Commerce équitable

Non, Max Havelaar n’est pas une marque de café ! Enfin pas immédiatement… C’est d’abord le nom du héros d’un roman portant ce titre, datant de 1860, écrit par Eduard Douwes Dekker, sous le pseudonyme de Multaluli, et qui raconte la descente aux enfers d’un Néerlandais envoyé dans les colonies, découvrant la misère et l’exploitation des indigènes qui produisent le café, avec la complicité du potentat local. D’où…
Non le commerce équitable ne consiste pas à faire la charité au pauvre monde, même si ce sont des chrétiens qui ont inventé la chose aux Etats-Unis en 1946, et d’autres, le nom un peu plus tard en Amérique du Sud.
Oui la définition consensuelle adoptée, à grand peine et diplomatie en 2001, est perfectible. La voici : « Le Commerce Equitable est un partenariat commercial, fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète. Les organisations du Commerce Equitable (soutenues par les consommateurs) s’engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l’opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel. » Image 2
Il vaudrait mieux l’entendre autrement : commerce équitable il y a, quand les modes de production du produit qu’on achète sont préservatrices du minimum vital et de la stabilité sociale des producteurs ainsi que de la préservation de l’environnement et de sa capacité à restaurer les conditions initiales de la production. Autrement il y a équité parce que l’acte d’achat rétribue également un certain nombre de services collatéraux rendus par le producteur. Quand j’achète ce café, j’achète aussi un peu d’avenir pour les uns et les autres, ceux d’ici et ceux de là-bas : moins de destruction irréversible des terres, moins de misère débarquant ou noyée en mer, moins d’épidémies et d’analphabétisme…mais aussi moins de poisons déversés dans l’environnement, moins de sols stériles un tout petit peu moins, mais quand même. Comme dit le colibri, chacun doit faire sa part. Accessoirement on aura compris que l’agriculture biologique trouve tout naturellement sa place dans la constellation du commerce équitable.
Dans un monde fini qui prend conscience de ses indépassables limites, le commerce équitable est le seul qui vaille. Il faut abolir toutes les autres formes. Comment ? En n’achetant que ce qui est produit dans des conditions acceptables pour les hommes et pour la Terre… Et en le faisant savoir.
La plateforme du commerce équitable, pour tout savoir et s’impliquer où on le souhaite.

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