Chloredécone

Pesticide organochloré employé notamment contre le charançon du bananier. Particulièrement stable et nocif, il est impliqué dans de multiples cancers (foie, prostate), des troubles Image 2neurologiques variés (céphalées, tremblements), des perturbations de la spermatogenèse, l’accroissement du risque de prématurité, des malformations congénitales. Sa toxicité ne faisant pas de doute, il a été interdit aux Etats-Unis dès 1976. L’État français a traîné jusqu’en 1990, sur le papier, du moins ; comme le lobbying des producteurs de bananes s’est révélé efficace, l’usage du Chloredécone a été prolongé jusqu’en 1993 ( et plus, en cas de stocks constitués). Le sol et les nappes phréatiques sont complètement pollués, en Guadeloupe comme en Martinique, et les effets délétères de la molécule miracle se feront encore sentir pendant une vingtaine d’années. La pêche a dû être interdite en Martinique en 2009. Les différentes plaintes déposées jusqu’à ce jour n’ont pas été jugées recevables et on attend toujours le procès.
Dernier point : la commission d’étude de la toxicité des produits sanitaires avait alerté sur les dangers potentiels de ce produit dès 1968 et l’autorisation initiale était d’une année renouvelable ; seulement les cyclones sont passés par là et les charançons se sont multipliés.

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