Déni

Concept forgé par Freud pour rendre compte de la capacité de certains sujets à éluder totalementImage 3 telle ou telle partie insupportable de la réalité.  Le déni se distingue donc du refoulement, lequel prend malgré tout cette réalité en charge.

Il s’agit en principe d’une position singulière  qui n’est évaluable que modulo l’accord du grand nombre sur ladite réalité. Le déni collectif ne pourrait donc être qu’une métaphore.

Cependant on peut lui trouver une certaine pertinence dans l’absence de mesures adéquates qui préviendraient les prochaines et inévitables crises financières ou, plus profondément encore, les prévisibles conséquences de la déstabilisation climatique globale.

Comment peut-on concevoir, par exemple, que tant de pères de famille continuent invariablement à prendre le volant de leur voiture, à en remplir le réservoir, à expulser – bon an, mal an –  3972 kg d’équivalent carbone par individu*, sans vouloir affronter cette réalité qu’ils sont en train de confisquer la vie de leurs propres enfants ? Seule la figure du déni permet d’en rendre compte.

MG



* Enquête IPSOS 2010

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