Coups de gueule

Connerie ou mauvaise foi ?

On se perd en conjectures. Quand David Balton, le délégué de Trump à la conférence des Nations Unies pour les océans, déclare avec une vertueuse indignation qu’il faut sans retard mettre un terme à la pêche illégale, on ne sait si on doitImage 4 rire ou pleurer. Le même brandit avec conviction les deux autres menaces qui planent sur les océans : la pollution et l’acidification des eaux. Dis voir, pépère, t’as une idée de l’origine de cette acidification ? Saturation des basses couches de l’atmosphère en zone froide… autrement dit, émissions de GES que le sieur Trump veut continuer à produire, histoire de ne pas défavoriser l’économie américaine. Et au lieu de pérorer genre « j’ai tout compris au film », tu ferais mieux de te demander ce qu’elle signifie cette acidification « made in United States »… Namely la fermeture du puits biogéochimique de carbone et, par conséquent, l’inévitable basculement dans la déstabilisation climatique globale Mais comme ton président a prétendu que ça n’existait pas, on va pas s’affoler pour si peu. Et toi, Balton, t’as tellement bien préparé ton dossier que tu prétends que tout ça va peser sur la pêche et donc sur la sécurité alimentaire. Certes mon grand ; mais les poissons disparus de l’assiette des populations littorales, c’est rien par rapport à l’effondrement de la production céréalière que provoquera inévitablement le dérèglement climatique et les famines et les guerres qu’il entraînera.
A se demander si l’aluminium dissous qui s’est accumulé dans les astrocytes de vos cerveaux, grâce à l’acidité du Coca-Cola qui lui fait passer la barrière hémato-encéphalique, n’a pas siphonné la totalité de vos capacités de réflexion en déconnectant vos neurones les uns des autres.
Sûr que le type a pas l’air d’avoir inventé la poudre…

Le Maire ou la marche en crabe

Nous tenons déjà les prémices de ce que va devenir le gouvernement de notre fort habile président de la République. Il est malaisé d’être « en marche » quand les jambes vont dans deux directions opposées… Nicolas Hulot, fort opportunément, entendait relancer le projet de la taxe sur les transactions financières, au niveau de l’U.E. pour commencer. Cette taxe permettrait d’alimenter le Fonds Vert, destiné, dans les termes de l’Accord de Paris, à financer la transition énergétique dans les pays du Tiers Monde. Il semble qu’Emmanuel Macron y ait été initialement favorable. Seulement, en marche ou pas, on ne se défait pas si vite de ses tropismes politiques. Son ministre de l’économie, Bruno Le maire (réputé « LR constructif »), s’y est vraisemblablement opposé. Et, suprême honte, c’est finalement la France qui demande à l’UE d’ajourner, une fois de plus, la mise en œuvre de ce projet essentiel, ne serait-ce que parce qu’il permettrait de limiter les dégâts engendrés par les spéculations de l’économie financiarisée, sans parler de la compensation rendue nécessaire par le retrait des États-Unis…
BLM, à ne pas confondre avec Edmond Maire, autrefois leader charismatique de la C.F.D.T, est né, lui, avec une petite cuillère en argent dans la bouche, à Neuilly, naturellement. Maman, Viviane Fradin de Belâbre de son nom de jeune fille, dirige des établissements catholiques dans lesquels le petit Bruno fera ses études primaires et secondaires. Plus tard il sera spontanément défavorable au mariage pour tous, mais en fin tacticien, il se contentera de s’abstenir lors du vote… pour déclarer un peu plus tard qu’il trouve positif le mariage homosexuel. Un exemple, parmi tant d’autres, de la manière de faire de notre crabe caméléon.
Retour au scénario du biopic : ensuite c’est Normale Sup, Science Po et l’E.N.A. Comme on verra plus loin, nos grandes écoles paraissent fabriquer des sophistes de première bourre en séries.
Dans le milieu de la haute bourgeoisie, il n’y a généralement pas d’urgence à trouver un emploi. Raison pour laquelle, sans doute, BLM a proposé la réduction des indemnités de chômage et l’obligation de « petits boulots » rémunérés à 5€ de l’heure pour les bénéficiaires des minima sociaux. Dans le même temps il milite pour l’abolition de l’impôt sur la fortune. Ses revenus actuels se chiffrent à 130 000 € par an mais il trouve néanmoins que les responsables politiques sont mal rémunérés. C’est sans doute la raison pour laquelle il a jugé bon d’embaucher son épouse Pauline, née Doussau de Bazignan, comme assistante parlementaire non déclarée, de 2007 à 2013, hors congés de maternité. Les k-to, tels des lapins, sont programmés « familles nombreuses », histoire de maintenir une population conséquente de bénis oui-oui… Cet arrangement familial n’empêche nullement M. Le Maire d’en appeler, sous une forme ou une autre, à la moralisation de la vie publique. Par exemple il réclame le non cumul des mandats… Mais, très opportunément, quelques semaines seulement après avoir mis fin au sien. En 2014 il tente d’obtenir la présidence de l’UMP mais c’est Sarkozy qui la rafle ; en 2017 il se présente à la primaire de la droite mais n’obtient que 2,4% des voix.
Image 11La trajectoire du personnage, commencée sous la férule de Dominique de Villepin (entre aristos…) ne laisse subsister aucun doute quant à ses ambitions : se trouvant lui-même sympathique, beau et intelligent, il a décidé de longue date de devenir calife à la place du calife. Dès lors tous les moyens sont bons, le premier étant un réseau de puissantes relations. Ainsi son élection comme député de l’Eure en 2007, est un cadeau de ses amis haut placés qui lui ont préparé un fauteuil en or : la succession de Jean-Louis Debré nommé à la présidence du Conseil constitutionnel. C’est le même réseau qui, dans la foulée, lui permet de devenir successivement secrétaire d’état puis ministre. Excellent poste d’observation des intrigues des uns et des autres pour qui trace sa voie vers le pouvoir suprême. Seulement il ne faut pas se tromper d’alliés ni de stratégie. Heureusement le sieur Le Maire possède au plus haut point l’art de se raccrocher aux branches ; c’est ainsi qu’il navigue entre Fillon et Copé, entre la tentation de fonder son propre parti et le vague projet d’un mouvement propre à l’intérieur de la droite.
C’est probablement cette forte parenté avec le futur président de la République qui lui fait déclarer en janvier 2017 : « Emmanuel Macron est le candidat sans projet, car c’est le candidat sans convictions : il change de discours suivant l’auditoire » ; il sait de quoi il parle. Cette déclaration péremptoire ne l’empêche nullement d’intégrer le gouvernement dudit Macron quelques mois plus tard.
Ce type est un arriviste et un traître dans l’âme. Si jamais, à la suite d’un conflit a priori inévitable, c’est Nicolas Hulot qui est exclu du gouvernement, alors nous devrons déclencher avec tous les volontaires, un mouvement de masse. On ne peut pas laisser jeter aux orties la transition 3E pour les beaux yeux d’un petit con qui se croit tout permis et qui, fort de ses titres prestigieux, n’a toujours pas compris dans quel monde il vit.

Chronique de la mort verte
Comme les autorités locales ou nationales ne veulent pas contrarier les gros culs de l’agriculture industrielle – et singulièrement les éleveurs de porcs bretons – elles continuent à laisser crever hommes et bêtes sur les côtes de Bretagne, sans daigner lever le petit doigt.
Le scénario ne varie pas d’une année sur l’autre : on balance les déchets dans la nature, et singulièrement le lisier des porcs, autrement dit leur merde ; tout ça ruisselle de façon ou d’autre et aboutit dans l’océan ; c’est pain béni pour l’ulve, ou algue verte, qui du coup « bloome » autant qu’elle peut ; les marées ballottent tout ça et l’accumule et le dépose ; les premières couches du bloom algal se décomposent en émettant de l’hydrogène sulfuré (H2S) ; dans les zones protégées des courants, cette masse va croissante et, au dessus d’elle, ce gaz plus dense que l’air ; quand un « aérobie » passe à proximité et qu’il inhale ce gaz, sa respiration est inhibée ; en quelques minutes d’anoxie, il tombe dans le coma et son cœur s’arrête. Image 2
1989. Le corps d’un jeune homme de 26 ans est retrouvé à Saint-Michel-en-Grève écroulé sur un monceau d’ulves ; son médecin n’obtiendra jamais que l’autopsie lui soit communiquée.
1999. Un ramasseur d’algues tombe dans le coma.
2008. Deux gros chiens tombent raides morts sur un tas d’ulves pendant leur sortie.
2009. Thierry Morfoisse, chauffeur, s’écroule alors qu’il est en train de décharger une cargaison d’ulves ; ses employeurs, là non plus, n’ont prévu aucun équipement de protection.
La même année un cheval s’écroule et meurt instantanément lors d’une promenade montée : le cavalier parvient à atteindre les urgences. L’affaire est classée sans suite.
2010. On retrouve 36 sangliers morts dans l’estuaire du Gouessant, écroulés sur les ulves du lieu ; une enquête conclut à une intoxication par l’hydrogène sulfuré.
2016. Jean-René Auffray fait du jogging au même endroit. Il est retrouvé mort un peu plus tard, étendu sur un lit d’algues en décomposition ; mais dans son cas, l’enquête conclut à la crise cardiaque.
Le phénomène s’étend désormais en Normandie et en Vendée. En Bretagne huit vasières doivent être évitées absolument : Saint-Michel-en-Grève, Hillion, Morieux, Plouézec, Concarneau, Douarnenez, Plouha et Saint-Brieuc.
« Production » : 30 000 à 70 000 tonnes d’ulves par an ; mais l’année 2017 s’apprête à battre tous les records. Vous savez quoi ? Il n’y a que le boycott conjugué des stations balnéaires de la région et des produits dérivés du porc qui puisse faire bouger les lignes. Les protestations de ceux qui en dépendent vont émouvoir les pouvoirs publics, lesquels mettront en place la réglementation ad hoc, en foi de quoi les quelques responsables de cet état de fait seront enfin contraints à se plier aux règles élémentaires de la préservation de l’environnement. On pourrait tout simplement leur imputer le coût exorbitant du ramassage de ces algues.

« L’écologie ne passe pas au second tour »
titrait Libération le 25 avril dernier. Suivait un bref exposé du problème : « Associée à la préférence nationale du côté de Le Pen et réduite à la marge du programme de Macron, la transition écologique est la grande perdante du premier tour. Et ce, alors même qu’elle était au cœur des programmes des candidats de gauche, du NPA au PS. » Suit un article assez vaseux à propos de la « déception » de Nicolas Hulot et puis des supposés versants écologiques dans les programmes de chacun des candidats de gauche.
Parlons clair : au premier tour il n’y a eu qu’un candidat sincèrement écologiste : Benoît Hamon. Tous les autres ont simplement fait du « greenwashing » au cas où ça rapporterait, avec peut-être, parfois, le vague sentiment que ça pourrait bien être sérieux, cette affaire de climat…
Enfin si l’écologie ne passe pas la rampe, elle le doit d’abord à la trahison. Trahison de Sarkozy et de Fillon à l’égard d’Alain Juppé, trahison de Vals et des autres à l’égard de Benoît Hamon.
En plus ces minus n’arrêtent pas de cracher sur François Hollande ( c’est de bon ton, entre gens chics ) en oubliant un peu vite, justement, que son quinquennat, c’est aussi le succès de la COP 21 et la lutte exemplaire contre le terrorisme.
Alors, décidément, que le ciel leur tombe sur la tête. Autrement, parce que la seule chose qui les intéresse, ce sont leurs avantages personnels, ils ne lèveront pas le petit doigt pour mettre leurs concitoyens à l’abri des dangers qui viennent…

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Salut les dégonflés !
Vous avez peur d’avoir la droite Fillon ; alors vous préférez voter Mélenchon pour avoir la Image 2gauche au second tour. Vous avez peur d’avoir la droite Fillon ; alors vous préférez voter Macron pour avoir la gauche au second tour. Pourquoi n’y aurait-il pas de moyen terme entre le capitalisme rhénan et le populisme d’extrême gauche ?
C’est pourtant simple à résoudre, comme équation : si vous voulez à coup sûr la gauche au second tour, arrêtez vos supputations débiles et votez Hamon. C’est pas le sondage qui décide, nom de Dieu ! C’est nous !!! Donc ni le siphonneur k-to de l’argent public, ni le petit arriviste qui ne connaît rien d’autre que le libéralisme, ni le trotsko-démago qu’est devenu tellement écolo qu’il évoque des pluies de grenouilles dont il ignore encore qu’elles sont en voie de disparition…
Et puis à bas les traîtres ! A bas celui qui ne se présente pas à la primaire, de peur qu’on lui mette Hollande sur le dos !! A bas ceux qui conchient le vote populaire et, histoire de récupérer leur maroquin, tirent dans le dos du candidat que nous avons choisi !!!
Vous avez un type intelligent, honnête, créatif, bien entouré, capable – et il est le seul – de faire face aux défis considérables du monde à venir (effondrement de l’emploi, perte de la sécurité alimentaire, explosion des tensions internationales, nécessité de changer de modèle culturel). VOTEZ HAMON !!!

En rase campagne
Le pire des régimes politiques après tous les autres ; c’est ce que disait Churchill de la démocratie. À une exception près, les candidats à l’élection présidentielle nous donnent depuis des mois un spectacle lamentable. Il y a les tricheurs : 1° prix François Fillon, qui siphonne l’argent public depuis des Image 4lustres, avec toutes les combines possibles, et dont le seul argument est que ce n’est pas interdit… alors que, notez-le bien, il demande de faire des efforts à ceux qui gagnent tout juste de quoi se loger et se nourrir, à ceux qui ne partent jamais en vacances. 2° prix Emmanuel Macron qui se fait payer un voyage à Las Vegas à plus de 300 000 €, toujours sur l’argent public, qui fait endosser les frais initiaux de sa campagne électorale par son ministère et financer sa campagne par l’Arabie Saoudite. 3° prix Fifille Le Pen qui non seulement a trempé dans le même type de combine (elle, c’est le fric envoyé par Poutine) mais qui en plus prétend prouver son innocence en décrétant qu’elle ne se rendra pas à la convocation du juge. 4° prix Jean-Luc Mélenchon, candidat du prolétariat exploité par les odieux capitalistes… mais qui ne sait plus ce que c’est qu’un loyer depuis belle lurette, vu que ses divers mandats lui ont permis de s’acheter trois appartements d’une valeur totale d’environ 300 000 €. Être éloquent et drôle, ça rapporte ; ne pas oublier son écharpe rouge et faire opportunément du « greenwashing ».
Un seul est propre : Benoît Hamon.
Mais le plus lamentable est ailleurs : c’est le spectacle affligeant que donnent les socialistes. Foin de la démocratie et du candidat désigné par la primaire. Comme ils ne sont pas sûrs de retrouver leur mandat « électif », les rats quittent le navire. Qu’ils inventent ce qu’ils veulent pour justifier leur trahison, c’est abject, c’est se foutre de la gueule du citoyen de base qui a fait l’effort de venir voter. Même sentiment d’écoeurement que lors de la ratification du prétendu « traité constitutionnel » européen. Le peuple avait dit « non » à ce qui n’était rien d’autre qu’un accord de libéralisation commerciale. Eh bien, il l’a eu dans le cul, le peuple ! C’est au même Sarkozy que l’on doit ce déni de la décision populaire, la réforme électorale qui précipite les parlementaires sur le candidat le mieux placé, et l’annihilation d’une éventuelle candidature de remplacement d’Alain Juppé qui est, lui aussi, quelqu’un d’honnête. Inutile de réclamer une sixième république ; elle est déjà là, petite sœur de la quatrième, avec toutes ses manœuvres, toutes ses combines.
Le quinquennat Hollande, on l’oublie un peu vite, c’est aussi la réalisation de l’Accord de Paris et la mise en place exemplaire de l’état d’urgence ; mais ces messieurs dames préfèrent tirer sur l’ambulance.
Il faut voter Benoît Hamon, d’abord parce qu’il est l’auteur de la loi sur l’économie sociale et solidaire, ensuite parce qu’il est le seul à voir plus loin que le bout de la lorgnette, et à concevoir de quoi mettre en œuvre les grandes transitions (énergétique, écologique, économique). Voilà pourquoi il est le seul candidat de l’avenir et, par conséquent, de la jeunesse.
Une écolo-gaulliste, tendance Pisani / Dumont (on n’est plus très nombreux mais c’est la qualité qui compte).

EDF irresponsable.
Silence pudique conservé sur l’état lamentable des générateurs de vapeur, refus obstiné d’étudier la filière thorium, « recyclage » des déchets c dans l’espace public… E.D.F. avait habitué les connaisseurs à Image 2un certain nombre de forfaitures. Mais avec l’opposition cauteleuse au projet des Sénans, E.D.F. dépasse les bornes. Une centaine de résidants à plein temps sur l’Île de Sein, 1500 à la belle saison et 420 000 litres de fioul / an pour alimenter en électricité cette « Z.N.I. » (zone non raccordée => au réseau électrique continental).
Seulement à Sein où l’on vit au ras des flots, on voit depuis quelque temps l’océan grignoter le littoral, les vagues charrier des galets sur le chemin du phare et les digues s’affaisser. Alors, candidement, un tiers des îliens se sont dit que ce serait une bonne chose de doter l’île d’énergies renouvelables puisque ni le vent, ni le soleil ni les marées n’y manquent. Et ils ont créé IDSE, Île de Sein Énergies. Problème : E.D.F. refuse de les laisser accéder au réseau de distribution en alléguant des prétextes fantaisistes : projet mal chiffré, fourniture d’électricité non garantie, et c… La vérité c’est que la grosse tour de l’avenue de Wagram ne veut pas laisser filer les grasses subventions afférentes à ces îles : 400 000 € / an pour cette seule petite île, prélevés sur le consommateur au titre de la « Contribution au Service Public de l’Électricité ». Alors effet de serre ou pas, on n’en a rien à battre ; la transition énergétique, on s’en tape et les Sénans peuvent aller se faire voir ailleurs.
C’est justement ce qu’ils ont fait autrefois, à 140, sur six bateaux, direction l’Angleterre où ils furent les premiers à serrer la main d’un certain général… pendant que les gros bras, imbus de leurs seuls intérêts, regardaient défiler avec contentement les Allemands au pas de l’oie sur les Champs Élysées. Tourner le dos à la transition énergétique en jouant la comédie de la vertu, ainsi que le fait E.D.F., c’est du même ordre d’abjection. En tout cas David a décidé d’attaquer Goliath ; puisse la résistance l’emporter une fois encore. Le site pour tout comprendre en détails et recevoir la lettre d’information.

Fumiers d’Amerlocks !

Le journaliste s’en étrangle presque : il ne sait pas comment rendre compte des dernières mesures du vilain petit canard au postiche. Trump ferme les frontières des États- Unis aux émigrés et aux marchandises étrangères ; il suspend les traités internationaux en cours de négociation et se retire des autres ; il ôte les subsides américains aux grandes institutions internationales ; il rétablit la torture ; il reprend l’exploitation des gisements pétroliers et la construction de l’oléoduc pharaonique. Pulvérisation de l’Accord de Paris… Et Pompon du pompon : il interdit à son agence de l’environnement de continuer à communiquer des informations sur le climat ; autrement dit cet enculé suspend la démocratie (si tant est qu’elle puisse exister dans un pays où il est licite de s ‘acheter la Présidence de l’état fédéral quand on en a les moyens… Moi d’abord et que les autres crèvent. Et pas une voix ne s’élève outre Atlantique pour dénoncer cette dérive ! Puisque c’est comme ça, c’est dit : on leur reprend la statue de la liberté !Image 5
Voilà des décennies que les Américains nous serinent que le libéralisme et la mondialisation, c’est le salut ; que les échanges commerciaux sont un facteur de pacification et de progrès ; que l’avenir de l’humanité est radieux grâce au capitalisme… Et dire qu’ils nous ont fait encaisser avec ça deux crises majeures et destructrices ! Dire qu’ils ont provoqué la première en 1929 parce qu’ils manquaient de capitaux à Wall street et qu’ils ont laissé la seconde (ou deuxième ?) guerre mondiale aller son train jusqu’à Pearl Harbour, tant la première avait été une bonne affaire…
Et nous, les autres, comme des bleus, on s’est laissé enfariner. Mais oncle Sam tombe le masque et Big Brother est derrière lui. Les règles ne valent que tant qu’elles rapportent ; dans le cas contraire, on les envoie allègrement par dessus bord et les promesses n’engagent que ceux qui les croient. Par ailleurs tout est licite – y compris espionner le monde entier, dès lors qu’on y trouve des avantages. Ces salauds brandissent, pour un oui pour un non, le droit des affaires mais ils pillent les brevets de tous les inventeurs étrangers !!!
Tout ça commence en Angleterre au XVI° siècle parce que la « gentry » trouve qu’elle ne gagne pas assez de fric ; elle va faire payer les paysans qui utilisent les champs de ses domaines pour faire paître leurs bêtes. Et ça s’exporte dans les colonies… Lafayette, nom de Dieu ! t’aurais pas pu rester tranquille ?! Et les benêts et les naïfs de par le monde finissent tous par leur emboîter le pas… Moyennant quoi, depuis des décennies, l’humanité est en train de se faire la peau de la planète qui la fait vivre. Tant que ça rapporte…
Qu’ils crèvent tous ! (sauf Woody Allen, Al Gore, Leonardo di Caprio, Joan Baez, Noam Chomsky, les écolos et autres humanistes)

Un hiver grippé
The Bond event ( Bond, Gerard Bond) continue à faire des siennes : douceurs et froideurs anormales se succèdent et vont même jusqu’ à cohabiter de part et d’autre des diagonales de l’hexagone. Les virus mutent ; grippe aviaire ou grippe humaine, ils sont cette année plus compétents et plus rapides.
Mais n’importe : rien de cela ne décourage le « réalisme » économico-politique. A l’Ouest le vilain petit canard au postiche, continue, selon l’invariable axiome de la politique américaine, à faire prévaloir l’intérêt national sur toute autre considération. Le Mexique s’y est laissé prendre, commeimage-1 nous autres. On veut bien de vos salariés payés au lance-pierre mais pas de vos immigrés. La frontière a laissé passer les marchandises pendant des lustres mais pas les hommes. Et puis tiens ! les marchandises, on n’en veut plus non plus… nos chômeurs paraissent prêts à travailler à la mexicaine.
A l’Est RasPoutine, devenu tsar, veut remettre la main sur ses greniers. Il s’achète toutes des démocraties occidentales, via les partis populistes, histoire de pouvoir continuer à grignoter commodément les ex « démocraties populaires » de façon à reconstituer l’Empire.
L’Accord de Paris paraît grippé intra muros aussi. Les écolos bon teint continuent à se crisper sur le nucléaire et quand Benoît Hamon préconise le revenu universel, on fait mine de le prendre pour Jean-Luc Mélenchon, lequel pratique un peu de « green washing », au cas où…
Faut-il donc que le ciel finisse par nous tomber sur la tête pour que nous comprenions enfin que nous devons changer de modèle ? Oui ! le travail va devenir une rareté, non seulement à cause du numérique mais aussi parce qu’il va falloir mettre un terme à toutes les activités destructrices des grands équilibres climatiques et agricoles.
La photo, là, c’est pas l’Alaska ; c’est la Somme…

McDo veut bouffer le monde entier…
pour chier la plus grande quantité de fric de l’histoire du capitalisme. Alors quand les têtes image-3pensantes du consortium ont réalisé qu’il n’y avait en Italie que 9 McDo par million d’habitants (contre 22 en France), ils ont lâché la meute. Jeunes loups aux dents longues… Certains se sont dit qu’à Florence, sur la Piazza del Duomo, ça serait super juteux : 3 millions de touristes à l’année. Las ! La municipalité ne l’entendait pas de cette oreille ; elle avait décidé de préserver le centre historique de la capitale toscane.
C’était porter gravement atteinte aux intérêts du clown qui rit jaune, lequel déposa illico un recours devant le tribunal local. Demande de dommages et intérêts, pour le manque à gagner, d’un montant de 19,8 millions de $. Voilà une façon rapide et commode de gagner de l’argent, et avec un investissement minimum.
La place est en principe protégée par l’Unesco et les autorités locales ont encore voix au chapitre. Si jamais l’Europe se laisse entuber par un accord TAFTA ou CETA, ce sera fini : il n’y aura plus qu’à cracher la monnaie ou à laisser proliférer les usines à fric et les élevages concentrationnaires… sans parler du méthane.

Automobilistes carbonés, vous nous pourrissez la vie !!!

On vous l’a pourtant assez patiemment fait comprendre, que vous participiez à la déstabilisation climatique… Rien à image-1foutre ! Et les particules fines + dioxydes d’azote et de soufre qui tuent prématurément 48 000 personnes par an dans ce pays, soit 10 fois plus que les accidents de la route et 3 fois plus que le tabac… « Je m’en branle » dit le crétin au volant de sa Frime Sport de merde. Et les flics, les numéros pairs et impairs, c’est pas non plus leur problème. Ils ont des revendications, les flics ; le respect des mesures réglementaires vient après. Coût des externalités induit par ces abrutis qui prennent le volant en ville pour des trajets de moins de 3 kilomètres : 101 milliards d’€. Sans parler des amateurs de moto – à trois roues maintenant – qui brûlent les feux, font un bruit d’enfer, et induisent 48% des émissions délétères… Apparemment, pour tous ces cons, ça serait déroger que de prendre le métro ou de monter dans un autobus, même gratos !
Avant il y avait le vent d’ouest, les pluies régulières… Tout ça a été remplacé par le couvercle quasiment inamovible de l’anticyclone d’Orléans. Et dire que ce sont les mêmes abrutis qui nous pourrissent la vie depuis des lustres… Du fric à tout prix et tout ce qu’on peut faire avec ; en prime un souverain mépris pour les ingénus qui en appellent à la responsabilité et au respect d’autrui, ceux qui « n’ont toujours pas compris » « les règles du jeu ». Pauvres taches, hyènes dépourvues de la moindre intelligence de l’ordre des choses, passez à l’électrique ou crevez tous !

De la ploutocratie en Amérique

Ça se passe au Québec. D’un côté des pétroliers et gaziers qui obtiennent des concessions somptuaires, renouvelées automatiquement, sur des territoires considérables et pour des sommes dérisoires. Apparemment ça ne leur suffit pas puisqu’une nouvelle loi est dans les tuyaux qui devrait encore leur faciliter les choses.image-3
De l’autre le bon peuple, opposé pour les deux tiers à l’extension de ces concessions, et qui attend depuis plusieurs années – en vain – que le gouvernement consente à protéger les espaces naturels menacés par la noirceur de ces orpailleurs.
Evidemment ça fait rentrer de l’argent dans les caisses et comme ledit bon peuple n’aime pas payer trop d’impôts…
Accessoirement il y a une quatrième marionnette dite AdP (Accord de Paris), qui considère que – concessions et actionnaires ou pas – il faut mettre un frein sur les émissions de GES et, par conséquent, sur l’extraction et la combustion du pétrole et du méthane.
Mais au bout du compte, mutatis mutandis, c’est un peu la même chose qu’en Amazonie : t’as beau avoir raison et le bon droit pour toi, si t’as pas de fric ni de pouvoir, tu fermes ta gueule.
Et la forêt disparaît, arpent après arpent, et l’avenir avec elle.

NON !!!
On n’en veut pas, de votre traité transatlantique ! En quelle langue faut-il vous le dire, nom de Dieu !!! Messieurs de la commission européenne, il paraît que vous avez poussé l’abjection jusqu’à menacer la Wallonie de lui retirer ses subventions. C’est abject, entendez-vous ? Abject !
Et, par pitié, arrêtez de nous prendre pour des cons, en nous amusant de temps en temps avec le hochet de la démocratie, pour mieux nous l’enfoncer dès que nous avons le dos tourné. ça suffit, vos conciliabules d’êtres supérieurs, seuls en mesure de comprendre les rouages secrets de l’économie et l’intérêt supérieur des peuples que vous gouvernez. Foutez le camp, bande de fumiers ! On vous a assez vus et votre système à la con, il est en train de détruire le monde et l’avenir de nos enfants. Démission, Junker and C°, démission !!!

Le CETA et Monsanto vont en bateau

A La Haye le tribunal Monsanto a statué les 15 et 16 octobre 2016 sur les crimes et délits de la firme californienne. De tout ce qu’on peut lui imputer – empoisonnement des paysans et de leurs bêtes, faillite imposée par le prix astronomique des semences, assertions mensongères sur les performances desdites semences et l’innocuité des intrants – les membres duimage-8 tribunal et ceux qui assistaient à l’audience garderont d’abord le souvenir de Théo dont la mère a porté témoignage, photos à l’appui : « « Il a dû avoir une trachéotomie à la naissance, cinquante anesthésies générales, il a passé les six premiers mois de sa vie en réanimation Pendant sept ans, nous avons dû nous réveiller toutes les quarante-cinq minutes pour faire des aspirations, afin qu’il ne s’étouffe pas » En cause : le glyphosate réputé « biodégradable » dont on découvre un peu tard qu’il induit chez l’embryon des malformations du larynx et de l’oesophage (atrésie).
Activisme inoffensif d’écolos enragés ? Rien de tel. Ce sont de véritables magistrats qui ont statué et même si l’avis qu’ils rendront le 10 décembre est purement consultatif, les autres instances judicaires et politiques devront en tenir compte.
Si toutefois l’exécutif belge s’avisait de contourner la décision prise par le parlement wallon de refuser en l’état la ratification du traité de libre échange de l’U.E. et du Canada – comme l’exécutif français le fit en 2005 en imposant, par une chambre à sa botte, un prétendu « traité constitutionnel » auxquels les Français avaient dit « non » par référendum – alors d’une part tous les petits Théo d’Europe n’auraient plus que leurs yeux pour pleurer, d’autre part les adultes tutélaires entendraient que la prétendue démocratie est une vaste fumisterie et qu’au bout du compte, tout est arrangé pour que les intérêts des grands groupes privés l’emportent sur toute autre considération. Dans le cas de suites pénales données par une juridiction internationale, comme Monsanto aura juridiquement cessé d’exister – grâce aux bons soins de Bayer – les plaignants, seront probablement privés de recours.

Rien à faire pour que l’astrocyte atteigne le troisième neurone
stronzo-automobilista
Maintenant qu’on ne parle plus du « réchauffement climatique » et de la COP21, il suffit de faire comme si on n’avait rien entendu. Aller, mine de rien, faire un petit tour au salon de l’auto… en espérant que ces sales cons d’écolos font pas le piquet à l’entrée… Coup de bol : personne. En plus maintenant les bagnoles, elles sont propres, pas vrai ? Et puis les crédits… ça serait vraiment dommage de ne pas en profiter, d’autant que si ça se trouve la vieille bagnole va bientôt être interdite ; déjà qu’on n’a plus le droit d’entrer dans Paris avec…
Données du Commissariat général au Développement durable pour septembre 2016 :
Total des immatriculations : voitures à essence : + 0,5 point ; à moteur diesel : + 0,1 point ; à motorisation alternative : – 0,6 point. Emissions kilométriques mensuelles de CO2 : + 0,3 point.
Elle est pas belle, la vie ? Peut-être ; mais elle ne durera plus longtemps.

De quelques aspects généralement méconnus du pragmatisme anglo-saxon

Growing Underground, Croissance souterraine, c’est le nom d’une entreprise londonienne de pointe qui a racheté les abris antiaériens de la seconde guerre mondiale et investi dans l’édification d’une ferme souterraine. Croissance des plantes aux LED (light-emitting diodes ; diodes électro-luminescentes), en continu (8°C de température constante assurée en hiver), en hydroponie (hors sol avec solution nutritive) et circuit fermé de l’eau. Double bénéfice : pas deimage-7 pesticides et pas de transports. Autrement dit, toutes les vertus écologiques désirables…
Il ne faut pas se fier aux apparences ; dès que les aléas climatiques auront ravagé toutes les campagnes aux alentours de la capitale, les ingénieux entrepreneurs comptent bien rentrer dans leurs frais et même gagner des fortunes. A un détail près, pourtant : Londres est passé en zone inondable du fait de la déstabilisation climatique et les souterrains seront évidemment les premières zones submergées.
C’est le propre de la rationalité technique et financière : elle circonscrit étroitement son champ d’application à l’effet recherché et ne veut rien voir d’autre.
Dans les années 20 Winston Churchill trouvait que la City manquait de liquidités ; il a indexé la livre sur l’or ; les capitaux ont massivement reflué depuis Wall Street. Du coup les Américains ont disposé qu’on pourrait désormais valider une transaction boursière avec seulement 10 % de la somme requise ; les spéculateurs y sont allés bon train… et on a abouti à la crise de 1929.
Dans le même temps, comme les Anglais ne veulent pas « d’homme fort » sur le continent, ils jettent habilement de l’huile sur le feu… des Réparations, faisant irrésistiblement monter la tension entre les deux rives du Rhin. C’est bientôt Dunkerque et le repli britannique ; Washington n ‘a pas de raison d’intervenir : la première guerre mondiale a été une excellente affaire qui a propulsé les States au premier rang de l’économie mondiale, notamment du fait du commerce des armes… à l’ensemble des belligérants.
Tout ça a commencé 3 siècles plus tôt avec les enclosures. La gentry anglaise trouve qu’elle perd bêtement des revenus en autorisant les petits paysans à pratiquer la vaine pâture sur ses terres ; elles les enferme pour les vouer aux cultures de rentes. Les paysans affamés s’entassent dans des bidonvilles, main d’œuvre disponible à bas prix pour l’industrie qui commence à naître.
Brexite ? Le beurre et l’argent du beurre ? Ce temps-là s’achève ; c’est désormais la fraternité ou la mort.

Mortelles ulves… et producteurs meurtriers

Quand ces algues vertes se décomposent, elles émettent de l’hydrogène sulfuré (H2S), gaz qui inhibe la dernière phase de la respiration au niveau cellulaire. De là son effet généralement foudroyant sur les organismes, terrestres ou aquatiques, qui l’ayant absorbé en respirant, sont brutalement privés d’énergie.image-1
La dernière victime est un jogger de la région de Saint-Brieuc, parti courir sur la côte.
Plainte de l’association « Halte aux marées vertes » contre le préfet du lieu qui n’aurait pas fait procéder au nettoyage nécessaire.
Cette plainte n’est pas recevable et ceci pour deux motifs :
1° La zone où a eu lieu le décès, l’estuaire du Gouessant, est aussi celle où l’on avait retrouvé une cinquantaine de sangliers morts, eux aussi d’hypoxie, en 2011. Or les ulves dont la décomposition produit ce gaz sont invisibles dans l’estuaire parce que recouvertes d’alluvions. On ne peut donc pas imputer une négligence aux pouvoirs publics.
2° L’origine de ces asphyxies à répétition est connue : c’est le rejet du lisier de porc par les fermes industrielles des environs, soit directement, soit indirectement, après l’épandage comme engrais. Ces pratiques sont tellement systématiques que c’est l’ensemble du réseau hydrographique, nappes phréatiques incluses, qui est pollué, avec des taux de nitrates 3 fois supérieurs aux normes. La proximité d’un cours d’eau constitue évidemment un égout idéal.
Cet élevage concentrationnaire est en plus hautement producteur de méthane. C’est lui qu’il faut commencer par réformer si l’on veut un jour retrouver de paisibles promenades sur les côtes bretonnes.

Plus les c. conduisent, plus ça les rend c.

Plusieurs chercheurs viennent d’établir une corrélation entre la présence anormale dans le cerveau de nano- particules de magnétite typiques de la combustion automobile et la maladie d’Alzheimer ; image-4elles sont présentes en particulier dans les fameuses plaques béta-amyloïdes mais pourraient également être impliquées dans d’autres maladies neuro-dégénératives.
Le problème c’est que les malades du volant – qui pourraient fort bien se passer en ville de leur joujou à roulettes – pourrissent aussi la vie des autres.
Par ailleurs la Banque Mondiale a établi que la pollution automobile tue une personne sur dix dans le monde et engendre chaque année 225 milliards de $ de manque à gagner (chiffres 2013) + le coût des différentes pathologies avérées induites par la pollution automobile, sans préjuger de ce qu’on s’apprête à découvrir. Au total 5 110 milliards de $. L’économie de l’automobile, c’est comme la stratégie commerciale de Volskwagen : sur le papier, c’est impeccable ; dans les faits, c’est de la m. Il faudra choisir : transports en commun ou voiture électrique.
Enfin voilà pourquoi la piétonisation de la rive droite de la Seine à Paris est une mesure de salubrité publique. Ici la pétition des pneumologues de la capitale.

Croisière arctique

Tu ne devineras jamais ce que j’ai fait cet été, dear ! (…) La croisière du passage du Nord Ouest ! (…) Mais non, voyons ; au pôle Nord. (…) Mais si , mais si ! La banquise a fondu et ça passe ; et puis, in case, il yimage-6 avait un brise-glace devant nous (…) Et on pouvait même louer un hélicoptère pour survoler le coin ! J’ai vu un ours ! (…) Un peu cher, évidemment ; surtout l’assurance, en fait (…) 50 000 dollars (…) Le Crystal Serenity, croisière de luxe ! (…) On avait pris une suite à 120 000 dollars ; mais tu sais, ça a duré un mois. (…) Allons, il ne faut pas le prendre comme ça ! (…) Evidemment à New York on a pris l’avion pour rentrer à Sacramento…
Un mot du manager, pour finir : « C’est une entreprise formidable que de s’engager dans un voyage si historique, mais également un honneur d’être en mesure d’offrir aux voyageurs les plus perspicaces au monde l’opportunité de découvrir une région où si peu d’autres sont allés ou iront »
Traduction : « voyageurs les plus perspicaces » = « voyageurs les plus friqués »
Proposition : si ces « perspicaces », veulent découvrir « une région où si peu d’autres sont allés », pourquoi ne pas leur construire un toboggan à l’aplomb du cratère de l’Etna ? Empedocles cruise = sensations garanties, émissions de GES limitées, abrutis en moins.

Je me souviens

Au Canada – anglophone – on en tient pour le « fracking », autrement dit pour la fracturation hydraulique, autrement dit encore pour le pétrole à tout prix, pour le pétrole sale, qui fragilise la lithosphère superficielle, pollue les nappes phréatiques et aggrave l’effet de serre.
En plus de cela, la province de l’Alberta, complètement à l’Ouest – cas de le dire – prétend installer un oléoduc transcanadien vers l’Est, de façon à pouvoir vendre son pétrole bitumineux en Europe de façon Image 1rentable, en commençant par le transporter à moindre coût.
Tout ça, la majorité des Québecquois ne veut pas en entendre parler. Dans la Belle Province où l’État canadien, pas plus qu’ailleurs, n’a été capable d’installer un réseau ferré digne de ce nom, il faudrait laisser passer un oléoduc de 700 kilomètres, en expropriant à mesure, au nom de l’axiome de la supériorité des intérêts économiques. Mais les intérêts de qui ? Prévalant sur quoi et sur qui ? Et que pèsent désormais ces prétendus « intérêts économiques » face à la déstabilisation climatique globale ? Et puis, tant qu’à continuer de répéter compulsivement le mantra du « réalisme économique », les entrepreneurs albertiens feraient mieux de « réaliser » à temps que, d’une part, le prix du pétrole continuera à s’effondrer à mesure de l’engagement des sages nations dans la transition énergétique, et que, d’autre part, comme la déstabilisation susmentionnée a déjà fait largement fondre la banquise arctique, il sera inévitablement plus rentable d’emprunter en bateau le passage du Nord-Est.
Les barons anglais qui ne se trouvaient pas suffisamment riches et qui inventèrent au XII° siècle le système des enclosures – en condamnant à la pauvreté, à l’expropriation et à l’exil les paysans qui vivaient de la vaine pâture – ainsi que ceux qui, 250 ans plus tard, profitèrent de cette mesure pour s’enrichir encore avec la laine des moutons, en ruinant les derniers petits paysans, sont les inventeurs de cet « economic realism » qui a fait tant de dégâts . Mais les Droits de l’Homme se dirent d’abord en français. Vive le Québec libre !

Grand ballet de l’abjecte vermine

Première stupéfaction : découvrir que se tiendra bientôt à Paris, le jeudi 15 septembre 2016, le Salon des Professionnels de l’Amiante ; seconde stupéfaction : c’est déjà le deuxième… Il faut le dire à Image 2Michel. Consternation : Michel Langinieux, l’infatigable batailleur contre l’amiante, est mort au mois d’avril de cette année. Consternation antérieure : Marie-Odile Bertella-Geffroy, la juge qui suivait avec courage ce dossier depuis la campagne sur le site universitaire de Jussieu, avait été dessaisie en 2013, sous l’effet d’une mutation forcée… ce qui avait permis d’annuler la mise en examen de Martine Aubry. Alors je me dis que dans son combat désormais solitaire, mais qu’il a encore mené pendant presque deux ans, c’est ce premier salon qui l’a achevé, Michel. Que ces fumiers commencent par se faire du blé avec leur poison en exposant la vie des ouvriers et des usagers, et puis, quand le scandale éclate enfin, qu’ils décident aussitôt de continuer à se remplir les poches en « désamiantant », sans qu’à aucun moment l’institution judiciaire soit véritablement capable de rendre justice, ça a dû l’achever.
En plus Marguerite Aroles qui nous apprend tout ça, met la clef sous la porte de son blog.
Bien sûr ces « professionnels », comme on peut s’y attendre, vont désormais donner des garanties. Mais pour les familles de tous ceux qui sont morts par leur faute – de l’épithéliome ou du cancer du poumon – quand y aura-t-il réparation ? Jamais ? Et qu’ils ne prétendent pas qu’on ignorait les dangers de l’amiante ! On le savait depuis des lustres, que l’amiante tue… Sans parler des morts à venir.
« Adolf, tu peux rentrer au bunker. Tout est pardonné. Eva », c’est ça, le plan ? Se refaire une virginité parce que, malgré tout, même en investissant dans des combinaisons – Vous savez, avec ces écolos… – ça reste une affaire très juteuse. Et puis plus rien à craindre du côté de la magistrature : Vous savez pas ce qu’elle a déclaré, la juge ? « Je suis entrée dans la magistrature car je croyais en la Justice. Je vais en sortir, je n’y crois plus ».
Crevez tous, bande de salopards !!!

L’ère de l’impunité
Une nation cornaquée par des rufians, des filous et des tricheurs, qui prétend donner des leçons au monde entier… Nous traduisons et transcrivons ici le coup de gueule que Jeffrey D. Sachs, directeur de l’Institut de la Terre à l’Université Columbia, fit paraître dans le Boston Globe du 13 mai 2016.
L’affaire des Panama papers a ouvert une nouvelle perspective sur le système global de la corruption Image 1financière, en révélant comment les leaders politiques ou les hommes d’affaires utilisent de pseudos entreprises localisées dans des paradis fiscaux – comme les Îles Vierge britanniques et des nombreux états des USA – afin d’échapper aux impôts et de dissimuler divers délits et faits de corruption.
Néanmoins, outre le secret, le système de la corruption dépend d’un autre facteur, qui est peut-être même plus important : l’impunité. L’impunité, ça signifie que le riche et le puissant échappent à la punition, même quand leurs malversations sont de notoriété publique.
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L’impunité est pandémique en Amérique. Les riches et les puissants prennent le large avec le fric de leur casse en plein jour. Quand un politicien comme Bernie Sanders dénonce la corruption, le New York Times et le Wall Street Journal en rajoutent dans la moquerie en le traitant de rêveur et d’idiot. Le Journal s’est récemment élevé contre la sentence de corruption frappant l’ancien gouverneur de Virginie, Bob McDonnell, coupable de monnayer les faveurs officielles contre des pots-de-vin, au prétexte que tout le monde en fait autant. Et l’un des journalistes célébra le Panama qui permettait de mettre ses revenus à l’abri des gouvernements prédateurs assoiffés de rentrées fiscales. Non, ça n’est pas une blague.

Nos grandes institutions, celles qui devraient être les plus en alerte, sont souvent les plus laxistes. Considérons mon « alma mater », l’Université de Harvard, ayant récemment passé contrat de mariage avec John Paulson, le gestionnaire de fonds de pension. Paulson a été le complice de Goldman Sachs dans une des plus flamboyantes arnaques de la dernière bulle financière.

Paulson et Goldman ont agencé un portefeuille de titres toxiques destiné à être vendu à des investisseurs non avertis de façon que Paulson puisse spéculer contre ledit portefeille. A partir de quoi Goldman et Paulson ont pu rapidement transformer le milliard de dollars de perte de leurs pigeons en un milliard de dollars de gain pour eux-mêmes, grâce au poste « frais » de Goldman. La Commission de Sécurisation des Échanges (SEC) a pu condamner Goldman à une amende mais ne poursuivit pas Paulson. Ainsi que le déclara l’un des enquêteurs de la SEC, celle-ci « est une agence qui statue sur les fenêtres fracturées du rez-de-chaussée mais monte rarement dans les étages ». Cependant l’année passée l’université de Harvard fut ravie de recevoir 400 millions de dollars tirés des biens mal acquis de Paulson, ne demandant pas de comptes au donateur, donna son nom à son école d’ingénieurs et le célébra comme « l’incarnation du leader visionnaire »
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Impunité. Paulson demeure une des figures les plus célébrées de Wall-Street. Il a de nombreuses âmes sœurs, comme Lloyd Blankfein, diecteur général de Goldman, qui se décrit lui-même comme un simple banquier « faisant le travail de Dieu ». On peut aussi évoquer le cas de Jamie Dimon, directeur général de JP Morgan, dont la banque a dû débourser plus de 30 milliards de dollars de frais, et qui, pour 2015, est resté directeur général avec un salaire annuel de 27 millions de dollars. L’industrie des fonds de pension elle-même est un cas d’école d’impunité. A quelques exceptions près, ces fonds sont domiciliés dans des paradis fiscaux derrière des sociétés écrans, bénéficient d’allègements fiscaux révoltants, négociés par des acolytes au Congrès, (tels que Chuck Schumer, de facto sénateur de Wall Street), engendrent des plus-values d’un milliard de dollars, sans compter les bulletins de paye, alors que les investisseurs touchent des rendements inférieurs au marché at que les partes s’accumulent d’une année sur l’autre.

Le recours au mensonge dans l’industrie financière, semble désormais passé dans les mœurs, comme part de laImage 1 culture de la corporation, et rendu possible par l’impunité générale. Une subtile étude scientifique, publiée en décembre 2014, en mit à jour la racine. Les employés d’une grande banque internationale ont été divisés en un groupe témoin et un groupe actif. Il a été demandé à l’ensemble des sujets de l’expérience de lancer dix fois une pièce en l’air et de consigner avec exactitude le nombre de fois où elle tombait sur face, sachant que dans ce cas, elle engendrait un gain supérieur. Il a été discrètement rappelé aux sujets du groupe actif qu’ils étaient des banquiers, précision qui n’a pas été donnée au groupe témoin. Ce simple rappel de la qualité de banquiers professionnels a été suffisant, dans le groupe actif, pour porter les employés à mentir en majorant le nombre de fois où la pièce était tombée sur face.

L’impunité n’est évidemment pas limitée au secteur bancaire. Prenons l’emblème de l’impunité dans le secteur Image 2des grands laboratoires pharmaceutiques, à savoir Gilead Sciences. Ce laboratoire a cyniquement racheté les brevets relatifs à une cure salvatrice de l’hépatite C puis a commencé à saigner les patients et les contribuables en vendant ce médicament au prix de 1000 dollars la pilule alors que ça production industrielle revient à 1 dollar. Des centaines de millions d’Américains sont incapables de se payer ce traitement et beaucoup en meurent, tandis que chaque année Gilead enfourne des bénéfices incomparablement plus élevés que ce que lui ont coûté les brevets. Enfin Gilead complète cette abjection en exportant ses bénéfices dans un paradis fiscal.

Intéressons-nous maintenant à Theranos, une autre entreprise du secteur de la santé dirigée par Elizabeth Holmes, idolâtrée par Wall Street jusqu’à une date récente. Il semblerait que Mme Holmes ait menti à propos des tests sanguins réputés de haute technologie de Theranos, imputant les tests défectueux aux difficultés du démarrage. Néanmoins quand il fut confronté à ce sérieux problème, David Boies, légiste et membre de l’équipe de direction de Theranos, fit savoir que l’équipe avait « une confiance complète en Elizabeth Holmes comme fondatrice de l’entreprise, comme scientifique et comme administratrice ». Il semble que ni Boies ni l’équipe en question n’aient jugé utile de procéder à une enquête rapide, impartiale et complète susceptible de déterminer le bien-fondé des allégations relatives aux pratiques de l’entreprise.

L’impunité n’est pas un défaut incident ou accidentel de la société américaine. C’est un système que nous ont refilé les riches et les puissants, et qui continue à déployer ses tours de passe passe. C’est lui qui a permis à Hilary Clinton de parvenir à la place de candidate à l’élection présidentielle sans avoir à rendre publics les discours très bien rémunérés qu’elle tint aux banquiers de Wall Street. Il y a d’ailleurs longtemps que les Clintons ont porté à son apogée l’art de l’impunité, devenant riches et puissants en brouillant les lignes entre les levées de fonds de leur campagne électorale, leur programme de politique publique, les travaux de la Fondation Clinton, les discours payés à prix d’or et les faveurs passées sous silence des gouvernements étrangers.

Cette semaine le premier ministre britannique David Cameron a accueilli à Londres, dans le sillage des Image 1Panama papers, un sommet anti-corruption. Il exposait le problème avec une grande pénétration quand, du fait d’un micro resté ouvert, il fut surpris en train de confier à la reine que les leaders de deux des pays les plus corrompus, le Nigeria et l’Afghanistan, seraient présents au sommet. Le nouveau président du Nigeria, Muhammadu Buhari, luttant lui-même contre la corruption, approuva les propositions de Cameron et appela le Royaume Uni à restituer au Nigeria l’argent volé par les leaders précédents et déposé en Grande Bretagne ou dans d’autres pays de l’Union Européenne. Il aurait pu également mentionner le rôle historique joué, depuis plus d’un demi siècle, par la Royal Dutch Shell dans la corruption du secteur pétrolier nigérian.

M. Buhari a en fait, élargi la perspective. Il y a certes partout de la corruption de haut vol – de l’Afghanistan et du Nigeria à la Malaisie, au Brésil, à l’Afrique du Sud, la FIFA et beaucoup d’autres institutions – mais les canaux par lesquels passe cette corruption et les paradis fiscaux où elle aboutit sont majoritairement détenus et manipulés par les « grands frères » que sont les Etats-Unis et le Royaume uni ; et ils dépendent absolument de l’impunité massive qui prévaut aux plus hauts rangs du pouvoir et de la finance aux Etats-Unis.

Pas très bios à voir…
Image 2A parcourir cette galerie de portraits de sénateurs, on a assez vite le sentiment de quelque chose de nauséabond. Les faux sourires, c’est une chose ; mais le pire, ce sont les noms. Entre ceux qui sont là du fait du népotisme qui vérole la République et ceux qui y ont atterri mollement par l’effet d’un parachute doré, on se prend une nouvelle fois à regretter que le « OUI » ne l’ait pas emporté au referendum de 1969…
Apprenez de plus, gentils électeurs, que vous avez devant les yeux ceux qui ont voté contre la proposition de loi d’assainissement de la restauration collective. C’était pourtant très raisonnable : 20% de produits issus de l’agriculture biologique à l’horizon 2020. Alors que ces messieurs dames prétendent œuvrer en vue du bien commun, ils ont pris le plus discrètement du monde, en emportant la majorité à la Haute Chambre, une décision par laquelle vos fils et vos filles, ainsi que les ouvriers agricoles qui répandent les pesticides dans les champs, vont pouvoir continuer à s’empoisonner lentement.
Si vous voulez savoir si votre sénatrice ou votre sénateur faisait partie du lot, voici à ce sujet l‘excellente page d’Agir pour l’Environnement. Maintenant pour l’empêcher de nuire à la prochaine mandature, c’est une autre histoire puisqu’il faut commencer par torpiller les grands électeurs qui l’ont propulsé(e) au Palais du Luxembourg… Façon de parler, d’ailleurs : l’hémicycle est habituellement vide et sur les 5 ou 6 qui y siègent, il n’y en a généralement qu’un qui travaille. Voilà pourquoi le Général de Gaulle avait raison de vouloir supprimer cette institution coûteuse et inutile, qui entrave le gouvernement et asphyxie la démocratie.

Une touchante naïveté
Le 19 mai 2016 a été publiée dans Libération une pétition demandant que soit établi, par voie réglementaire, que le salaire des patrons ne puisse être supérieur à 100 fois le s.m.i.c., soit environ 146 000 € par mois. Comme on le sait depuis Descartes, le bon sens est la chose la mieux partagée du monde ; une quarantaine de personnalités – et non des moindres – ont donc apposé leur signature au bas de cette demande.
Sauf que… sauf que, ainsi que Joseph Stieglitz l’a fort bien expliqué dans « Le prix de l’inégalité », ce que touchent les Image 5patrons à la fin du mois n’est pas exactement un salaire : c’est une prime destinée à les dissuader de passer à la concurrence ; autrement dit, pour s’exprimer crûment, c’est une rançon. Il ne faut donc pas s’étonner, ainsi que l’a fait Manuel Valls, de ce que le patronat n’ait pas « respecté ses engagements »… A tirer les conséquences de cet état de fait, il faut en conclure que le patronat est, par nature, immoral.
Dans cette édifiante pétition on trouve encore cet autre sujet d’étonnement et de consternation : « En 2015, la rémunération totale des patrons du CAC 40 a augmenté entre 5 % et 11 % selon les évaluations. » sous entendu : alors que la même année, celle des salariés n’a cessé de diminuer.
C’est méconnaître encore une fois la nature des choses : les patrons sont rémunérés par les actionnaires, propriétaires des entreprises, pour augmenter leurs dividendes et la façon la plus évidente d’y parvenir, c’est d’obtenir les mêmes bénéfices et réduisant la masse salariale. Dans l’idéal des détenteurs de portefeuilles, l’informatisation et la robotisation pourraient aboutir à la suppression de la plupart des salariés. Par où l’on comprend que quand les chantres du libéralisme font l’éloge de la concurrence supposée se développer au bénéfice des peuples, ils ne savent pas vraiment de quoi ils parlent. La seule concurrence effective, c’est celle des patrons et leur pactole se constitue aux dépends des salariés et des consommateurs.
Quant à l’argument selon lequel la France serait pionnière en la matière, ce qui lui vaudrait un bonus en matière d’implantation d’entreprises étrangères, c’est une illusion de plus. Qui donc décide de ces implantations et qui convainc les actionnaires de s’y risquer, sinon les patrons ?
C’est tout le système qui est pourri jusqu’à l’os. La France dispose d’un arsenal de lois relatives à l’économie sociale et solidaire ; qu’elle s’en serve !

Sous la férule de Ninicolas Sarcoschiste, le grand vizir qui veut devenir calife à la place du calife, les sénateurs qui veulent conserver leur fauteuil (mais viennent y prendre place le moins souvent possible…) ont étrillé la loi sur la biodiversité et reporté l’interdiction des insecticides néocortinoïdes tueurs d’abeilles.

A partir d’un article de Martine Valo paru dans Le Monde, le 10 mai 2016
Jusqu’à présent, la future loi-cadre en faveur de la biodiversité, déposée par le gouvernement en mars 2014, avançait laborieusement mais plutôt favorablement. Son premier passage devant le Sénat, en janvier 2016, semblait même avoir bénéficié de l’effet COP21. Mais voilà que le projet de texte pour la « reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » se confronte à un rude retour à la réalité à l’occasion de sa deuxième lecture par la haute assemblée.
=> Pourquoi, pourquoi ces abrutis ont-ils dit NON au referendum du Général de Gaulle en 1969 portant proposition de loi sur la Participation en entreprise (1/3 des bénéfices aux propriétaires, 1/3 aux salariés, 1/3 pour l’investissement) et sur la suppression du Sénat ?Image 3
La commission de l’aménagement du territoire et du développement durable ne s’est pas livrée à un simple toilettage, mais à un sérieux lessivage avant l’examen du texte législatif en assemblée plénière programmée du 10 au 12 mai.
=> Se sont signalés, à un titre ou un autre, venant d’une formation politique ou d’une autre (hors les écolos qui ont vaillamment tenté de défendre la proposition de loi des députés) comme opposés au texte de l’Assemblée nationale : Jérôme Bignon, Chantal Jouanno, Alain Bertrand, Loïc Hervé, François Patriat, Charles Revet et probablement quelques autres encore.
Les associations de défense de l’environnement se réjouissent dans l’ensemble du maintien du chapitre sur le préjudice écologique, sur lequel les sénateurs ont eux-mêmes apporté leur expertise juridique. Mais pour le reste, c’est une longue liste de renoncements qui s’annonce.
La décision d’interdire les pesticides de la famille des néonicotinoïdes est abandonnée ; comme celle d’instituer une taxe sur l’huile de palme. Le droit d’entamer une procédure en justice dans le but de défendre la nature est limité à certains acteurs ; passe aussi à la trappe la volonté d’inscrire le principe de non-régression de l’environnement dans la loi ; idem pour la possibilité de classer certaines zones en « espaces de continuités écologiques » dans les plans d’urbanisme.
=> Lobby des chasseurs, des agriculteurs industriels, des actionnaires de grands distributeurs… tous ceux qui approuveraient que l’on taille l’enfant en pièces pour le partager… C’est Salomon le juste qui nous manque.
« Droitisation en prévision de la primaire »
« Ils ont même supprimé l’interdiction des poteaux creux qui constituent des pièges mortels pour les chouettes » soupire le sénateur écologiste de Loire-Atlantique, Ronan Dantec.
=> Pour dire les choses crûment, pauvre Ronan, ils ne pensent qu’à leur cul. Et avec une telle bêtise à courte vue qu’ils continuent à ravager le monde où leurs enfants et petits-enfants sont censés survivre.
Il ne s’agit plus d’une loi de reconquête, mais de simples mesures d’accompagnement de la perte de la biodiversité que connaît le pays, en se contentant de limiter les dégâts. Les élus de droite se sont ressaisis », résume-t-il pour expliquer ces ambitions revues à la baisse.
=> Comme des encordés de l’Anapurna trouvant que les choses iraient mieux en faisant sauter quelques pitons…
« Les lobbys, notamment ceux très puissants de l’agroalimentaire, sont remontés au créneau », renchérit son homologue du Morbihan, Joël Labbé. On assiste surtout à une forme de droitisation en prévision de la primaire qui suscite le durcissement des positions vis-à-vis de l’environnement. »
=> Partout la pourriture…
Le président du parti Les Républicains a lui-même donné le ton. Ces dernières semaines, Nicolas Sarkozy a multiplié en public les déclarations très offensives vis-à-vis des principes fondant l’écologie.
=> Retour de l’arracheur de dents, de l’acteur du show politique. C’est comme au cinéma, dans certaines surproductions hollywoodiennes : on se demande toujours où ça va s’arrêter.
Au chapitre de l’énergie, il a ainsi pris position pour le nucléaire – auquel il n’existe « aucune alternative crédible » selon lui –, s’est déclaré pour le développement d’une nouvelle génération de centrales, tout en refusant la fermeture de l’installation vieillissante de Fessenheim (Haut-Rhin), (…)
=> Ici, par hasard, il n’a pas tout à fait tort. Sauf que, comme tous les plaideurs professionnels, il fait des effets de manche sans connaître son dossier sur le fond. Il faudrait développer les petits réacteurs au thorium, autonettoyants et relativement faciles à construire et à entretenir. L’un des problèmes du parc nucléaire actuel, outre ceux des déchets et de la corrosion des structures en inconel 600 (licence Westinghouse), c’est que dans le contexte de la déstabilisation climatique, rien ne garantit la pérennité de l’alimentation en eau dont l’effet d’échange de chaleur et de refroidissement est absolument indispensable aux réacteurs actuels… sauf à prendre le risque d’une « excursion de puissance ».
(…) favorable encore à la recherche de gaz de schiste, à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes…


Quant à la transition vers une agriculture moins destructrice pour l’environnement, l’ancien président de la République s’est chargé de traiter l’affaire à coup de boulets rouges, la qualifiant de passe-temps pour « bobos », « faux nez d’une véritable obsession pour la destruction de notre puissance agricole »
=> Ah Raymond, qu’est-ce que tu te trimbales !!! COP 21, déstabilisation climatique, jamais entendu parler ? C’est fini, Raymond, le climatoscepticisme. Va faire joujou avec Carla et le petit dernier et arrête de pourrir la vie politique. « Puissance agricole » ? Cette année, à cause du gel, 60% des grains de raisin de Bourgogne et du Val de Loire ont été détruits…
La suite au prochain numéro…

Enfin ! C’est pas trop tôt ! Mais, du coup, c’est probablement trop tard…
Encore un peu de patience et nos zélés climatologues finiront par comprendre que nous sommes entrés dans un événement de Bond…
Ceci dit, pour être honnête, j’avais bien repéré une fluctuation du pôle climatique de l’hémisphère nord mais je n’aurais pas pensé à envisager un déplacement des pôles ni à l’attribuer à l’inertie de l’eau supplémentaire résultant de la fonte de la banquise et des glaciers groenlandais.
Cette découverte est le fait de Surendra Adhikari, directeur d’étude au Jet Propulsion Laboratory de la NASA qui a Image 2également établi un phénomène équivalent en Antarctique. Là aussi les mêmes climatoscepticoclimatologues ont affirmé pendant des années que les fontes de l’Arctique étaient compensées par une extension des glaciers antarctiques… alors qu’on enregistrait déjà de nombreux signes d’une évolution contraire (diminution de la banquise côtière dans la presqu’île de Weddell, extension des lacs sous-glaciaires, vêlage accru d’icebergs).
Il en résulte un déplacement de l’axe des pôles du fait d’une modification générale de la répartition des masses, qu’il s’agisse de l’augmentation de la masse d’eau marine résultant des fontes, ou de la diminution de la masse de l’eau stockée dans le sol, par l’effet concomitant de l’accroissement de l’évaporation et de la raréfaction des précipitations au cœur des grandes masses continentales.
Et ça, c’est vraiment du nouveau et du lourd. Ça signifie que, maîtrise des émissions des GES ou pas, les climats terrestres vont être, dans leur ensemble – et durablement -, modifiés.
Néanmoins le Dr Adhikari, plutôt géophysicien, s’est contenté de déclarer modestement : « La variation peut paraître minime, mais elle apporte une information très importante (…) Ce décalage, d’environ 17 centimètres par an n’est probablement pas suffisant pour justifier un recalcul du pôle géographique de la planète… même si les générations futures devront l’envisager si la tendance devait se poursuivre. » Il indique encore que « Nous devrions pouvoir exploiter les données sur le déplacement du pôle pour répondre à plusieurs questions intéressantes ». Lesquelles ? En gros celles qui tournent autour de la validation de notre modèle climatique.
Autrement dit ce brave homme n’a pas même compris que sa découverte venait de frapper ce modèle d’obsolescence…
Chacun son domaine, pas vrai… Avec ce « pense menu » institutionnel, nous n’apercevrons jamais que l’autre bout de la lorgnette. L’Église, qui voulait au Moyen-Âge conserver son pré carré, a institué à la fois le découpage des savoirs et la spécialisation universitaire. Nous en crèverons. Et joliment, puisque nous disposons dores et déjà de la trame narrative et du scénario…
Dieu, quels singes sommes nous !

La vanille déménage ou quelques aspects méconnus de la mondialisation.
C’était, jusqu’à cette année, la principale source de revenus constants pour Madagascar qui, rappelons-le, doit se colleter plusieurs foyers récurrents de peste. En 2015 les gousses parfumées ont généré 200 000 emplois directs et fait entrer 192 millions de dollars dans les caisses. Et puis la bourgeoisie chinoise – ex nomenklatura communiste – a renoué avec l’exquise Image 1tradition des meubles en bois de rose. Comme il faut fournir le marché mais que cette exportation est interdite à Madagascar, les trafiquants ont recyclé l’argent sale en rachetant de grandes quantités de vanille… ce qui fait que le prix des gousses a littéralement explosé, passant, en 2 ans, de 60 à 220 $ le kilo.
Bonne affaire ? Pas sûr du tout… Est-ce la dégradation générale de l’écosystème forestier ou bien le fait de la déstabilisation climatique …? Dans la même période, les récoltes s’effondrent ce qui, évidemment, fait encore grimper les prix ; par exemple entre 2014 et 2015, on dégringole de 1 800 à 1 200 tonnes. Comme il faut conserver les clients, on vend des gousses qui n’ont pas eu le temps de sécher et moisissent dans leur emballage sous vide. Du coup le gouvernement malgache finit par interdire ce conditionnement afin de contraindre les producteurs à revenir au séchage traditionnel.
Madagascar représente actuellement 80% de la production mondiale mais l’Inde et le Vietnam songent à développer leurs propres cultures. Quant aux industriels, ils envisagent de recourir à la vanilline synthétique.
Que restera-t-il au gouvernement malgache pour faire tourner son économie et assurer la veille sanitaire ? Le bois de rose, pardi ! Le client est roi ; c’est lui qui dicte la politique de l’État. Vous avez dit concurrence créatrice de richesses, avantages comparatifs, induction du développement par le commerce mondialisé ? Foutaises ! Destruction de ce qui reste de la forêt et multiplication des épidémies de peste et autres maladies émergentes : voilà tout… Au fond, le libéralisme économique, ça n’est rien d’autre que la version hominienne de la sélection naturelle.

Le consortium des sangsues
Une interview de 2012 révèle l’inéluctabilité du dépeçage du droit du travail en France et ailleurs.
Nicolas Doisy (HEC nord, IEP, ENA…), chief economist de la Corporate Investment Bank du Crédit agricole, relais de Chevreux, le plus important fonds d’investissement américain en Europe (implanté dans1200 établissements, bancaires et financiers) a rédigé une note interne destinée aux opérateurs financiers, portant en particulier sur « the famous C.D.I. ». En 2012 celle-ci est arrivée entre les mains d’un journaliste qui, se posant un certain nombre de questions, a contacté M. Doisy, lequel a accepté de donner une interview dans la foulée.
Quelques extraits significatifs de la note, traduits de l’anglais :
« François Hollande va déplaire soit aux marchés, soit à ses électeurs puisqu’il est certain de ne pas parvenir à réconcilier les deux. »
« C’est regrettable pour François Hollande mais la nécessité d’une libéralisation du marché du travail est le résultat direct d’une appartenance de la France à la zone euro. Aussi ne peut-on avoir l’une sans l’autre. »
« La demande de renégociation du traité serait alors utilisée pour tromper le public français, en lui faisant accepter des réformes correctes dont celle du marché du travail. »
« La pression des marchés devrait être une incitation suffisamment puissante pour que François Hollande évite de jouer à des jeux stupides. »
Et quelques précisions données par l’interviewé (avec quelques précautions oratoires, cela va sans dire) : l’Allemagne y est passée au début des années 2000 (fin du « capitalisme rhénan » sur la rive droite du Rhin, donc) ; l’Italie, l’Espagne, la Grèce sont contraintes de le faire… et la France devra aussi passer à la casserole.Image 3
Mécanisme d’une incroyable perversité : sur la côte Est de l’Atlantique les retraites sont / étaient assurées par cotisation des salariés et reposaient sur le principe de la solidarité entre les générations. Sur la côte Ouest, c’est chacun pour soi, as usual : tu mets des sous de côté : tu as une retraite ; tu n’en as pas les moyens, tu n’as pas de retraite.
Attention, pourtant : il ne s’agit pas d’économie mais d’investissements ; et même d’investissements spéculatifs. C’est ici qu’entrent en jeu les fameux fonds de pension : étant donné qu’ils drainent des milliers de milliards de dollars, ils font et défont les économies nationales et les gouvernements, gonflant à mesure et devenant de plus en plus puissants.
Comme, tout compte fait, la législation du travail en Europe a pour effet de ne pas rapporter suffisamment de fric à ces fonds de pension, ils vont être adroitement déplacés, en synergie avec les agences de notation, de façon à susciter les « réformes nécessaires ».
Avec une concurrence accrue par la menace permanente du licenciement – ce que les tenants du libéralisme économique tiennent pour le critère de la bonne santé économique – les travailleurs européens ont commencé progressivement à passer sous la férule des rentiers américains. Burn out de la « performance » professionnelle ou misère du chômage… au choix ! Evidemment, s’il y a trop de fonctionnaires, ça ne va pas non plus ; on va donc spéculer sur l’endettement des états.
Bref, l’U.E. est comme un troupeau de vaches que le fermier américain conduit les unes derrières les autres à l’abattoir.

Les États-Unis sont devenus la première puissance économique pendant la première guerre mondiale, en particulier parce qu’ils l’ont prolongée en vendant des armes à tous les belligérants, tandis qu’ils mettaient la main sur leurs parts de marché ; et puis ils ont financé la reconstruction grâce à des prêts à des taux extrêmement intéressants… pour eux. Cette Première guerre mondiale fut une si bonne affaire qu’ils n’avaient nullement l’intention d’intervenir lors de la seconde, et qu’ils ne l’auraient probablement pas fait n’était Pearl Harbour… Sans parler de la responsabilité de l’Angleterre, puissamment relayée par Wall Sreet, dans le déclenchement des hostilités.

Si un monde vivable est encore possible, c’est sans les Etats-Unis… Et la meilleure façon de les contraindre à se réformer, c’est le boycott général. Cela ne signifie évidemment pas qu’il faille se tourner vers l’ogre russe qui a déjà recommencé à grignoter les marges orientales. Ni la peste, ni le choléra !

Dimanche 26 juin 2016, jour à marquer d’une pierre noire.
Comme dans l’arène… Pouces levés : on sauve le gladiateur, pouces baissés : on l’exécute.
Avec les cons, raisonner ne sert à rien… Jean-Marc veut son ayrautport ; il l’aura. Zone protégée ? Politique de l’eau ? On s’en tape !

Churchill qui, entre nous, était aussi un salaud de première bourre, disait justement « Democracy is the worst form of government, except for all the others. » (comme ça on en profite pour réviser son anglais). Donc le peuple a parlé (enfin, la moitié ; les autres étaient partis en week-end) et il n’y a plus rien à dire. Et, il faut être honnête, les écolos eux aussi, ont attendu le résultat du referendum en croisant les doigts.

Image 1Sauf que depuis la ratification par l’Assemblée Nationale du soi disant « Traité constitutionnel européen » qui n’avait rien d’une constitution et ne consistait – de la première à la dernière page – qu’en un accord de libre échange, on sait ce que nos maîtres pensent de la valeur dudit referendum… Il avait dit « NON », le peuple français ; eh bien, si je ne m’abuse, moins de deux ans plus tard, il l’a eu dans le cul, et bien profond !

D’autre part supposons que l’on consulte par referendum les habitants du Pas-de-Calais sur le point de savoir s’ils souhaitent, oui ou non, gazer les immigrés clandestins. Est-il absurde de penser qu’on obtiendrait exactement le même résultat : OUI : 55% ; NON : 45% ? Non, bien sûr. Donc…
Principes : 1° La question d’un referendum ne doit en aucun cas ouvrir la porte à une remise en cause d’une disposition légale établie antérieurement et légitimement par une autre instance.
2° La décision obtenue lors d’un referendum ne peut être remise en cause que par un nouveau referendum.
Autrement dit, principe de la séparation des instances du pouvoir, quant à la prise de décision ; et principe de l’universalité du champ d’application, une fois la décision prise par une instance légitime.

Subsidiairement rappelons qu’il y a déjà un aéroport et qu’encourager le développement du voyage aérien, sur ce parcours où le temps métro ou bus + train est strictement égal au temps taxi ou car + avion, est une double absurdité ; non seulement il ne fait pas gagner de temps mais en plus, alors que ce pays vient d’accueillir la COP 21, il multiplie, au tarif de 200 litres de kérosène / minute, les émissions de GES.
Et, répétons le encore une fois, rien n’oblige M. le Ministre à voyager en train avec le commun des mortels PUISQU’IL Y A DÉJÀ UN AÉROPORT !
Il faut croire que Vinci, qui attend ce chantier depuis des lustres, a eu des arguments convaincants … en fait, il n’y en a jamais qu’un : le fric, soit qu’il ait fallu verser de conséquentes indemnités à l’entrepreneur, soit q’une discrète enveloppe ait été promise à circuler dans l’autre sens. D’ailleurs l’un n’empêche pas l’autre… Et la loi « Biodiversité », là-dedans ? Un effet de manche supplémentaire ? C’est probable. Autrement dit le gouvernement est capable de s’exempter de la loi qu’il vient lui-même d’édicter. Dieu, que nous sommes mal partis !
M.G.

Vous reprendrez bien encore un peu de fromage ?
Ce ne sont pas moins de 248 pages du traité TTIP en cours de négociation entre EU et USA qui ont été opportunément subtilisées par des membres de Greenpeace Netherland. Bravo à eux ! Ce « work in progress » manifeste avec la plus grande évidence ce qui fait l’objet de ces tractations : faire voler en éclats toutes les barrières réglementaires, de façon à favoriser le commerce et l’accumulation des bénéfices, au mépris de tous les principes de santé publique, de préservation deImage 9 l’environnement et de droit du travail.
Evidemment tout cela procède d’un jésuitisme consommé… Exemple : le chapitre relatif aux mesures phytosanitaires ; petit extrait :
« The objectives of this chapter are to:
1. Facilitate trade between the Parties to the greatest extent possible while preserving each Party’s right to protect human, animal or plant life and health in its territory and respecting each Party’s regulatory systems, risk assessment, risk management and policy development processes ;
2. Ensure that the Parties’ sanitary and phytosanitary (SPS) measures do not create unnecessary barriers to trade ; »
Les pourfendeurs du camembert montrent ici leur vrai visage ; subsidiairement on saisit au passage comment les termes de ce traité donneront lieu à des arguties sans fin devant le tribunal privé destiné à régler les litiges commerciaux et comment, une fois de plus, ceux qui auront les moyens de financer ces procédures interminables finiront toujours par l’emporter.
On nous honore du titre de citoyens pour se concilier nos bonnes grâces de temps en temps (… d’élections) ; mais en réalité nous sommes des moutons qu’on commencera par tondre (avec la « révision » du droit du travail) avant de les envoyer à l’abattoir (avec l’abolition du droit de regard des autorités nationales sur les procédés de fabrication et leurs effluents).
Ce sont des actionnaires qui commandent ce monde à l’agonie – avec la complicité de banquiers – et des P.D.G. surpayés qui le dirigent. Ils ont prouvé leur égoïsme, leur aveuglement et leur complète absence de scrupules. La « main invisible » est celle qui nous étrangle et détruit la nature ; il est temps de mettre fin au massacre.
Ici, sur le site de Greenpeace, on peut consulter la totalité de ces pages (en anglais)

« Exploitation », écrivait Karl Marx,
et il ne savait pas encore à quel point il avait raison. Dans les débuts de la Révolution industrielle, la chose s’entendait simplement : sur le dos des ouvriers qu’il payait des clopinettes, le patron faisait des profits juteux, grâce auxquels, par réinvestissement, il continuait d’étendre son empire sur le prolétariat. Mais les ouvriers savaient qu’ils étaient mal payés et que le patron s’en mettait plein les poches.
Et puis Ford ( pas Gerald ; Henry) qui avait dû réaliser qu’à force de tirer sur la corde, elle allait finir par péter, a inventé la consommation et le capitalisme qui rend heureux ; au volant de leur modèle T les ouvriers ont commencé à s’endormir sur le mol oreiller de la société de consommation. Cent ans plus tard, ils remplissent somnanbuliquement leur caddy d’objets de plus en plus dégradés et de nourriture de plus en plus malsaine.
Image 4Mais il y a mieux encore : entre temps on leur a fait croire que le « libéralisme » – comme on dit désormais, – avait partie liée avec la démocratie. Alors dès que les zombies glissent leur bulletin dans l’urne, ils sont satisfaits. Et pourtant ils sont désormais, sans le soupçonner le moins du monde, des veaux dans une ferme usine ou un abattoir, selon la latitude.
Deux ou trois petites lumières rouges viennent de s’allumer, pourtant, sur lesquelles il est urgent d’ouvrir les yeux :
– Deux compagnies minières viennent de citer la Colombie à comparaître devant un tribunal privé d’arbitrage pour entrave au droit des affaires, sous prétexte que l’état colombien a refusé de donner accès à ces compagnies au parc naturel de Yaigojé Apaporis dans lequel vivent encore sept tribus indiennes, de façon à ce que celles-ci puissent poursuivre leur exploitation des filons aurifères. En vertu de l’accord de libre échange que le gouvernement colombien a signé avec les Etats-Unis, on lui réclame 16 milliards de $ de dommages et intérêts, ce qui soit dit en passant, donne un avant goût cde ce que sera le futur traité TAFTA entre l’Europe et les États-Unis. Bref les hommes et les bêtes de la forêt peuvent bien crever, empoisonnés par le mercure ; l’essentiel c’est que les compagnies mettent la main sur l’or et leurs actionnaires, sur leurs dividendes.
– Grâce à la directive qui vient d’être adoptée par les eurodéputés, le « secret des affaires » est désormais garanti. Ce qu’il faut entendre par là, c’est que l’autorité publique n’aura plus aucun droit de regard sur les procédés techniques à l’œuvre dans la production industrielle, quel que soit leur niveau de toxicité. On lui laissera le soin de compter les morts et de financer le système de santé. Pascal Durand, eurodéputé écologiste a déclaré « Les politiques de tous bords ont lâché des larmes de crocodile à chaque nouvelle révélation d’un scandale sanitaire ou financier. Il serait temps de passer des paroles aux actes » ; il ne semble pas qu’on en prenne le chemin.
– Sans parler des réseaux de lobbying qui détournent en permanence les décisions institutionnelles au profit de leurs donneurs d’ordres…

Fuck you, story tellers !
22 avril 2016. Jeremy Buckingham, député australien du Queensland, a voulu faire la démonstration des dangers du «fracking » Image 2(fracturation hydraulique). Il s’est rendu près de la Condamine river, à 1 km du site d’exploitation d’ Origin Energy, est monté dans une barque et s’est contenté de jeter une allumette dans l’eau. Ces flammes ont fait le tour du monde. Origin E. a fait savoir qu’elles pouvaient être « d’origine naturelle ». Facile… mais impossible hors secousse sismique et rupture de la poche. S’il arrivait que l’eau prenne feu quand on y jette une allumette, les pêcheurs le sauraient depuis longtemps. Et on ne parle pas des émissions clandestines de méthane qui vont encore alourdir la note de la déstabilisation climatique !

Constructeurs automobiles : Grand prix des tricheurs

1° prix, avec mention spéciale du jury : Volkswagen, qui a été jusqu’à équiper ses modèles d’un logiciel spécial chargé de Image 1truquer les résultats des mesures.
2° prix : Mitsubishi Motors, notamment ses 4×4 Outlander et Pajero. Petit artifice à temps partiel.
Ex æquo, Nissan, qui a bénéficié de la compétence technique du précédent, pour ses modèles Dayz et Dayz Roox.
3° prix ex æquo : Audi, Porsche, Opel, Mercedes, Suzuki, PSA, Renault. Regrettables erreurs dans les relevés.
Et pour finir, dans la catégorie diesels : Alfa Romeo, Chevrolet, Dacia, Fiat, Hyundai, Jaguar, Jeep, Landrover.
Y en a-t-il un seul qui soit honnête ? Probablement pas. Le libéralisme, c’est la guerre (« compétition » en langage soutenu) et à la guerre, tous les coups sont permis. Le vainqueur véritable est celui dont l’action chute le plus lentement. Un peu comme aux jeux olympiques, une fois qu’on a éliminé les Russes et autres prétendus sportifs dopés jusqu’aux sourcils.
Le mieux, c’est de ne plus avoir de voiture ; au pire, une électrique.

Quand la Chine s’éveillera… elle pillera l’Afrique.

En toute équité commerciale, naturellement. Il y a d’abord eu les champs achetés à bas prix et exploités pour pouvoir nourrir la considérable population chinoise, après qu’une politique agricole désastreuse (issue du dogme communiste que tout est possible au peuple révolutionnaire) ait abouti à la quasi désertification de l’intérieur des terres.
Et puis ce furent les usines de la délocalisation. Main d’œuvre moins chère, en bonne logique capitaliste, cette fois.
Enfin pillage du bois rouge pour le compte des « nouvelles élites » ( nouveaux riches, en fait, et en clair, ancienneImage 3 nomenklatura décomplexée), grandement apprécié dans la confection des meubles traditionnels. L’espèce recherchée est le vène (pterocarpus erinaceus) qui pousse en Casamance, dans la partie Sud du Sénégal. Seulement au Sénégal il y a un ministère de l’environnement et cette exploitation est interdite. Qu’à cela ne tienne, on va s’arranger :
– on importera ce bois de Gambie, en accostant à Banjul
– comme la Gambie n’a pas de forêt, elle ira discrètement se pourvoir en passant la frontière
– en cas de rencontre avec de rares patrouilleurs sénégalais, on leur glissera un biffeton, comme on le fait généralement dans les pays pauvres où l’État n’a pas les moyens d’octroyer une paye décente à ses fonctionnaires…
Le client ferme les yeux sur l’origine du bois ; de toute façon la morale est une invention bourgeoise. Mariage bien naturel, au fond, entre la duplicité de l’empire britannique qui instaura autrefois cette enclave gambienne qui coupe le Sénégal en deux, et ce double jeu de la Chine entre l’immoralité communiste et l’amoralité libérale.
Haïdar El-Ali, l’ancien ministre sénégalais de l’environnement qui, à l’aide d’un drone, a découvert l’étendue du désastre, ne décolère pas. Ce sont des milliers de tonnes de ce bois qui partent chaque jour et des centaines d’hectares de forêt qui sont ravagés. Il faudrait, pour mettre fin au pillage, des troupes conséquentes le long de la frontière. Le Sénégal n’en a pas les moyens. Maudits soient les voleurs et leurs complices. Et puis, comme on dit en wolof, guy dana jur i dég ; et alors qui s’y frotte s’y pique !

En France comme ailleurs en Afrique

Les Chinois viennent habilement de mettre la main sur 1700 hectares de terres céréalières dans l’Indre. Comment ? En achetant des parts sociales, procédure invisible jusqu’à ce qu’on fasse le compte et qu’on mette les parcelles bout à bout. La FNSACER ne décolère pas (autrement dit la Fédération Nationale des Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural). C’est que la logique des marchés met à mal toute une politique agricole dont la première mouture a été mise en place dès 1960 et dont elle a constitué depuis tout ce temps le principal vecteur d’application. Il s’est d’abord agi, dans la logique productiviste d’alors, de dynamiser le secteur agricole afin de le tourner vers l’exportation. On en est revenu. Les missions actuelles de la FNSAFER (exposées en détail dans cette vidéo) gravitent autour du maintien d’une agriculture familiale, respectueuse des grands équilibres naturels, tendant à préserver la biodiversité et favorisant l’agroécologie.
Image 2Ce communiqué de presse du 7 avril 2016 montre qu’à la Fédération, on n’attend rien de tel des nouveaux propriétaires :
 » Notre souveraineté alimentaire, notre modèle d’agriculture familiale sont en danger
Acheter 1 700 ha de céréales en France sans aucun contrôle, c’est possible ! Ni la commission des structures, ni la Safer ne disposent des moyens juridiques pour s’assurer que le projet d’acquisition répond bien aux objectifs des politiques publiques. Il suffit, en effet, d’organiser la cession par le biais de ventes de parts sociales comme cela a été fait récemment au profit d’un groupe chinois dans l’Indre. L’objectif poursuivi par ce groupe est pourtant aux antipodes du mode d’agriculture promu par la France depuis les années 60 et réaffirmé par la loi d’avenir pour l’agriculture en 2014 : aucune installation n’est prévue mais simplement la mise en place de salariés, aucune implication sur les territoires n’est possible à cette échelle, aucun circuit court n’est envisagé puisque la production est destinée à l’exportation.
Le foncier est en train de nous échapper et c’est un véritable danger, tant pour la profession agricole que pour l’ensemble des citoyens, car il répond à l’enjeu crucial de l’accès à l’alimentation et à l’eau, des ressources essentielles à la vie humaine. Ne plus réguler le foncier et ne plus contrôler les structures, c’est-à-dire se situer dans la configuration d’un marché totalement libre, c’est une porte ouverte aux excès, à la financiarisation et à la spéculation, particulièrement préjudiciables à l’installation de nouveaux agriculteurs. C’est aussi une remise en cause totale de l’agriculture française fondée sur l’entreprise familiale (maîtrise des capitaux et prise de décision par l’exploitant et sa famille), source d’une production diversifiée et de qualité, d’emploi et de valeur ajoutée pour les territoires.
Face à l’avidité des investisseurs, il est urgent de renforcer les politiques foncières afin qu’elles soient véritablement efficaces dans tous les cas de figure : que la terre soit transmise en direct ou par le biais de cessions de parts sociales, les mêmes règles doivent s’appliquer.
 »
Il est vrai que le fonds Hongyang qui a procédé à l’opération est basé à Hong Kong. Cependant ce que vise à terme le gouvernement chinois, c’est la sécurité alimentaire de sa population. Il n’est cependant pas exclu qu’il commence par laisser les opérateurs surfer sur l’augmentation des coûts consécutive aux aléas climatiques pour augmenter son emprise foncière partout où il le pourra.

« On ne prévient pas les grenouilles quand on assèche le marais »

Cette brillante sentence fut prononcée en 1988 par Rémy Carle, directeur équipement d’E.D.F. Les grenouilles, c’est nous. Depuis cette époque nous poursuivons notre marche forcée avec un parc nucléaire obsolescent dont la plupart des réacteurs auraient dû être fermés depuis une bonne décennie ; marche forcée vers l’accident nucléaire, s’entend. Du reste on sait déjà depuis cette époque lequel est le plus probable : l’explosion d’un générateur de vapeur suivie d’une vaporisation de l’eau duImage 1 circuit primaire dans l’environnement ; sans parler des problèmes que posera bientôt la multiplication des aléas de l’alimentation en eau, ni d’une possible fissuration de la cuve d’un réacteur… Les grenouilles viennent d’apprendre qu’en plus Madame Lauvergeon trafiquait les comptes ; probablement pour justifier les investissements catastrophiques d’AREVA dans des filières dont on savait aussi qu’elles n’avaient pas d’avenir. Il eut été plus judicieux d’arrêter les frais et de développer le réacteur thorium / sel liquide afin d’assurer la transition énergétique. Cette parcellisation des services publics est l’un des bienfaits de la privatisation forcée à laquelle nous a contraints le traité prétendument constitutionnel européen, au mépris des résultats du referendum. Quant aux avantages du libéralisme économique hégémonique, les grenouilles les voient fleurir l’un après l’autre : confiscation de la démocratie, lobbying éhonté, mensonges divers, évasion fiscale, appauvrissement de l’État par ventes hypothécaires contraintes… Et le plus insidieux, peut-être : matérialisation et marchandisation, les uns après les autres, des rapports humains ordinaires, « modernisation » assortie d’une augmentation du chômage avec précarisation et paupérisation d’une frange croissante de la population. Sans parler, naturellement, de la dévastation de la planète. Quand tout aura été anéanti les grenouilles croiront encore aux « beautés de la nature » grâce à la télévision… Le trait constant de ce système, c’est qu’il réduit les citoyens à la minorité perpétuelle. Tais-toi et mange !

Germinal made in Ouganda by LafargeHolcim and C°
Ça se passe à Harugongo. Le consortium franco-suisse y exploite, à ciel ouvert, une mine de pouzzolane, minerai qui, mélangé Image 1à du calcaire et de l’argile, fait un ciment d’excellent rapport. D’autant que, côté masse salariale, on rationalise aussi : les enfants de l’école d’en face sont embauchés la semaine et le dimanche, à partir de 12 ans, et payés 2 euros pas jour. Comme on ne roule pas sur l’or dans les familles, on n’entend pas non plus les petits tousser ou se plaindre de leurs plaies.
Chiffre d’affaires du groupe ? 30 milliards d’euros. Les benêts ordinaires se diront que, à l’instar de Total qui commence à installer des centrales solaires, Lafarge pourrait concevoir un liant moins dévastateur en matière de G.E.S. ou des alternatives compensatrices aux impacts négatifs de la construction traditionnelle. Et puis la moindre des choses serait de cesser d’arracher à ces enfants leur avenir et leur santé.
Mais la réplique est prête, évidemment. Le propre des salauds, c’est qu’ils ne sont jamais à court d’arguments. D’abord c’est la filiale du groupe, Hima, qui fait des choses pareilles ; LafargeHolcim, au contraire investit dans une merveilleuse fondation humaniste qui, par exemple, vient en Afrique, d’édifier un centre d’accueil pour les orphelins du S.I.D.A.
Question : ce sont les gamins du coin qui l’ont construit ?

Cracher du sang
– Embrasse-moi, me dit-il ; et sa voix était si faible qu’il avait l’air de me parler de loin… Il devait être loin en effet, depuis tantôt douze heures que l’horrible phtisie galopante l’avait jeté sur son dos maigre et l’emportait vers la mort au triple galop !…
Alors, en m’approchant pour l’embrasser, ma main rencontra sa main, sa chère main toute moite des sueurs de l’agonie. Je m’en emparai et je ne la quittai plus… Nous restâmes ainsi je ne sais combien de temps ; peut-être une heure, peut-être uneImage 3 éternité, je ne sais pas du tout… Il ne me voyait plus, il ne me parlait plus. Seulement, à plusieurs reprises sa main remua dans la mienne comme pour me dire : « Je sens que tu es là. » Soudain un long soubresaut agita son pauvre corps des pieds à la tête. Je vis ses yeux s’ouvrir et regarder autour d’eux pour chercher quelqu’un ; et, comme je me penchais sur lui, je l’entendis dire deux fois très doucement : « Jacques, tu es un âne… Jacques, tu es un âne !… » puis rien… Il était mort…
Alphonse Daudet, Le petit Chose
publié en 1868. En 1882 Robert Koch découvre le bacille de la phtisie – ou tuberculose – qui portera son nom. En 1921 Calmette et Guérin parviennent à mettre au point un vaccin à partir d’une souche atténuée du bacille : le B.C.G. (ou bacille de Calmette et Guérin)…
En 2016 la tuberculose tue un enfant, une femme ou un homme toutes les 20 secondes. Les bien pensants / possédants des pays riches et les imams de tous bords ne veulent pas entendre parler d’avortement ou de contraception. Sans doute, la conscience tranquille, préfèrent-ils laisser « la nature » régler le problème de la surpopulation. Le Moloch du profit exige 74 000 enfants chaque année…
Un monde où on choisirait d’avoir un enfant quand on peut lui assurer de vivre, où une prophylaxie intelligente éradiquerait cette maladie et d’autres, c’est possible. Mais nous ne parviendrons à préserver les innocents qu’en neutralisant les salauds.

eni Agip, le chien à six pattes et la pieuvre à huit bras

Le géant italien du pétrole et du gaz a plus d’un tour dans son sac. Le dernier en date est l’invention d’un prétendu « biocarburant » destiné à séduire, comme une campagne précédente relative à l’énergie domestique, le consommateur soucieux de son empreinte écologique. La recette du produit est simple : 85 % de pétrole, 15 % d’huile de palme. Par contre les retombées Image 1financières sont considérables ; il suffisait de formuler adroitement le message publicitaire. Approchez, bonnes gens, nous vous vendons, extraordinaire privilège, du carburant RENOUVELABLE !
Eh bien oui, il suffisait d’y penser ! Vous achetez pas cher des terrains en Indonésie, vous expropriez les paysans locaux qui iront crever de faim ailleurs. Vous passez les forêts traditionnelles à la tronçonneuses et vous plantez les fameux palmiers dont l’huile miraculeuse sert à produire aussi bien les tonnes de biscuits et de sucreries des futurs diabétiques de type B que le prétendu carburant « émissions de GES free ». Et puis, évidemment, coupe à blanc, plus rapide, plus rentable, plus efficace, et on replante plus loin. Voilà donc comment l’Ente Nazionale Idrocarburi – Agenzia Generale Italiana Petroli fait croître ses bénéfices en continu depuis des lustres : en racontant des bobards.
Parce que tout ça, c’est du pipeau ! Le gaz naturel sur lequel le consortium italien a établi une partie de ses rentes – et qu’il prétend commercialiser dans le reste de l’Europe sous label « clean »- est un puissant émetteur de G.E.S. Sans parler du pétrole pour lequel ce groupe – dans lequel l’état italien est encore propriétaire de 30 % des actions – détient les records de forage profond et de longueur des oléoducs. Par ailleurs Amnesty International pointe la responsabilité conjointe d’ENI, Shell et Royal Deutsch dans les multiples fuites de pétrole du delta du Niger qui empoisonnent littéralement les populations du coin ; non seulement africaines mais en plus autochtones ; donc rien à craindre. Les enfants les femmes et les hommes vont continuer à y mourir prématurément pour le plus grand bénéfice des actionnaires et des P.D.G. sans que personne y trouve à redire.
En résumé quand vous verrez ce chien bancal vous cracher ses flammes publicitaires à la gueule, passez votre chemin. Subsidiairement c’est le prétendu « traité constitutionnel européen » qui lui a permis de répandre ses miasmes hors frontières. Et comme eni Agip et ses semblables, quelles que soient les lois et règlements que nous parviendrons à mettre en place, continueront à nous mentir impunément (sans compter l’accord à venir sur le secret des affaires), le mieux à faire, c’est, comme pour la drogue, d’arrêter complètement et définitivement. Plus de voiture, plus de carburant, plus d’empoisonneur !

Les morts de la voiture

Les évaluations statistiques convergent partout où elles existent : la voiture tue autant par les émissions nocives de ses gaz d’échappement – particules fines notamment – que par les accidents qu’elle provoque.Image 1
Les pathologies induites par ces gaz d’échappement sont soit cardiaques (infarctus, A.V.C.) soit respiratoires (asthme, cancer). Si l’on additionne les émissions nocives (gaz d’échappement + émissions industrielles et agricoles ), alors celles-ci font 3 fois plus de victimes que les accidents de la route.
Par ailleurs on observe, en France comme aux Etats-Unis une augmentation significative de ces pathologies dans les zones d’habitation proches des autoroutes. Cette proximité aurait également une incidence sur les nouveaux-nés (moindre poids, autisme).
Enfin la part de l’automobile à essence ou diesel dans les émissions de G.E.S. n’est pas négligeable. Au total, dans les pays développés les jeunes meurent plutôt d’accidents (à deux ou trois ou quatre roues), les sujets plus âgées, de pathologies chroniques et les gens du Tiers Monde, à tout âge, de catastrophes climatiques. Sans parler des vies ravagées…

Fourrures, le retour

On s’est battu pendant des années pour que cessent les tortures infligées aux animaux afin de parer les Vénus prédéfinies par le marketing sur fond d’érotisme masculin. De la campagne conjointe de Marguerite Yourcenar et de Brigitte Bardot Image 6contre le massacre des bébés phoques aux appels de Charlie Hebdo à l’insurrection au stylo à encre rechargeable contre les manteaux de vison, on croyait naïvement avoir gagné la partie… Mais les assoiffés de profit ne désarment jamais. Ça a commencé discrètement : petites bordures aux capuches, discrets boléros sous le manteau. On s’interroge et on interroge : les étiquettes sont laconiques et, dans le meilleur des cas, on vous répond que c’est de la fourrure artificielle.
Mais, comme d’habitude, on vous enfume. C’est, éventuellement et pour le moment, de la fourrure artificielle ; seulement comme celle-ci coûte plus cher que la peau arrachée aux animaux, on peut être sûr que ça ne durera pas. Bientôt, si on laisse faire, des hommes de main recommenceront à frapper de leurs gourdins cloutés les petits phoques (à la tête, pour ne pas abîmer la marchandise), ou à couper en deux les moutons vivants (la croupe est la partie la plus rentable). Toutes les infos sur le site de Fourrure Torture, en particulier la pétition à signer et la liste des magasins qui se sont engagés à ne pas employer de fourrures animales. Seulement comme un producteur ou un distributeur de vêtements peut changer d’avis – et il le fera d’autant plus sûrement qu’on lui proposera de réduire ses coûts – le mieux est de continuer sur la même trajectoire : ne pas porter de fourrure du tout et demander des comptes à celles qui le font. Ex : Et si ça arrivait à votre chat ? Elle est pas mal non plus, la campagne de la S.P.A.

Sophie Primas ou l’art de bouffer à tous les ratelliers

C’est à cette sénatrice (Yvelines) que l’on doit l’éviction de la mesure prescrivant l’installation de toits soit partiellement végétalisés ou, au choix, pourvus de dispositifs de production d’énergie renouvelable dans les nouveaux centres commerciaux d’une surface supérieure à 1000 m3.
Pourtant, peu de temps auparavant, elle avait apporté son soutien aux agriculteurs. Comme elle est ingénieur agronome et qu’elle a participé en outre à une étude qui concluait à la nocivité des néonicotinoïdes, elle devrait savoir, en principe, que l’alternative, c’est de soutenir les pollinisateurs naturels et que tout ce qui favorise leur reproduction – en Image 1particulier en évitant l’émiettement de l’habitat – doit impérativement être privilégié…
Le beurre et l’argent du beurre, toujours ; membre du parti LR (de rien…), elle soutient François Fillon mais accepte ensuite d’être nommée par Sarkozy. D’ailleurs Michel Sapin l’a gentiment traitée d’autiste.
Sourire professionnel, toujours le même, très présentable, et qui a dû lui demander des jours et des jours de répétition ; mais en même temps, un peu forte ; un bon coup de fourchette, probablement qui l’a manifestement fait engraisser en quelques années de vie politique. Heureusement son coiffeur – très professionnel lui aussi – parvient à lui donner un air dégagé avec une coupe et une teinture au naturel savamment étudié.
Ses arguments : ça alourdirait les toits desdits centres commerciaux et ça coûterait plus cher aux commanditaires. Inexact, là encore ; d’une part la végétalisation, en constituant une bonne isolation, fait baisser la note de chauffage ; d’autre part cette contrainte obligerait les architectes à revoir leurs plans dans le sens d’une redistribution des structures de soutainement, ce qui éviterait les effondrements meurtriers des toits qui ont eu lieu à plusieurs reprises ; on conçoit qu’en une telle occurrence, c’est tout l’investissement qui est perdu. Ici les minutes des débats
Comme elle n’en est pas à une contradiction près, elle plaide pour la chasse, incluse l’élimination des oiseaux à la glue, comme « valeur d’usage de la biodiversité » ; on admirera au passage l’habile dialecticienne.Cumularde, évidemment ; sénatrice des Yvelines, comme on a vu, et mais aussi maire d’Aubergenville ( à ne pas confondre avec Aubervilliers).
Question subsidiaire : nos élus ne devraient-ils pas s’interdire toute opposition aux initiatives qui concourent, si peu que ce soit, à ce que la nation se conforme aux traités qu’elle a ratifiés en général et à l’Accord de Paris en particulier ?

« 2015 est l’année la plus chaude depuis 1900 » On entend cette formulation fautive à longueur d’antenne ; Image 4moyennant quoi on rassure le bon peuple à bon compte, avant de lui asséner, si c’est à la télévision, deux ou trois pubs avec les derniers modèles de voitures… à essence, évidemment. Les deux font bon ménage. Réveillez-vous, journalistes endormis ! C’est « la plus chaude jamais enregistrée » qu’il faut dire ; à quoi il est bon d’ajouter que les trois années les plus chaudes jamais enregistrées appartiennent aux deux dernières décades. Et si l’on veut vraiment être conséquent, faire avec honnêteté son métier d’informer, il faut préciser qu’il se pourrait bien que 2015 ait été l’année la plus chaude depuis 130 000 ans, au maximum de l’interglaciaire précédent. Il se trouve que c’est la date anniversaire de l’apparition d’ Homo Sapiens ; il se pourrait bien que 2015 soit celle du commencement de sa disparition.

Le temps des scrupules est depuis longtemps passé. Réveillez-vous !

Ce matin de la Saint-Sylvestre, à la radio, un topo à propos de l’Arctique qui oscille depuis le début de l’hiver autour de 0°C, soit une vingtaine de degrés au dessus des normales saisonnières… Mais le commentateur, tout empreint d’une vétilleuse déontologie scientifique, dit et répète qu’on ne doit pas nécessairement invoquer la déstabilisation climatique pour Image 2expliquer ce phénomène. Certes on atteint 12°C au nord de l’Islande et -30°C au sud, certes des déferlantes de plusieurs mètres de hauteur approchent du rivage mais, vous comprenez, 2015 est une année El Niño ; alors…
Comment expliquer à des abrutis ce qu’ils ne veulent décidément pas comprendre ? El Niño ne concerne habituellement que le Pacifique et ces années-là sont normalement calmes dans l’Atlantique. Les tornades qui ont ravagé le Texas aux alentours de Noël constituaient déjà à cet égard une anomalie. Quant au gradient de température de l’Islande – à rapprocher d’une part des hivers glacials de l’Amérique du nord (chutes du Niagara pétrifiées par la glace), d’autre part de la douceur extraordinaire qui règne en Sibérie (fonte des clathrates et libération du méthane…) paraît être un nouvel indice du déplacement du pôle climatique.
Le fond du problème c’est que les esprits formatés par le système des représentations instillé dans tous les modes de Image 3transmission, se figurent la déstabilisation climatique comme un événement extérieur au monde comme il va, événement qui devra nécessairement se signaler à l’attention par quelque composition inédite, style cavaliers de l’Apocalypse. Rien de tel. Nous sommes comme un enfant poussé trop fort sur une balançoire qui met longtemps à réaliser le passage subreptice du plaisir à la peur. Ce qui nous attend d’abord dans l’ordre du perceptible, c’est essentiellement un changement d’ampleur des oscillations. Mais quand nous réaliserons enfin que c’est tout le système de circulation des enveloppes fluides, atmosphère et océan, qui est en train de se modifier, que les saisons anciennes sont partout vouées à disparaître, et avec elles, les plantes, les animaux et la nourriture des hommes, il sera trop tard. De même que pour l’enfant à la balançoire quand la loi de composition des forces fait finalement prévaloir la gravité sur l’impulsion…

24 militants écologistes assignés à résidence dans le cadre de l’état d’urgence décrété après les attentats de Paris. L’objectif : les empêcher d’aller manifester à Paris lors de la COP21.
Le Figaro.fr, 28 novembre 2015
Bernard Cazeneuve, je vous prenais pour quelqu’un d’intègre et d’intelligent… Une erreur de plus.
Vingt-quatre écologistes assignés à résidence pendant la COP 21 sous le prétexte de troubles possibles à l’ordre public… Vous nous prenez vraiment pour des cons ! Même s’ils ont pu répliquer de façon violente aux attaques de la police à Notre-dame des Landes ou à Sivens, ils ne pouvaient en aucun cas présenter le moindre risque pour la COP 21 !!! Si cette conférence a des défenseurs inconditionnels, c’est aussi parmi eux. Et puis des policiers qui sont capables d’un tir tendu dans le dos d’un jeune homme de 21 ans, que fait-on quand ils attaquent, à votre avis ? Nous n’oublierons pas Rémi Fraisse.
Non, ça ne tient pas la route. La vérité – mais je doute qu’un type qui a pris une décision aussi débile soit capable de Image 1l’entendre – la vérité, Bernard Cazeneuve, c’est d’abord que vous avez voulu venger Jean-Marc Ayrault. Il a de la considération pour vous, sans doute, puisqu’il vous a fait ministre du budget après l’éviction de Cahuzac. Est-ce une raison pour vous en prendre aux écolos pendant les jours de cette conférence cruciale pour l’avenir de l’humanité ? C’est mesquin, c’est bas, c’est abject. Mais plus que tout, c’est con ! On vient de passer le pic de pétrole ; en 1900, 1 baril pour en extraire 100 ; en 2015, 1 pour 11 ; en 2025, 1 pour 1,7. L’aviation, c’est fini et les ayrauxports, aussi ! Quand donc les débiles dans votre genre finiront-ils par comprendre vraiment ?
Et vous, Ministre de l’Intérieur, vous ne croyez pas qu’il y a mieux à faire des forces disponibles que de persécuter des écolos pendant que des djihadistes se baladent dans la nature ?
Pendant que j’y suis, si jamais je dois me retrouver devant un tribunal pour injure à un agent de l’État, je vais essayer pour la x-ième fois de me faire entendre : l’acidification de l’océan va provoquer la fermeture du puits océanique de carbone, le seul durable, le seul excédentaire au voisinage de 100 % sur deux millénaires. C’est une urgence vitale : effondrement des chaînes alimentaires, fin de la séquestration du carbone et de la sédimentation de la nécromasse, accumulation exponentielle du dioxyde de carbone dans la troposphère, accélération de la déstabilisation climatique.
Vous feriez mieux de prévoir des banques alimentaires pour réguler les fluctuations croissantes de la production agricole… Accessoirement, Monsieur le Député de Cherbourg, l’EPR est difficilement pilotable (on le sait depuis longtemps et que vous ne puissiez pas saquer les écolos aussi du fait de leur opposition à ce projet absurde, n’y change rien) ; la voie de la transition énergétique, c’est le réacteur au thorium. En tout état de cause, on n’a pas à profiter de sa fonction politique pour régler ses comptes ! C’est indigne.

ZIPCAR ou comment se faire entuber par de zélés novateurs

Sur le papier, c’est super (si on peut dire…) Vous payez votre abonnement, vous recevez une carte ZC et vous avez accès à tous les types de véhicules motorisés adéquats disposés dans votre métropole. Les tarifs sont clairs, dispatchés Image 6en fonction de l’horaire d’utilisation et du type de véhicule. Pas de problème de parking (déjà 70 emplacements à Paris), ni d’assurance, ni de…
Au fait, ça roule à quoi, les zipcars ? La firme américaine est très discrète sur la question (comme elle le sera ultérieurement, à l’instar de MacDo, à l’égard du Service des impôts). Apparemment quelques hybrides servent de feuilles de vigne au reste de la flotte. Mais globalement, ça roule à l’essence, ça préempte de l’espace public et ça amplifie l’utilisation de véhicules individuels.
Car enfin, pour aller dans un espace urbain d’un point à un autre, aisément, pour un prix raisonnable, sans souci, il y a déjà les transports en commun ! Et ils en rajoutent, chez ZIPCAR ; ils ont le culot de se qualifier d' »autopartage » et d' »utilitaires » ; logo vert, ça va de soi. Alors on ne sait pas exactement qui a les mains dans le cambouis et qui les pattes dans la graisse, mais il faut que que ça soit clair : PAS DE ZIPCAR SANS GARANTIE ZÉRO GES !

Grosse pierre noire dans notre jardin

El, en hébreu, c’est Dieu ; de là le suffixe divin de nombre de prénoms juifs : Samuel : nom de Dieu, Gamaliel : Dieu est généreux, Gabriel : force de Dieu, Uriel : lumière de Dieu. Au pluriel el donne éloïm : les dieux. La Genèse dit « nous » relativement à la parole divine, et il n’est pas certain, « éloïm » apparaissant également dans le texte, que ce soit un pluriel de majesté. L’arabe, comme on sait, ne vocalise pas ; avec ala, il est allé à la facilité ; mais il aurait pu se contenter de al. Ou bien, dans le redoublement de la voyelle, opter aussi bien pour ele, ili, olo, ulu. Evidemment les combinatoires sont également possibles : ale, ali, alo (ça me rappelle quelque chose…), alu (toxique, notamment quand il passe la barrière hémato encéphalique du fait d’une trop grande acidité du bol Mahomet et Gabrielalimentaire), ela, eli (vieux prophète), elu (mais seulement en démocratie ; pas chez les islamistes), ila (pas de chance), ile (ala ne fait pas grand chose pour l’Indonésie, première nation musulmane du monde, dont les îles sont en proie aux flammes depuis des mois), ilo, ilu, ola (madame la belette, que l’on déloge sans trompette, ou je vais avertir tous les rats du pays), ole (oduc ), oli (c’est l’heure), olu, ula, ule, uli, ulo (Ah, Nicolas, pourquoi faut-il que ces abrutis ruinent le travail de nos vies ?)
Par où l’on voit qu’avec ce système d’écriture, interprétation et glose sont potentiellement infinies. Par exemple la séquence consonantique suivante : prl.mcmt.mld peut aussi bien se lire, par l’effet de l’altération des transcriptions successives, « Par le maître craint, mets un tchador et meurtris le dhimmi » que « Parle à mon cul, ma tête est malade ».
El, c’est aussi l’Etat islamique, le commanditaire des attentats sanglants du 13 novembre 2015 à Paris. Et à nouveau la tentation est grande, parce qu’on voit bien que les épreuves climatiques à venir risquent de faire partout le lit de l’intégrisme musulman – entre autres – de tout laisser tomber. Et pourtant il faut tenir, coûte que coûte ; il faut que la conférence de Paris ait lieu et qu’elle ouvre la voie à une humanité meilleure ; il faut que nous soyons des millions, des milliards, partout dans le monde, le 29 de ce même mois, à marcher pour le climat. Et à Paris aussi, à Paris surtout, quel que soit le risque.
Maudits soient les sectateurs meurtriers d’Allah – qu’ils crèvent tous – et que les autres prennent clairement parti, qu’ils renoncent pour toujours à l’arb ou alors que leur cube explose sous une pluie de météorites.

Penser l’Anthropocène ou l’art de congédier la pensée

Un colloque à l’intitulé prometteur – Comment penser l’Anthropocène – rassemblant dans un lieu prestigieux – le Collège de France – une myriade d’universitaires de haut vol, unis, semblait-il, par l’impérieuse nécessité de vouer leur réflexion à l’analyse du monde inéluctable de la déstabilisation climatique.
Et puis, rien. Ou plutôt, si : une série d’analyses pointilleuses et vétilleuses, d’un bout à l’autre Image 3symptomatiques de la dérive universitaire du « pense menu ». Ce scrupule insatiable du détail – qui finit par faire disparaître toute perspective éclairante – nous vient curieusement de la scolastique médiévale, du fond du Moyen Âge, en somme.
La palme de cet art abouti de couper les cheveux en quatre revient sans conteste à Michel Lussault, à propos du concept de spatial care ; citation : « Cette approche dresse le Caring en activité centrale et essentielle de la vie humaine, qui peut caractériser le type de relation qu’il convient d’avoir avec un être, un élément naturel, un objet, et donc, par extension, à un espace de vie partagé avec d’autres co-habitants, à condition de reconnaître sa vulnérabilité intrinsèque et d’en faire matière d’action. Cette extension du Care et du Caring à l’écoumène paraît à tenter notamment parce que cela permet de mettre en place une approche critique de la théorie et des pratiques d’ingénierie du risque, qui restent dominantes en matière de réflexion sur l’adaptation des habitats humains au changement global, alors même qu’elles mènent dans l’impasse. » Traduction : il faut modifier le régime des compagnies d’assurances.
Emile Littré en son temps s’était justement élevé contre une dérive analogue, celle par laquelle les pontes bien pensants de l’Académie française, en dénaturant le sens des mots, confisquaient les outils de la pensée. Ici c’est le prétendu scrupule du détail qui, au bout du compte, interdit de voir l’ensemble.
Intermède salutaire : Yves Cochet est allé à l’essentiel et d’une voix forte. Mais ensuite le ronron a repris, chacun dans la jouissance de son pré carré conceptuel, de sa petite réserve universitaire, généralement applaudi par l’assistance avec enthousiasme.
Sur quelle planète sommes-nous ? Quelle bêtise est la nôtre ? Il y a forcément un moment où les moutons de Panurge ont su qu’ils avançaient vers le vide. Et ils ont continué, pourtant. Ainsi faisons-nous, incapables, en primates que nous sommes, de réformer à temps notre manière d’être et de penser. Yves Cochet – et lui seul – a eu souci des souffrances dont l’avenir est lourd. Honneur à lui.
Muriel Grimaldi

Loi sur la transition énergétique

Elle a été ratifiée le 22 juillet 2015 et promulguée le 13 août. Le texte définitif peut être consulté ici. Il a été fortement amendé et se réduit, pour l’essentiel à la mise en place d’un certains nombres de principes, qu’il s’agisse de concepts novateurs – comme celui de territoire à énergie positive – ou de prises de position éthiques, souvent assorties d’une délégation aux Image 1 instances régionales du pouvoir.
On relèvera en particulier que les véhicules effectuant des trajets en covoiturage peuvent se voir proposer, par les services de police, des conditions de circulation privilégiées. Double question ici : celle de la pertinence et celle de la réalisabilité…
La création d’un fonds de garantie pour la rénovation énergétique paraissait une bonne chose ; cependant entre la promulgation de textes réglementaires supplémentaires et la nomination d’un directoire spécifique, on a le sentiment que son impact restera confidentiel, accroissant les dépenses de l’Etat par la nominations de nouveaux fonctionnaires, sans pour autant avoir un effet de levier sur les travaux d’amélioration énergétique des bâtiments résidentiels ou professionnels.
Au bout du compte ce texte (qui – cela mérite d’être mentionné – est le résultat d’une discussion portant sur 5034 amendements dont 970 adoptés), met en lumière, à la fois, les limites du bicamérisme parlementaire et celles de l’écologie incitative. Ce n’est pas avec une panoplie de règlements nouveaux – dont certains, encore inexistants lors de la promulgation, sont laissés à la discrétion de telle ou telle instance publique – que l’on peut obtenir l’équivalent d’une loi digne de ce nom. La loi peut, certes, mettre en place des délais, des aménagements, des aides… MAIS LA LOI DOIT CLAIREMENT COMMENCER PAR INTERDIRE. Alors seulement ceux qui sont appelés à réviser leurs pratiques se préoccuperont de la façon la plus avantageuse de procéder et, par la force des choses, il faudra bien rendre disponibles et visibles les instances en charge de cette facilitation.

Shame on you, Willie Soon !

Pendant plus de dix ans cet astrophysicien distingué a produit de multiples études prouvant à l’envie que la Image 1déstabilisation climatique était une illusion ; pendant plus de dix ans, il a encaissé le fric des compagnies pétrolières qui le payaient pour ça ; pendant plus de dix ans ses manoeuvres – et, probablement, celles de quelques autres – ont retardé le moment d’une prise de conscience salvatrice. Combien aura-t-il de morts sur la conscience, Monsieur Soon ? Aucun, probablement ; il faudrait d’abord qu’il en ait une, de conscience. Le plus triste c’est qu’un habile dialecticien puisse aussi aisément manoeuvrer les chiffres des relevés, sans que ses collègues puissent rien lui opposer de décisif. Pourquoi ? Prestige ? Diplomatie ? Rapports de force ? Rôle clef dans la carrière de tel ou tel des autres ? l’histoire n’aura probablement pas le temps de nous le dire. Puisse-t-il, ainsi que ses semblables, en payer le prix ; qu’ils prennent donc la place des innocents que leur monstrueux égoïsme a condamnés !

Bayer ou le sens des affaires

Beaucoup plus discret que Monsanto, le groupe chimique allemand comporte une filiale rigoureusement de même nature, Bayer Cropscience, qui commercialise O.G.M. et pesticides, en particulier des néocortinoïdes tueurs d’abeilles et très probablement responsables de l’inhibition du développement du cerveau chez les nourrissons. Image 2
Comme l’Union Européenne a mis en place fin 2013 un moratoire de deux ans suspendant l’emploi de ces molécules, Bayer a porté plainte contre l’UE, au motif d’une interdiction illégitime, en espérant bien la levée de l’interdiction en décembre 2015. L’argumentaire est de bonne apparence : si on utilise correctement ces produits, il n’en résulte aucun dommage, c’est d’ailleurs pourquoi Bayer continue à les exporter ailleurs.
Seulement la bonne apparence n’est pas tout et ça n’est pas d’hier que Bayer manie avec dextérité la rhétorique prétendument normative. En témoignent quelques lettres trouvées par les soviétiques, dans les bureaux de la firme, peu avant la fin de la seconde guerre mondiale.
Citation : « Pendant la Seconde Guerre mondiale, Bayer achetait des déportés du camp d’Auschwitz pour servir de cobayes humains dans le cadre d’expériences médicales confidentielles.
Cinq lettres de Bayer aux dirigeants du camp d’Auschwitz, rédigées en avril et mai 1943, ont été découvertes par l’Armée Rouge à la libération du camp d’Auschwitz, pour l’achat de « lots de femmes » déportées. (…)
La première lettre indique le besoin de femmes déportées, en tant que cobayes pour expérimenter un soporifique. La deuxième stipule que le prix de « 200 marks est exagéré ; nous offrons 170 marks par sujet, nous avons besoin de 150 femmes. » La troisième demande : « Veuillez donc faire préparer un lot de 150 femmes saines. » La quatrième indique : « Nous sommes en possession du lot de 150 femmes. Votre choix est satisfaisant, quoique les sujets soient très amaigris et affaiblis. Nous vous tiendrons au courant des résultats des expériences. » Enfin, la cinquième et dernière lettre retrouvée mentionne : « Les expériences n’ont pas été concluantes. Les sujets sont morts. Nous vous écrirons prochainement pour vous demander de préparer un autre lot. »
Après la guerre, lors du procès de Nuremberg, l’un des douze procès est le Procès IG Farben où plusieurs dirigeants de IG Farben – dont Bayer était une filiale – sont condamnés pour crimes de guerre, entre 6 mois et 6 ans de prison. Bayer n’a pas fait l’objet de poursuites.
»*
Après tout, puisqu’on est dans la procédure et qu’il n’y a pas prescription pour les crimes de guerre, je suggère que nous portions plainte contre Bayer.
Muriel Grimaldi
* Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0. Source : Article Bayer (entreprise) de Wikipédia en français (auteurs)

Alain-Michel n’a rien compris au film

En 2003, dans une longue interview, donnée à la Mission d’Animation des Agrobiosciences, Monsieur Boudet exposait méthodiquement la problématique O.G.M. en détaillant les compartiments du débat et Image 2les contraintes qui pesaient sur lui. Il en ressortait, à mots couverts, qu’il n’y avait pas là de quoi s’alarmer ; citation : « On oppose, par exemple, les OGM au développement durable. Mais on peut aussi se poser la question d’OGM qui, comme beaucoup de techniques, seraient au service du développement durable, au service de la préservation de l’environnement. Si la progression de la connaissance et la maîtrise de la nature me semble inexorables, le problème est de savoir si l’homme peut les utiliser pour son bien être. »
Fort bien, Monsieur Boudet. A un détail prêt cependant : les lois du marché font que les O.G.M. les plus commercialisés au monde sont conçus et diffusés par Monsanto dans l’objectif de vendre le pesticide qui va avec, le Roundup (comportant du glyphosate cancérigène), et qui représente 40% du chiffre d’affaires de l’entreprise.
Le problème, c’est que Monsieur Boudet est le seul biologiste de l’Académie des technologies (laquelle ne comporte pas moins de 10 physiciens) et que c’est donc sur la foi de cet argumentaire que ladite académie a pris la décision, en 2012, d’autoriser la commercialisation en France du maïs OGM NK603, en dépit d’une étude de 2 ans conduite par Gilles-Eric Seralini, prouvant l’apparition de tumeurs géantes chez les rats nourris avec ce maïs, la mortalité prématurée ayant plus que doublé chez ces animaux. Evidemment Monsanto, qui commercialise cette semence, s’est efforcé par tous les moyens possibles, de remettre cette étude en cause.
Monsieur Boudet, il ne suffit pas, pour remplir honnêtement sa mission, de donner bonne apparence puis de se fier à son savoir acquis et à ses présupposés, tenant, sans le dire, ceux qui pensent autrement pour des imbéciles. On se renseigne, on se documente, on s’efforce de comprendre. UNE FOIS POUR TOUTES : LES ECOLOS NE SONT PAS CONTRE LES O.G.M. PAR AMOUR DE LA NATURE MAIS PARCE QUE LE LOBBY MONSANTO IMPOSE L’EMPLOI DU ROUNDUP DANS LEUR CULTURE.
Vous trouverez ici l’histoire de Sofia et de son combat contre Monsanto qui a empoisonné deux de ses enfants. Si elle ne vous convainc pas, je vous mets au défi d’avaler chaque jour 3 cuillerées à soupe de ce maïs. Dans le cas contraire, je vous invite à faire valoir auprès de vos collègues de l’Académie des Technologies qu’un élément nouveau est à verser au dossier et qu’il y a lieu de revenir sur la décision de l’Académie autorisant la commercialisation du NK603 en France.
Une précision pour finir : quand Monsanto met sur le marché de semences RR, cela signifie ROUNDUP READY, autrement dit « résistant au Roundup » et il est probable que l’essentiel du génie génétique de la firme est essentiellement voué à implanter génétiquement la résistance à l’herbicide.

Multitrans, le convoyeur qui décoiffe mieux que la guillotine !

Le 29 juillet 2015 à Luçon en Vendée le convoi de Multitrans qui avait pris en charge le transport de deux coques de navire, trouve, à l’entrée de la commune, la départementale trop étroite. Contrairement à ce que suggère sa publicité, l’entreprise n’a pas envisagé de dresser les coques latéralement. L’un des chauffeurs appelle le Conseil départemental et tombe sur un quidam qui les autorise à couper cinq arbres. Les platanes de Luçon étaient centenaires ; comment se sont-ils trouvés en possession d’une tronçonneuse qui leur a permis d’abattre finalement 31 arbres ? Pourquoi, surtout, s’y sont-ils crus autorisés ?  Image 1
On apprendra le lendemain que l’agriculteur propriétaire du champ limitrophe, y ayant terminé la récolte, avait autorisé le passage des camions. Les chauffeurs répliqueront qu’il avait plu, que le champ était boueux et qu’ils craignaient de s’enliser. Il aurait pourtant suffi d’y déposer des bûches et de les reporter au fur et à mesure à l’avant de chacun des camions. Ça n’aurait pas pris beaucoup plus de temps que d’abattre tous ces arbres.
La vérité, c’est le mépris insondable de ces entreprises « de pointe », constructeurs et transporteurs, qui travaillant pour la upper class et s’imaginent bénéficier de ses passe-droits.
Le maire de Luçon s’évertue à obtenir de Multitrans le remplacement des arbres centenaires ; c’est malheureusement irréaliste. Nous lui suggérons le calcul suivant : 31 x 100 = 3100 ans de croissance arborée = 1034 arbres de 3 ans, à replanter là où les administrés de la commune le décideront, une fois choisies les essences qui leur agréent. L’entreprise peut naturellement se retourner vers le client final qui, pour causer un tel désastre, devait probablement trépigner comme un sale gosse qui exige sans délai son petit navire.

La vérité des prix

La parole à Benoît Biteau, agriculteur – qui avait perdu des subventions (voir plus bas) parce qu’il avait eu l’outrecuidance de passer au bio – et qui n’a pas son pareil pour dénoncer les absurdités du système de la production alimentaire :
Image 1 « Mais ce qui plombe votre pouvoir d’achat, ce n’est pas le prix des produits que vous achetez pour vous nourrir, c’est le coût de la réparation des dégâts de ce modèle agricole sur les équilibres, les ressources et l’eau en particulier, la biodiversité sauvage et domestique, le climat et la santé. Un exemple ? 54 milliards d’euros par an mobilisés sur vos impôts pour retirer pesticides et nitrates fournis par un modèle agricole, déjà perfusé par plus de 11 milliards d’euros de PAC, pour obtenir de l’eau potable. Conséquences ? La laitue chimique que vous avez payé 0,70 €, alors qu’une laitue bio vous coûtera définitivement 1 €, vous coûte en réalité 27 €, si on y agrège la pression fiscale nécessaire pour supporter les coûts externalisés de modèle dévastateur. Eh bien moi je dis que je n’ai pas les moyens de payer 27 € une laitue !
Et c’est la même logique pour la viande !
N’inversons pas les rôles ! Les citoyens contribuables sont déjà solidaires des agriculteurs, via les 11 milliards d’euros d’aides PAC versés à ces assistés qui de surcroît utilisent cet argent pour répandre massivement pesticides et engrais de synthèse, monopolise l’eau douce pour irriguer du maïs, ou encore nourrir avec du maïs chimique et irrigué, complété par du soja OGM qui vient de l’autre bout de la planète, des animaux en système concentrationnaire, sensés pourtant être des herbivores fait pour manger de l’herbe ! Qu’ils se remettent en cause, qu’ils reviennent aux fondamentaux, plutôt que de sans cesse solliciter les mêmes pour alimenter leur délire, leur fuite en avant ! Et ils osent se revendiquer chef d’entreprise ? J’hallucine ! La solidarité, a minima, serait qu’avec autant d’argent public perçu, ils nous proposent de la nourriture de qualité à mettre dans nos assiettes et de l’eau saine dans nos verres. »
La solution : subventionner la conversion à l’agriculture biologique. En attendant, visitez la ferme.

Les poissons ne sont généralement pas végétariens

Nouvelle étude alarmante à propos de l’état des océans, signée par 22 océanographes, mais qui, une fois encore, reste aveugle à l’essentiel. Toujours le même vieux tropisme analytique et clivant. D’une part on nous dit que « L’acidification des océans, inéluctable avec la montée de la teneur en CO2 de l’atmosphère va mettre en péril certaines espèces planctoniques en réduisant leur Image 1capacité à fabriquer leur coquille ou squelette »
D’autre part on affirme que des migrations « vont s’amplifier et bousculer les écosystèmes marins, permettant parfois des augmentations de ressources, au nord de l’hémisphère nord, mais le plus souvent des risques d’appauvrissement ».
C’est oublier quelques petits détails :
1° Si les espèces planctoniques sont mises en péril, il n’y a aucune chance pour que les populations de poissons qui s’en nourrissent s’accroissent, que ce soit ou non dans l’Atlantique nord.
2° L’impact majeur de l’acidification, favorisée par le froid aux plus hautes latitudes, n’est pas la même chose que l’impact immédiat. Ce qu’il y a à comprendre DANS TOUS LES SENS DU TERME : => défaut de calcification du krill et des ptéropodes => effondrement des populations de zooplancton => effondrement des chaînes alimentaires => fin de la sédimentation de la nécromasse afférente => fermeture du puits océanique du carbone => ACCÉLÉRATION ASYMPTOTIQUE DE L’EFFET DE SERRE ANTHROPIQUE.
A la décharge du rapporteur, la séquestration océanique du carbone n’est pas même mentionnée dans l’étude originale…

23 juin 2015 / De la peste et du choléra

Côté peste, on a eu, depuis quelques mois, le retour de l’ogre russe en Ukraine. Le temps ahurissant qu’ont mis les Européens à réaliser qu’il n’y avait pas plus de séparatistes ukrainiens que de beurre en branche, que les soi-disant indépendantistes – même âge, même format, mêmeImage 2 crane rasé, ne différant que par les nuances de leurs treillis – n’étaient ni plus, ni moins que des soldats russes… a rappelé singulièrement la dégonflade des mêmes au moment où Hitler avait mis la main sur les Sudètes.

Côté choléra, les révélations de wikileaks, le 22 juin 2015. La NSA a espionné trois présidents de la République française, sur leur portable. Ce n’est probablement que la partie émergée de l’iceberg ; peut-on imaginer que cette institution ait eu des scrupules à pomper la com des négociateurs, des industriels, des ingénieurs ? De Dominique Strauss-Kahn et de Richard Descoing, quand ils tentaient de mettre sur pied une nouvelle monnaie mondiale ? Et ces fumiers d’Américains nous la jouent « libre concurrence loyale » ? Pour eux l’économie n’est rien d’autre que la poursuite de la guerre par d’autres moyens, guerre aux ressources naturelles, guerre aux politiques sociales, aux mesures de santé publiques, guerre aux plus démunis, aux moins réactifs, guerre aux niaiseux qui croient encore à ce que racontent leurs films.

NON AU T.T.I.P ! VIVE LA FRANCE !! ET LA LEGION D’HONNEUR POUR JULIAN ASSANGE !!!

23 mai 2015 : journée mondiale anti Monsanto

D’après la Fondation pour une Écologie d’Avenir de M. Allègre et de ses obligés, on serait rétrograde de refuser les O.G.M. Le colloque du 22 mai ( « Faut-il avoir peur de la science ? ») aImage 1 été, à l’instar du précédent, un monument de mauvaise foi, d’assimilations illégitimes et de sophismes variés. Non, les écologistes ne sont pas, par principe, contre les O.G.M.! Rien à objecter au Nerica (new rice for Africa) si cette souche, conçue en particulier pour résister à la sécheresse, permet à l’avenir d’éviter les famines.
Les écologistes sont contre Monsanto ! Contre des semences conçues pour supporter des doses hallucinantes de Roundup, pesticide cancérigène ! Contre la stérilité implantée des semences ! Contre le prix exorbitant de celles-ci, qui pousse chaque année des milliers d’agriculteurs indiens au suicide ! Contre les lobbies qui contraignent l’Europe au traité transatlantique, dont les peuples ne veulent pas, pour leur faire bouffer des O.G.M. de force ! Contre l’interdiction des graines fermières ! Contre la confiscation, par Monsanto, de la sécurité alimentaire du monde ! Contre la transmission inévitable des facteurs de résistance à d’autres plantes ! Contre les profits hallucinants du 1 % qui n’en a jamais assez et qui veut que ses actions Monsanto rapportent encore plus ! Contre tous les clients de Monsanto (Lipton, Uncle Ben’s, Pepsi, Lay’s, Cadbury, Scheppes, Kellog’s, Coca Cola, Pringles Quaker, Knorr, Heinz, Minute Maid) et ils appellent à les boycotter !

C’est à ce prix que vous mangez des biscuits en Europe.

Il est en train d’arriver en Asie du Sud –Est ce qui a dû se produire en Afrique de l’Est, il y a une trentaine d’années. La déforestation pousse les singes aux lisières des villages ; quelques moustiques passent par là et la femelle piqueuse, en allant du singe à l’homme, inocule un Image 5pathogène du premier au second. Il y a trente ans, c’était le virus S.I.D.A. ; aujourd’hui c’est une forme particulièrement efficace de paludisme dont l’agent est un bacille  Plasmodium, beaucoup plus efficace que Falciparum : knowlesi. Il se reproduit toutes les 24 heures dans le sang contaminé et sa part est passée en Malaisie, depuis l’an 2000, de 5 à 68% des nouveaux cas de paludisme ; par ailleurs il est beaucoup plus dangereux que P. falciparum puisqu’il tue un hôte sur trois.
Pour le moment le moustique qui le transmet frappe essentiellement des adultes dans les plantations situées à la lisière des forêts. Mais si l’on suit le schéma précédent, il est probable que le moustique vecteur va apprendre à s’approcher des zones d’habitation et que la contamination aura bientôt lieu à partir de réservoirs humains de virus, si ça n’est déjà fait.
La carte des populations de singes contaminés et des cas humains répertoriés fait en effet apparaître des contaminations situées en dehors des zones de répartition des animaux. Dans ce cas l’Inde et la Chine risquent de connaître de terribles épidémies.
Pourquoi cette déforestation intempestive, demandera-t-on ? L’eldorado de l’industrie alimentaire : l’huile de palme. « C’est pas cher et ça peut rapporter gros », c’est ce qu’ont dû se dire d’audacieux entrepreneurs il y a quelques lustres ; aujourd’hui, de l’huile de palme, il y en a partout : pâte à tartiner, biscuits apéritif ou du goûter, fromages industriels, barres chocolatées et autres friandises, céréales, biscottes, soupes, desserts, lait pour bébé, glaces, margarines, pâte à tartes, boissons pétillantes, frites surgelées, plats préparés et c.. sans parler des agrocarburants.

Synode des Allè-griés de la cervelle

Les écolos de bonne foi – il y en avait quelques uns – qui se sont rendus à la conférence « la biodiversité : du concept à la réalité », organisée par la Fondation Écologie d’Avenir le 19 mars 2015, ont sans doute cru, dans un accès intempestif d’optimisme, que Claude Allègre, fondateurImage 2 de ladite compagnie, avait enfin viré sa cuti.
Que nenni, pauvres compagnons ! Il est vrai que le Maître es écologie constructive, qui assistait à l’office dans son fauteuil roulant, n’est pas intervenu ; il semble qu’à la suite de son infarctus survenu au Chili en 2013, il éprouve des difficultés à articuler.
Mais alors quel déferlement de servilité de la part de ses affidés ! A l’exception des deux dernières interventions, faites par d’authentiques scientifiques (qui ont dû se demander ce qu’ils faisaient là), on a eu droit, à la grande satisfaction d’un public conquis d’avance, à une séries de bourdes de la meilleure eau ; quelques exemples :
– la prétendue disparition des espèces est une « grosse bêtise » ; par le même – Alain Pavé – « On compte ce qui disparaît et pas ce qui apparaît », « L’écologie nous prédit l’enfer alors qu’elle devrait nous dessiner le paradis »
– les écolos sont uniformément fustigés parce qu’ils sacraliseraient tous la nature, qu’ils seraient « fixistes », « conservateurs », opposés par principes aux « espèces invasives » alors que ce sont elles qui ont recolonisé l’Europe après la dernière glaciation… déclare successivement Christian Lévêque.
Une assimilation hâtive et une omission impardonnable. Les écolos sont humanistes ; le problème majeur qui émergera de la déstabilisation climatique, c’est celui de la sécurité alimentaire des humains.
Quant au changement actuel, il « va nous obliger à changer », ce qui est, apparemment, une bonne chose… à un détail près : il aura lieu à un rythme tel qu’il n’a jamais été atteint jusqu’alors dans l’histoire de la Terre.
A titre de comparaison, l’extinction Permien / Trias -qui a vu disparaître 95 % des espèces marines et 70 % des espèces terrestres – procède de l’activité volcanique des trapps de Sibérie qui s‘est étendue sur 1 million d’années. Et il a fallu 30 millions d’années au biotope terrestre pour retrouver une biodiversité équivalente.
Autre ineptie : jusque là, il n’y a pas de mort du fait des O.G.M. Certes, Monsieur Lévêque, sauf que les O.G.M., à l’exception notable du NERICA, sont conçus pour être cultivés avec des pesticides ciblant les ravageurs secondaires, que le rôle de ceux-ci dans l’étiologie du cancer est solidement établi et qu’on vient, en plus, de montrer qu’ils sont inducteurs de l’autisme, par inhibition du développement du cerveau de l’embryon.
Mais le pompon du pompon est atteint par une juriste, Carole Zakine : avec la future réglementation induite par la Charte de la nature, les malheureux agriculteurs seront victimes de la nationalisation léniniste des terres.
Les questions censées lancer le débat sont de la même cuvée nauséabonde ; celui-ci, par exemple, se demande si le contrôle effectué sur sa fosse d’aisance (au titre du traitement des eaux usées ) n’est pas déjà l’effet d’une mainmise de l’État sur sa propriété privée.
Monsieur l’ex ministre de l’Éducation Nationale a semblé faire une overdose des sous-entendus haineux de Mme Zakine, pourtant supposés lui plaire, et, aidé de ses proches, a quitté la salle au milieu de son intervention. Puisse-t-il comprendre assez tôt son erreur, faire publiquement amende honorable (alors, mais alors seulement, que la parole lui soit rendue), et convaincre les derniers climato sceptiques de concourir enfin aux indispensables mutations qui préserveront l’avenir de nos enfants.

A bas la P.A.C. à la con !!!

Image 3Son nom : Benoît Biteau. Son combat : récupérer les subventions européennes qu’il a perdues quand il a décidé de cesser d’irriguer son exploitation agricole. Pendant 8 ans il s’est appliqué à reconvertir la ferme héritée de son père ( vouée jusqu’ici à la monoculture intensive du maïs, avec engrais, pesticides et irrigation ) à la polyculture biologique ; il a créé parallèlement 6 emplois… et sa trésorerie, depuis, enregistre une perte de 9 000 euros par an. Il a eu beau faire valoir l’impact positif de ses pratiques sur l’emploi, la santé, la résilience de ses terres aux changements climatiques à venir, la moindre ponction sur les ressources en eau, le tribunal administratif n’a rien voulu entendre.

Il s’embarque donc pour la Cour de Justice de l’Union européenne. Puisse-t-elle comprendre l’enjeu de cette plainte ! Autrement il faudra attendre l’année de la révision de la politique agricole commune… en 2020. En attendant l’agriculture industrialisée va continuer avec les pesticides, la compaction des sols, les retenues d’eau dévastatrices… et les subventions européennes.

Benoît Biteau donne encore quelques indications pour saisir concrètement les enjeux de cette nécessaire mutation : « si on réintègre ces externalités négatives, votre salade issue de l’agriculture intensive vendue 70 centimes coûte en fait 17 euros. Alors que la bio à 1 euro coûte réellement un euro. Via nos impôts, l’agriculture traditionnelle est doublement subventionnée. Ce modèle qui touche le fond ne s’en sortirait pas sans aides. » (interview du 16-02-2015 à Terraéco)

Les bourdes d’Emmanuelle Cosse

Décidément, elle n’en rate pas une, madame la Sec nat des Verts. Selon elle, le Rafale était un « ratage industriel » ; faux : non seulement on vient d’en vendre quelques uns mais ce n’est probablement qu’un début ; c’était seulement un nom de baptême mal choisi, « raffle » de prononciation proche, signifiant en anglais tirage au sort, tombola… genre tu passes ou tu crashes.Image 3

Pour elle le 11 janvier 2015 aurait été le fait des « forces progressistes ». D’où sort-elle donc pour n’avoir pas compris ce qui s’est passé ce jour-là ? C’était le peuple de France, celui de 1789, celui de la Libération, qui était dehors ce 11 janvier, forgeant à nouveau, dans la douleur et la colère, le principe de son unité nationale qui est l’essentielle Liberté.

La loi Macron résulte, selon Emmanuelle, de « trois contresens ». Mais ma grosse, continuer à s’endetter de façon astronomique, ce n’est pas un contresens ? Le gouvernement aurait mieux fait d’engager « la transition écologique de l’économie ». Qu’est-ce que t’ attends, pour t’y coller, feignasse ? C’est ton job, après tout ; les lois sont là, les fonds aussi, les entreprises de l’ESS sont prioritaires sur les marchés publics… Alors ? On préfère toucher ses indemnités et pondre un texte incendiaire une fois par mois, style, c’est pas de ma faute, c’est le gouvernement qui fait des contresens … Autrefois les hautes figures de l’écologie politique, éliminées les une après les autres, et désormais les carriéristes à la petite semaine ; c’est pas avec eux qu’on réussira la COP 21. D’ailleurs, c’est bien simple, il n’en a même pas été question aux journées d’été d’EELV en 2014. Bande d’enfoirés !!!

Le fric pourrit tout / 9 février 2015

Non seulement le p.d.g. et les actionnaires de Ponant peuvent se payer Nicolas Hulot l’année de la COP 21, sur un de leurs Yachts à propulsion carburant fossile (au jugé, 400 l/h pour trois ponts !!!), non seulement ils peuvent prétendre sensibiliser leur riche clientèle aux problématiques environnementales (un ramassis de débiles mentaux, probablement) mais encore – pas de petits bénéfices- ils fusillent littéralement les braves militants de base qui se battent depuis des lustres pour faire avancer la cause de l’humanité future. Ils n’en ont rien à foutre, chez Ponant de l’humanité future. Puissent tous leurs bateaux de croisière couler par le fond !!!

Ponant : Michel Rocard, Nicolas Hulot, Olivier de Kersauson invités pour l’été 2015

plusieurs autres personnalités embarqueront sur les croisières de la compagnie

Ponant invite des personnalités pour animer ses croisières programmées pour l’été 2015. Ils animeront des conférences ou proposeront des concerts.

 

Les personnalités invitées sur les croisières du Ponant pendant l'été 2015 - Photos DR

Les personnalités invitées sur les croisières du Ponant pour son programme  de l’été 2015, entre avril et octobre, Ponant propose à ses passagers de rencontrer plusieurs personnalités.Michel Rocard, ancien Premier ministre et Ambassadeur en charge des négociations internationales sur les pôles sera ainsi présent sur l’Austral pour le circuit « Archipel des Pribilofs & Péninsule de Kodiak » du 21 au 30 août 2015.Il y interviendra en qualité de Président d’honneur du Cercle Polaire, un think tank dédié à la préservation des pôles avec lequel la compagnie collabore depuis 4 ans. Il sera également accompagné d’Olafur Grimsson, Président islandais.Nicolas Hulot, journaliste, écrivain et producteur d’émissions TV, dont la célèbre Ushuaïa Nature, participera, lui à la croisière « L’Alaska et ses Fjords » du 11 au 18 juillet 2015. Il viendra pour sensibiliser les voyageurs à la préservation de l’environnement.Du 17 septembre au 2 octobre 2015, Olivier de Kersauson embarquera sur l’Austral pour le séjour « Hawaï et Polynésie Française ». Cet ancien navigateur partagera les secrets de la Polynésie où il réside désormais.

Patrick Poivre d’Arvor sera à bord du Lyrial du 22 au 29 septembre 2015 pour la croisière « Récitals en Adriatique ». Le journaliste, ancien présentateur du JT de TF1 y interprétera des poèmes de Ronsard, Apollinaire et Verlaine sur des airs de Chopin.

Le Soléal accueillera Frédéric Mittérand, ex-ministre français de la Culture, du 2 au 12 mai 2015 pour le circuit « Trésors Cachés de Méditerranée » . Il y animera plusieurs conférences sur la richesse du bassin méditerranéen.

Quant à Luc Ferry, il sera sur le Lyrial pour la croisière « Des Côtes Dalmates à la Grèce » du 28 juin au 5 juillet 2015, Eric-Emmanuel Schmitt sur le Boréal du 13 au 22 juin 2015 pour la « Croisière de la Fidélité », Yves Coppens sur l’Austral du 6 au 21 août 2015 pour le circuit « Îles aléoutiennes et réserve de Wrangel » et Alain Duault, à bord du Soléal pour « Symphonies irlandaises » du 19 au 22 mai 2015.

 

De retour d’Afrique, la fureur et la consternation / Libération, 13-11-2014

Les géologues nous disent que nous sommes brutalement rentrés dans l’Anthropocène, une nouvelle étape géologique qui signifie que nous avons basculé dans l’ère de l’Humanité. L’Homme, en peu de temps, est devenu son propre facteur d’évolution, il est lui-même une force géologique.

«Je déplore que le sort de l’humanité soit dans d’aussi mauvaises mains que les siennes», disait, déjà, au XVIIIe siècle le philosophe Julien Offray de La Mettrie. Pour ma part, je me bats avec bien d’autres pour donner tort à cette sentence. Je considère que tant que l’avenir dépend de nous, l’improbable est possible et le meilleur aussi. Sauf que la fenêtre d’opportunité entre ce que nous pouvons décider ou ce que nous devrons subir se réduit à chaque instant.Image 1

Mais j’avoue, qu’au retour d’un déplacement au Sahel, je me demande, dans un accès de colère, si l’avenir ne va pas va pas cruellement donner raison au philosophe. «Science sans conscience n’est que ruine de l’âme», disait Rabelais. Science sans conscience sera la ruine de l’Homme oserai-je paraphraser !

Ce qui motive ma fureur de l’instant (mauvaise conseillère), c’est le contraste saisissant entre la situation de l’Afrique et ce qui occupe notre attention, ici. Une Afrique, engluée dans les conflits, qui subit déjà pour une partie des conditions climatiques difficiles et qui voit le phénomène tragique de désertification s’accélérer. Une Afrique, abreuvée de nos bonnes intentions, rarement suivies de réalisations concrètes. Une Afrique, qui attend, désespérément, la matérialisation des innombrables engagements énoncés ci et là et notamment au sommet de Copenhague. Une Afrique, qui, en définitive, aura toute légitimité pour se détourner du Nord si celui-ci ne remplit pas d’urgence ses obligations. La désertification sera aux portes de l’Europe entre 2000 et 2020, et 60 millions de personnes, nous dit Monique Barbut, secrétaire exécutive de la convention des Nations unies sur la désertification.

A peine revenu du Sénégal et parcourant d’un œil distrait, mais consterné, la presse de ces derniers jours, je remarque combien, une fois de plus, nous avons inversé l’ordre des priorités entre l’utile et le futile. Le futile, l’inutile et même le sordide malheureusement préempte l’attention et détourne de l’essentiel. Le summum fut atteint avec le fait divers Nabilla. Nous étions proches de l’orgasme médiatique. Il y a encore quelques semaines, c’était l’hystérie collective à propos de la publication d’un livre d’une ex-première dame, événement qui aurait dû se réduire à une simple brève dans les journaux. Comparé au traitement insignifiant dont bénéficie la publication du dernier volet du cinquième rapport du Giec qui met ni plus ni moins en lumière l’incertitude de plus en plus forte sur l’avenir de l’humanité, avouons qu’il y a de quoi pleurer. Si l’on ajoute à cela le spectacle constant et désolant des affaires, et comme un climat permanent d’élection présidentielle, avec son lot de petites haines et phrases assassines qui fait le bonheur de l’info continue et de ses commentateurs avisés, garder espoir devient un acte de bravoure.

Paris va accueillir, en décembre 2015, la conférence climat où 195 Etats vont décider pour le meilleur, je l’espère ou pour le pire je le crains, de l’avenir de la planète et donc de l’humanité. Cet enjeu éminent, complexe, qui oblige à combiner deux notions de temps, le court terme et le long terme, et à remettre à plat un modèle économique, dopé depuis cent cinquante ans par l’usage des énergies fossiles qui aujourd’hui ne sont plus la solution mais le problème.

La France, qui sera sous les regards du monde entier, doit se ressaisir et renouer avec la hiérarchie des priorités. Chacun de nous doit prendre sa part de responsabilités dans cette prééminence du futile. Par cette complaisance silencieuse envers le frivole, nous nous perdons. Car derrière nos différences culturelles, politiques ou sociales, c’est notre responsabilité de parents qui doit primer. Ne sacrifions pas l’avenir de nos enfants à l’aune de nos futilités !

Nicolas HULOT Journaliste, fondateur d’Ushuaïa. Envoyé spécial de François Hollande sur les changements climatiques (en mission au Sénégal du 5 au 8 novembre2014).

Encore un effort et vous finirez par comprendre

« Réchauffement climatique : maintenant, c’est la chaîne alimentaire qui est en danger. De quoi s’intéresser au problème, non ? » tel est le titre très « pédagogique » de l’article paru le 4 novembre 2014 dans « Science et santé », le magazine d’information de l’Inserm, et signé Gilles Bridier.

Suit une entrée en matière, plutôt « diplomate » cette fois : « Il n’y a pas que la montée des eaux. Que l’on épouse les thèses du Giec ou qu’on les critique, l’acidification des eaux des océans n’est plus contestée. Le phénomène menace la chaîne alimentaire. Ce qui, au-delà des polémiques, devrait pousser à la réduction des émissions de CO2. Ce qui serait favorable à la lutte contre le Image 4réchauffement climatique. »

L’Inserm… ça laisse rêveur. Le problème – je vais rester calme – ce n’est pas qu’on ne pourra plus manger de soles ou de sardines… le problème, c’est que l’acidification c’est en effet l’effondrement des chaînes alimentaires océaniques… mais surtout QUE CET EFFONDREMENT SIGNIFIE LA FERMETURE DU PUITS OCÉANIQUE DE CARBONE AVEC ACCUMULATION EXPONENTIELLE DES G.E.S. ET ACCÉLÉRATION DE LA DÉSTABILISATION CLIMATIQUE, avec à terme effondrement général des récoltes.

Le problème, ce n’est pas plus de poisson dans mon assiette ; c’est plus rien à manger pour personne.

Adresse aux communistes 

A condition d’avoir l’oreille fine et le regard aiguisé, on parvient à distinguer les sites d’hibernation des communistes. Hormis la C.G.T., le S.N.E.S. et l’Huma, ce sont aussi probablement le groupe S.O.S., le journal Alternatives économiques, diverses associations de l’E.S.S., les mainmises sur certains secteurs universitaires ou péri universitaires, comme le C.I.Ph, quelques entrismes politiques, y compris à EELV, pratiquement toutes les structures nationales, régionales départementales et municipales affidées, où le P.C.F, toujours « ku ku ex » (contrairement à ses homologues grec et italien), poursuit lentement sa mue.

Image 3

Lentement et silencieusement, avec quelques règles implicites : – On ne prononce plus jamais le nom de Karl Marx. – On ne fait pas l’autocritique des positions prises antérieurement sur l’économie (du style : c’est vrai que le patron exploite le travailleur mais il lui procure aussi du travail). – On se refuse à faire le bilan du communisme réel, auquel Jean Ferrat appelait pourtant autrefois. – On se contente, en effet, d’être une alternative, surgie ex nihilo, pour laquelle l’écologie en acte est rarement plus qu’un produit d’appel.

Mais une telle posture condamne l’alternative réelle à ne jamais advenir. Qui a encore envie d’aller voir « Le cuirassé Potemkine » au cinéma ? Cette position frileuse de repli sur son quant-à-soi idéologique interdit la naissance de la révolution écologique.

Loup, sors du bois ! Parti des fusillés, debout ! Écolos de la première heure, nous avons été, longtemps avant vous, clairvoyants, et nous avons essuyé vos critiques, comme celles de tous les autres. Mais vous savez désormais que nous avions raison, même si vous n’avez pas encore compris à quel point. Faut-il attendre, pour faire l’union sacrée, que les six départements du Sud soient lessivés par le déluge ?

Tout se jouera à Paris, entre le 30 novembre et le 11 décembre de l’année prochaine. L’humanité à venir (et, par pitié, ne dites pas que c’est un concept bourgeois, comme autrefois à John Lewis, parlant de « l’homme » Louis Althusser en grand inquisiteur), l’humanité, donc, a besoin de vous. De vos derniers électeurs – qui sont autant de militants – de vos organisations, de vos réseaux, de ce qui vous reste de prestige. Avec nos 9%, vos 2% et ceux qui nous rejoindrons au fur et à mesure, nous pouvons encore incliner l’axe du monde dans la bonne direction, à la seule condition de parler vrai. Alors la jeunesse sera massivement derrière nous parce que, comme en 68, quand il s’agissait pour elle d’en finir avec la menace permanente de l’apocalypse nucléaire, elle est prête, partout dans le monde, à enclencher la grande mutation qui  seule lui réserve  un avenir. Nous passerions enfin du troupeau des travailleurs / consommateurs / chômeurs, à la coopérative des acteurs économiques conscients et responsables, d’abord et avant tout, des contraintes écologiques et, parallèlement, de la nécessité du partage.  Et ceci, camarades, implique de se risquer enfin comme éco-entrepreneurs, dans l’économie réelle, afin de la transformer.

Dans ce pays la loi existe enfin qui accorde à l’économie sociale et solidaire des privilèges sans exemple ; le statut de coopérative aussi ; l’épargne solidaire est disponible et les chômeurs sont des millions. C’est maintenant qu’il faut enclencher cette mutation si l’on veut mobiliser le plus grand nombre. Partout, sur nos trottoirs comme aux marges des déserts lointains, les forçats de la faim se sont couchés. S’il fut jamais un moment pour faire advenir l’utopie socialiste, c’est celui-ci. Alors souvenons-nous de Jaurès, retroussons nos manches et mettons-nous au travail.

Ou bien faut-il croire que vous n’êtes à aucun prix disposés à renoncer à votre confortable position de critiques de la société de classes, que vous craignez de vous risquer en rase campagne et que, comme toujours, vous vous contenterez d’aller aux manifs pour défendre les droits des travailleurs ? Elle n’a peut-être pas la forme que vous anticipiez depuis des lustres mais – il n’y a pas de doute là-dessus – c’est bel et bien la lutte finale. Alors, debout !

Muriel Grimaldi

Image 2

… mais continue à croire que la Terre est plate.

C’est un compte rendu de Stéphane Foucart, publié le 8 octobre 2014, qui, sur la foi du rapport sur la diversité biologique rendu public lors de la Conférence de PyongYang, nous apprend fort doctement que « le changement climatique n’est pas la seule conséquence des émissions humaines de dioxyde de carbone (CO2). Celles-ci sont aussi responsables de l’acidification des océans, phénomène qui aura des conséquences importantes sur la biodiversité marine d’ici à la fin du siècle. »

Image 3Le Monde fut un temps un journal sérieux, dont les journalistes menaient de véritables enquêtes ; ce temps est révolu. Certes les scientifiques auteurs du rapport sont spécialisés dans la biodiversité et c’est donc de la biodiversité qu’ils nous parlent. Mais enfin ce n’est pas un résumé du rapport que l’on attend ; c’est une analyse ou, à défaut, autre chose qu’un salmigondis incohérent.

Monsieur Foucart paraît croire que « le changement climatique » est un événement probable, parmi d’autres, et que l’acidification des océans est, par contre, un fait autrement préoccupant que quelques degrés de plus ici ou là…

LA VÉRITÉ, si Monsieur Foucart avait bien voulu faire l’effort de la chercher, c’est que cette acidification signifie la fermeture du puits océanique de carbone, et le terme de l’unique sursis dont disposait encore l’humanité.

LA VÉRITÉ, c’est que non seulement les chaînes alimentaires océaniques vont s’effondrer – parce que ni les ptéropodes en Arctique, ni le krill en Antarctique ne pourront plus calcifier correctement – mais que le carbone non métabolisé va s’accumuler de façon exponentielle dans la basse atmosphère.

LA VÉRITÉ, c’est que ce n’est pas seulement dans quelques atolls du Pacifique que les prises de pêche vont s’effondrer mais partout, dans des océans morts et saturés d’algues toxiques

LA VÉRITÉ, ce n’est pas « le réchauffement » ; c’est la déstabilisation. Et ça signifie sécheresses, inondations, épidémies, récoltes perdues, foules affamés, guerres de  survie.

Il nous reste 13 mois avant la Conférence de Paris, 13 malheureux mois pour que l’Humanité change de cap. ALORS FAITES VOTRE BOULOT CORRECTEMENT, NOM DE DIEU !!!

La France malade de sa démocratie – 12 octobre 2014

On finira par croire que l’abolition du septennat présidentiel au profit du quinquennat était une erreur ; erreur aussi que de multiplier les consultations électorales et de les étaler dans le temps.

Les récents épisodes parlementaires et ministériels relatifs, pour les uns, à la loi sur la transition énergétique, et, pour les autres, à l’écotaxe, paraissent démontrer l’impossibilité de gouverner adéquatement ce pays.

Les obstructions multiples que l’U.M.P. a opposées au projet de loi sur la transition énergétique sont plus que grotesques : elles sont abjectes. Non seulement elles défigurent le Parlement  mais encore elles font bon marché de l’intérêt national et, au-delà, de l’intérêt supérieur des générations montantes. Qu’on en juge : 500 amendements sur l’article 1°, dont les deux tiers identiques, aux variations rédactionnelles près. Dans quel but ? Épuiser le temps de parole du groupe, de façon à Image 1justifier l’absence des députés UMP le lendemain, vendredi 10 octobre, dernier jour des débats, afin qu’ils puissent profiter de leur week-end dans leurs circonscriptions respectives. Faut-il croire qu’un jeune UMP (si ça existe encore…) est un jeune suicidaire ?

Quant au report de l’écotaxe par Ségolène Royal, il a soulevé un monceau de protestations vertueuses – en particulier de la direction d’EELV – sans qu’on se préoccupe un instant de ce qui l’avait motivé : un contrat anormalement avantageux pour le prestataire privé (40% des prélèvements), une fragilisation économique des transporteurs, due notamment aux prélèvements des sociétés exploitantes des autoroutes et les insuffisances du projet précédent. La Ministre a donc légitimement décidé de mettre en place un groupe de travail qui devra, en particulier, répartir équitablement cette contribution et l’équilibrer par des mesures incitatives. Pas de quoi en faire un psychodrame. La réaction d’Emmanuelle Cosse est d’autant plus inacceptable que ce gouvernement – dont on s’est séparé à temps afin d’engranger plus tard les bénéfices du mécontentement populaire – est, qu’on le veuille ou non, celui qui est en charge de la COP 21 et qu’il faudrait, tout au contraire, le soutenir sans barguigner.

Bref, nos élus paraissent avant tout préoccupés de la poursuite de leur carrière. L’intérêt général, ils en font peu de cas. Quant à l’avenir de la planète…

Quelques propositions : principe du mandat unique étendu dans le temps, présence obligatoire dans les instances afférentes, référendum d’initiative populaire. De quoi, peut-être, cesser d’élire des carriéristes, avoir les moyens de décisions politiques durables et redonner aux citoyens, passant outre flatteries et promesses, leur majorité politique.

Pierre Rabhi : « Ce qui nous aliène, c’est le superflu »

Ce livre* est un vaste galimatias ! C’est le délire d’un type qui n’a rien compris, cela peut même être dangereux si des gens fragiles le lisent et le croient… La question qu’il faut se poser maintenant est absolument radicale et impossible à éluder : est-ce que nous avons besoin de la nature ? La réponse est oui. Est-ce que la nature a besoin de nous ? La réponse est non.

Image 1Le problème des êtres humains, c’est qu’ils s’entre-égorgent pour des idées, des idéologies, des croyances. Si les extraterrestres nous observaient, ils diraient : ils sont doués, mais tellement stupides, puisqu’ils portent atteinte à ce à quoi ils doivent la vie ! Si je mets des produits chimiques dans la terre, je les retrouve dans mon corps. Ces produits ont été présentés comme éléments de progrès alors qu’ils ont nié les mécanismes de la vie ; c’est une régression terrible. Il n’est pas possible de survivre sur Terre sans la coopération avec la vie. Qu’on le veuille ou non, nous avons une nourriture qui véhicule des substances chimiques. Plutôt que de souhaiter « Bon appétit » avant de se mettre à table, maintenant il faudrait dire « Bonne chance ! ».

Mais nos craintes concernant la nourriture ou l’air qu’on respire sont secondaires, contrairement à ce que ce dit ce monsieur quand il parle des « promoteurs de l’heuristique de la peur ». La peur pour l’être humain est initiale ; elle commence avec la conscience de la mort. Cette angoisse de la finitude est la source de cette peur fondamentale. Pour contrer ça, on est en quête de sécurité dans le monde immatériel et le monde matériel. L’argent pourrait nous préserver de la mort ? Il faut que ce monsieur arrête de délirer. C’est incroyable que les gens en soient à une telle primarité, c’est presque infantile… Si aujourd’hui le monde est convulsé, c’est surtout par la peur de l’autre. Ce sont les croyances qui sont sources de divisions, je le sais pour avoir eu une double culture, musulmane et chrétienne.

Quant au bonheur, dans les pays dits riches, il y a l’abondance et la surabondance, mais il y a aussi une consommation extraordinaire d’anxiolytiques. En Afrique, dans les villages pauvres, les gens sont gais, ils n’arrêtent pas de chanter ; pourtant ils sont réduits au minimum. Donc la joie et le bonheur ne dépendent pas de la richesse ou de la non richesse. Cela me rappelle l’histoire de Diogène dans son tonneau qui dit à Alexandre le Grand : « Ote-toi de mon soleil ! ».

Moi, je préconise la sobriété, car elle est libératrice. Le libéralisme, c’est le capitalisme concentrationnaire. Nous sommes dans un système féodal déguisé où une majorité œuvre, travaille, donne son énergie pour enrichir une minorité. C’est pourquoi nous sommes dans une forme d’aliénation. Et ce qui nous aliène, c’est le superflu. Alors que nos besoins réels, qui sont les fondements du bonheur, sont : manger à sa faim, être vêtu, avoir un toit sur notre tête et être soigné quand on est malade. Le bonheur n’a rien à voir avec la matière. Il y a des milliardaires profondément malheureux.

Humains ou Terriens ? Les religions monothéistes ont fait de l’humain la cerise sur le gâteau alors qu’en fait nous sommes des gens violents, destructeurs, tueurs…La planète est un champ de bataille d’égorgements. Et je me demande si la planète ne regrette pas de vous avoir enfantés.

Le Point, 18 septembre 2014,  propos recueillis par Emilie Trevert.

 


* « La Planète des hommes », Gérard Bronner, PUF.

Banque ou crève

Celui qui tient le revolver du libéralisme conquérant, c’est le laboratoire étatsunien Gilead. Il a mis au point un traitement définitif pour l’hépatite C, qui élimine le virus en 3 mois pour 9 malades sur 10. Seulement on n’est pas des humanitaires, chez Gilead ; maintenant il faut que ça rapporte. Prix de vente : 666 € le comprimé ; posologie : 1 comprimé par jour ; coût total du traitement par personne : 56 000 euros. Il y a en France environ 66 000 malades de l’hépatite C et la note serait Image 1donc de … 4 milliards 800 millions d’€ pour l’Assurance Maladie. Comme les autres pays européens sont logés à la même enseigne, Marisol Touraine, Ministre de la Santé, a eu la bonne idée de constituer un front commun. Gilead a donc promis de revoir son prix à la baisse. Last but not least : le comprimé en question coûte 2,50  € à la fabrication. (John C. Martin, Gilead chairman and chief Executive Officer ; not even use to add extra teeth ; he already looks like a vampire…)
P.S. Le 24 novembre 2014 Gilead a consenti à l’État français une baisse de 30% du prix de ses comprimés.

Le monde des Bisounours ou l’ultime avatar de la désublimation contrôlée

Il ne fallait pas dire, quand on a aperçu l’iceberg à l’avant du navire, « Attention, officiers du Titanic, passagers et hommes à la manœuvre, il y a un énorme iceberg, droit devant ; il faut changer de cap, toute affaire cessante ! »

Non, il ne fallait pas… Il paraît que c’est catastrophiste, culpabilisant, contreproductif. Il faut faire, selon la formule de M. Claude Allègre, qui vient de virer sa cuti, de « l’écologie positive », de « l’écologie d’avenir ». Encore un an ou deux et vous verrez, bonnes gens, que quand on réalisera que le tournant n’a pas été pris à temps, ça sera de notre faute, à nous, les lanceurs d’alerte.

René Dumont parlait à juste titre du « rôle ingrat de Cassandre ». Invité à New York par le F.M.I., alors qu’il se scandalisait qu’on finançât  la culture intensive du cacao en Indonésie et la déforestation qui va avec, cacao vendu à prix cassé – ce qui allait, selon lui, – et il avait raison  –  précipiter la Côte d’Ivoire (et toute l’Afrique de l’Ouest dont elle était le poumon économique) dans la récession – il lui avait été répondu : « Peut-être ; mais ça nous intéresse d’avoir du cacao moins cher ». Il avait alors compris que ces gens-là n’étaient pas prêts à changer quoi que ce soit à ce qu’ils nommaient leur « niveau de vie », modulo le P.I.B. par habitant, incluant les accidents de la route et toutes les filières du gâchis institutionnalisé ; il faut bien faire « tourner l’économie », pas vrai ? Les Bisounours ne connaissent plus qu’un stimulus efficace : le plaisir. Alors quand ces gens-là lui avaient demandé ce qu’il convenait de faire par rapport à la menace climatique, il avait répondu : « Vous pouvez décider de la place des mitraillettes sur le Potomac. » Ils n’ont probablement jamais compris.Image 1

Et ça continue : il paraît maintenant qu’il faut des « nudges » pour susciter les bonnes pratiques qui ouvriront à l’humanité un avenir durable.

Nudges, quésako ? Montrer tous ceux qui l’ont déjà fait au lieu de dire, par l’effet d’une insupportable autorité, sans doute, « Il faut le faire » ; all that made in States, of course… And what’s a nudge, by the way ? Donner un discret petit coup de coude pour encourager. On admirera une fois de plus, la puissance de synthèse de la langue anglaise. En creusant un peu ce concept novateur, on réalise qu’il s’agit de faire en sorte qu’un enfant paraisse avoir fait spontanément une action louable, alors qu’il n’en avait nul désir. Et c’est bien dans une logique d’infantilisation que s’inscrit la nudgemania.

Du plaisir, sinon rien. Il y a un vieux et utile concept d’un certain Herbert Marcuse, susceptible de rendre compte de cette monomanie : la désublimation contrôlée. Dans « L’homme unidimensionnel » sa thèse principale est que le seul vecteur de développement individuel de l’homme moderne, la seule valeur fondamentale des sociétés développées, c’est le travail. Hors le travail, l’autre dimension de sa vie, le plaisir, est surdéterminée par la double nécessité de compenser les frustrations engendrées par l’activité professionnelle et de faire tourner la machine économique par le moyen de la consommation. Celle-ci implique à son tour la mise en place de l’illusion selon laquelle, en s’emparant par l’achat de l’objet symbole d’un certain plaisir, le consommateur devenu va éprouver le plaisir que lui a justement promis la publicité ; frustré mais incapable d’élever sa pensée aux mécanismes qui engendrent l’illusion, il est compulsivement reconduit au seul geste par lequel il peut espérer éprouver du plaisir : remplir son caddy.

Il faut donc accepter suffisamment de frustrations pour aller travailler chaque jour  mais, simultanément, demeurer dans l’illusion infantile qu’acheter le joujou du type de la pub vous donnera autant de plaisir que le  type de la pub paraît en avoir.

Cette dialectique meurtrière envahit désormais l’espace politique : quoiqu’il faille affronter, l’électeur veut du plaisir, de l’incitation, de la valorisation.

Si tu dis, par exemple, à propos de la COP 21 à Paris en 2015, que c’est la conférence de la dernière chance, on s’offusque : Mais non ! Surtout pas ! Il ne faut pas parler comme ça… Les Bisounours veulent du plaisir ; sinon ils ne font rien.

N’étaient ceux que j’ aime et ces enfants croisés dans les rues, je rendrais mon tablier et vous laisserais crever au milieu des vos amas d’objets inutiles et de vos illusions, bande de primates mal dégrossis que vous êtes…

C’est par l’effort constant – et avant tout celui de comprendre ce qui est en train d’arriver – le sacrifice de notre  « confort », la solidarité et le devoir, que nous pourrons seulement nous en sortir. Il faut dire la vérité et tabler sur la capacité d’autrui à la recevoir telle qu’elle est : nue, sans artifices, sans falbalas ; c’est d’ailleurs son nom d’origine et son essence : elle est a-léthéïa, la sans voiles, déshabillée de tous les artifices qui la font méconnaître.

Hier et cette nuit, dans le sud de la France, il y a eu 7 morts ; ils n’ont pas péri dans des accidents de la route. Non. Ce sont les pluies désormais meurtrières qui ont eu raison de leur vie. Mais ce matin, comme chaque jour vous avez pris votre voiture sans la moindre réticence. René disait aussi : « Tout conducteur d’une grosse voiture est un meurtrier » et, là encore, il avait raison.

Un meurtrier qui s’ignore et qui veut continuer à s’ignorer et qu’il ne faut SURTOUT pas culpabiliser…

Au delà de votre joujou à moteur – dont vous pensez à tort que lui, au moins, il ne tombera jamais en panne -, au delà de l’illusoire plaisir consumériste, il y a une certaine façon et une façon certaine d’atteindre au bonheur ; mais je ne la donnerai qu’à ceux qui feront l’effort de me la demander.

Muriel Grimaldi, le 19 septembre 2014

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