Cycles de Milankovitch

Image 7Ce sont les cycles qui affectent la rotation et la révolution terrestres. Ils se traduisent par une variation plus ou moins importante de l’ensoleillement sur un point donné de la surface terrestre    ( actuellement, en moyenne, de 342 w / m2 )   et doivent donc être composés entre eux et avec les autres facteurs de variation climatique. On distingue

– le cycle orbital => du fait que notre planète subit également l’attraction des géantes du système solaire, Jupiter et Saturne, la trajectoire de la Terre autour du Soleil est une ellipse. Celle-ci oscille, sur un cycle de 100 000 ans, entre l’étirement maximum et la trajectoire quasi circulaire. Cette variation engendre un écart plus ou moins important de l’ensoleillement entre le point où la Terre est la plus proche du Soleil, le périhélie, et celui où elle en est la plus éloignée, l’aphélie. Ce cycle n’a pas d’impact sur l’ensoleillement annuel total mais augmente ou atténue  les contrastes saisonniers, selon qu’on progresse vers les orbites les plus elliptiques ou les plus circulaires, ce qui est actuellement le cas. En moyenne : ± 2w/m2/an

– l’inclinaison de l’axe de rotation => celle-ci varie, sur un cycle de 24 000 ans, entre un angle de 20° et un angle de 24° par rapport à la perpendiculaire au plan de l’écliptique. Les périodes de Dans la conformation actuelle les plus fortes inclinaisons, parce que les pôles y connaissent un ensoleillement plus important, correspondent aux  périodes interglaciaires. Cet angle est actuellement régressif. En moyenne : ± 15w/m2/an

– le cycle de la précession axiale => c’est l’oscillation conique de l’axe de rotation des pôles par rapport au centre de la Terre ; celle-ci résulte de l’attraction spécifique exercée par le Soleil, Jupiter et Saturne sur le bourrelet équatorial terrestre. Ce cycle, d’une durée de 26 000 ans est lisible dans le fait que l’étoile polaire change au cours du temps : Alpha de la Petite Ourse aujourd’hui, Delta du Cygne dans 10 000 ans. Il a , lui aussi, un impact sur les contrastes saisonniers. En moyenne : ± 50w/m2/an. On notera que cette valeur est commensurable à celle de l’ensoleillement moyen.

– la nutation => ce dernier cycle affecte le précédent, avec une périodicité de 18 ans ; celui-ci, en effet, n’a pas une trajectoire parfaitement circulaire mais oscille autour du cercle. La nutation induit des variations d’ensoleillement locales.

Par où l’on voit que le système solaire est loin d’être cette horloge précisément agencée qu’y voulait voir Voltaire et qu’à supposer, comme l’a fait Leibniz, un monde exclusivement composé d’entités individuelles, il faudrait plutôt y voir des anti-monades, aux multiples fenêtres largement ouvertes sur le reste.

MG

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