésil, il a fallu reloger 1700 personnes et l’aéroport de Sao Paulo a dû suspendre temporairement ses activités, ainsi d’ailleurs que le transport ferroviaire. Un homme de 32 ans a confié à un journaliste qu’il n’avait jamais vécu une aussi horrible journée ; une femme, que ça ressemblait à la guerre. Une vieille chanson

Des bienfaits économiques de la fracturation hydraulique. Un récent rapport de l’Institut américain de géophysique* établit un risque accru d’événements sismiques dans le centre et l’est des Etats-Unis du fait de la mise en Image 3oeuvre de la fracturation hydraulique. Plusieurs états sont concernés et 7 millions de personnes supplémentaires se trouvent ainsi exposées à des tremblements de terre, à telle enseigne que certaines zones rivalisent sur ce point avec les « hot spots » de Californie.
Evidemment, en bonne logique libérale, ça fait baisser le prix du pétrole et c’est bon pour l’économie. Et puis on peut toujours considérer que la destruction de biens mobiliers et immobiliers, en cas de séismes violents, engendrera un accroissement de l’activité. D’ailleurs les compagnies d’assurances sont là… pour les survivants, du moins. Si tout a un prix, si on peut se consoler grâce à un pactole d’avoir perdu, par exemple un enfant dans l’effondrement du toit de sa maison, alors tout va bien. La souffrance et La détresse des victimes ? Comme au cinéma ; rien de plus. Le ciel est vide mais Lucifer est demeuré le plus beau des anges…
*publié le 28 mars 2016

Les épidémies ne sont plus ce qu’elles étaient. Moins de 48 heures après l’annonce officielle par l’O.M.S. de la fin de l’épidémie de fièvre Ebola, deux nouveaux cas ont été répertoriés. Par ailleurs, durant les mois précédents, deux malades déclarés guéris ont fait une rechute. Ce n’est probablement pas dû à un pouvoir mutagène anormalement élevé de ce virus. Après tout un phénomène voisin a été observé pour la grippe : entre l’élaboration du vaccin et le début de l’épidémie saisonnière, la souche active est suffisamment différente de celle utilisée dans le vaccin pour affaiblir significativement la réponse immunitaire attendue. Sans parler de toutes les nouvelles formes de grippes animales récemment apparues ni de la kyrielle de maladies émergentes… Le plus probable, c’est que les variations accélérées des milieux, sous l’impact conjoint de la surexploitation et de la déstabilisation climatique, démultiplient le nombre des mutations, en particulier celles qui résultent de l’adaptation à de nouveaux vecteurs, à de nouveaux hôtes, à un nouvel environnement. Il existe des centaines de milliers d’espèces de virus, dont une proportion conséquente de pathogènes pour toutes les formes vivantes, y compris les plantes et les bactéries. Il se pourrait bien que toutes les séquences virales – A.R.N. ou A.D.N., dormantes ou actives – constituent finalement les archives de cette planète, les traces des multiples et aveugles tentatives virus ébolad’adaptation aux changements antérieurs, qu’il en ait résulté un parasitage de l’hôte ou, au contraire, l’adjonction d’une séquence accroissant ses chances de survie. En tout cas la rapidité sans précédent du changement actuel pourrait bien engendrer des épidémies telles que la Grande Peste du XIV° siècle en Europe paraîtra rétrospectivement aux survivants (s’il y en a) une promenade de santé. On augmenterait significativement les chances de faire face aux pandémies à venir en réformant dans ce sens l’enseignement de l’épidémiologie (d’ailleurs l’éco-épidémiologie est une discipline émergente…) et la conception des vaccins.

Climat : une rétroaction négative inattendue. Les icebergs géants détachés de la banquise qui s’effondre ou Image 8du vélage des glaciers et qui entament leur longue dérive en mer, ont longtemps paru l’icône même de la déstabilisation climatique. Tout y était : fonte assurée à des latitudes forcément plus chaudes, inversion de l’albédo, captation accrue de chaleur, expulsion d’eau douce en surface et modification des courants marins…. Il faut réviser ce jugement. Une étude du début de 2016 montre que cette fonte s’accompagne de la remise en circulation de nutriments dans les eaux superficielles – notamment du fer biodisponible – lesquels font le bonheur du phytoplancton. Or qui dit phytoplancton dit aussi rétablissement de la chaîne alimentaire et renforcement du puits biogéochimique de carbone ou, pour plus d’objectivité, compensation de la perte induite par l’extension des zones mortes. En tout cas on peut tenir la discrète traînée verte qu’on voit flotter derrière ces icebergs à la dérive pour une petite lueur d’espoir.

La fuite de méthane de Porter Ranch définitivement obturée. L’annonce a été faite le 18 février 2016 par l’exploitant, SoCalGas. Plusieurs municipalités impactées par cette fuite massive, détectée le 23 octobre 2015, ont porté Image 3plainte contre lui, pour négligence ; le problème de valve défectueuse était en effet connu de longue date. Des milliers de personnes, souffrant de troubles divers (nausées, vomissements, céphalées, saignements de nez) ont dû être déplacées et relogées pendant ces cinq mois. La quantité de méthane larguée pendant ces 112 jours atteindrait approximativement 100 000 tonnes, évaluation probablement optimiste puisque, au plus fort de cette fuite catastrophique on était parvenu à 58 tonnes à l’heure… C’est, assurent les journaux américains, la fuite la plus grave de l’histoire du pays. Et à l’échelle du monde ? Personne apparemment ne paraît s’être posé la question.
Il faudrait quand même bien se décider à porter plainte contre le gouvernement des États-Unis pour négligence coupable ; c’est en tout cas tout ce que mérite une nation dont la « cour suprême » s’est permis de remettre en cause les Accords de Paris au nom de ses intérêts économiques. Jusqu’à quand va-t-on continuer à tenir les intérêts simplement humains pour négligeables ? Combien d’enfants, de femmes et d’hommes paieront de leur vie ces milliers de tonnes de G.E.S. supplémentaires propulsées dans l’atmosphère et qui porteront encore plus haut la vitesse des vents et la violence des vagues ? Où donc êtes-vous, Messieurs les super-calculateurs tellement au fait de vos intérêts, quand on pose cette question-là ?

Samedi 13 févier 2016, vers 10 heures du matin ; 2 minutes de déchaînement absolu des éléments, dans la rue Romansprincipale du village, Romans, dans les Deux-Sèvres. Une quinzaines de maisons ont leur toit arraché ; ici ou là, un mur effondré, des arbres déracinés… Gilles dit que c’était l’apocalypse ; en fait une mini tornade.
Les tornades, petites ou grandes, on n’a pas fini d’en voir dans l’Atlantique nord. Schéma général des événements futurs : réchauffement => fonte de la banquise arctique => événement de Bond => front froid / front chaud => vent tournant autoentretenu… Ou bien on considère qu’il est « naturel » qu’il y ait des victimes collatérales (comme les élus Républicains qui ont retoqué le plan climat des Etats-Unis, persuadés sans doute que les famines engendrées par la déstabilisation climatique constitueront le meilleur moyen de « réguler » la population mondiale), ou bien chacun opte à son niveau pour les plus basses émissions possibles de G.E.S.

Appel à projets

L’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) enclenche la transition industrielle dans le secteur « chimie du végétal et matériaux biosourcés ». Les aides ( subventions ou avances partiellement remboursables) seront versées àImage 3 partir du plancher d’un million d’euros pour les propositions retenues. Celles-ci seront sélectionnées dans cinq secteurs : transports, détergents, emballages, peintures et cosmétiques. En outre la base productive consistera en déchets agricoles ou industriels, en biomasse résiduelle, notamment forestière ou en micro-algues.
La date finale de dépôt des dossiers est fixée au 13 février 2017.
Autre critère : le processus de production devra être compétitif.
Ce point ne doit pas arrêter les entrepreneurs ou ingénieurs intéressés : la plupart des projets dans ces secteurs le seront presque inévitablement si l’on intègre au calcul ce qui se lit entre les lignes dans cet AAP : le phosphate qui constitue la matière première de la majorité de ces filières va bientôt commencer à manquer et son prix s’envolera.
Ici tous les renseignements complémentaires.

El Niño se invita en el Atlantico…

Jusqu’ici quand la mer haute et les masses nuageuses du Pacifique se déversaient d’Ouest en Est, laissant la sécheresse s’installer en Asie du Sud Est et apportant des pluies diluviennes sur la côte Ouest des Amériques, le temps restait Image 1idéalement calme dans l’océan Atlantique. Ce n’est plus le cas cette année. On a commencé par des tempêtes de gros calibre en Amérique centrale et on continue avec un blizzard ravageur et une vague de froid sans précédent dans le Nord-Est des États-Unis. Baltimore, Philadelphie, New-York et Washington paralysés par la neige, état d’urgence décrété, interruption du trafic aérien, pilônes effondrés, milliers de foyers privés d’électricité, routes interdites à la circulation…
Tout ça pourrait bien préfigurer des rétroactions régulatrices autrement plus dramatiques. Dire qu’on ne peut plus continuer comme ça, c’est dire aussi qu’on ne poursuivra pas dans la voie de l’économie de la dévastation sans laisser sur le bord de la route des victimes de plus en plus nombreuses. Cette fois-ci quatorze morts… Combien la prochaine fois ?

Et Satan conduit le bal…

2015… On aurait eu envie de s’arrêter, de suspendre le temps sur ce moment de grâce d’une humanité unanime, d’accord enfin pour agir et préserver l’avenir de ses enfants, sur cette belle image des ouvriers courageux de la COP21 levant les bras au ciel et, derrière eux, du peuple infatigable des écolos, multiforme, créatif, oeuvrant jour après jour, depuis des lustres à cet aboutissement… Image 3Et puis, comme si dans ce Paris qui scellait cet accord historique, les massacres du 13 novembre, après ceux de janvier, perpétrés par des abrutis de djihadistes et orchestrés par des fumiers d’ayatollahs débordants de haine, ne suffisaient pas… ce matin du 8 janvier 2016 nous apprenons qu’une fuite de méthane des environs de Los Angeles répand dans l’atmosphère des tonnes de ce gaz dévastateur (23 fois plus efficace que le dioxyde de carbone dans l’effet de serre).
Ce n’est pas tout : la fuite a commencé fin octobre ; autrement dit ce gaz mortifère continuait de se répandre pendant que des ingénus scrutaient chaque mot du texte de l’improbable accord comme on tente, pas à pas, de marcher sur la mer.
Etat d’urgence ; des milliers de personnes évacuées (irritation des yeux de la gorge, difficulté à respirer, épuisement) Chaque jour presque six tonnes de méthane se répandent dans l’atmosphère, soit, sur un an, l’équivalent de 25 % des émissions de G.E.S. de toute la Californie. Et il paraît qu’il faudra encore deux mois pour colmater la brèche…
Résumons nous : qu’on table sur une courbe de Gauss ou une fonction simplement croissante, et à partir de l’hypothèse ramenée à une émission moyenne sur la durée de six mois, ce sont, à terme, 12% d’émission supplémentaire de G.E.S. dont la munificente Californie aura fait don à l’humanité. Or, si l’on transpose le quota des émissions de CO2 où les États-Unis comptent pour 7% du total des émissions mondiales, on peut dire qu’Oncle Sam est en train de priver le reste des humains de plusieurs mois de survie… ou encore, mutatis mutandis, que les mesures de limitation qui devaient être opérationnelles en 2020, devront désormais entrer en acte en 2019. On est donc passé, pour le profit de quelques actionnaires voraces, du très difficile au impossible.
Vous reprendrez bien un petit air de Faust
Responsable : Southern California Gas Co . S’il y avait un prix universel du carbone, cette société, qui n’a probablement pas souhaité prendre des mesures drastiques en octobre dernier afin de ne pas interrompre sa production, ferait faillite et laisserait la place à des énergies renouvelables.
Dernier point : à la prochaine COP, il faudra intégrer les accidents aux décomptes

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Encore une bonne nouvelle !
L’océan glacial Antarctique accorde un délai supplémentaire à l’humanité. C’est ce qui ressort d’une étude récente parue dans Science qui tend à prouver que la tendance précédemment observée d’un ralentissement de la captation de CO2 par le premier puits océanique du globe (40% de l’absorption totale) s’est inversée. Ce sont les tempêtes qui, en faisant remonter des eaux profondes pauvres en carbone, seraient à l’origine de la capacité accrue des eaux de surface à piéger le carbone atmosphérique.
Evidemment ceci implique aussi probablement une nouvelle modification du « Great Conveyor Belt », le système intégré des courants océaniques, qui pourrait se traduire ailleurs par des effets moins agréables. Les courants marins ont des effets sur la circulation aérienne, donc sur les vents, donc, sur les précipitations. Et il se pourrait bien que la pluie qui tombe dans le désert chilien soit celle qui a déserté l’Afrique du Sud…

Le désert d’Atacama est en fleurs
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C’est dire qu’il n’y a pas que de mauvaises nouvelles… Evidemment à y regarder de plus près, il faudra au bas mot un millénaire pour que ces pluies nouvelles dans cette région du Chili – réputée pour son aridité – combinées aux restes végétaux antérieurs et à la décomposition progressive de la roche mère, finissent par engendrer un sol. Beaucoup plus de temps que celui qu’il aura fallu pour que disparaissent les communautés paysannes et les populations qui dépendaient de leur travail, là où la pluie aura, au contraire, cessé de tomber… par exemple en Afrique du Sud dont la partie méridionale connaît depuis trois mois une sécheresse sans précédent.

Evénement cévenol étendu : saison 2015, deuxième épisode

Le samedi 3 octobre, entre 20 heures et 22 heures, il est tombé sur le département des Alpes Maritimes 120 mm d’eau en moyenne, soit autant qu’enImage 1 deux mois sous le régime antérieur des précipitations. A quoi il faut ajouter le record de 100 000 impacts de foudre et une tornade sur La Cioatat. Bilan (provisoire) : 16 morts et 6 disparus, 35 000 foyers privés d’électricité, circulation interrompue sur les routes et les voies de chemin de fer, suspension de l’autorisation d’atterrir, arbres arrachés. Plusieurs personnes sont mortes en tentant de sauver leur voiture dans des parkings souterrains…
On parle désormais d’ « événement méditerranéen ».

C’est la rentrée !

Image 3Paris, capitale de la mode, a présenté sa nouvelle collection de nuages. Outre des créations entièrement nouvelles – pour lesquelles les spécialistes n’ont pas encore de nom – les spectateurs ont pu relever, lors de ce défilé d’automne, deux remarquables modèles de Mammatus moderatus. Deux conditions sont requises pour atteindre la perfection en la matière : une colonne orageuse élevée et de l’air sec autour. Accessoirement c’est beaucoup plus agréable que les tornades qui ont déjà frappé la Charente à deux reprises.

30-31 août 2015 – Quand le ciel déferle

Des pluies torrentielles et de violents orages se sont abattus sur la région Midi–Pyrénées. Toulouse, Montauban (où la rentrée scolaire a dû être repoussées) et nombre de communes ont fait l’épreuve du déluge, accompagné parfois de chute de grêles. Le Gers, le Lot, le Rouergue, le Tarn, l’Aveyron n’ont pas été épargnés. Des dizaines d’arbres ont été arrachés ;Image 1 l’un d’eux s’est abattu sur une voiture, tuant sa conductrice ; un autre, sur la voie ferrée interrompant le trafic pendant une demi-heure entre Auch et Toulouse ; un troisième sur une bonbonne de 5000 litres de gaz qui a explosé et provoqué un incendie. En Haute-Garonne, toits arrachés, caves inondées. A Vigueron, Tarn-et-Garonne, c’est le toit de l’église qui s’est effondré. Partout les cultures ont souffert de ces intempéries. Enfin le réseau électrique a été gravement endommagé et 69 000 familles ont été privées d’électricité. Les rafales ont atteint jusqu’à 155 kms à l’heure. Un témoin parle : « J’ai vu des volets, s’envoler ; j’ai même pris un portail sur la voiture ; j’ai vu des arbres s’effondrer. La tempête que j’ai vécue en 99, c’était presque négligeable à côté de ce que j’ai vécu là. »
Techniquement, c’est un complexe convectif de méso-échelle qui a également frappé la Catalogne et le Danemark. Un site indispensable pour mesurer au plus près ce que signifie déstabilisation climatique.

Retour prématuré des épisodes cévenols / 23 août 2015

Image 2Des pluies torrentielles se sont abattues dans la soirée et la nuit sur les départements du sud de la France. Il est tombé jusqu’à 85 mm au m2 dans l’Hérault et 80 mm dans le Gard. L’anomalie ne tient pas seulement à l’abondance et à la date inhabituelle de ces pluies d’automne mais aussi au fait qu’elles se soient généralement abattues sur les localités en moins d’une heure et demi ; concrètement ça signifie 85 l / m2, soit quasiment un litre à la minute. De là leurs effets dévastateurs : coulées de boue interrompant les trafics ferroviaire et routier, maisons inondées, voitures emportées par le débordement des cours d’eau, ce qui a provoqué la mort d’un couple. Autre victime : un campeur précipité sous sa caravane par une rafale d’une violence inouïe.

Jour mondial du dépassement 2015 : 13 août

Le JMD est le jour de l’année où les terriens ont épuisé les ressources renouvelables annuellement produite par la planète ainsi que ses capacités – annuelles – à absorber leurs déchets ; ils commencent alors à attaquer son capital. Un exemple simple : le prélèvement du bois. Image 1Jusqu’au 12 août, on peut considérer qu’on a utilisé le bois produit, depuis le 1° janvier, par les forêts et autres surfaces plantées d’arbres. A partir du 13, en poursuivant les coupes – quel qu’en soit le motif – on prélève sur la surface productive de base. En 2016, par conséquent – pour le bois – le jour du dépassement surviendra encore plus tôt puisqu’on aura réduit les capacités de production de la planète.
Ce qui vaut pour le bois vaut évidemment pour tout le reste : productions agricoles alimentaires ou industrielles, érosion génétique, biocapacité de séquestration des GES, de régénération de l’eau, des sols.
Le JMD de 2014 était le 19 août, celui de 2000, le 1° octobre, celui de 1970, le 1° décembre. Sur le même rythme, le JMD de 2030 tombera le 30 juin.
Et plus on poursuit le mode absurde de consommation qui est le nôtre, plus le dépassement survient tôt dans l’année, plus la viabilité de notre planète se réduit. A continuer sur le même rythme, surviendra une année où le JMD sera le 1° janvier ; il n’y aura plus alors aux survivants qu’à se précipiter sur ce qui subsistera, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien, puis à entonner dignement, tandis que sombrera le Titanic, « Nearer my God to thee ».

L’enfer et le déluge / 4 août 2015
Image 3
Des pluies torrentielles en Birmanie : 41 morts, plus de 210 000 déplacés et plusieurs zones encore inaccessibles aux secours. La mousson a été cette année d’une violence exceptionnelle, ce qui paraît corroborer l’hypothèse de son déplacement vers l’Est par rapport au bassin de l’Indus.
La Californie continue à brûler lors de cette quatrième année de sécheresse : 20 incendies incontrôlables – dont le fameux « Rocky fire » qui mobilise 2700 hommes à lui tout seul – et pas de pluie à l’horizon avant au moins un mois ; le feu pourrait durer jusqu’à l’automne. Bilan à ce jour : un soldat du feu mort au combat et 54 000 hectares dévastés. Il a même fallu fermer des autoroutes ; c’est dire… Dernier point : 2015 est, en principe, une année « El Nino » : il devrait faire humide en Californie…
Tout ça n’empêche pas les Républicains du Congrès de continuer à arborer un climato scepticisme de bon aloi. Lobby or not lobby… Wake up, guys ! Something else is to be invented.

Haïku 1                                                                         Image 2

Il semble que les mouettes aient compris
Que Paris serait bientôt
Une ville du bord de mer

« Comment savoir si votre viande vient de France ? » / 24 juillet 2015

Titre d’un article édifiant du Monde. Les journalistes, Pierre Breteau et Samuel Laurent, y détaillent les pratiques frauduleuses des intermédiaires et des distributeurs : étiquetage mensonger quant à  Image 3l’origine, « remballe » de viande avariée avec réétiquatage garantissant la « fraîcheur » (cas de contamination aux salmonelles), fabrication de « minerai de viande » à partir de bas morceaux… Ils rappellent opportunément le cas de la vache folle et celui du « recyclage » de la viande de cheval par Sodexo ; ils auraient pu aussi, dans le contexte actuel, établir que la plupart de ces pratiques constituent un excellent moyen de pression à la baisse des prix d’achat aux éleveurs. Plutôt que de concéder une « enveloppe » de 450 millions d’euros à ceux-ci, l’Etat aurait donc tout à gagner à simplement renforcer les contrôles sur les intermédiaires.
Vous voulez savoir d’où vient votre viande ? Ne vous donnez pas cette peine ; cessez simplement d’en manger. L’élevage bovin constituait, jusqu’à une époque récente, la première source d ‘émission de méthane dans l’atmosphère ; depuis, la fonte des clathrates et du pergélisol a probablement pris le relais ; il n’empêche : il continue de peser lourd dans la balance. Quant aux 450 millions d’euros mentionnés plus haut, ils trouveraient un emploi plus pertinent dans l’assistance à la conversion des éleveurs, honnêtes, à l’agriculture biologique.
Sans parler de l’horreur des abattoirs et de l’élevage industriel…

Des forêts de la Saskatchewan partent en fumée / 1° juillet 2015

Cette province centrale du Canada, caractérisée par un fort contraste entre un nord péri arctique et un sud de steppe chaude, connaît des amplitudes thermiques extrêmes entre l’été et l’hiver, pouvant atteindre 65°C.
Depuis le mois de mai les incendies se succèdent dans le nord à un rythme soutenu et plusieursImage 1 milliers de personnes ont déjà été évacuées. L’un d‘eux a  ravagé à lui tout seul 4500 hectares de forêt. Il y a tant de fumée qu’on a dû fermer des routes et que l’avion du premier ministre de la province, qui devait se rendre sur place, n’a pas pu décoller.
Or ces incendies méritent de retenir durablement l’attention, d’une part du fait de leur nombre particulièrement élevé (522 cette année – dont 108 encore actifs – contre 150 en moyenne les années précédentes), d’autre part parce qu’ils préfigurent probablement ce qui adviendra dans l’avenir au cœur des grandes masses continentales. Nous traversons actuellement un épisode El Nino dont les effets se font sentir sur tous les littoraux intertropicaux du Pacifique et, de façon beaucoup plus atténuée, dans l’Atlantique. Mais ceci ne peut pas impacter la Image 1Saskatchewan, hors d’atteinte de toute influence océanique directe, du moins tant que la calotte arctique n’a pas complètement fondu. Par contre la saturation plus rapide de l’air en vapeur d’eau, du fait du réchauffement, induit des précipitations plus rapides, survenant à une moindre distance des océans dont elles proviennent. Cela implique à terme la désertification de la plupart de ces zones ; ça ne signifie pas pour autant que les précipitations sont garanties plus près des océans. Elles y dépendent encore des courants océaniques et de la circulation atmosphérique. Ainsi, en juin, au sud-ouest de l’Alaska, c’est la toundra qui a brûlé, faute d’un hiver suffisamment froid et neigeux. Tout ça relargue dans l’atmosphère divers gaz à effet de serre ( oxyde nitreux inclus) dont on se passerait bien.

Ajournement de la ratification du traité transatlantique / 10 juin 2015

Image 1Le parlement européen vient de reporter sine die la signature du TTIP. On allègue localement la quantité astronomique de propositions d’amendements que ce texte a suscitées. Il se pourrait bien que la forte mobilisation européenne anti TTIP y soit aussi pour quelque chose. La métaphore du cheval de Troie invoquée par ces jeunes manifestantes est d’une rare pertinence (et le cheval de bois est magnifique). Alors que nous sommes à quelques mois de la COP21 qui est le dernier espoir de contenir la déstabilisation climatique – et donc de préserver l’avenir de cette jeunesse – the state US lobby n’a rien de plus pressé que de faire accepter l’inacceptable à l’UE : un traité qui non seulement laisserait le champ libre aux manoeuvres de toutes les « gigafirmes » d’outre Atlantique, mais qui, en plus, leur permettrait d’échapper aux législations locales et de citer à comparaître les nations qui auraient eu l’outrecuidance, à un titre ou un autre, de porter atteinte aux intérêts escomptés par ces dites firmes. C’est ainsi que l’Australie s’est vu récemment condamnée par les cigarettiers américains pour avoir eu la prétention de mettre en place, au titre de la santé publique, une campagne de limitation de la consommation du tabac.
Le 1% n’a toujours pas sa dose ; il veut la peau de la démocratie.

Records de chaleur en Inde / 1° juin 2015

La vague de chaleur qui s’est abattue il y a plusieurs jours sur le pays a déjà fait 2330 morts. Des records de température ont été atteints : 48°C dans l’Andhra Pradesh, par exemple. L’asphalte des rues fond à New Delhi et la mousson tarde à venir. Les autorités multiplient les conseils de prudence et installent ici ou là des points de distribution d’eau et de premiers soins. Les plusImage 1 démunis dorment où ils peuvent, y compris sur les terre-pleins du milieu des avenues.
Cette sécheresse persistante est due pour partie à un arrêt précoce des pluies de la saison précédente, pour partie à l’impact du phénomène El Nino. Comparativement à l’épisode précédent de 1995, celui-ci a atteint un grand nombre d’états et a fait deux fois plus de victimes. Plusieurs villes ont enregistré des températures encore jamais atteintes précédemment.
L’étude de Pierre Dutrieux conduite en Antarctique en 2012 relevait plusieurs anomalies relatives au régime des vents et à la répartition des couches d’eau froides et chaudes à Pine island. Il n’est donc pas exclu que survienne dans l’hémisphère Sud l’équivalent de l’événement de Bond dans l’Atlantique Nord. La plongée plus rapide – et donc plus septentrionale – de la circulation thermohaline pourrait ainsi aboutir de façon transitoire à une majoration du réchauffement de la zone tropicale.

Mobilisation mondiale contre Monsanto / 23 mai 2015

C’était la troisième « world wide march » contre la firme américaine Monsanto Company, commercialisant, entre autres, les O.G.M.  et le Roundup. Participation record dans 50 pays et en une multitude de lieux (35 villes en France, par exemple). L’O.M.S. a récemment établi que le glyphosate, l’agent actif du pesticide Roundup, est un « probable cancérigène » ; quand on connaît l’éthique de la précaution en vigueur dans les institutions internationale et l’hyperactivité des lobbyistes, on est porté à lire « sûrement cancérigène ».
Mais le problème est moins celui de la santé publique que celui de la sécurité alimentaire. Les modifications génétiques que Monsanto insère dans ses semences n’ont pas d’autre fin que le Image 4profit. Ceci se décline à plusieurs niveaux :
1° Publicitaire : « Grâce à nos semences, vous atteindrez des rendements records…
2° Économique : « …à condition d’y mettre le prix et d’acheter une quantité suffisante de notre pesticide. »
3° Biotechnique : a) Semences agencées pour résister au ravageur principal – mais à lui seulement – et à la quantité conséquente de Roundup que réclame sa culture (Ajouter au 2° : « Vous comprenez, c’est adapté à celui-là ; pour les autres, on n’est pas sûr; enfin, c’est vous qui voyez.. »).
b) Plants modifiés génétiquement pour être stériles.
Et comme par hasard les graines fermières – non stériles, elles – sont, ici ou là, frappées d’interdiction. Autrement dit Monsanto est en train d’organiser, à des fins de rentabilité, la dépendance alimentaire universelle. Avec une inconscience hallucinante, l’entreprise américaine répand sur les cinq continents des semences qui ne pourront pas être renouvelées en cas d’interruption des relations commerciales – pour des raisons météorologiques, par exemple – mais qui ont déjà commencé à transmettre leur facteur génétique de résistance aux herbicides à d’autres plantes, avec, à la clef, un effondrement des récoltes. C’est déjà le cas de 50 000 hectares de maïs Monsanto plantés aux États-Unis et ravagés par une souche d’amarante désormais résistante aux herbicides… mais non stérile.
Manifester ne suffit pas ; il faut boycotter les clients Monsanto de l’industrie alimentaire, à savoir Cadbury, Coca Cola, Schweppes, Poulain, Carambar, La Vosgienne, Hollywood, Royco, Liebig, Knorr, Lipton, Lays, Pepsi, Tropicana, Minute maid, Pringles, Quaker, Gloria, Yoplait, Géant vert, Uncle Ben’s, Maille, Fruit d’Or, Amora, Heinz, Häagen Dazs, Magnum, Kellogg’s, All Bran.
Ceux qui hésiteraient encore à passer au bio et au local, qu’ils se demandent seulement si le gouvernement américain hésiterait une seules seconde, à faire du chantage à la famine, si les intérêts de la nation étaient en jeu. Évidemment non ; c’est spécifié en toutes lettres dans la constitution.
Bref, il n’est si bonne company qui ne se quitte !

Vieil homme amer

Reportage exemplaire de Charles Haquet, pour le compte de l’Express, paru le 17 mai 2015, à propos de la situation du Bangladesh. Qui ne sait pas encore que ce pays aura à payer l’un des plus lourds tributs du fait de l’incontinence énergétique des pays riches ? Mais au delà des chiffres il y aImage 1 des êtres humains qu’étreint désormais une souffrance sans remède.
Le vieux Dinobondhu qui a perdu quatre fois sa cabane et sa récolte de riz et qui s’abrite désormais sous quelques planches tenues par une corde. Le vieux Moslem, aussi, qui ne trouve plus ses mots ; lors du cyclone de 2007 il a surnagé, accroché à une branche ; tant d’autres sont morts…
Moussons diluviennes, cyclones dévastateurs, fonte des glaciers himalayens, tout concoure à faire disparaître les champs. Quand l’eau finit par se retirer, le sel rend la terre impropre à la culture. L’eau potable est de plus en plus difficile à trouver et les femmes y passent des heures ; alors ces modestes familles paysannes partent s’entasser dans les bidonvilles.
C’est à ce prix que vous prenez le volant en Europe.

Népal Bilan au 27-04 : 4300 morts ; 8000 blessés. Bilan au 02-05 : 6600 morts ; 13000 blessés. Bilan au 05-05 : 7400 morts ; 14000 blessés.

Image 3Séisme de magnitude 7,8 au Népal ; 2000 morts / 26 avril 2015

Une réplique vient d’avoir lieu, qui a été ressentie jusqu’à New Delhi. Les Népalais de la zone impactée hier avaient heureusement décidé, pour la plupart, de passer la nuit dehors. Plusieurs monuments historiques ont été détruits à Katmandou et des avalanches énormes ont ravagé les pentes de l’Himalaya, causant plusieurs dizaines de morts supplémentaires.
Il y a quelques jours le volcan Calbuco au Chili est entré en éruption. Cette convergence n’est pas une nouveauté ; elle atteste d’une activité de la plaque antarctique, qui tourne sur elle-même et dont les mouvements peuvent donc retentir à brève échéance sur différentes zones tectoniques très éloignées les unes des autres.
Question subsidiaire : dans quelle mesure la fonte des glaciers (avec extension des lacs sous-glaciaires et vélage accru des icebergs ) participe-t-elle au phénomène ? On sait, à partir de l’exemple islandais, que cette fonte accroît l’activité volcanique dans la mesure où la diminution de la pression fait passer le magma en phase liquide.
En tout cas les dernières décennies se signalent par un accroissement significatif de l’activité sismique et volcanique ; par ailleurs les tremblements de terre et les éruptions sont majoritairement localisées aux marges des plaques en contact direct avec la plaque antarctique. Il n’est donc pas interdit d’y voir un effet indirect de la déstabilisation climatique globale.

Il n’est bon bec que de Québec / 11 avril 2015

Plus de 25000 personnes se sont rassemblées ce samedi à Québec pour la Marche pour leImage 3 Climat. La Grande Allée de la Vieille Capitale était bondée ; du jamais vu pour une manif sur l’environnement. Mardi les représentants des provinces et des territoires se réuniront à Québec ; en marchant vers le bâtiment du Parlement, les manifestants ont voulu leur faire savoir leur refus de l’exploitation du gaz de schiste et du sable bitumineux, de la construction de l’oléoduc trans-Canada, bref, de l’économie du carbone. Préserver le Saint-Laurent, la qualité de son eau, les bélugas qui y vivent, entamer la transition écologique, développer les énergies renouvelables, telles étaient en particulier leurs demandes. Fait remarquable : le Canada est probablement le pays au monde où la conscience de la déstabilisation climatique et de ses impacts prévisibles est la plus aiguë. Les élus auraient donc tout intérêt à anticiper les prévisibles évolutions du corps électoral.

Le Totten a commencé à fondre / 21 janvier 2015

Image 2C’est un imposant glacier de l’Ouest antarctique (130 x  30 kms) qui, d’après l’idée qu’on en avait, était supposé rester stable. Les scientifiques australiens qui se sont penchés sur la question invoquent la chaleur accrue de l’eau. Le problème de cette hypothèse, telle que, c’est qu’elle impliquerait une modification du courant circumpolaire ; pourquoi pas plutôt un effondrement des populations de krill – du fait de l’acidification des eaux superficielles – avec une accumulation de dioxyde de carbone dans la troposphère ? Quoiqu’il en soit cette fonte à elle seule pourra engendrer à terme une hausse générale de 6 mètres du niveau des mers. Tandis qu’on trafique ici ou là pour continuer à extraire du pétrole, du gaz de schiste, ou à faire tourner les centrales au charbon, là bas, tout au sud, discrètement, dans la blancheur de l’été austral, la fin du monde a commencé.

Dimanche 11 janvier 2015

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendreImage 1
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Paul Eluard

Mercredi 7 janvier 2015 Le Grand Duduche est mort, assassiné par deux connards qui ont aussi exécuté dix de ses camarades et deux des policiers qui les protégeaient. Que les meurtriers soient à jamais maudits et ceux qui ont pour eux la moindre sympathie et ceux encore qui pensent leur prosélytisme religieux en termes d’extension du domaine de la lutte ou de légitimité du mensonge et ceux qui les endoctrinent et ceux enfin qui les financent ou qui les instrumentalisent.

Image 5Et que cette unité nationale et internationale, sortie du martyr de la rédaction de Charlie Hebdo, serve à forger ce qu’il faut, en cette année fatidique, pour préserver l’avenir, et l’avenir dans la liberté. Aucun autre ; sinon autant la fin du monde.                    

 Carte de voeu 2015              Meilleurs voeux à tous

 

 

2014, année des grandes crues

Les événements cévenols et méditerranéens se sont conjugués cette année en une multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes dans le Sud Est. Le 17 septembre, une inondation record à Lamalou-les-Bains provoque 4 morts. Dès le début de l’automne,  les alertes se multiplient dans le Gard et l’Hérault : 4 en 3 semaines. Le 27 du même mois, c’est Montpellier qui ramasse en 3 heures 30 cm de pluie ; autant qu’en 6 mois. Le centre ville est inondé par les eaux du Lez, ce qu’on n’avait jamais vu de mémoire d’homme ; mais ce n’est pas fini : une semaine plus tard, c’est le Nord de la ville qui est touché.

Image 1Quelques jours après, c’est le Gard qui déborde et Nîmes qui est sous les eaux. En octobre, ce sont des orages qui dévastent la région, provoquant 5 morts, dont une mère et ses deux enfants, emportés par les eaux. Un peu plus à l’Est, dans les Pyrénées Orientales, et un mois plus tard,  3 000 personnes doivent être évacuées d’urgence : des torrents de boue déferlent à flanc de montagne. A Lalonde-les-Maures,  les pluies diluviennes provoquent des éboulements ; bilan : 5 morts.  En décembre, c’est le tour de l’Aude. Provence et Côte d’Azur ont connu cet automne 30 jours d’alerte orange ou rouge. Il y a un peu plus de 20 ans, quand je disais qu’il faudrait bientôt rebaptiser Aigues mortes pour en faire « Aigues vives », on me riait au nez… LaImage 1 Bretagne a également payé un lourd tribut à la déstabilisation climatique.
Même chose ailleurs ; en une semaine le Sud du Maroc a connu deux phases de pluies diluviennes avec débordement des oueds, rupture de l’approvisionnement en électricité et en eau potable pour des dizaine de villages. Le bilan s’élève à 32 morts et les dégâts sont considérables. A Agadir il est tombé en une semaine autant de pluie qu’il en tombe habituellement en une année. La localisation de ces catastrophes paraît corroborer, comme les épisodes « cévenols » à répétition, l’hypothèse d’un événement de Bond.

Novembre 2014 – 6 tonnes d’aloses mortes dans la baie de Rio, une puanteur épouvantable, Image 1des nuées de mouches et pas d’explication. La chaleur diminue la solubilité de l’oxygène dans l’eau et les températures particulièrement hautes enregistrées au Brésil cette année pourraient expliquer ce désastre. Reste qu’on ne comprend pas pourquoi c’est cette  seule espèce qui en a fait les frais ; peut-être une population importante et un comportement grégaire en cas de danger qui a minoré d’autant la ressource… Dans tous les cas cette nouvelle hécatombe de poissons montre à quoi il faut s’attendre avec la déstabilisation climatique : sous les hautes latitudes, asphyxie du fait de la saturation des eaux en gaz carbonique favorisée par le froid ; dans la zone intertropicale, indisponibilité de l’oxygène du fait de la chaleur… et dans les deux occurrences, effondrement des populations d’animaux marins, le tout accéléré par l’effondrement des bases des chaînes alimentaires (krill, ptéropodes) du fait de l’acidification et sa conséquence majeure : la fermeture du puits océanique de carbone, avec accélération de l’accumulation de dioxyde de carbone dans les basses couches de l’atmosphère et l’emballement des effets précédents.

Le nouveau paludisme, un cas d’école – 6 novembre 2014

La Malaisie a misé sur l’huile de palme et a commencé, il y a une quinzaine d’années, à abattre Image 1massivement ses forêts. Les macaques privés de nourriture se sont approchés des villages et un nouveau moustique différent de l’anophèle,  vecteur habituel de Plasmodium falciparum, a commencé, par ses piqûres, à transmettre Plasmodium knowlesi des singes aux hommes. Comme le parasite se reproduit beaucoup plus vite que son prédécesseur (toutes les 24 heures), il est actuellement responsable de 70% des infections contre 5% avant la déforestation massive. Il est aussi beaucoup plus dangereux : l’ infection est mortelle si elle n’est pas prise à temps et environ 2000 personnes sont déjà hospitalisées du fait de cette épidémie.

Nouvel échouage de baleines en Nouvelle Zélande – 6 novembre 2014

Image 4Le phénomène est devenu courant, à telle enseigne qu’il existe des associations vouées au sauvetage des baleines. La veille les sauveteurs qui s’étaient mobilisés pour remettre à la mer les animaux encore vivants échoués sur une plage proche de Ohiwa Harbour, les croyaient tirés d’affaire. Peine perdue ; les baleines sont revenues pendant la nuit mourir sur le sable. Bilan : 58 baleines mortes. Les scientifiques se perdent en conjectures sur les causes de ces hécatombes.

Printemps silencieux, nous y serons bientôt. – 3 novembre 2014

Le livre fut publié en 1962 , « Silent spring », signé Rachel Carson. Il mettait en garde contre l’emploi des pesticides qui risquaient de décimer les oiseaux. Levée de bouclier de l’agro-industrie, évidemment : il n’est généralement pas bon d’avoir raison trop tôt. Rachel Carson dut préciser qu’elle n’avait pas condamné l’emploi de tous les pesticides, qu’elle demandait simplement qu’on en usât avec prudence…Image 1

Les chiffres de la dernière étude viennent de tomber : en 30 ans, l’Europe a perdu 421 millions d’oiseaux, soit 21% du total estimé ; autrement dit, pas loin du quart…Les pesticides, massivement employés dans l’agriculture industrialisée, ont  conjugué leurs effets à la disparition des friches naturelles ; les premiers éliminent la nourriture, les seconds, l’habitat.. Cet effondrement des populations frappe paradoxalement les espèces communes ; par exemple 61% des moineaux ont disparu ! Les espèces protégées se tirent mieux d’affaires, sans doute parce qu’alors on veille à la préservation de leurs zones de reproduction.

Les enfants de demain écouteront-ils des enregistrements après qu’on leur ait expliqué ce qu’était un chant d’oiseau ? Si vous avez du mal à encadrer le tableau, vous pouvez encore, si ça n’est fait, passer au bio intégral, prendre soin des oiseaux du coin, adhérer à la L.P.O. (qui veille au grain du bourg ).

Un nouveau duo infernal – Novembre 2014

La cicadelle, un insecte piqueur suceur dont il existe plusieurs espèces, transmet une bactérie dévastratrice, Xylella Fastidiosa, qui comme son nom le suggère, s’en prend aux arbres  avecImage 1 acharnement. Les deux tueuses viennent de passer d’Italie en Corse où elles menacent en particulier les oliveraies ; elles ont déjà ravagé 30 000 hectares dans les Pouilles. Mais elles ne s’arrêteront pas là ; quelque deux cents espèces végétales sont menacées, dont les lauriers et le lierre, ce qui, on en conviendra, est un signe inhabituel. Les arbres dépérissent à partir de la cime et la pathologie se transmet de proche en proche. Comme quoi la mondialisation n’a pas que des avantages… Comme c’est très probablement la forme qu’ adopteront les débuts des grandes famines ( apparition d’un super ravageur pluripotent s’attaquant parallèlement à un grand nombre de cultures), la Commission Européenne est en train de plancher sur des mesure de restriction de la circulation des végétaux.

Forêts en danger – Octobre / novembre 2014  

L’un des effets prévisibles de la déstabilisation climatique globale est la perte du couvert végétal naturel. Une estimation déjà ancienne avait établi qu’au plus fort du réchauffement, les lignes isothermes se déplaceraient en moyenne de 6,5 kms par an et les espèces végétales, perdurant dans des biotopes conformes aux biotopes initiaux, coloniseraient de nouveaux milieux à une vitesse de 3 à 4 kms / an.Image 2

Dans la même semaine des chercheurs sonnent l’alerte : les uns sur la dégradation de la forêt sibérienne, les autres, sur celle d’Amazonie. Pour les premiers, c’est la fonte du pergélisol qui met en péril tout l’écosystème. Pour les seconds, la déforestation massive (2 000 arbres à la minute) non seulement détruit l’écosystème mais anéantit encore son bénéfice climatique. Rappelons qu’en Amazonie, ce sont les feuilles qui servent de noyaux de condensation à la vapeur d’eau et, par conséquent, qu’il y pleut parce qu’il y a des arbres… et pas seulement l’inverse.

2014, le mois de septembre le plus chaud jamais enregistré

Image 1Les nouvelles sont tombées coup sur coup. Qu’il s’agisse de la NASA ou du relevé systématique des températures depuis 1880, le verdict est le même : septembre 2014, avec 15,77°C de moyenne, est sacré record actuel de chaleur. Cette température du mois de  2014 est pratiquement 1° C au-dessus des moyennes antérieures. Au total l’année 2014 est bien partie pour battre, elle aussi, le record de chaleur. Ça ne préjuge en rien de ce qui  peut se passer dans l’Atlantique nord, d’ici à la fin de l’année, compte tenu de l’événement de Bond en cours, lequel  n’exclut pas une descente du front froid, avec une plongée plus méridionale encore de la grande courroie de transmission et une majoration des événements cycloniques dans la zone intertropicale. « Réchauffement » ne signifie donc  pas « température plus clémente uniformément répandue » mais « admission d’une quantité accrue d’énergie » et « augmentation des phénomènes extrêmes ».

Only fools never change their mind / 2 octobre 2014

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A Londres les fameuses cabines téléphoniques tournent au vert. Les vieilles rouges ne servaient plus à grand chose depuis la généralisation des téléphones portables. Dans celles-ci on pourra justement recharger les portables et, last but not least, elles seront alimentées à l’énergie solaire.

Image 2Iznogoud is back / 25 septembre 2014

Pluies torrentielles en Languedoc-Roussillon / 29 septembre 2014

L’Hérault, l’Aveyron, la Gard, le Lot avaient été placés en vigilance rouge / inondations par MétéoImage 3 France. De fait il est tombé à Montpellier 300 mm  d’eau en quelques heures, autant qu’en 6 mois et record absolu depuis qu’existent les relevés locaux. Les transports ferroviaires et aériens ont été interrompus ; des écoles ont été fermées. La Croix Rouge et l’armée ont dû établir 1600 lits de secours et 4000 personnes ont été prises en charge par les pompiers et la gendarmerie. 73 communes seront prochainement déclarées en état de catastrophe « naturelle ».

19 septembre 2014 / Une petite fille est morte…

…à Manille, noyée dans l’inondation qui a suivi les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la ville. Une tempête prénommée Fung-Wong ; en quelques heures, il y eut autant de pluie qu’en Image 1trois semaines ; la rivière a débordé : 27 000 réfugiés. On a marché deux jours plus tard, pour le climat. Ça signifie très précisément ceci : nous demandons qu’il soit mis un terme exprès au laissez-faire en matière d’émissions de GES et que des politiques résolues empêchent les indifférents de continuer à détruire en toute impunité les équilibres précaires sur lesquels reposent le système climatique et la survie du plus grand nombre.

Ode au bloqueur d’avion / 5 septembre 2014

Son nom : Pierre-Emmanuel Neurohr ; son combat : bloquer  le départ des avions, histoire de faire comprendre que les 200 litres de kérosène minute de la jet set précipitent l’humanité entière dans le gouffre. Il l’a payé cher, Pierre-Emmanuel : pour 5 tentatives, 2 mois de prison ferme qu’il fait en Image 1détention provisoire + 12 jours de grève de la faim. Le jugement a été confirmé cette semaine par le tribunal de Bobigny qui complète par  1200 euros d’amende + 1500 euros de dédommagement à Air France KLM pour « atteinte à l’image ».

Pour le reste, le ministère public, en la personne de Mme Romaine Brunati, a demandé une condamnation pour que le prévenu apprenne « la non-entrave de la liberté d’autrui et le respect de son intégrité physique et de celle d’autrui ». Il est regrettable, pour une magistrate, d’établir une distinction non fondée  entre le respect de l’intégrité physique d’autrui selon qu’autrui est quelqu’un qui s’offre un voyage en avion ou qu’autrui est quelqu’un qui est contraint à l’exil et à la misère parce que son champ et sa maison sont sous l’eau, par les bons soins de ceux qui peuvent se payer des voyages en avion… Mais peut-être Mme Brunati n’a-t-elle jamais entendu parler des Droits de l’Homme.

Pierre-Emmanuel en a plein les bottes. On peut le lire et le soutenir sur son site du Parti de la Résistance. Et lui dire merci, parce qu’il est en effet un authentique résistant et qu’après des années à tenter vainement de convaincre, il faut passer à l’action.

Le commencement de la faim /19 août 2014

Pour l’année 2014, à partir d’aujourd’hui – et jusqu’au 31 décembre – l’humanité, qui a épuisé lesTerre en orange pressée ressources écologiques renouvelables produites depuis le 1° janvier par la planète, survivra en prélevant sur le « capital » écologique. Autrement dit  c’est le Earth Overshoot Day, le jour de l’année où notre espèce dépasse… les bornes. Comme on s’en doute, écologiquement parlant, ces prélèvements destructeurs ne peuvent pas durer indéfiniment. Quelques dates significatives du « EOD » : 1981 = 14 décembre, 1990 = 6 novembre, 2000 = 9 octobre, 2005 = 10 septembre, 2010 = 20 août. Les solutions, on les connaît ; encore faut-il qu’existe la volonté politique de les mettre en place, pays par pays, et, en 2015, sur le plan international, lors de la Conférence de Paris. Cette volonté, au bout du compte, procèdera des citoyens, qu’ils votent avec un bulletin ou avec leurs pieds ou avec leur porte-monnaie. L’alternative, c’est la famine et la guerre. Il faut donc choisir, et vite : l’utopie ou la mort.

Fermeture du tunnel du Mont Blanc / 8 août 2014

Image 1A la suite de pluies torrentielles, qui ont, en particulier, entraîné la rupture et le déversement d’une poche d’eau, le tunnel a dû être fermé toute la nuit.  Les choses étaient rentrées dans l’ordre ce matin. Un événement comparable s’était déjà produit en juin 2009. Par contre cet excès récent des précipitations estivales dans la région pourrait trouver une explication dans les fronts d’air chauds et chargés d’humidité remontant du Maroc. Chaque jour 5 000 véhicules en moyenne transitent par ce tunnel.

Fonds vautours et rapaces : l’Argentine porte plainte / 7 août 2014

Quoiqu’ils ne fassent rien d’autre que de surveiller les cours de la Image 1bourse, ils n’en ont jamais assez pour leur argent. Après les Américains qui achetaient leur maison à crédit, ce sont aujourd’hui les états émergents endettés qui sont, par leurs bons soins, placés au bord de la banqueroute. Hier les subprimes, demain l’Argentine…

La crise où ils ont plongé le monde en 2008 ne leur a pas suffi ; ils sont prêts à en enclencher une autre.

Ces créanciers réclament des sommes obtenues sur une base de taux de remboursement actuel de… 1600% ! Et toujours, à les entendre, comme seule voie de salut, le développement… Pillez les mers, les sous-sols, activez-vous, entreprenez, faîtes les poubelles, mais DÉVELOPPEZ-VOUS.

Qui sont-ils ? Une synergie diabolique dénoncée par Joseph Stieglitz et qu’il nomme le 1% : les PDG des grandes institutions bancaires et financières et les actionnaires pour lesquels ils « travaillent » ;  les premiers sont gagnants à tous les coups, quelles que soient les primes qu’ils s’allouent, parce que de deux choses, l’une :  soit ils contentent lesdits actionnaires, soit on craint d’y perdre s’ils passent à la concurrence et donc on les retient à coup de bonus..

Bilan : pour les quelque 0,000000000044 % de la population mondiale qui sont prêts à tout pour s’enrichir, on précipite tous les autres dans la misère actuelle ou à venir, ce qu’elle ne manquera pas de faire avec la déstabilisation climatique et la perte de la sécurité alimentaire.

Aujourd’hui l’Argentine a porté plainte contre les Etats-Unis ; même si cette plainte a peu de chances d’aboutir, la France devrait à nouveau lui apporter son soutien ; c’est le moins que l’on puisse faire. Ensuite il va falloir sérieusement envisager une régulation internationale des flux financiers ; la lutte contre l’effet de serre anthropique passe aussi par là.

Déclassement fourrager du blé / 6 août 2014

La déconvenue des céréaliers , au moment des récoltes, donne un avant-goût des traductionsImage 7 concrètes de la déstabilisation climatique. Il est tombé tellement d’eau sur les champs de blé – jusqu’à 200 mm, ce qui ne s’était encore jamais vu en juillet en France depuis que les relevés existent – qu’on ne pourra pas en faire de farine. A l’intérieur des grains, encore sur pied, on voit déjà les germes. Autre nouveauté : les épis noircis… Même les climato sceptiques endurcis devront en convenir : au pays de la baguette quotidienne, il y a là une anomalie. Un paysan, qui s’est spécialisé dans cette culture, estime que deux années consécutives de cette nature le conduiront à la faillite. C’est qu’à défaut du débouché habituel, il faudra vendre la récolte, à moindre prix, pour alimenter le bétail, avec la concurrence du maïs… que ce temps-là a fait, au contraire, prospérer.

Ça m’éclate ! / 27 juillet 2014

Image 1Il y a quatre jours le Parlement français a définitivement adopté la loi visant à favoriser l’implantation des bornes de recharge destinées aux voitures électriques. L’opérateur qui procèdera à ces installations – dans l’espace public et sous le contrôle de la commune – sera exonéré de charges.

Entre 2012 et 2013 le nombre des immatriculations de voitures électriques a augmenté de 55% et celui des voitures hybrides, de 103%. Il apparaît donc clairement que ce sont les difficultés rencontrées pour recharger les véhicules qui constituent un frein au développement de ce marché, par ailleurs prometteur. Ah, ça m’éclate !!!

Twin twisters / 17 juin 2014Image 1

Hier deux tornades jumelles ont frappé Pilger, une petite ville du Nebraska, provoquant la mort d’un enfant de 5 ans ; 15 autres personnes sont encore dans un état critique.

La double tornade n’est pas en soi une nouveauté mais c’est la première fois qu’elle apparaît sous cette forme : deux tourbillons de force équivalente, progressant dans la même direction, à 265 km/h et à 1,5 km de distance. La moitié de la ville a été dévastée.

Il Papa e verde ! / 21 Mai 2014

Image 1Le Pape François vient de faire son coming out écologique : la Création est un don de Dieu et les hommes doivent cesser de lui porter atteinte. Comme il aurait pu, tout aussi bien, voir dans la déstabilisation climatique en cours, l’avènement de l’Apocalypse prophétisée par Saint Jean, il faut lui en savoir gré. D’autant plus qu’il est parfaitement sincère : non seulement il est en train de promouvoir le recyclage au Vatican, mais en plus il prépare une encyclique sur l’écologie. Et puis il s’est fait photographier avec des compatriotes arborant sur leur T-shirt, en anglo-espagnol, le slogan « No al fracking ! » ; c’est dire que même la fracturation hydraulique ne trouve pas grâce à ses yeux. Excellente nouvelle par conséquent, si on met tout cela bout à bout : sur les 24 vieillards qui siégeront à l’entour de Dieu au Jugement dernier, il y aura 12 écolos à droite et 12 écolos à gauche. À bon entendeur, salut !

Fin des baleiniers pseudo scientifiques / 31 mars 2014Image 1

Le verdict de la Cour Internationale de Justice vient de tomber : désormais le programme Jarpa II dont s’autorisait le Japon pour chasser les baleines de l’Antarctique est interdit. Les Australiens  estiment que, sous le prétexte fallacieux  de la recherche scientifique, la flotte nippone  a exterminé environ 10 000 de ces animaux depuis 1987. L’organisation écologiste Sea Sheperd (Berger des mers), dont l’un des bateaux avait fait récemment l’objet d’une violente attaque de la part de deux baleiniers japonais, ne cache pas sa satisfaction. Espérons qu’il n’y aura pas de Jarpa III. Le Japon n’est pas autosuffisant sur le plan alimentaire ; son relief particulier ne lui permet pas de développer des activités agricoles à la hauteur de ses besoins. Voilà peut être l’opportunité de commencer à développer des fermes marines.

Les oiseaux eux-mêmes / 5 mars 2014

Les tempêtes successives qui ont frappé la côte atlantique cet hiver ont provoqué une hécatombeImage 1 sans exemple parmi les oiseaux de mer : macareux, mouettes, fous de Bassan… On en a ramassé à cette date environ 24 000, échoués sur les plages, du Pays basque au Finistère, morts d’inanition pour la plupart, dans l’impossibilité où ils étaient de pêcher, du fait du déchaînement permanent des eaux. Pour certains, descendus d’Écosse, l’épuisement s’est ajouté au reste ; d’autres encore se sont empêtrés dans le pétrole, les navires marchands profitant desdites tempêtes pour nettoyer discrètement leurs cuves.

A peu près 10% des animaux, encore vivants, ont été recueillis dans des centres spécialisés. Les bénévoles de la L.P.O. estiment pouvoir en sauver la moitié.

Hiver 2013-2014  / 1° mars 2014

Image 1Tous les records sont battus en Europe de l’Ouest : températures nettement plus élevées que la normale, précipitations multipliées par deux, tempêtes, vagues submersives, inondations, érosion littorale, pointes de vent exceptionnelles. Parallèlement l’Amérique du Nord a connu des records de froid et d’enneigement. Tout se passe comme si l’événement de Bond en cours dans l’Atlantique Nord était en train de s’équilibrer entre une descente majorée des courants froids du Labrador sur les côtes américaines et une remontée de courants chauds le long des côtes européennes, et ceci en dépit de l’affaiblissement sensible du Gulf stream. Naturellement le déplacement du vortex polaire sur le Canada joue probablement un rôle moteur dans ces modifications.

Boom du solaire aux States / 24 février 2014

Image 1La hausse du prix de l’énergie carbone – combinée aux subventions locales à l’énergie solaire, plriannuelles et garanties – a induit un décollage fulgurant de l’énergie photovoltaïque. Les grandes entreprises y voient le moyen de faire baisser sensiblement leur facture d’électricité et les municipalités, celui d’optimiser la gestion des locaux publics.

A New York plusieurs toits d’immeuble ont été convertis en centrales solaires, et même une ancienne décharge. Sur le dernier exercice, les start up du secteur ont enregistré une hausse moyenne de 30% de leur chiffre d’affaires. Tout cela fait des milliers d’emplois en plus et des milliers de tonnes de GES en moins. Capitalisme rhénan, vous dis-je !

Etats-Unis, un cas exemplaire / 15 février 2014

Image 12Ces derniers mois ont vu les catastrophes climatiques se multiplier aux États-Unis :  Californie  ravagée par les incendies, du fait de la sécheresse, façade Est en proie aux tempêtes de neige, tornades ici ou là… Comme partout ailleurs, les statistiques montrent que les événements climatiques extrêmes sont  plus fréquents et plus durables. Ce n’est cependant pas le débat sur la déstabilisation climatique qui occupe le devant de la scène ;  ici on est pragmatique avant tout. C’est ainsi que le président Barak Obama vient de décider la création d’un fonds d’adaptation aux événements climatiques extrêmes, lequel Image 13sera doté d’une réserve d’un milliard de dollars dans le budget 2015. Il est certain que les élus républicains traîneront des pieds pour  voter cette nouvelle mesure ; mais c’est sans doute moins l ‘effet du « climatoscepticisme » que la permanence de la règle fondamentale implicite de cette nation : chacun pour soi. Ceci dit, l’initiative du Président devrait, même parmi leurs rangs, trouver un accueil favorable. C’est que ces catastrophes à répétition finissent par coûter cher à l’économie ; entre 1980 et 2010 le total des pertes induites  par celles-ci ont atteint 1 150 milliards de dollars et on en a recensé 98 pour le seul exercice 2011-2012.

L’Angleterre inondée / 15 février 2014

Après six semaines de pluie une forte tempête s’est abattue sur plusieurs comtés du Sud deImage 2 l’Angleterre, provoquant d’importantes inondations ; villages transformés en îles, champs submergés, on n’avais jamais vu ça.  Depuis l’an 2000 l’Angleterre comptabilise déjà cinq de ses années les plus humides et sept des plus chaudes. Néanmoins seulement 30% des Anglais croient à la déstabilisation climatique et deux des ministres du gouvernement actuel sont des climato-sceptiques avérés. Comme le système de digues s’est révélé inefficace et que le moderniser à la hauteur  des pics actuels reviendrait trop cher, ledit gouvernement s’apprête à arbitrer entre villes et campagnes et, en bonne logique libérale,  est prêt à sacrifier une partie de celles-ci aux caprices de la « nature ». Il est vrai aussi, qu’en bonne logique politique, il y a moins d’électeurs dans les campagnes que dans les villes…

Neige meurtrière au pays du Fuji-Hama / 9 février 2014

Image 4Une tempête blanche sans précédent s’est abattue sur Tokyo et d’autres localités du Japon, faisant 11 morts et un millier de blessés. A ce bilan, il faut ajouter 20 000 foyers privés d’électricité et 1040 vols annulés. Ce sont souvent plus de 30 centimètres de neige qui sont tombés en quelques heures.

Dévastation atlantique / 2 février 2014

La conjonction des grandes marées et d’une forte houle a eu des effets dévastateurs sur le littoralImage 1 atlantique : fenêtres pulvérisées, maisons inondées, gare maritime dévastée. Les vagues ont parfois dépassé 14 m ; heureusement, on ne déplore pas de victime. Le maire de l’île de Sein a déclaré : « C’est la première fois que je vois une mer comme ça » ; tout laisse à croire que ce n’est pas la dernière.

Hécatombe de harengs / 1° février 2013

Dans le fjord de Kolgrafa, en Islande, environ 10 000 tonnes de harengs morts ont été retrouvés ; Image 2c’est la seconde fois qu’un tel événement a lieu en quelques mois et les pêcheurs exploitants estiment que l’année a été entièrement perdue. Les analyses effectuées sur les poissons morts donnent l’anoxie comme cause principale du désastre. Sur la cause de ce manque d’oxygène, les avis divergent. On invoque la récente construction d’un pont ou l’ampleur des bancs de poissons pendant l’hiver ; ceux-là se seraient trouvés pris au piège d’un espace restreint.

Le fait qu’une eau froide absorbe beaucoup plus efficacement le dioxyde de carbone et que la saturation des eaux superficielles empêche la respiration,  en interdisant aux animaux marins de rejeter dans le milieu leur propre CO2, n’est généralement pas évoqué.

Sous la plage, les algues / Janvier 2014

Le bulletin du Commissariat Général au Développement Durable relève une extension de la Image 1prolifération des algues sur les plages de France, celle-ci étant due, pour l’essentiel aux rejets de l’agriculture et de l’élevage industriels. Les ulves, responsables de marées vertes et dissuasives pour les touristes, ne sont pas les plus préoccupantes ; leur élimination est onéreuse pour les municipalités mais elle est possible. Par contre plusieurs espèces invisibles risquent de constituer bientôt un sérieux problème de santé publique. Rapide échantillonnage : les blooms de Dinophysis provoquent des diarrhées et des nausées ; les toxines de  Pseudo-nitzschia, des migraines et des amnésies et celles produites par les microalgues du genre Alexandrium, des paralysies.

On peut naturellement renoncer à la baignade en mer – et à manger des poissons qui sont également atteints par ces blooms algaux  – mais le moyen le plus efficace et le moins susceptible de causer des dommages économiques, c’est d’opter pour les produits de l’ agriculture biologique, ce qui induira progressivement une reconversion des producteurs. Si ces produits sont plus chers, il suffit d’en  manger moins, ce qui est également bon pour la santé.

Sécheresses sur l’Est du Pacifique / janvier 2014

Dans le Nordeste brésilien, c’est le 3° hiver de forte sécheresse en 4 ans et la pire depuis 50 ans. Plus rien ne pousse et, faute de pouvoir les nourrir,  les paysans sont contraints de vendre leursImage 1 bêtes survivantes. Si la sécheresse se poursuit, il se peut qu’on y manque d’eau pour les villes« On ne s’attendait pas à une sécheresse sur le Nordeste ces deux dernières années car les eaux du Pacifique étaient froides. Il se passe donc quelque chose dans le climat qu’on ne comprend pas » a déclaré Eduardo Savio Martins, président de la Fondation météorologique du Cerea.

Même chose en Californie, avec trois hivers de sécheresse consécutifs. Le gouverneur de l’état craint également la pénurie et a demandé aux résidents de réduire de 20% leur consommation en eau. Le pire pourrait bien être à venir. Selon un responsable agricole, «  Les agriculteurs de Californie sont dans une situation inquiétante. Nous ne savons pas s’ils auront assez d’eau pour planter, pour abreuver le bétail et pour garder les arbres et les vignes en vie. ». c’est la 13° sécheresse sévère depuis 1987. Des incendies se sont déclarés, ce qui est tout à fait inhabituel, janvier et février étant normalement les mois les plus humides de l’année.

Pillage des campagnes / 25 janvier 2014

Image 2Un réseau organisé de vol et de revente de matériel agricole vient d’être démantelé par la gendarmerie. Les voleurs opéraient à partir de l’Espagne et transféraient le matériel dérobé sur des semi-remorques en partance pour la Hongrie, avant de revenir à leur base.

Plus inquiétant : les exploitations sont également ciblées par des réseaux spécialisés dans le petit matériel agricole, les câbles métalliques et les récoltes. Une vigne, un champ de céréales, un verger peuvent ainsi être « nettoyés » en une seule nuit, ce qui suppose à la fois des bandes itinérantes de 10 à 20 personnes, un circuit de revente rapide mais surtout un marché potentiel lucratif. Certains de ces réseaux vont même jusqu’à abattre des bêtes et à les dépecer… Le phénomène atteint d’autres pays d’Europe de l’Ouest ; il préfigure ce qui adviendra à grande échelle quand l’ampleur des aléas climatiques commencera à engendrer la pénurie.

Hamburger et chrématistique / 24 janvier 2014

Image 2Ou comment fabriquer un appétissant sandwich bénéficiaire. Le montage est à toute épreuve : Mac Donald’s France empoche les bénéfices de ses points de vente et les redevances de ses franchisés. Après quoi la filiale  verse une franchise à la maison mère aux Etats-Unis via une structure basée en Suisse et rassemblant les redevances de toute l’Europe, laquelle envoie les fonds au Luxembourg. Cet ingénieux système permet à la fois de minorer les bénéfices et de réduire les impôts… sans parler du statut des intermittents de la restauration rapide. Dernier point : l’entreprise refuse de rendre publics les chiffres de ces diverses transactions. D’autres entreprises de même tonneau (Amazon, Google) ont des pratiques simillaires.

Record de chaleur pour 2013 / 21 janvier 2014

Selon la N.A.S.A.,  l’année qui vient de s’écouler a été l’une des plus chaudes depuis 1880, date du commencement des relevés systématiques des températures. Par ailleurs, parmi les 15 années les plus chaudes depuis cette date, on compte toutes les années du XXI° siècle. D’autre Image 1part les rétroactions manifestement enclenchées – fonte de la banquise arctique, acidification des couches d’eau superficielles des océans – sont positives : augmentation de la captation de l’énergie solaire, fermeture du puits de carbone océanique.

Y a-t-il encore des climatosceptiques dans l’avion ? Toujours depuis 1880 la concentration de l’atmosphère en dioxyde de carbone est passée de 285 à 400 ppm en 2013, ce qui ne s’était pas vue depuis …  800 000 ans ! Une bonne nouvelle néanmoins : à ce train-là, il est clair qu’on est en train de pulvériser la prochaine glaciation ; évidemment, pour en profiter, il va falloir se débrouiller pour survivre, ce qui est une autre histoire.

Une planète outrageusement inégalitaire / 21 janvier 2014

L’ONG Oxfam vient d’établir que les 85 personnes les plus riches du monde détiennent autant de Image 4biens que les 3,5 milliards les plus pauvres. Autrement dit 0,000000000001% de la population du globe détient 50% de sa richesse. Qui plus est, cet écart s’est accru partout, excepté en Amérique du Sud, grâce, nous dit le rapport, à la protection sociale, aux impôts progressifs et aux services publics… kind of a french touch, say.

Dans ce monde qui est le nôtre, l’argent récompense de moins en moins la valeur et le travail,  et de plus en plus la spéculation et la rente exorbitante.

Norvège : des lieus gelés / 17 janvier 2014

Image 1Des lieus noirs, très précisément ; tout un banc de poissons juvéniles  retrouvés pris par la glace, sur une plage. Le froid ? Il n’était pas exceptionnel : -7,8°.  Les prédateurs ? Il est douteux que pour échapper aux oiseaux, les poissons optent pour les eaux peu profondes d’une plage ; quant aux prédateurs marins, ce n’est pas la fuite vers la terre ferme qui est habituellement choisie pour leur échapper mais la stratégie de groupe, particulièrement chez les juvéniles. Du reste l’un des spécialistes de l’Institut de recherches marines est formel : « C’est la première fois que l’on observe ce phénomène alors que l’eau gèle ». Hypothèse : c’est le blocage de la respiration des poissons – du fait de la saturation des eaux superficielles en dioxyde de carbone – qui est la cause de cette hécatombe.

L’Australie flambe / 15 janvier 2014Image 1

La canicule, avec des températures atteignant en certains endroits 46°C, a complètement desséché la brousse  dans le Sud du pays ; plus de 250 foyers d’incendie se sont déclarés. En Tasmanie les routes ont  fondu sous la chaleur.

La peste à Madagascar / 15 janvier 2014

Image 1La peste est endémique à Madagascar mais cette année elle revêt une gravité particulière, à la fois par le nombre important des cas et par le taux élevé de mortalité, en dépit des traitements. Habituellement il s’agit de la peste bubonique induite par des piqures de puces qui transmettent son bacille, Yercinia pestis, du rat à l’homme ; mais cette fois-ci, c’est la forme pulmonaire qui domine, plus sévère et susceptible d’être transmise  directement par un porteur contaminé, via les effluents respiratoires.

Les chutes du Niagara  figées par la glace / 14 janvier 2014

Froid exceptionnel dans le Nord des États-Unis,  jusqu’à – 52°C. A Chicago les écoles sont Image 1fermées ; la peau gèle dès qu’on met le pied dehors. Ce qui prouve, outre le thermomètre,  que ce n’est pas une vue de l’esprit, c’est que les chutes du Niagara elles -mêmes n’ont pas résisté à ce froid « polaire » … si l’on peut dire ; en Arctique, il continue à faire plus chaud que de coutume, le tout paraissant confirmer la descente du vortex polaire vers les hautes latitudes de l’Amérique du Nord. Au pied du pont de glace des chutes, l’eau gelée s’accumule ; on craint des inondations lors du dégel. Les « climatosceptiques » se consoleront en apprenant que la chose s’est déjà produite en 1848. Au début du mois la vague de froid avait déjà fait 11 morts et environ 5000 vols avaient dû être annulés.

Vagues géantes sur le littoral européen / 7 janvier 2014

Image 1 vague géanteDu Portugal à la Bretagne des vagues atteignant 15 m da hauteur dans le sud de l’Europe et 12 m au Nord ont provoqué la mort d’une dizaine de personnes. Plusieurs bâtiments, dont un casino, ont vu leurs vitres pulvérisées. Il ne s’agit pas de « vagues scélérates » – qui sont des phénomènes chaotiques isolés mais d’un phénomène général d’amplification des marées, de la houle et du mascaret, à mettre en corrélation avec les modifications de la circulation thermohaline, la débâcle polaire arctique induisant une accumulation inhabituelle de l’énergie à ces latitudes.

Le cyclone Béjisa frappe l’île de la Réunion / 3 janvier 2014Image 1

Une femme a été retrouvée morte à l’extérieur de son domicile ; elle avait dû sortir, malgré l’alerte rouge… la moitié des Réunionnais à peu près ont été privés d’électricité, 3 des 4  lignes à haute tension du sud de l’île ayant été affalées par la tempête. Par ailleurs plusieurs communes ont été temporairement privées d’eau potable et d’autres ont dû faire face à des inondations.

Dirk s’invite à la veillée de Noël / 24 décembre 2013

Image 1La tempête susnommée a ravagé le Nord-Ouest de l’Europe, frappant en particulier les îles britanniques et la Bretagne où 145 000 foyers ont été privés d’électricité. Morlaix a vu ses rues inondées et la municipalité a décidé de demander l’état de catastrophe « naturelle ». Quelle pertinence dans une telle demande ? Quand on veut continuer à émettre des gaz à effet de serre en s’exemptant de l’écotaxe, peut-on, en toute logique, réclamer ensuite des indemnités pour faire face aux catastrophes engendrées par ces émissions ? Le beurre, l’ argent du beurre… et la crémière avec. Dans les Pyrénées, les rafales ont atteint 228 Km / h, valeur record de la zone.

Tempête de neige au Moyen-Orient / 13 décembre 2013

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Alexa s’est déployée sur la Syrie, le Liban, Israël et l’Egypte, recouvrant tout de son blanc manteau. Au Caire la dernière neige remonte à 112 ans, et en Israël et Palestine, à 60. A Jérusalem la couche de neige a atteint 50 cm et, plus au Nord, les branches des cèdres du Liban ont cédé sous son poids. L’Égypte a dû fermer ses ports sur la Méditerranée et la Mer Rouge. La tempête a même atteint le monastère  Sainte Catherine dans le Sinaï.

Chalutage profond : abdication du parlement européen / 10 décembre 2013

Image 1On avait beau savoir à quel point cette pêche est destructrice et que céder à ce lobby aujourd’hui, c’est épuiser les réserves de demain, rien n’y a fait. A une faible majorité, 16 voix,  Strasbourg a renoncé à interdire le chalutage en eaux profondes. Et pourtant ces chaluts arrachent tout, et pourtant ils détruisent les zones de reproduction.

En France c’est Intermarché qui conduit le lobbying… et c’est Carrefour qui a renoncé à commercialiser les espèces issues de ces pêches… et ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières.

Une tempête baptisée Xaver / 6 Décembre 2013

Les tempêtes ont désormais un nom de baptême. Celle-ci a frappé le Nord Ouest de l’Europe et aImage 1 causé la mort de 10 personnes. Les pointes de vent ont atteint 228 km /h dans le Nord de l’Écosse, 137 km/h dans le Nord Ouest de l’Allemagne et 120 km /h en Pologne. On parle de « cyclone extratropical ». Conséquences diverses : 100 000  foyers privés d’électricité en Écosse, arrêt des transports ferroviaires et aériens dans le Nord de l’Europe, dégâts matériels variés, inondations.

Fait notable, selon l’article « Tempête Xaver » de Wikipedia, « les éoliennes allemandes ont produit 27 gigawatts entre 16 h et 17 h le 6 septembre, contre seulement 0,5 GW en début de semaine et 8 GW au début de la journée. Ces quantités sont l’équivalent de ce que peuventt produire 15 centrales nucléaires sur le même espace de temps. »

Gaz de schistes : le rapport / 29 novembre 2013

En France un exemple récent de contamination à visée agnostologique est le rapport parlementaire remis le 27 novembre 2013 par Messieurs Bataille et Lenoir.

– Alors que le rapport devait porter sur « les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste », il est essentiellement constitué d’une prétendue démonstration de l’innocuité de ce procédé. Image 1

– Il avance que la technique de fracturation a été utilisée en France à 45 reprises entre 2002 et 2010 en omettant de préciser que ces fracturation concernaient essentiellement des gisements de pétrole.

– Il remplace  « fracturation » par  « stimulation », technique en effet moins dispendieuse en eau et en produits chimiques mais utilisée, là encore, dans l’exploitation du pétrole et qui serait sans effet sur les gisements de gaz de schistes.

– Il invoque de récents progrès de cette technique alors qu’un rapport américain de 2010 a recensé l’emploi de 2500 produits de fracturation dont 29 cancérigènes avérés ou suspectés, sans parler de la remontée de produits secondaires toxiques.

– Il met en avant une réduction de la quantité d’eau employée, impute à des défauts d’étanchéité les pollutions des nappes phréatiques, et considère comme négligeables les émissions secondaires de méthane. Mais la réduction du volume d’eau – de 10 à 20% – reste négligeable par rapport aux quantités considérables qui sont  employées, les pollutions des nappes phréatiques paraissent plutôt être la règle que l’exception et les fuites de méthane sont beaucoup plus importantes qu’il n’est mentionnée dans l’unique rapport qui les tenait pour négligeable et qui est le seul dont les rapporteurs aient tenu compte.

Résumé d’un article de Marie-Béatrice Baudet et d’Audrey Garric paru dans Le Monde du 29/11/13

Le Volocopter débarque / 29 novembre 2013

Image 1Premier hélicoptère électrique, le Volocopter est équipé de 18 hélices en couronne, ce qui augmente sa stabilité, et il se pilote d’une seule main. Pour le moment il ne dispose que de 20 minutes d’autonomie pour un pilote de poids moyen ; mais, à terme, il est prévu pour deux passager et avec une sensible augmentation de son autonomie. La société Volocopter prévoit la production en série à partir de 2016.

Colin Russell enfin libre / 2 janvier 2014

Le dernier militant de Greenpeace emprisonné en Russie a finalement été libéré. Record de la Image 2durée de détention pour une action pacifique… depuis la colonisation de l’Inde par l’Angleterre.

29 des 30 activistes de Geenpeace emprisonnés en Russie libérés / 22.11.13

…contre une rançon de 2 millions de roubles chacun, soit 45 000 euros. La Nomenklatura locale n’a pas perdu le sens des affaires.

Kiribati et l’abjection ordinaire / 27 novembre 2013

La demande de Ioane Teitiota, adressée à la Nouvelle Zélande, de lui accorder l’asile climatique, ainsi qu’à son épouse et à ses trois enfants, a été rejetée. Cet habitant des îles Kiribati et sa Image 1famille, victimes d’inondations et de tempêtes à répétition, sans parler de la contamination de l’eau douce, avaient fui en Nouvelle Zélande ; mais leurs visas ayant expirés, Ioane Teitota a introduit cette requête, la première au monde de cette espèce.

Cependant, si le juge spécialisé admet bien un impact de la déstabilisation climatique sur les atolls du Pacifique, il juge non convainquant le dossier de la famille Teitiota. Celle-ci ne peut pas non plus, au terme du droit international, se réclamer du statut actuel de réfugié, lequel implique une persécution. C’est en vain que l’avocat de Ioane a allégué une persécution passive.

On aura compris que la Nouvelle Zélande, en renvoyant les sinistrés du Pacifique à l’O.N.U., entend bien se prémunir contre une migration massive des îliens. Mais qu’est-ce qui peut justifier qu’on laisse périr ces hommes, ces femmes, ces enfants, qui vivaient simplement sur leurs îles depuis des millénaires et dont les récifs ont été ruinés et les rivages sabordés par les rejets divers des pays développés  ?

Signature de l’accord de Varsovie / 23 novembre 2013

Image 1On est parvenu, non sans mal, à un accord préparatoire à la conférence sur le climat qui doit avoir lieu à Paris en 2015. Les quelque 200 signataires sont tombés d’accord sur les point suivants :

– Constitution d’une enveloppe  annuelle de 10 milliards de dollars pour venir en aide aux pays les moins avancés afin qu’ils puissent préserver leur potentiel écologique.

– Engagement des pays bénéficiaires à préserver leurs surfaces boisées et, plus généralement, les lieux de vie des peuples autochtones.

– Constitution d’un mécanisme de dédommagement destiné à indemniser les nations qui subissent déjà les impacts de la déstabilisation climatique.

Enfin chacun des pays signataires s’engage à préparer, pour la conférence de Paris, un plan propre de limitation des GES à la mesure de l’objectif commun de limiter le réchauffement à +2°C à l’horizon 2100. Quoiqu’il n’y ait là pas de véritable engagement les mesures proposées par chacun devrait entrer en application en 2020.

Image 2

Emissions de CO2 : taux record d’augmentation / 19.11.2013

+ 2,2 %, en 2012, soit un total de 35 milliards + 4 milliards supplémentaires du fait de la déforestation.., le tout constituant un taux d’accroissement de 61 % par rapport à 1990, année de référence du protocole de Kyoto.

Autrement dit le monde est entré dans l’hypothèse haute des prévisions du GIEC, celle de la déstabilisation climatique globale, avec une augmentation prévisible sur le siècle prochain, si rien de significatif n’est obtenu lors de la conférence de 2015, de l’ordre de 4°. (Rappel : la différence de température entre une période glaciaire et une période interglaciaire est de ± 6°C).  MG, d’après AFP + doc GIEC

Nord Ouest des Etats-Unis : 68 tornades /17 novembre 2013

Murs et toits des maisons arrachés, arbres déracinés, voitures retournées, pylônes électriques Image 2pliés en deux, les rescapés et les témoins ont partagé le sentiment d’un assaut aérien par temps de guerre. En dehors des réfugiés, 140 000 foyers ont été privés d’électricité.

Novembre fait habituellement partie des mois calmes sur le plan des tornades, dans le Midwest, et 2013, qui n’est en proie ni al Niño, ni à la Niña, est, par conséquent, une « année normale sur le plan climatique ».         MG      Sources diverses

Manhattan à la dérive / 15 novembre 2013

Vêlage Antarctique 2013Un immense iceberg, issu du vêlage d’un des deux grands glaciers de l’Antarctique, est apparu dans la région de Pine Island, à l’Ouest du continent. Il a commencé à dériver  en mer de Bellinshausen. De la taille du plus célèbre arrondissement de New York, sa fonte, qu’elle soit rapide, avec une remontée vers le Nord dans des eaux plus chaudes, ou lente, s’il demeure au voisinage du pôle, suffira à modifier le système des courants océaniques, d’abord dans la zone, puis, du fait du rôle moteur du courant circumpolaire pour la grande courroie de transmission, de l’ensemble du globe. On apprend par ailleurs que le Mouvement des Indignés est parvenu à racheter aux banques américaines 15 millions de dollars de dettes en valeur nominale au tarif très avantageux de 0,2%, de cette valeur, libérant ainsi plusieurs milliers de ménages américains du crédit prédateur, ainsi que le nomme Joseph Stiglitz.    MG      Sources diverses

Le vol AF443 mitraillé par la grêle / 14 novembre 2013

Pendant 2 à 3 minutes d’ énormes grêlons se sont abattus sur la carlingue du Boing 747 d’AirImage 2 France qui avait décollé de Rio, direction Paris, le 12 novembre. Après plusieurs impacts importants sur le pare-brise, le commandant de bord a décidé de faire demi-tour. A l’atterrissage, on a  constaté d’important dégâts. Plusieurs passagers ont eu très peur. Ces circonstances, (déjà rencontrées sur un vol Chypre-Manchester en 2003 ; photo) pourraient expliquer le crash qui avait eu lieu en juin 2009, sur le même trajet avec la même compagnie, et avait fait 228 victimes. Les GES de la troposphère, qui y retiennent la chaleur, provoquent un refroidissement relatif de l’atmosphère aux altitudes supérieures ; cette circonstance  induira probablement une modification des plans de vol à venir.       MG          Sources diverses

Le nuage tube / 10 novembre 2013

Image 1C’est nouveau, ça vient juste de sortir… enfin presque : il y avait déjà eu la même chose le 23 juin à Calgary, au Canada… mais ça n’avait pas, plus que ça, retenu l’attention des journalistes. Cette fois c’est arrivé à Timbercreek Canyon, au Texas : un interminable nuage, rectiligne, horizontal, qui passe lentement, comme une calme tornade couchée. Il faut y voir un nouveau signe précurseur de la déstabilisation climatique globale. Les nuages ne sont, pas plus que le reste, des essences éternelles en nombre fixe ; ils sont les résultats des multiples interactions qui impliquent l’atmosphère. Par ailleurs tout ce qui survient survient sous une certaine forme, résultant elle-même de la complexité dans laquelle toutes choses sont intriquées.            MG          La video

Haiyan, le « super typhon » frappe les Philippines / 10 novembre 2013

Il y a deux jours, à l’approche du littoral, les vents atteignaient des pointes de 380 km / h ; Image 4aujourd’hui, sur les terres, on est arrivé à 315 km / h ; du jamais vu… Bilan provisoire : 10 000 morts. Le « typhon record » a balayé 600 km de côtes et déplacé, aux Philippines, 200 000 personnes. Des villes entières ont été englouties ; certaines vagues atteignaient 6 m de haut. « Tout est détruit » rapportent les premiers secours ; des bénévoles ont croisé dans les décombres des petits enfants en détresse. C’est à ce prix que vous brûlez du pétrole en Europe.          MG, sources diverses

La peste 2, le retour / 3 novembre 2013

Image 3Le rat est probablement le principal commensal de l’homme et il continue de constituer un réservoir conséquent de Yersinia pestis, le bacille de la peste, qui fit en Europe, au XIV° siècle, 25 millions de morts et retentit durablement sur le développement humain, en particulier par une dégradation très importante de la condition des femmes. Le journal américain de médecine tropicale rapporte que durant la dernière décennie plus de 21 000 cas on été recensés, essentiellement en Afrique, mais ailleurs aussi, Etats-Unis compris, ce qui ne préjuge pas des cas non répertoriés ou non déclarés. Le nombre des pays où la maladie est apparue est en augmentation.                            MG Diverses sources

Tempête Christian / 28 octobre 2013Image 1

Des vents extrêmement violents ( > 100 km / h) se sont abattus sur les zones littorales  de la Manche, de la Mer du Nord et de la Mer baltique, provoquant la mort de plusieurs personnes, du fait de chutes d’arbres, de pierres, d’habitations ou de violents déferlements marins. Plus d’un demi million d’Européens ont été privés d’électricité ; nombre de trains n’ont pas circulé et plusieurs vols ont dû également être annulés.

MG d’après AFP

Incendies d’Australie / 23 octobre 2013

Image 1L’Australie continue à brûler ; 24 des 66 incendies qui ravagent les Blue Montains depuis plusieurs semaines sont hors de contrôle et le front de feu menace la banlieue de Sidney. Ces feux, probablement déclenchés par des exercices militaires,  sont entretenus par des vents violents et des températures élevées ;  1500 pompiers luttent sans relâche pour les contenir. La situation globale demeure inquiétante parce que ces incendies printaniers sont anormalement précoces, survenant  après un hiver particulièrement sec et chaud, et qu’il y a tout l’été à traverser. Dores et déjà 126.000 hectares ont été brûlés, ce qui est sans précédent.                                                                                              .                        MG Traduction et résumé d’après CNN

Tornades au nord de la Seine / 20 octobre 2013Image 2

Ce ne sont pas moins de six tornades qui ont frappé plusieurs villages français. La plus violente s’est abattue sur Bailleul, dans le département du Nord, et a ravagé plusieurs habitations, avec des vents atteignant 200 km/h. D’autres tornades se sont abattues sur les Pays Bas, la Belgique, l’Angleterre.  Un phénomène analogue avait été observé en dans l’Ouest du pays en  2007.                                                 MG d’après un communiqué de Météo France

Cyclone Phailin en Inde / 13 octobre 2013

Le cyclone qui a atteint hier les côtes orientales est le plus violent jamais enregistré dans cette Image 1région, avec des vents atteignant des pics de 240 km/h et une hausse de 3 m du niveau des eaux. Néanmoins la politique préventive mise en place après la catastrophe de 1999, qui avait fait 8000 victimes, a porté ses fruits : 1 000 000 personnes ont été évacuées à temps et on ne déplore , pour le moment, qu’une dizaine de morts et 40 disparus. Cependant 150 km de côtes ont été affectées et les dégâts sont considérables : toits arrachés, arbres déracinés, poteaux électriques brisés. D’autre part on s’attend à ce que les pluies persistantes provoquent des inondations.                                                                           MG Sources diverses.

 

Déficit hydrique au sud de la Loire / 8 octobre 2013

Une étude récemment rendue publique, s’appuyant sur des relevés effectués dans 246 stations,  Le Gard à Ales en 2003 ?outremer inclus, sur une durée de 40 années, fait apparaître, pour la période 1967-2007, un net déficit en eau dans la moitié sud de la France. Sur la base de l’hypothèse actuellement retenue par le G.I.E.C. (septembre 2013, premier volet du rapport à venir) qui est celle d’un réchauffement global de 3,6° C d’ici à 2100, ce sont 700 millions de personnes qui seront exposées à une pénurie en eau.

MG résumé Le Monde

Attaque de guêpes géantes dans le Nord Ouest de la Chine / 3 octobre 2013Image 1

Vespa Mandarinia sévit dans la région de Ankang depuis plusieurs semaines, provoquant par ses piqûres chocs anaphylactiques et troubles rénaux. Ces attaques sont coutumières mais particulièrement nombreuses cette année. Le bilan s’élève à ce jour à 46 morts et environ 1500 blessés. Les autorités locales l’expliquent par la multiplication des nids qu’elles ont commencé à détruire. Enfin elles attribuent l’augmentation de la population des guêpes géantes au réchauffement climatique.

MG Sources diverses

Image 2Souche mutante de Clostridium difficile parvenue dans les Bouches du Rhône / 3 octobre 2013

Le sérotype 027 de cette bactérie a fait son apparition dans six établissements hospitaliers de Marseille, infectant 40 personnes. Cette souche mutante, repérée il y a 10 ans aux Etats-Unis, provoque des diarrhées sévères, pouvant entraîner la mort dans un tiers des cas. Elle résiste aux produits de nettoyage et d’hygiène et requiert l’isolement des malades. Elle est apparue en France dans le Pas-de-Calais en 2005.

MG Résumé Le quotidien du médecin

14 membres de Greenpeace mis en accusation pour piraterie en bande organisée par les Image 5autorités russes / 2 octobre 2013

Les militants de Greenpeace entendaient protester, pacifiquement comme d’habitude, contre  les forages pétroliers de Gazprom dans l’océan arctique. Ils furent arrêtés le mois dernier, alors qu’ils tentaient d’aborder la  plate-forme de forage, et jetés en prison. Le chef d’accusation retenu contre eux les expose à une peine de 15 ans d’emprisonnement, ce qui, hormis par lesdites  autorités russes, est tenu pour totalement disproportionné.

MG Résumé BBC

Image 2Sotchi, future capitale des jeux olympiques d’hiver, sous plusieurs mètres d’eau / 25 septembre 2013

Des pluies diluviennes se sont abattues sur cette ville du Caucase, provoquant inondations et glissements de terrain, alors que les délégués du comité olympique achevaient leur inspection. Elles devraient se poursuivre encore plusieurs jours. La Russie a déjà investi 50 milliards de dollars dans ce projet qui devait couronner le règne de Vladimir Poutine. ((Des inondations comparables avaient déjà eu lieu en 2011.))

MG Traduction et résumé d’un article du Sun + ((rappel))

Inondation catastrophique au Mexique / 19 septembre 2013Image 2

Depuis trois jours un ouragan et une tempête tropicale se sont abattus sur la région d’Acapulco. Le bilan actuel est de 55 morts. Plusieurs centaines de milliers de personnes ont été évacuées et des milliers de touristes, dont les vols ont été annulés, campent où ils peuvent en attendant de bénéficier du pont aérien qui doit les embarquer à Mexico. Sur zone la nourriture est rationnée et on a assisté à des scènes de pillage de magasins d’alimentation.

MG Sources diverses

Image 3Typhon au Japon / 16 septembre 2013

Un typhon d’une rare violence, avec des vents atteignants jusqu’à 160 km / h s’est abattu sur l’île de Shinsu, dans la région de Kyoto, accompagné de pluies dont on ne connaît pas d’équivalent dans la région. Plusieurs centaines de milliers de personnes ont dû être évacuées.

Sky News / Trad+Rés MG

Inondations du Colorado /  12- 14 septembre 2013Image 2

Image 1

Quatre personnes sont mortes et plusieurs milliers ont dû évacuer leur domicile.

Le Président Barak Obama a décrété l’état d’urgence pour quatre villes de l’état du Colorado.

Brad Udall, universitaire, relève que cet événement est inhabituel ; les inondations  surviennent généralement du fait des pluies de printemps ou des tempêtes estivales.

Sandra Postel du National Geographic relève deux facteurs aggravants :

– les sécheresses à répétition de ces dernières années, qui ont asséché le sol et amplifié le ruissellement,

-les incendies à répétition qui ont réduit le couvert végétal et, avec lui, la capacité  de rétention des eaux pluviales des sols.

Plusieurs scientifiques voient dans ces sécheresses aux effets imprévus la manifestation de la déstabilisation climatique. Dans le même ordre d’idée, Brad Udall  prévoit une accélération du cycle de l’eau.

D’après Brian Clark Howard / National Geographic / Sept 14, 2013 – Trad+Rés MG

PS : au 16 septembre on compte plusieurs centaines de disparus.

4 réflexions au sujet de « Brèves »

  1. Le Bars Liliane

    Réf. : Colin Russell enfin libre + 29 des 30 activistes de Greenpeace (et non « Geenpeance ») emprisonnés en Russie libérés + Poutine=KGB
    L’auteur de ces entrefilets sait-il que Greenpeace reçoit des subsides de Rockefeller et CNN ? Il n’y a donc pas à pleurer dans les chaumières pour 45000 euros que Rockefeller ne sentira même pas passer, lui qui finance des campagnes entières de stérilisation à l’insu des vaccinés (en tous les cas, c’est plus malin et plus rentable que couler le Rainbow Warrior…)
    Méfiez-vous des ONG. Voici ce qu’en dit Rony Brauman, précisément ex-président de Greenpeace :
     » Le monde est prisonnier d’un réseau de machins (ONG) qui est devenu d’une puissance terrifiante. C’est un bras armé qui permet d’intervenir là où en particulier une intervention militaire serait trop visible. Plus il y a une activité internationale, plus il y a d’ONG et plus elles sont écoutées dans le système international. Par elles, tout est fait pour déstabiliser un pays ». Conclusion : suivre d’où vient l’argent.
    Quand on sait ça, on comprend très bien ce qui a motivé Poutine pour bouter les ONG hors de Russie. Elles étaient des agents déstabilisateurs de son pays…

    Répondre
    1. admin Auteur de l’article

      Désolée de cette réponse tardive.
      Vous avez sans doute raison ; mais il faut faire avec ce qu’on a. Comme disait je ne sais plus quel dirigeant chinois : « Peu importe la couleur du chat ; l’essentiel est qu’il attrape les souris ». Sans doute ne faut-il pas être naïf … mais il ne faut pas non plus se condamner à l’impuissance par souci de pureté morale.

  2. Le Bars Liliane

    Vraiment, je ne peux laisser passer ça. En résumé, qu’importent les dommages collatéraux, c’est ça ?
    Et que vient faire ici la pureté morale, qui semblerait être mon moteur d’action ? Il s’agit de géopolitique, et l’instabilité qu’introduisent ces ONG dans le monde avec des conséquences plus que dommageables pour les peuples qui les vivent est une réalité, pas une morale (je ne serais d’ailleurs pas surprise qu’elles soient derrière ces hordes de migrants qui viennent plomber l’Europe, si bien organisées simultanément, qui ont soudain tous ensemble les moyens de se payer un voyage de plusieurs milliers d’euros…). Mais là n’est pas le fond du problème car ce qui m’a surtout décidée à écrire la précédente mise au point, c’est la partialité manichéenne qui se manifestait dans les deux commentaires, partialité qui se cache encore, sous couvert de neutralité, derrière un proverbe repris par une dite autorité chinoise. Puisque vous parlez de la couleur du chat, il semblerait que pour Greenpeace la Pacifique, à vos yeux elle soit blanche (la pureté, l’innocence), mais quand il s’agit de Poutine, voilà qu’elle est rouge (agressivité, dangerosité), qu’il est marqué au front du nom de la Bête KGB! KGB! KGB! avec des yeux phosporescents (n’est-ce-pas que cet homme est diabolique, machiavélique, en résistant au pouvoir profond américain, bienfaiteur du monde ? CIA! CIA! CIA!, Alors que l’on ne peut plus ignorer sa nocivité de par le monde). Vraiment, il est affreux ce Poutine qui a sorti son pays de la ruine organisée par cette vieille viande saoule d’Eltsine. Eh bien, moi, je ne contredirais pas Depardieu, qui affirme que beaucoup de Français – et j’en suis – aimeraient l’avoir à la tête du pays, car il semble bien être le seul qui en a comme on dit, et qui ne soit pas traître à sa patrie et à son peuple. On peut penser tout ce qu’on veut de lui, mais il pourrait bien être la seule planche de salut qu’il nous reste pour sortir l’Europe de son inféodation à un impérialisme d’une nuisance incontrôlable.
    Un conseil : référez-vous aux écrits de l’éminence grise des présidents américains depuis Carter, Zbigniew Brzezinski, et lisez, si ce n’est déjà fait, le grand échiquier. Vous y trouverez bien des clés de ce qui se déroule actuellement… (et peut-être le colorerez-vous aussi en rouge, d’un rouge sombre délétère).
    P.S. Je profite de l’occasion pour corriger une erreur de mémoire que j’ai faite concernant Rony Brauman. Il n’est pas ex-président de Greenpeace, mais de Médecins sans Frontières. Je ne l’ai vérifié que trop tard.

    Répondre
    1. admin Auteur de l’article

      Je refuse, quant à moi, de choisir entre la peste et le choléra… et j’opte pour la santé. Autrement dit ni la dérégulation capitaliste, ni la dictature de la nomenklatura. Le premier des biens est la liberté. Quant à Poutine en Ukraine, il me fait irrésistiblement penser à Hitler et aux Sudètes. Que pensez-vous qu’il soit en train de faire en Syrie ?

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