Déhiscence

Processus généralement complexe par lequel une plante ouvre un de ses organes ou s’en sépare.  Image 1 C’est la déhiscence qui fait chuter ou éclater les graines.

En ce qui concerne les arbres à feuilles caduques, une forme particulière de la déhiscence est la défeuillaison.

Quand approche la saison froide dans laquelle l’arbre ne sera plus en mesure d’assurer les échanges gazeux vitaux, ce qui se fait par l’intermédiaire des stomates, orifices situés sur ses feuilles, il va se séparer de celles-ci.

Mais avant d’obturer la base de leur pétiole et de fermer par un bouchon de liège la communication avec la branche, il récupère l’eau et les sels minéraux dont, à la saison chaude, il avait pourvu ses feuilles.

C’est la dégradation de la chlorophylle induite par cette phase métabolique qui rend compte des belles couleurs des feuilles à l’automne…  ou, du moins, qui en rendait compte quand les choses se déroulaient conformément au processus retenu par la sélection naturelle.

Les stress hydriques ou thermique réitérés semblent le perturber : on observe depuis quelques années des chutes précoces de feuilles desséchées et cependant encore vertes ; ou bien, plus tard dans la saison, celle de feuilles recroquevillées d’un brun uniforme. Il semble qu’un champignon soit, dans plusieurs cas, associé à cette dérégulation.

La première conséquence de la dégradation qui en résulte, c’est que, d’année en année, les arbres s’appauvrissent en nutriments et sont donc de moins en moins résistants aux événements climatiques et aux ravageurs.

Or les forêts, qui couvrent 30% des surfaces terrestres, constituent le puits continental de carbone. Celui-ci est certes moins durable et moins excédentaire que le puits océanique ; il n’en piège pas moins un tiers des émissions de gaz à effet de serre.

Comme on observe des phénomènes analogues en agriculture, il faut s’attendre à des chutes de la production, céréalière en particulier, et à une augmentation des prix… avec une population mondiale en croissance exponentielle et des pratiques spéculatives. En 2002 Lester Brown attirait déjà l’attention sur ce problème.

MG

 

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