Causalisme

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Propension à établir un lien nécessaire entre un événement C, dit cause, et un événement E, dit effet ou conséquence. Le causalisme tend à réduire l’ensemble du réel à un système de causes et d’effets nécessaires.

Il repose sur trois axiomes plus ou moins implicites :

–       les mêmes causes produisent les mêmes effets

–       l’effet est proportionné à la cause

–       tout effet a une cause identifiable.

On peut considérer le causalisme comme une déformation de l’appréhension du réel induite par la démarche analytique propre à l’investigation scientifique, laquelle passe nécessairement par une simplification qui prélude à l’expérimentation.

Cependant une vision adéquate du réel doit tendre à lui restituer à la fois sa complexité et sa part d’indétermination. Quelques exemples tirés des sciences physiques :

– l’eau gèle à 0°C…. à condition d’être pure

– l’oscillation du pendule est l’effet de la pesanteur à condition qu’on néglige les frictions et que sa masse soit suffisamment faible pour qu’on puisse le tenir pour un « point matériel » ; autrement c’est un « pendule pesant ».

– V = ½ gt2  mais dans le vide seulement.

Il n’y a de lois simples que dans les laboratoires et le monde dans lequel nous vivons est essentiellement complexe ; il est constitué d’un emboîtement de systèmes chaotiques qui, à partir d’une faible variation, peuvent atteindre un point de basculement et évoluer vers une configuration nouvelle, conservatrice ou non. C’est la condition du surgissement de formes nouvelles mais c’est aussi celle de la disparition des formes antérieures.

MG

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