Eau

De formule chimique H2O, cette molécule est vitale ; tous les être vivants  en ont besoin en permanence. Or il se trouve que la sous-espèce Homo  Industrialis Liberalis prélève sur la ressource terrestre globale une part de plus en plus importante, qu’il s’agisse de ses besoinsImage 1 domestiques (lave linge, lave vaisselle, piscine), de l’irrigation de son agriculture rentière ou du refroidissement de ses centrales électriques, thermiques aussi bien que nucléaires.

Par ailleurs la déstabilisation climatique globale s’est dores et déjà traduite par une modification sensible du régime des pluies. Le cas de l’Australie est particulièrement éclairant : sur le dernier demi-siècle, seulement un cinquième du territoire a conservé la même moyenne annuelle de précipitations ; partout ailleurs on est en excès ou en déficit. Au Niger, sur la même période, on passe d’une anomalie par excès à une anomalie par défaut. Mais le cas le plus préoccupant est sans doute la disparition définitive de ressources locales. Tous les glaciers des Andes sont en train de fondre et les petites communautés villageoises établies autour d’une source que la glace cessera bientôt d’alimenter devront se disperser. Enfin il est probable que l’on verra progressivement se mettre en place une désertification des grandes masses continentale. La chaleur accrue induira en effet une saturation plus rapide de l’air en vapeur d’eau et un régime plus rapide – donc plus côtier – des précipitations.

Même la Banque Mondiale s’est inquiétée de cette situation dans laquelle elle perçoit un frein au développement ; c’est tout dire. Pour l’avenir, toutes les options sont ouvertes : allocation d’un droit à la consommation, comme cela se pratique déjà dans la Californie en voie de désertification, mise en place d’un commerce international de l’eau – comportant notamment l’installation d’usines de dessalement de l’eau de mer -, guerres de l’eau… ou sobriété volontaire.

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