Éco-responsables

C’est à ce prix que vous avez des ordinateurs et des portables en Europe
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Il y faut de l’or, de l’étain mais aussi du niobium et du tantale, deux éléments plutôt rares que l’on trouve en Colombie et au Congo. Comme toujours les majors de la high tech veulent maximiser leurs profits et la localisation des gisements miniers s’y prête à merveille. Travail des enfants, pollution généralisée… il suffit de graisser la patte à qui de droit.
Voilà pourquoi il faut signer la pétition de CCFE Terre solidaire afin d’obtenir le respect des normes environnementales et sociales en vigueur chez les clients que nous sommes. Sans parler de l’obsolescence programmée qui, comme d’habitude, engendre la recherche compulsionnelle de nouveaux gisements, avec confiscations et expropriations à la clef.
Néanmoins comme il paraît que les nations occidentales enregistrent un effondrement généralisé du Q.I. de leurs populations, il se pourrait bien que les ondes supplémentaires induites par ces joujoux précipitent l’effondrement de la barrière hémato encéphalique, l’accumulation d’aluminium dissout dans les astrocytes et l’explosion des maladies neurodégénératives. Auquel cas Candide et Pangloss pourraient envisager de repenser le « développement » plus rapidement que les prospectivistes ne l’avaient escompté…

Mac Do dommages…
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L’ONG SumOfUs avait déjà obtenu de la chaîne Starbuck qu’elle se procure son huile de palme dans des conditions éthiques. Elle repart en guerre contre les pailles en plastique dont McDonalds utilise, en longueur, quotidiennement, 2,5 fois le tour de la Terre dans les 36 000 restaurants de l’enseigne. On sait que le plastique empoisonne quotidiennement toute la faune marine. Mais ces fameuses pailles en plastique, que chaque consommateur n’utilise que quelques secondes et dont il pourrait fort bien se passer, font partie des 10 polluants plastiques les plus répandus.
Il suffit de signer la pétition. Ça sauvera peut-être les dernières tortues de mer, sans parler des millions d’oiseaux et des centaines de milliers de mammifères marins victimes des microparticules partout répandues qui les étouffent ou s’accumulent dans leur estomac, leur interdisant d’assimiler leur nourriture. Et on ne parle pas du piégeage du carbone qui se réduit à proportion…

Le tombeau des écologistes
La palme revient sans conteste au Honduras, lequel, il est vrai, détient aussi le record mondial des homicides, toutes catégories confondues. Il se tue dans le monde à peu près deux fois plus de militants écologistes que de journalistes mais ils occupent rarement « la une ». Cependant ce qui fait la spécificité de la soi disant « république hondurienne », c’est la totale impunité des assassins. Et pour cause…
En 1994 le gouvernement a institué une prétendue « Loi pour la modernisation et le développement du secteur agricole ». La seule fonction de ce dispositif, c’est de permettre d’exproprier les petits paysans qui s’opposeraient aux projets pharaoniques de la bourgeoisie locale, agrippée aux rennes du pouvoir par dictateur interposé. Comme partout ailleurs, elle veut plus de fric et à n’importe quel prix ; le taux de grande pauvreté du pays – 60% – est pourtant proche, lui aussi, du record du monde. Le projet d’Agua Zarca, un complexe de quatre barrages sur le fleuve Gualcarque, baptisé « hydro-électrique », est en réalité – et l’énoncé de la « loi » suffit à le démontrer – destiné à alimenter en eau les gigantesques plantations de cannes à sucre des latifundiaires locaux. Le président de la DESA, entreprise commanditaire du chantier, se trouve être l’époux de la présidente du parti au pouvoir ; il est également ancien officier.Image 3
En 1993 Berta Cáceres et quelques autres ont fondé Copinh, une association de défense des droits des petits paysans contre les menées des puissants, en particulier les expropriations du Bajo Aguan et les coupes à blanc dans la forêt. Et les meurtres ciblés ont commencé. Alors, à partir de 2010, l’ONG Global Witness s’est penchée sur le cas du Honduras : 123 militants écologistes abattus depuis cette date ; au moins un par mois, dont Tomás García en 2013, cofondateur de Copinh et ami de Berta.
2015 : Berta Cáceres reçoit le prix Goldmann – dit encore « Nobel vert » – pour son engagement dans la défense de l’environnement. Elle se sait en danger (menaces répétées) et déménage. Peine perdue ; le 3 mars 2016, à une heure du matin, quatre hommes armés pénètrent chez elle et l’abattent d’un tir nourri. Ils laissent aussi pour mort un ami mexicain, également militant écologiste, qui déposera son témoignage. Peine perdue, là aussi. La police prétend qu’il s’agit d’un cambriolage, les avocats n’ont pas accès aux pièces du dossier… et finalement ledit dossier disparaît. Depuis la famille, les amis, les sympathisants demandent une enquête internationale. Plusieurs des co-financeurs se sont retirés du projet. Ça ne suffit pas. On est chaleureusement invité à téléphoner à l’ambassade du Honduras (en France, 01 47 55 86 48) jusqu’à ce que justice soit faite.
Accessoirement la Banque mondiale en quête d’investissements, elle aussi partie prenante du chantier, est priée à l’avenir de conduire des bilans de moralité avant d’arroser de dollars les potentats locaux ; appeler ça du développement, c’est vraiment se moquer du monde ! Là aussi on peut demander des comptes (A Paris : 01 40 69 30 00).

Pollinis contre l’UE,
ce serait David contre Goliath, à supposer que celui-ci ait en outre reçu le secours du Diable. Le consortium de l’agro-Petite butineusechimie – dont Bayer qui a fait des « expériences » sur les prisonniers des camps allemands pendant la dernière guerre – a décidé de venir à bout de l’interdiction que la France a opposée à l’usage des néonicotinoïdes par ses agriculteurs. Comme ce serait une très mauvaise affaire pour ces vampires si cette interdiction s’étendait à d’autres pays, une subtile stratégie a été mise en place non seulement pour que l’U.E. s’y oppose mais encore pour que la France revienne sur la sienne. Tout cela est décrit en détails dans Pollinis versus UE. Reste à bien viser pour dissuader le géant de poursuivre dans cette voie : en signant la pétition ici, pour commencer. Ensuite, à dépense égale, en optant pour le bio végétarisme, ce qui est le moyen le plus sûr et le plus rapide d’inciter les agriculteurs à cesser de s’empoisonner et d’empoisonner non seulement les abeilles mais aussi les consommateurs.

Deuxième étage de la fusée… Pas vu l’ombre d’un papillon cette année ; quant au bombyle, ça fait un bail… Dans 5 ans tous les pollinisateurs auront disparu. Quelle est la marchandise dont le prix tend vers l’infini en cas de raréfaction ? Ce n’est ni l’or, ni le diamant ; c’est la nourriture. Ces fumiers l’ont bien compris : plus ils détruisent d’abeilles et mieux ils placeront leurs O.G.M. Quand ils seront en mesure de rançonner l’humanité entière – enfin, les survivants – il ne leur restera plus qu’à partager entre eux, sous la bonbonne de verre de la résidence « Paradise », le sentiment de leur supériorité. Pauvres types ! On est prié d’aller sonner chacun chez son député avant que ces abrutis ne parviennent à leurs fins. Toujours cornaqué par Pollinis, c’est ici.

Bialowieza, la fin d’un monde ?
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C’est la dernière forêt primaire d’Europe. Elle a commencé à s’établir il y a 10 000 ans et s’étend désormais sur 150 000 hectares dans ce qui est devenu la Pologne et le Belarus. On y dénombre des milliers d’espèces végétales et animales, dont 250 d’oiseaux et 62 de mammifères, parmi lesquelles les derniers bisons d’Europe. En 1979 l’UNESCO l’a inscrite au patrimoine mondial de l’humanité et depuis le Belarus en a fait un parc national. Ce n’est pas ce qui se passe de l’autre côté de la frontière. Pour quelque obscure raison le gouvernement polonais a commencé d’y pratiquer des coupes à blanc en alléguant un scarabée des écorces. C’est d’autant plus stupide qu’il n’est pas nécessaire d’être docteur en biologie pour savoir que le phloème qui nourrit l’arbre ne transite pas directement sous l’écorce. D’ailleurs les scientifiques ont vigoureusement protesté contre cette destruction et les écologistes font valoir que ledit scarabée participe à l’écosystème forestier. Rien n’y fait. Alors deux militants écolos se sont enchaînés aux engins de destruction, le temps d’établir le constat que les arbres abattus sont sains, action soutenue par Greenpeace et les écolos polonais. On ne sait pas ce qu’ils sont devenus. Le mieux est d’appeler l’ambassade de Pologne à Paris : 01 43 17 34 00, à Bruxelles : 32 2 780 45 00, à Londres, if ever u speak english : 44 (0) 2030789618., en Madrid, si se habla usted español : (+34) 913 736 605, et c…

La collecterie, une initiative exemplaire
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C’est à Montreuil en Seine-Saint-Denis, Lutèce de l’écologie. Il y a là deux lieux, une boutique et une boutique atelier. Vous pouvez y porter vos vieux meubles ; les gens du lieu en feront des miracles. Vous pouvez y acquérir des objets uniques en matière d’ameublement, du genre de ceux qui, conçus et fabriqués il y a quelques décennies sous l’égide du pop’art, se vendent maintenant des fortunes. Vous pouvez encore bénéficier du service à domicile pour le retrait ou la livraison. Cerises sur le gâteau – et les deux font la paire – la collecterie est aussi un chantier de réinsertion et de formation, via les ateliers, pour les recycleurs potentiels que nous sommes. Bref, le top en la matière. Et puis on y trouve aussi – et on est donc invité à y porter – des livres et des jouets ; c’est dire que l’on peut y faire des trouvailles en la matière. Pour la visite en ligne, économe en énergie, passez par ici.
Il n’y manque qu’une chose pour le décollage : que nous abandonnions définitivement notre conception Coca-Cola de l’ameublement, que nous prenions en tout le parti de la rupture avec l’économie de la dévastation. Alors seulement le monde pourra s’engager dans la civilisation écologique.

Civilisation écologique
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Pour un avenir incertain il faut forger les bonnes désignations. Celle-ci est venue de Chine il y a quelques années (encore que Salvador Moreno en ait fait il y a longtemps, une oeuvre). Les conscients, les éveillés, pressentent tous qu’au bout du compte, il faudra changer de civilisation. Pas de salut possible sans la rupture avec la consommation à outrance, la débauche de matière et de déchets, l’illusion selon laquelle on ne serait heureux qu’à remplir son caddy de façon compulsionnelle, ou à parader en exhibant la dernière innovation technologique à la mode, par nature et dans les faits, frappée d’obsolescence.
L’avenir désirable porte désormais ce nom : civilisation écologique. Et peu importe que de petits intellos français y voient une invention opportuniste du gouvernement chinois pour acheter la paix sociale à bon compte et tablant sur la tradition confucéenne. Cet avenir sera probablement plus facile à atteindre par cette voie que par celle de l’hubris occidentale.
Il n’est pas pour autant à portée de main. Pour chacun, le minimum vital et pour tous, le développement humain. Une économie de l’échange des compétences et de la réparation. Le recyclage généralisé. La restauration de l’environnement, du sol, de la richesse variétale. Travailler moins et réfléchir davantage ; arrêter la télévision et réapprendre le dialogue. Cultiver son jardin… Confucius et Epicure.
Ici toutes les oeuvres de Salvador Moreno. Vous y retrouverez du Miro, du Tanguy et surtout, on ne sait par quelle magie, des raisons d’espérer.

La spirale vertueuse
Et si on évaluait les entreprises non plus sur le critère exclusif des bénéfices ou des dividendes mais en fonction de Image 1leur degré de responsabilité sociétale ? Lumineuse définition de la chose sur le site du ministère de l’Environnement : « La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est un « concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales, et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes sur une base volontaire ». Énoncé plus clairement et simplement, c’est « la contribution des entreprises aux enjeux du développement durable ». Bon.
Sur cette base Nicole Notat, antérieurement connue comme secrétaire générale de la C.F.D.T, a fondé en 2002 la société Vigeo*, dévolue à l’évaluation des performances sociétales des entreprises, laquelle a ensuite fusionné, en 2015, avec Eiris, son équivalent britannique.
Le tour de force de Vigeo Eiris c’est de convaincre un nombre toujours croissant d’entreprises non seulement de la nécessité de cette évaluation – les démolisseurs en tous genres étant condamnés à disparaître – mais encore de mettre à Image 2leur disposition des informations analogues sur d’éventuels partenaires économiques afin d’optimiser leurs performances sociétales. Et Vigeo Eiris y réussit d’autant mieux qu’elle se porte bien, qu’elle n’a nul a priori idéologique et qu’elle accorde à la viabilité desdites entreprises une importance égale à leur capacité à intégrer les nouvelles normes à leurs activités. Du reste – et c’est un argument de poids – cette prise en compte de la R.S.E. deviendra dans les années qui viennent le facteur clef de leur pérennité : « Les défis économiques écologiques et sociétaux du 21ème siècle présagent d’évolutions fondamentales de nos modèles de développement à moyen terme. Ils entraînent des transformations majeures des modèles économiques et des stratégies d’investissement. Leur prise en considération est facteur d’opportunités et d’innovation, les négliger est porteur de risques. »
On peut visiter le site (à condition d’avoir un navigateur compatible) et s’inscrire pour recevoir la lettre d’information. Grande rigueur de la démarche et extrême variété des outils proposés ; en fait, on ne peut pas faire mieux.
* En latin : être en vigueur, croître, fleurir

De l’obligation où nous sommes de nous exprimer avec précision
(Les chercheurs) « suspectaient ce phénomène de zones mortes d’être à l’origine du Image 2dépérissement, plutôt que le réchauffement ou l’acidification de l’océan qui résultent du réchauffement climatique » trouve-t-on dans une dépêche de l’AFP datée du 21 mars 2017. Assertion typique du tropisme analytique qui prétend comprendre et régler les problèmes par le clivage. L’acidification et le réchauffement ont la même origine : l’accumulation croissante de molécules de GES dans les basses couches de l’atmosphère ; la première n’est donc pas le résultat du second. D’autre part si les zones mortes résultent majoritairement des effluents et déchets humains, elles peuvent aussi se multiplier et s’étendre du fait d’une rétroaction positive spécifique, en rapport, elle aussi, avec l’accroissement de la concentration en GES. La saturation des couches superficielles des océans en dioxyde de carbone induit pour les organismes aérobies un phénomène d’anoxie ; sans oxygène, ils finissent par mourir. Cette matière organique favorise la prolifération algale, laquelle, à son tour, enrichit le milieu en dioxyde de carbone, et c…
S’il y a une distinction à établir, c’est celle des effets de ces GES : biochimiques (anoxie, eutrophisation) ou dynamiques (modifications des courants et des vents, multiplication des phénomènes extrêmes). Redisons une fois de plus qu’il est préférable de parler de « déstabilisation climatique » plutôt que de « réchauffement ». Ex : la disparition du vent d’ouest sur la côte atlantique en France, conjuguée à une multiplication des « événements cévenols étendus » sur la côte méditerranéenne, semble devoir se traduire par une alternance vent du Nord / tempêtes du Sud qui pourrait bien se solder à terme par un abaissement des températures, et d’autant plus sûrement qu’il semble que le Gulf Stream ait changé de direction. A toutes fins utiles rappelons que Bordeaux se situe approximativement à la même latitude que Québec…

Pour une agriculture raisonnée
A un mois de l’élection présidentielle, il y a au moins un sujet sur lequel nos concitoyens Image 1sont d’accord à une écrasante majorité : il faut changer d’agriculture. Selon un sondage ifop publié le 15 mars 2017, 80 % d’entre eux en moyenne estiment en particulier qu’il faut arrêter de répandre du poison sur les récoltes et en finir avec les fermes usines ; par ailleurs ils souhaitent qu’une part croissante des subventions aille à l’agriculture biologique. Alors autant le faire savoir aux candidats et obtenir d’eux l’engagement de réformer un certains nombre de modalités de production du secteur primaire. Ici l’action en 10 mesures formulées par l’association « Agir pour l’environnement ».

Vous aimez le chocolat ? Alors choisissez la bonne éthiquette
Depuis quelques mois les cours du cacao s’effondrent. Pourtant l’accroissement de la consommation dans les pays émergents aurait dû avoir un effet inverse. Double constat de l’entreprise coopérative ETHIQUABLE qui voit avec inquiétude ses producteurs partenaires de Côte d’Ivoire, de Madagascar, d’Haïti et du Nicaragua menacés de ruine (alors que le prix du chocolat pour le consommateur n’a pas variéImage 1d’un kopek). Les acheteurs solidaires qui continuent d’acheter leur cacao à un prix légitime, s’interrogent sur les causes de cet effondrement qui atteint actuellement – 30 % et invoquent la spéculation.
Rien de tel ; sur les produits alimentaires qui relèvent à cet égard de l’effet de King, on spécule à la hausse ; pas à la baisse. Rareté = prix tendant vers l’infini ; abondance = prix tendant vers zéro.
En fait ce sont probablement les plantations d’Indonésie, autrefois financées par le FMI, qui commencent à inonder le marché et à faire baisser les cours. René Dumont avait protesté en son temps contre cette initiative indéfendable, faisant valoir en particulier qu’on allait faire s’effondrer l ‘économie de la Côte d’Ivoire, poumon de l’Afrique de l’Ouest. Il lui avait été textuellement répondu : « Peut-être… Mais nous, ça nous intéresse d’avoir du cacao et du café moins chers. » Eh bien, c’est le moment de sortir de cette logique destructrice qui ruine les petits producteurs, anéantit les forêts et ne profitent qu’aux intermédiaires. Il suffit d’acheter chocolat et café de la marque ETHIQUABLE qui garantit à la fois des produits bios et une rétribution décente à ses fournisseurs. On peut même le faire en ligne, acheter plein d’autres produits, et aux mêmes conditions ; ça coûte à peine plus cher.

Urgent !

Image 3 Le gouvernement français s’apprête à édicter un décret autorisant l’exploitation minière des forêts de protection, celle de Fontainebleau par exemple. Selon toute probabilité ce n’est pas tant de l’or qu’on y cherchera – municipalités ou pouvoirs publics – que des sous pour renflouer les caisses, avant l’arrivée probable d’une nouvelle majorité, ce coq abruti et narcissique de Mélenchon ayant fait capoter la possibilité d’une union de la gauche.
« Sauvons la forêt » propose une pétition en ligne, à signer impérativement avant le 1° mars 2017.
C’est le premier paragraphe – et donc la dernière action – mais on peut aussi aller voir s’il y a encore quelque chose à faire pour le reste.

C’est bon, c’est bien, c’est bio.
Parmi les nano particules que les industriels de l’agro-alimentaires intègrent dans leurs produits afin de maximiser leurs profits, il en est une dont l’Institut National de la Recherche Agronomique a prouvé être cancérogène et inhibitrice du système immunitaire ; c’est le dioxyde de titane, formule chimique : TiO2, Image 1code additif : E171. Mais comme il est mélangé à d’autres composants, il n’est généralement pas mentionné. On le trouve en particulier dans certains biscuits LU, les chewing-gums Malabar et NEW’R, les bonbons Têtes brûlées… et de la blanquette de veau William Saurin.
Comme il est probablement présent dans des aliments ou sucreries de même nature, la seule chose intelligente à faire pour protéger la santé des membres de la famille, en particulier celle des enfants, c’est de passer au bio intégral. Dans les magasins Bio Coop on trouve d’excellentes sucreries et même des plats préparés garantis sans saloperie aucune ! Quant à ceux qui pensent encore que c’est trop cher, qu’ils se demandent s’il vaut mieux accompagner son môme à l’hôpital pour sa chimio. Sans compter que dès qu’on a accompli sa transition alimentaire, le coût de la viande qu’on n’achète plus est à déduire de la note. Et vous n’imaginez pas le nombre de délices de toute espèce qu’on peut se procurer pour le prix d’une blanquette de veau !

La pêche à l’empereur, une arnaque de plus
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Ce poisson peut vivre sur les bas-fonds jusqu’à 150 ans. Mais comme il se vend bien, les industriels du secteur, soucieux de déculpabiliser une clientèle potentielle que l’aspect vénérable de ce poisson pourrait arrêter, viennent d’obtenir du label MSC (Marine Stewardship Council, créé par le Fonds mondial pour la nature et… Unilever, gros acheteur de poissons à fin de congélation) le certificat « pêche durable » pour l’empereur sur étal. Comble de la malhonnêteté : ils pêchent ce discret animal qui n’a jamais rien demandé à personne, à l’aide du monstrueux chalut en eaux profonds qui rabote et détruit les fonds marins sur des centaines de km2. Et comme d’habitude, tout ça est une affaire de fric, ainsi qu’on s’en doute.
Sur ce créneau-là, si l’on veut agir, c’est Bloom : s’informer, signer la pétition et donner des sous.

Les abeilles entrent en campagne image-8
ou, plus exactement leur syndicat, Pollinis, demande des comptes aux candidats à l’élection présidentielle 2017. Ils pullulent, ces candidats, droite, gauche, centre, primaire ou pas… mais un an après l’Accord de Paris, pas un seul ne parle d’écologie. Après tout, comme les voilà partis pour une course effrénée à l’ultralibéralisme, peut-être se disent-ils que sans abeille, il faut vendre des engrais, des pesticides et des O.G.M. et que ça fait marcher le commerce et l’emploi ; et puis la famine ça décourage l’immigration sauvage ; et puis la guerre, ça élimine la population excédentaires. Les cons et les voraces pourrissent le monde à qui mieux mieux et depuis trop longtemps et les actions Charité Chrétienne ont atteint leur cour le plus bas depuis des lustres… Alors, avant de virer les économocrates pour vue basse et esprit étroit, on va leur faire une petite piqûre de rappel en signant la charte 2017 mise en ligne par Pollinis

Calculez l’empreinte écologique de votre alimentation
image-3Le WWF suisse (World Wild Fund) vient de mettre au point cet outil inédit et fort utile. On peut accéder ici au questionnaire alimentation ou à celui de l’empreinte écologique totale. Le premier prend 5 minutes et donne accès à des conseils. Cerise sur le gâteau : le nombre de planètes nécessaires si tout le monde s’alimentait de la même façon que vous. La performance, c’est toujours bon à prendre en matière de bénéfice narcissique pour les « écovégs » de longue date … ce qui n’empêche pas de faire mieux. Chers colibris, ça peut vous paraître dérisoire mais il semble bien qu’on entende depuis quelque temps la troupe des éléphants. Après tout, il se pourrait bien qu’ils nous aient emboîté le pas…

CaisseCaisseBanqueBanque
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Vous ne savez plus quoi faire pour un monde durable ? Changez de banque ! Non seulement vous pourrez investir vos économies dans des « livrets développement durable » (ou équivalents) mais en plus vous inciterez les derniers de la classe en financement éthique à proposer des « produits » (c’est comme ça qu’ils disent ) du même ordre avant que les autres clients ne se fassent la malle.
1° point : le classement. En tête les deux établissements issus d’une vocation éthique : La Nef, pour l’écologie ; le Crédit Coopératif pour l’économie sociale et solidaire. Immédiatement après -et donc à la première place des banques grand public – la Banque Populaire. La banque UBS propose également plusieurs produits éthiques.
Tous les détails dans cet excellent article de Mes courses pour la planète. La procédure pour changer de banque : tout ce qu’il y a à savoir est ici. Et comme abondance de biens ne nuit pas, ici une nouvelle étude comparative des Amis de la Terre.

Demander justice, décidément
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Sur la photo, c’est James Hansen, climatologue américain, à Coventry en 2009. Comme d’autres, ça fait un bail qu’il se démène pour alerter sur le colossal danger que constitue la déstabilisation climatique globale. La prise de conscience semble désormais acquise ; pour autant le citoyen de base n’est pas prêt à sacrifier son confort ; et le responsable politique, qui ne veut pas le mécontenter, à prendre les mesures politiques rigoureuses requises par la situation.
Alors il a eu l’idée, avec une bande de jeunes, âgés de 8 à 19 ans, de porter plainte contre le gouvernement fédéral contre l’insuffisance des mesures de préservation du climat et, par voie de conséquence, privation des jeunes gens de leurs droits fondamentaux. Cette plainte a été jugée recevable.

Les abeilles ont leur journal…
…et c’est une bonne chose pour elles ! image-7Grâce aux membres de Pollinis, les pesticides néonicotinoïdes ont été interdits. Certes les quelques 1 200 000 signatures obtenus en Europe pour la pétition demandant leur interdiction ont sans doute fait pencher la balance du bon côté… mais c’est seulement temporaire. Les industriels de l’agrochimie, Bayersanto and C°, sont en train de fourbir de nouvelles molécules – il suffit de pas grand chose, avec la même séquence active, pour changer de catégorie – molécules réputées « non néo » mais qui ne sauront pas mieux distinguer les abeilles des autres insectes. Donc on peut lire le dernier numéro ici et signer la pétition là. Si on veut faire un don, c’est là. Bzzz, bzzz…

Une procédure inédite
En septembre 2015 plusieurs milliers de citoyens philippins, victimes des typhons et autres catastrophes image-1climatiques depuis plusieurs années, ont décidé de porter plainte devant la commission locale des Droits de l’Homme, afin que soit examinée la responsabilité des 47 « carbon majors » – autrement dit les entreprises qui détiennent les records d’émissions de carbone – dans les désastres qui se sont abattus sur eux et leurs proches. Ils sont soutenus par Greenpeace, Amnesty International, Avaaz et plusieurs autres O.N.G. Et ils réclament candidement justice : « The real life pain and agony of losing loved ones, homes, farms—almost everything—during strong typhoons, droughts, and other weather extremes, as well as the everyday struggle to live, to be safe, and to be able to cope with the adverse, slow onset impacts of climate change, are beyond numbers and words. Climate change interferes with the enjoyment of our fundamental rights as human beings. Hence, we demand accountability of those contributing to climate change. » « La souffrance quotidienne, l’agonie de perdre ceux qu’on aime et aussi sa maison, sa ferme, presque tout… à cause de ces typhons ou de ces sécheresses ou d’ autres catastrophes procédant du changement climatique, sont au delà des mots et des statistiques. Le changement climatique nous prive de nos droits humains fondamentaux. C’est pourquoi nous demandons que soit établie la responsabilité de ceux qui contribuent à ces changements. »
En tout cas, la plainte a été jugée recevable. Evidemment on se doute bien que ces géants industriels vont débaucher à prix d’or les meilleurs avocats du monde pour traquer tous les vices de forme qui permettront de débouter les plaignants. Les réalistes hausseront les épaules : combien de millions d’automobilistes remplissent leur réservoir chaque jour dans une station service ? Certes, amis réalistes ; mais on peut en dire autant des dealers et consommateurs de cocaïne. Ces gens sont dans leur bon droit et il faudra choisir : l’ogre ou le petit poucet, le 1% ou les Droits de l’Homme. French touch : on peut commencer par signer la pétition.

Effinergie, sinon rien !
Cette association basée à Montpellier, qui vient de fêter son dixième anniversaire, rassemble des institutions nationales et des acteurs régionaux de tous les coins de France, impliqués, à un titre ou un autre, dans image-10l’optimisation énergétique des bâtiments, en construction ou en rénovation.
Elle paraît avoir été fondée par deux femmes écolos, Antoinette Gillet et Catherine Bonduau, sur le projet d’un partage des savoirs et d’une synergie des acteurs de terrain, entrepreneurs et autorités publiques en particulier. De fait elle se signale à l’attention par la détermination et la mise en œuvre de labels d’une grande exigence mais toujours assortis du souci de la pertinence ; Effinergie plaide ainsi pour la prise en compte des différences climatiques régionales dans l’établissement des normes. Sa dernière réussite c’est la conception d’un bâtiment de 3 500 m2 à énergie positive – label BePos, justement – c’est-à-dire qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme, alimenté ici en énergie photovoltaïque et géothermie. Comme c’est le nouveau siège social du groupe GA, entreprise de construction, il y a fort à parier que ce savoir-faire sera disséminé dans de nouvelles réalisations.
Enfin Effinergie délivre des certifications, édite des guides, propose des formations… et donne sur son site toutes les informations nécessaires – y compris pour les maisons individuelles – à l’édification des bâtiments de l’avenir.

La ruée vers l’or… roux
image-4L’huile de palme, ce n’est pas seulement l’additif favori des industriels du secteur de l’alimentation ; d’autres s’en servent pour fabriquer de la lessive ou des produits de beauté. C’est aussi devenu une composante obligatoire des carburants automobiles et, partant, le mobile majeur de la déforestation de la zone intertropicale, avec un nombre croissant de paysans sans terre. Emprise actuelle : 27 millions d’hectares.
Bon marché et permettant de réaliser des profits considérables… tout est dit.
Impacts sur le climat : émission accrue, par l’effet de ces « biocarburants », de méthane et de dioxyde de carbone ; effondrement du piégeage terrestre du carbone du fait de la disparition des forêts (défrichage, culture sur brûlis) ; extermination des dernières espèces animales sauvages de ces zones. Cerise sur le gâteau : les sous-produits incorporés aux aliments sont génotoxiques et cancérigènes.
Afin d’éviter de prêter la main à ce désastre, une fois qu’on a renoncé à la voiture, on peut encore se passer des cosmétiques et proscrire les plats préparés. Pour la lessive, on peut rapper du savon de Marseille et ajouter des noix indiennes. Et bien sûr, signer la pétition.

Droite et droiture
Nathalie Kosciusko-Morizet, dite NKM, ancienne collaboratrice de Sarkozy – désormais sa concurrente aux prochaines présidentielles – entend déposer un recours en justice contre la décision d’Anneimage-8 Hidalgo de piétoniser la voie sur berge de la rive droite à Paris. Pour ce faire la championne de la minauderie a rameuté un certain nombre d’élus « Les républicains » de banlieue afin qu’ils se joignent à sa démarche. Attiser le mécontentement populaire de façon à ce qu’il vous propulse vers les fonctions convoitées – probablement un maroquin offert par celui des candidats en faveur duquel elle se désistera – c’est le b a ba de la démagogie. Il est vrai qu’à cet égard NKM a été à bonne école…
Dans le même parti, il y a une femme intègre, Valérie Pécresse. Ici, c’est le contraire : dire la vérité, quitte à déplaire, par exemple quant elle affirme, contrairement à la majorité de son parti, que revenir sur le mariage gay, serait humainement inadmissible. Laissons lui la parole sur la question de la circulation automobile : « La réduction de la place de la voiture en ville est un objectif légitime, mais il doit se faire dans une vraie concertation et dans le temps pour travailler sur des alternatives de transports en commun. » A ceci près que Paris est probablement la ville au monde la mieux dotée en ce qui concerne les transports en commun – mais il est vrai qu’on peut faire mieux – on retiendra qu’elle prend acte de la légitimité de la décision d’Anne Hidalgo. C’est déjà ça. NKM ou Valérie Pécresse, Sarkozy ou Alain Juppé… 2 €, ça n’est pas trop pour avoir à droite un candidat intègre qui a compris l’urgence d’agir pour limiter la déstabilisation climatique. Primaire Les Républicains : les 20 et 27 novembre 2016.

Grand temps : les vieux gréements virent de bord
Le gréement d’un navire à voile, c’est l’ensemble du dispositif qui permet sa propulsion sous l’effet du vent : schématiquement : la mâture, le cordage, la voilure. Et le « vieux gréement » c’est image-1simplement le gréement traditionnel.
La nouvelle, c’est que les navires d’autrefois, propulsés à l’énergie renouvelable par conséquent, reprennent du service ; ils le peuvent parce que les marins, bretons en particulier, ont conservé pieusement le savoir ancestral de la conduite de ces navires et que des passionnés de marine à voile se sont employés à restaurer ces superbes bâtiments.
Et désormais, ils reprennent du service. Ça peut être du cabotage, assurant le transport des voyageurs et marchandises, comme dans lors du dernier voyage du Biche (voile aurique, pour le coup…) entre Paimpol et Bordeaux ; ça peut être, de façon plus ambitieuse, le transport transatlantique des marchandises, par exemple entre Douarnenez et les Antilles tel qu’il est organisé par TOWT (Transoceanic Wind Transport). Cette junior entreprise, lauréate de l’ADEME, a été fondée par Guillaume Le Grand il y a 6 ans ; elle affrète déjà 5 navires et croule sous les commandes. Biocoop qui a utilisé ses services pour convoyer du vin depuis le Portugal, a institué à cette occasion le label « transporté à la voile ». En projet : un voilier de plus grand tonnage afin de voguer vers un avenir plein de promesses.
Et, contrairement à ce que croit Guillaume, ça n’est pas le prix du pétrole qui décidera des bâtiments de la marine marchande, les supertankers ne brûlant pas un carburant si raffiné ; c’est l’urgente nécessité de mettre au plus vite un terme à la catastrophe climatique majeure qu’ils constituent. Sans compter le bénéfice écologique supplémentaire que représentera la captation du bois pour la construction de nouveaux navires. L’avenir est à la voile.

Prendre soin des jeunes pousses
Les jeunes écolos, ce sont ceux qui ont compris que l’avenir est incertain et que, s’ils veulent vivre uneimage-1 vraie vie, ils doivent se mettre sans retard à la tâche immense de maintenir les conditions de sa préservation. Les vieux écolos, ce sont ceux qui se battent, quelquefois depuis des lustres, pour que la jeunesse, justement, ait un avenir.
Agir en tout pour limiter de façon drastique l’impact des activités humaines sur l’environnement, c’est bien. Former dès leur jeune âge les générations montantes aux gestes salvateurs, c’est mieux ; ce sont aussi ces gestes-là accomplis par le plus grand nombre, qui préserveront la viabilité de la Terre.
Une éco-école c’est, au minimum, un lieu où les enfants recevront quelque unes des clefs de leur survie. Partout, dans les établissements scolaires – ou hors éducation nationale – les initiatives se sont multipliées ces dernières années. Le coup de génie du MEN a consisté à en faire un réseau de partage d’expérience. Ici une vidéo qui en fait une présentation rapide et là l’entrée du site qui prend les inscriptions des établissements – école, collège ou lycée – jusqu’au 30 septembre.
Au maximum, c’est aussi la transition pédagogique. La norme toute puissante et l’évaluation compulsionnelle sont les stigmates de cette société de l’homme unidimensionnel – travailler / consommer – qui est justement condamnée à disparaître. Maria Montessori et Célestin Freinet l’avaient compris de longue date : c’est la liberté encadrée qui est la condition essentielle d’un apprentissage fécond. A Menglon dans la Drome les enfants de l’école Caminando, créée et animée par Muriel Fifils, ont miraculeusement échappé aux longues heures d’ennui, d’immobilité et d’inaction de la communale. Une petite visite pourrait peut-être donner des idées aux pédagogues en chef de l’Éduc Nat…

Au supermarché faisons le plein de poisons ! C’est la rentrée : on commence par les fournitures scolaires. Suivez le guide ! L’UFC Que choisir a recensé 19 produits toxiques non pas tant dans les cahiers et autres fournitures caractérisées et exigées par les enseignants que dans ces variantes Image 6attractives pour les enfants et adolescents, “fashion” ou supposées leur donner envie de travailler, c’est selon. Ça va de l’allergène de base au cancérigène avéré. On a même détecté des perturbateurs endocriniens dans le vernis des crayons… mâchonnage désormais interdit. Même chose pour les taches d’encre ou les traces de colle sur les doigts : ces allergisants traversent la peau. Ici les résultats détaillés de l’enquête.
Bon, c’est bien beau tout ça, mais comment on fait ? Il faudra soit trouver un magasin écolo dans les parages qui propose ces articles (il y en a de plus en plus), soit les commander sur le site écoburo.
Continuons par les produits d’entretien de la maison. Cette fois c’est l’association 60 millions de consommateurs qui nous apprend que les désinfectants dont la publicité vante à longueur de spots les effets symboliquement cathartiques, ont en fait sur le microbiote du domicile des effet analogues à ceux de l’excès d’antibiotiques sur l’organisme : ils finissent par sélectionner des bactéries résistantes qui augmentent la vulnérabilité aux infections. Dans d’autres produits d’entretien on trouve des allergènes en pagaille et des acides corrosifs et dangereux pour le système respiratoire, la peau, les yeux. Ici l’enquête détaillée avec le nom des produits à proscrire en priorité.
L’alternative, pour le ménage, ce sont évidemment les bonnes vieilles recettes de grand-mère. En deux mots : savon noir et vinaigre blanc. Dans les magasins Biocoop on trouvera tout ce qu’il faut d’autre.
S’il vous reste un peu temps et quelques sous, terminez la tournée shopping au magasin d’articles de sport du même centre commercial. Là, d’ailleurs, ça n’est même pas la peine d’acheter quoi que ce soit : vous inhalez directement les produits toxiques dans l’atmosphère du lieu ainsi que l’a démontré une étude de Greenpeace rapportée ici par Les Échos.
Bonne rentrée quand même.

Agir pour l’environnement

Question Actions, il y en a pour tous les goûtsImage 4 et pour tous les types de disponibilité. Si vous avez 30 secondes : signez une pétition ; quelques heures : participez à une action locale, tenir un stand par exemple ; quelques sous : soutenez les permanents. Plus si affinités : adhérez et retrouvez régulièrement les camarades de ce combat pacifique et vital. Longue durée, parrainages prestigieux ; à découvrir sur le reste du site.

Attention : c’est la rentrée !
Et quand on habite sur le littoral méditerranéen, ça signifie, éventuellement, des « épisodes cévenols étendus » ; autrement dit des pluies diluviennes, des débordements, des inondations.
Après un retour d’expérience sur les épisodes précédents, le Ministère de l’Environnement a mis au point une table de la loi en 8 commandements, susceptibles d’éviter, après les 15 morts de 2015, des comportements à risque :
Image 1Je me tiens informé(e)
Je m’éloigne des cours d’eau
Je ne prends pas la voiture
Je ne m’engage pas sur une route inondée
Je ne vais pas chercher les enfants à l’école
Je ne sors pas
Je ne descends pas au sous-sol
Je me réfugie en hauteur
Un dispositif analogue a été mis en place dans les établissements scolaires et il a été conseillé aux entreprises d’en faire autant.
Par ailleurs il serait bon d’indiquer que, le système climatique étant engagé dans une phase de déstabilisation, ces épisodes ne se produiront pas nécessairement cette année ; pour autant ça n’indique pas qu’ils étaient exceptionnels l’année dernière… ni que ces mesures perdent leur pertinence pour les années à venir.

Calculez votre empreinte eau
(et révisez votre anglais en même temps). Il ne s’agit pas seulement de l’eau que l’on fait couler à la Image 1maison mais encore de l’eau requise pour produire tous les biens et les services que la famille consomme.
On objectera qu’ici ou là, l’eau ne manque pas. Il faut rectifier : elle ne manque pas pour le moment. Par ailleurs même quand on anticipe de bons résultats, il est toujours intéressant de découvrir de nouveaux gisements d’économie possible (suggestion : plantes et chasse d’eau à intégrer au questionnaire).
Come on, then : calculate your water foot print !

Bien mourir
« Souffrir ne sert à rien », comme disait justement Pavese. Si on en a les moyens et un certificat médical attestant d’une maladie incurable, on peut aller se faire assister dans son suicide en Suisse (et en train), l’association Dignitas accueillant aussi les étrangers.
Autrement il faut se procurer du pentobarbital de sodium (Nembutal), le mélanger à du jus de pomme et avaler le tout ; endormissement rapide et mort dans l’heure.
Afin d’anticiper une perte de conscience qui vous conduirait à l’hôpital dans un état proche de l’Ohio, il est recommandé de garder sur soi un message indiquant d’une part que l’on refuse l’acharnement thérapeutique, d’autre part que l’on opte pour la sédation profonde continue ou sédation terminale. Quand Image 1l’euthanasie sera enfin admise, on pourra l’ajouter à la liste, étant entendu que c’est l’expression de notre volonté qui la rendra passive pour le soignant.
Enfin si l’on est écolo et qu’on souhaite disparaître l’esprit léger sans que son cadavre pèse sur l’avenir de cette malheureuse planète (surpeuplée, en plus ; place aux jeunes !), on peut demander à être inhumé dans le carré des indigents, quitte, pour obtenir cette faveur, à payer l’équivalent de ce qu’aurait coûté une inhumation ou une incinération. Les cadavres y sont déposés côte à côte dans des caissons de béton partiellement étanches, ce qui permet l’ élimination des restes par les micro-organismes terricoles dans un délais de 5 ans ; le recyclage parfait.
Pas très festif, tout ça ? Pas sûr… Une petite prime pour ceux qui ont eu courage et patience de lire jusque là : s’il y a de l’être plutôt que rien, c’est qu’il y en a toujours eu ; comme le substrat des étants est constitué de matière ou d’énergie et que celles-ci sont en quantité finie, dans le temps infini de l’univers, les mêmes combinaisons reviennent indéfiniment ; c’est l’Éternel retour. Fantaisiste ? Pas sûr ; Pour une cosmologie alternativene manquent pas.
Évidemment, ça prend du temps. Mais c’est l’un des avantages de la mort : on ne voit pas le temps passer. L’autre c’est que si nous n’étions pas mortels, nous serions incapables d’éprouver joie ou bonheur. Imaginez un instant particulièrement heureux ; imaginez maintenant qu’il se répète un nombre infini de fois et que vous le sachiez. Quel bonheur en éprouveriez-vous ? Il irait en décroissant et en tendant vers zéro. Nous ne sommes décidément pas bâtis pour l’éternité.

Let Bloom let them bloom !
Les méfaits du chalutage en eaux profondes ne sont plus à démontrer : destruction de 90% des espèces pêchéesImage 1 parce que dépourvues d’intérêt commercial, destruction des écosystèmes ratissage et arrachage, destruction des récifs coralliens profonds et des pouponnières qu’ils abritent. Claire Nouvian fondatrice de l’association Bloom (voir « Dialogues », « Eaux troubles et eaux profondes »), engagée dans ce combat depuis des années, est peut-être sur le point de concrétiser le projet d’une réglementation, à condition d’obtenir assez de signatures.
Contre le chalutage en eaux profondes, nous signons la pétition de Bloom ; et tant qu’à faire, nous signons aussi l’autre pétition, contre l’opacité qui permet aux lobbies d’œuvrer dans l’ombre.

Les majors de la chimie létale en remettent une couche
Image 2Bayer, Sygenta and C°, grâce à quelques bidouillages moléculaires et de nouveaux noms de baptême nous repassent le plat des néonicotinoïdes. Il faut signer la pétition mise en ligne par Pollinis et la diffuser le plus largement possible. Et puis, comme ça ne les dissuadera probablement pas de récidiver, pourquoi ne pas se lancer immédiatement dans un mouvement de boycott ? Exemple : cesser d’acheter tous les produits pharmaceutiques Bayer.

Les TEPCV, territoires à énergie positive pour la croissance verte.
Le 12 mai 2016 Ségolène Royal a accueilli au Ministère de l’Environnement les 70 élus locaux lauréats de l’initiative « Territoires à énergie positive pour la croissance verte » pour la signature des conventions de cette année. Initiative d’une rare intelligence qui commence déjà à porter ses fruits, les projets TEPCV sont définis par 6 critères : 1° réduction de la Image 4consommation d’énergie ; 2° diminution des pollutions et développement des transports propres ; 3° développement des énergies renouvelables ; 4° préservation de la biodiversité ; 5° lutte contre le gaspillage et réduction des déchets ; 6° éducation à l’environnement.
Les projets retenus sont financés chacun à hauteur de 500 000 € attribués par le Ministère. Le coup de génie, c’est d’avoir saisi que c’est au plus près des réalités concrètes locales que la transition énergétique pourra s’accomplir. C’est aussi, par le biais de l’aide au financement, d’avoir incité les élus et responsables locaux à réfléchir avec précision et pertinence aux modalités par lesquelles leur territoire spécifique pourrait entrer dans la croissance verte.
Sur cette page du Ministère de l’Environnement vous trouverez des explications sur les critères des TEPCV ainsi qu’ un remarquable montage vidéo comportant, outre des extraits du discours de Madame la Ministre, une série d’interviews d’élus lauréats. Ceux-ci présentent le tableau revigorant d’un véritable foisonnement d’idées et d’initiatives mais, surtout, ils énoncent une parole soucieuse du bien commun et au fait de toutes les particularités locales. Il faut savoir que plus de 400 territoires sont désormais labellisés. D’ailleurs la Ministre établit le bilan des TEPCV : ils ont permis d’éviter l’émission de 500 000 tonnes de CO2. Elle ajoute, fort judicieusement qu’ une loi n’a de sens que si elle est appropriée par les acteurs du terrain et conclut que le fonds pour la croissance verte, c’est à la fois, pour les populations locales, du développement et du mieux être.
Ici est reconstituée la genèse de ce remarquable concept.

ETHIQUABLE
C’est une belle histoire, celle de trois amis qui décident de se porter ensemble, avec leurs compétences, au service de justes causes, et qui font le pari qu’il y a assez, ici et là-bas, de femmes et d’hommes de bonne volonté, pour soutenir leur projet. Pari tenu. Fondée en 2003, la SCOP Éthiquable a étendu son domaine d’action des pays du Sud, où elle a commencé son développement, aux « paysans d’ici » qui souffraient aussi, et depuis des lustres, du dumping des prix imposé par la logique exclusivement mercantile de la grande distribution.
Image 1Rémi Roux est spécialiste de l’industrie agroalimentaire, Stéphane Colmar, du développement durable et Christophe Eberhart, d’agronomie. L’idée de base, c’est de faire en sorte que les paysans reçoivent une juste rémunération de leur travail et que les consommateurs puissent acheter des produits sains. En plus comme Éthiquable est une Société COopérative et Participative, le capital appartient majoritairement aux salariés et les décisions se prennent sur le principe un travailleur / une voix. Bref, la vie rêvée des anges.
Ici le site d’ETHIQUABLE où l’on ne se lasse pas de naviguer ; quelques « entrées » originales, par exemple la charte « Paysans d’ici » qui donne une idée très précise de l’esprit de la maison.
Bien sûr on peut obtenir la liste des commerces locaux qui vendent ces produits (plus de 3000 établissements les commercialisent, ce qui en fait le 1° fournisseur bio-équitable) ; mais si l’on est très isolé ou que l’on souhaite des packs spécifiques, par exemple de gros conditionnements pour collectivités, on peut aussi recourir à La boutique en ligne.
Donc, en résumé, acheter bio, c’est bon – pour soi et les paysans qui évitent ainsi de s’empoisonner ; acheter bio et équitable, c’est bien ; parce que ça restitue leur viabilité aux petites et moyennes exploitations, c’est créateur d’emplois et ça limite les émissions de GES induites par la mécanisation à outrance ; et ceci vaut aussi bien pour la tablette de chocolat que pour le pot de confiture à la groseille, aussi bien pour là-bas que pour ici.
Donc le beurre, l’argent du beurre et un bisou du crémier en prime (ben oui, quoi ; y a pas de raison… ;-))

Ce que « zone sauvage » veut dire
Le commun des mortels incline à croire que puisque ces bandes plus ou moins biscornues où la végétation prolifère sans ordre aucun, ne sont d’aucune utilité, on est fondé à les raser pour y étaler du béton ou y semer de la pelouse standard. Et le reste – des mortels – tend à penser qu’une fois restituées à la bienfaisante et active « nature », lesdites zones, indûment préemptées par les hommes, reviendront d’elles-mêmes à leur vocation première. Seems it’sn’t that simple… Témoins la geste nord-américaine du monarque – quasiment l’icône de tous les papillons – et de l’asclépiade, plante à fleurs ; il faudrait dire « des asclépiades », en fait.
Ce papillon (Danaus plexippus), aujourd’hui en voie de disparition, avait passé un contrat plurimillénaire avec cette plante ( d’Asclepios ou Esculape, le fameux médecin de l’Antiquité, de fait de ses multiples vertus supposées curatives). En réalité elle secrète des molécules toxiques pour un grand nombre d’insectes mais le monarque y est insensible. Elle lui sert donc Image 3d’hébergement et de nourriture, aussi bien pour l’imago que pour les chenilles.
A partir du mois d’août les monarques s’envolent vers le sud… Sauf que toute l’Amérique de l’agriculture industrielle est allergique à l’asclépiade et a répandu du Round up partout dans les champs. Dans une bonne partie de ce parcours de plusieurs milliers de kilomètres le monarque ne trouve plus ni de quoi survivre, ni de quoi se reproduire.
Au Mexique où il parvenait autrefois pour y passer la saison froide, on a commencé à exploiter massivement les forêts de pins ; 90% des monarques n’atteignent jamais cette station d’hiver.
Pour autant, ils ne sont pas tous morts en route. Des écolos de bonne volonté ont tenté de replanter des asclépiades pour héberger les monarques durant leur migration. Seulement les horticulteurs ont opté pour Asclepias curassavica, jolie, facile à cultiver et commercialement vendeuse puisque porteuse de la promesse de papillons. Et c’est vrai que les rescapés viennent un temps en butiner les fleurs… Le problème, c’est que c’est une espèce tropicale persistante, porteuse d’un parasite qui prolifère et a fini par infecter tous les papillons. Plus faibles, se reproduisant plus difficilement…
Bilan : il est hautement préférable de préserver les zones sauvages et leurs équilibres séculaires. Quand on s’avise d’une initiative malheureuse, il est souvent trop tard.

La petite hydraulique : une grande idée
Image 1La conférence environnementale de 2016, souvent décriée, a pourtant accouché d’une heureuse initiative : l’appel d’offre pour le développement de la petite hydroélectricité ; autrement dit une utilisation non hégémonique, voire marginale, de l’écoulement de l’eau, préservatrice de l’écologie des rivières et des plans d’eau.
Un moulin à eau, c’est simple à installer ou à rénover, peu coûteux, adaptable aux conditions locales et perfectible, tant sur le plan de l’installation que sur celui du lissage de l’énergie produite. Exemple : au lieu d’utiliser des palles plates, on peut les remplacer par des godets, ce qui augmente l’inertie et accroît la rentabilité. Quant au stockage, si le terrain le permet, l’aménagement d’une retenue d’eau en hauteur permet d’investir l’énergie non immédiatement utilisée en énergie gravitaire potentielle à laquelle on fera appel en cas de besoin.
Sur le site du Ministère, les critères des projets éligibles et le cahier des charges.

Les mauvais élèves du développement durable
Pascal Canfin, directeur du WWF France (World Wild Fund) pointe les 25 entreprises françaises qui dégradent les plus les écosystèmes naturels à travers le monde. Dans la grande distribution et sur les mêmes Image 1types d’impact : Carrefour, E. Leclerc, Auchan, Casino, Les Mousquetaires, Système U. Dans l’agroalimentaire, toujours à type d’impacts équivalents : Danone, Sodiaal, Savencia, Lactalis ; Avril est un peu moins destructeur (marques Lesieur, Puget, Matines, Sanders). Chez les sucriers : Terreos. Dans l’industrie du porc : Cooperl. Au rayon cosmétiques : L’Oréal. Côté transports : Bolloré, Total, Michelin. Construction : Bouygues, Saint-Gobain, Vinci, Eiffage. Grandes surfaces spécialisées : Décathlon (sports), Adéo (bricolage).
Mode d’emploi : 1° On opte pour les moins ravageurs. Ex : On oublie Décathlon et on passe à Go Sport. 2° On attend les résultats de la session de rattrapage. Comme l’idée de cette enquête, c’est d’engendrer une mutation vertueuse, le W.W.F. a demandé à ces entreprises de réduire leur impact destructeur. Quatre d’entre elles ont souscrit un contrat avec l’ONG : Bouygues, Carrefour, Michelin, Sodexo. Si elles parviennent à réduire leur impact elles retrouveront les clients responsables.
Utopie ? Non. Il y a déjà plusieurs années nous relevions que Carrefour s’était engagé à ne plus pratiquer le chalutage profond alors que Les Mousquetaires continuaient à le faire. Ils viennent d’y renoncer. A la fin de l’envoi, je touche !

Image 3Concentration et extermination ou le traitement des bêtes
La rationalité technique et économique a accouché des élevages usines : ferme des 1000 vaches, volailles en batterie, et cette fois-ci, les porcs. Même principe : on entasse les bêtes les unes sur les autres afin de « rationaliser » la nourriture et le « prélèvement ». Même résultat : des animaux dans une quasi obscurité, couverts de blessures et d’excréments. On peut ici encore signer la pétition contre la ferme d’Heuringhem. Mais le mieux, pour contrer cette montée en puissance de l’élevage industriel, c’est de cesser de consommer. On survit très bien avec un régime végétarien. Alors, pour un peu de bon lait ou quelques oeufs de temps en temps, des bêtes libres dans les champs, sainement nourries, ça suffit. En plus on économise sur le maïs OGM et le Roundup Monsanto.

Ce qu’il y a à dire
Ne dîtes plus « réchauffement climatique » ; dîtes « déstabilisation climatique ». Deux degrés de plus, à l’exception des oubliés du Tiers Monde équatorial, personne Image 3n’a rien contre. Il faut penser le problème en termes d’énergie : 2°C d’énergie solaire en plus, ça signifie des cyclones plus nombreux, des vagues plus hautes, des tempêtes plus meurtrières. Et puis, comme une balançoire qu’on pousse trop fort, ça implique la rupture des équilibres multi millénaires. Inondations, sécheresses, ouragans… et, au bout du compte, récoltes perdues, émeutes de la faim. Si l’on veut garder une chance de préserver le monde et ceux qui l’habitent, il faut commencer par employer les mots justes.
Dans le même ordre d’idée on trouvera ici une très belle étude statistique sur la stabilisation des émissions de dioxyde de carbone dans le monde en 2014 ; seulement, statistiques ou pas, il pouvait être utile de rappeler que, Image 1d’une année à l’autre, les émissions nouvelles ne remplacent pas les émissions précédentes ; elles s’accumulent. Comme le dioxyde de carbone a une longévité d’une centaine d’années dans l’atmosphère, des émissions « stables » sur dix ans, par exemple, ça signifie que la quantité de CO2 accumulée pendant cette seule période a été multipliée par dix…

Deux bonnes raisons d’arrêter de consommer de la viande pour ceux qui seraient encore dépendants des Image 2protéines animales, biologiques ou pas :
1° Impact environnemental catastrophique : émissions de G.E.S. + déforestation + réduction de la sécurité alimentaire des plus pauvres.
2° Souffrance intolérable des bêtes à l’abattage, en particulier après la vie concentrationnaire des élevages industriels.
=> La vidéo des impacts climatiques
=> Une petite incursion dans un abattoir ordinaire
=> La pétition à signer pour une pratique strictement éthique de l’abattage… en attendant la fin de la barbarie quotidienne.

Sauvons la forêt. C’est une association internationale, basée à Hambourg et qui agit pour la préservation des forêts tropicales, des sociétés humaines qui y sont encore établies et des espèces animales et végétales qui s’y sont perpétuées jusqu’à nous. Ici le site de Sauvons la forêt ; on peut y signer des pétitions, envoyer de l’argent, participer à des actions.Image 2
Les forêts ont été sur cette planète pendant des millions d’années les écosystèmes les plus complexes et les plus riches. Leur destruction actuelle a eu un effet imprévu : remettre en circulation des particules virales qui se sont révélées particulièrement efficaces dans la sélection de nouveaux hôtes ; de là un nombre croissant de maladies émergentes : S.I.D.A., fièvre d’Ebola, hémorragie de Marburg, fièvre de Lassa. Sauver la forêt, c’est aussi probablement sauver des vies.

Il faut protéger les océans ! Le lobby de la pêche industrielle vient de faire capoter la tentative d’instaurer, dans le cadre de la loi sur la biodiversité, l’article relatif à l’interdiction du chalutage profond. On sait pourtant à quel point il est Image 4destructeur, en particulier des récifs profonds qui servent de pouponnières à nombre d’espèces. Et puis, dans tous les cas de figure, cette pratique est destructrice des écosystèmes et donc, au bout du compte des ressources halieutiques, puisqu’ils mettront beaucoup plus de temps à se reconstituer qu’il en a fallu pour les détruire. Enfin cette surexploitation participe à la fermeture du puits biogéochimique de carbone et donc à l’accélération de la déstabilation climatique. Sans compter le massacre : sur cent espèces pêchées avec cette technique, seules trois présentent un intérêt commercial. L’essentiel des « prises » est rejeté à la mer, sous forme de cadavres évidemment. Et l’on condamne ainsi à l’extinction la plupart des espèces des bas-fonds.
Ici, la pétition en ligne à signer impérativement et toutes les autres informations sur le même site, Bloom.
Petits rappels : 1/3 de l’humanité trouve ses protéines dans la pêche côtière et le puits biogéochimique de carbone est le seul durable. C’est pour que nous achetions qu’ils pêchent ; donc que ceux qui le font encore arrêtent de manger du poisson, jusqu’à l’instauration d’une réglementation internationale véritable.

Chez Merlin l’Enchanteur. Idéa 35 est l’agence de développement économique d’Ille-et-Vilaines et le travail doit être bien fait puisque c’est l’un des rares départements où les entrants l’emportent largement sur les sortants et quiImage 8 fait en outre partie du peloton de tête de la bonne gestion (derrière le Morbihan mais largement devant la Corrèze). La dernière bonne idée, c’est d’anticiper la transition énergétique et de proposer à tous ceux qui doivent, pour un motif ou l’autre, édifier ou gérer des locaux, un guide pratique des économies d’énergie. Sur le site d’Idéa on trouve tout ce qu’il faut savoir si l’on souhaite s’implanter ou se développer dans « le 35 » mais, plus spécifiquement, tout ce qui concerne le développement durable et, en particulier, 43 fiches pour conduire sa transition énergétique. Et c’est téléchargeable ! Ici, les fiches par chapitre. Et quand on a atteint l’optimisation énergétique, on peut aller faire un tour en forêt de Brocéliande (à pied, à vélo, en patins à roulettes ou en voiture électrique ; Merlin est très pointilleux sur le respect de la nature et, d’après la légende, il commande aux éléments).

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le solaire. Son nom : André Joffre ; sa particularité : il Image 4est tombé dans l’énergie solaire quand il était petit, il y a trente ans, exactement (il a l’air d’avoir le soleil dans l’oeil mais en fait il l’a à l’oeil… et à la bonne !) Et attention : solaire thermique et solaire photovoltaïque, il ne faut pas confondre. D’ailleurs le cabinet d’étude qu’il a créé, Tecsol, propose des formations de plusieurs jours, destinées à des ingénieurs, dans l’une ou l’autre technologie, ou les deux. Et puis cet homme du soleil (il est de Perpignan) a créé en 2010 une revue quadriannuelle, « Plein soleil« , à 8 euros le numéro ou 20 pour l’année, qui récapitule tout ce qu’il y a à savoir sur la question : enquêtes, réglementations et infos de toutes sortes. Au total la voie incontournable pour qui veut sauter le pas de l’énergie solaire, à grande ou petite échelle.

Un jour à marquer d’une pierre blanche
Le mardi 15 mars 2016, lors de la discussion de la loi sur la biodiversité – pour laquelle plus de 800 amendements ont été Image 2déposés – le principe du préjudice écologique a été adopté en deuxième lecture ; il est désormais inscrit dans le code civil. Il statue plus précisément sur les dommages non négligeables atteignant des éléments d’un écosystème ou impactant les services qu’il rendait. La droite qui avait précédemment tenté de remettre en cause le principe pollueur / payeur et qui s’est efforcée cette fois de réduire le périmètre d’application de cet article de la loi, a néanmoins obtenu que soit repoussé le projet d’une amende civile.

Nouvelle mobilisation contre le gaz de schiste

Le 28 février 2016 à Barjac dans le Gard, contre le gaz de schiste en général et le site dont Total entend bien arracher Image 3l’exploitation dans cette petite commune et tant d’autres que le géant du pétrole s’apprête à ravager, mettant sans aucun srupule un terme à la vie paisible et harmonieuse de leurs habitants. Car Total prétend procéder sans fracturation hydraulique… et le permis qu’il a obtenu concerne un territoire de plus de 4000 km2 ! Et pour quel motif ? Pour le bénéfice de qui ? Alimenter en pétrole et fuel les pompes du groupe et engraisser ses actionnaires, dont M. Albert Frère, seul milliardaire belge, paraît-il, vieillard de 90 ans et premier actionnaire. La transition énergétique, ça vous dit quelque chose, Monsieur Frère ?
Ici le site pour continuer d’agir ensemble contre cette double absurdité de l’empoisonnement de tous – via celui du climat – pour le bénéfice de quelques uns, qui sont déjà si riches qu’ils ne savent plus depuis longtemps quoi faire de leur argent.
Forte mobilisation des élus, dont Michèle Rivasi et José Bové. No gazaran à Barjac !!!
Roselyne Boussac, maire de Bonnevaux – une commune voisine – évoque à la radio le souvenir de Jean Ferrat, ardéchois d’adoption, qui n’aurait pas manqué de rejoindre ce combat s’il était encore vivant ; pour nous donner le courage de le poursuivre.

RATP : 100% écolo en 2025

Parisiens, banlieusards, vous n’aurez bientôt plus d’excuses si vous persistez à prendre votre voiture (essence ou diesel)Image 1 tous les matins. Laurent Méret, le Directeur Matériel de la Régie, a lancé l’entreprise des transports parisiens dans un ambitieux programme de réduction drastique des émissions de G.E.S. Qu’on en juge : bus électriques, bus au biogaz (contrat avec Suez avec création de réserves dans les centres de bus alimentées par la méthanisation des déchets), bus au gaz. Moins de G.E.S. mais aussi moins de microparticules et de pathologies induites par cette pollution spécifique.
Donc, en résumé, entre le métro, le tram, les bus vertueux, le R.E.R. + la mise en chantier de la grande ceinture, il n’y aura bientôt plus de parcours infaisables dans la métropole. Et puis dans ce cas, il reste encore les voitures électriques. Ville de la COP21 et du grand virage universel, Paris se devait d’être exemplaire ; elle est en train de le devenir.

Debout, enfants du monde !

Ce sont les peuples qui pourront infléchir à temps les politiques économiques mortifères qui mènent le monde à l’abîme ; et parmi ces peuples, ceux qui commencent à comprendre que les profiteurs de tout poil sont en train de confisquer leur avenir.Image 1
Alors, ils portent plainte, là où ils le peuvent, et, dans les tribunaux, ceux qui sont en charge de la justice, les entendent. Et ces plaintes-là sont reçues comme légitimes. Les autorités politiques locales sont donc sommées de mettre en place des politiques alternatives, décarbonées, salvatrices.
Juin 2015 – La Haye – L’association Urgenda et 900 citoyens neerlandais obtiennent du gouvernement qu’il mette un terme à ses émissions de GES.
Novembre 2015 – Pakistan – Un fermier attaque le gouvernement qui est condamné à mettre en œuvre, sous le contrôle d’une instance spécifique, sa politique de réduction des émissions de GES.
Etats-Unis – L’état de Washington, à la suite de la plainte de 19 enfants et adolescents, est condamné à mettre en place une politique de réduction des émissions de GES. (cf article d’Elisabeth Schneiter, ReporTerre du 26-11-2015)
Alors tournons-nous tous vers les justes, avant qu’il ne soit trop tard !

Du bas de laine révolutionnaire 😉

Image 5D’ici décembre 2015 – date historique décidément – les produits bancaires, comme on dit dans le jargon du métier, deviendront lisibles en termes de développement durable. C’est le label TÉÉ (Hé, hé !), Transition Énergétique et Écologique, qui permettra aux épargnants de définir où ils placeront leurs sous, éthiques ou pas éthiques. (Et toc !) En termes chiffrés, TÉÉ = au moins 50% d’activités vertes financées en investissements directs (ou au moins 75% en fonds d’investissements). Il paraît que l’argent mène le monde. Fort bien. C’est le moment d’en prendre acte et de faire ce qu’il faut pour soutenir les bonnes volontés. Vers la vie ! Vive le vert !

Ce qu’il nous reste à faire :

Les statistiques du Ministère de l’Écologie. France, 2012.
Pourcentages par secteur des émissions totales des GES ramenées en tonnes d’équivalents CO2 : Image 1

Transports : 27,8 %, dont transport routier : 92 %, dont véhicules particuliers : 57%
Agriculture : 21%
Résidentiel + Secteur tertiaire : 17,7%
Industrie : 17,6%
Production d’énergie : 11,7%
Traitement déchets : 2,6%

Les priorités ; supprimer le véhicule individuel et l’alimentation carnée, c’est réduire instantanément ses émissions de plus de 40%. Si en plus, on économise sur l’électricité (ampoules LED, conjoncteur/disjoncteur pour le chauffage nocturne de l’eau et thermostat pour la régulation du chauffage) et qu’on ne renouvelle pas les appareils qui cessent de fonctionner du fait de l’obsolescence programmée (remplacement par des services créateurs d’emplois), on peut, en un temps record diviser son empreinte carbone par deux.
Etape suivante : envisager le double vitrage et le compost, individuel ou collectif.

La meilleure façon de marcher

Image 1On est de plus en plus nombreux à vouloir, l’espoir chevillé au corps, un accord décisif au terme de la COP 21 en décembre 2015, à Paris. Mais il ne suffira pas, à lui seul, à réduire l’empreinte écologique de l’humanité. Les gouvernements n’iront pas, en effet, contre les peuples rétifs. Par contre, si les gouvernements sont rétifs mais les peuples, mobilisés, alors ce sont les gouvernements qui devront les suivre. C’est avec les petits ruisseaux que l’on fait les grands fleuves et, quelle que soit le longueur du chemin, il faut bien commencer par le premier pas. Le voilà, d’ailleurs.
Sur ce beau site – Le journal d’un terrien – on peut joindre l’utile à l’agréable, en commençant par calculer son empreinte écologique puis en se baladant un peu, d’un pied léger et virtuel.

La conversion écologique en marche

Inutile désormais d’aller en Australie pour avoir la chance d’apercevoir des kangourous dans la nature. Quelques wallabies du parc animalier d’Emancé, dans les Yvelines, se sont fait la malle, il y a trente ans, puis paisiblement établis en forêt de Rambouillet. Depuis ils se reproduisent et la population est désormais suffisamment importante pour avoir French kangoo provoqué plusieurs accidents de voiture. Du coup la municipalité a placé quelques panneaux d’avertissement… qui ont intrigué des touristes et provoqué… an english speaking area buzz.
On peut calculer ici, approximativement, ce qu’on économise en équivalent carbone quand on renonce à prendre l’avion. Sur un trajet Paris Sidney et retour, soit 16 961 kms x 2 = 33 922 kms, sur la base – pour le régime des vents et le rayonnement – d’un trajet Paris Bangalore, ça nous donne, pour UN passager, 1101 litres de kérosène, ce qui correspond à l’émission de 2544 kg de carbone, soit approximativement 2 tonnes ½ (hors extraction et transport du carburant) soit l’équivalent de ce qu’émettent, pendant une année entière, 5 particuliers écologiquement responsables.
C’est donc une excellente chose que cette implantation nouvelle des wallabies. Evidemment il ne faudrait pas que les Tasmaniens rappliquent à Paris pour voir à quoi ressemble the french kangoo.
Last but not least : le wallaby est un animal nocturne. Si on veut avoir une chance de le voir, il faut donc prendre le dernier train pour Épernon et faire de la marche à pied.

En route vers la première pétition universelle 😉

C’est exaltant, c’est magnifique, c’est la voie du salut !
ça commence comme ça :
                                             Manifeste pour un Élan global

Une noirceur nouvelle se répand sur le Québec. Elle a franchi les portes de notre pays. La pensée unique revient en force et s’empare de notre démocratie, elle impose une vision du monde qui colonise notre espérance. Nous nous dressons devant elle. Nous refusons.

La science est muselée chaque jour davantage. Le dogme de l’argent, de la croissance à tout prix et de ses impératifs s’empare de la raison. La parole citoyenne ploie trop souvent sous le poids de la propagande d’intérêts puissants qui s’approprient le bien commun.

La croissance infinie est impossible dans une biosphère dont les ressources sont limitées et en déclin. Celles et ceux qui prétendent le contraire prônent la pensée magique. La lucidité scientifique impose notre réveil. Elle en appelle à une grande transition écologique de notre économieElan global

Mais c’est pas réservé au Québec ; on peut signer dans toutes les langues du monde (va bien falloir que quelqu’un se décide à  traduire en anglais, badinsse ! ). Pourquoi ? Parce qu’une noirceur nouvelle se répand sur chaque parcelle de ce monde, parce que c’est le moment de constituer une conscience (ici on est limite « de classe ») planétaire. Allez y tous ; à un milliard de signataires, les maîtres de ce monde-là seront bien forcés de renoncer à leur absurde logique.

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le bio !

L’agence bio est une entité publique issue du ministère de l’agriculture, de celui de l’écologie et des organisations professionnelles, qui regroupe absolument toutes les informations disponibles sur l’agriculture biologique : les producteurs, les distributeurs, les commerçants mais aussi les logo A Biotextes réglementaires, les procédures de certification, les formations. Que vous vouliez trouver un détaillant près de chez vous ou vous lancer dans le maraîchage biologique, vous trouverez là tout ce qu’il vous faut, cela va de soi. Mais c’est également un site indispensable pour les décideurs en matière d’économie ou de politique, pour les journalistes qui souhaitent une information pointue sur tel ou tel aspect du sujet. Bref, l’agence bio, c’est indispensable !

Canal du Nicaragua : une fable moderne

En décembre 2014 le gouvernement nicaraguayen lance les travaux du canal Atlantique / Pacifique… dans les cartons depuis bientôt un siècle. C’est que les Etats-Unis en avaient d’abord eu l’idée avant de racheter le chantier inachevé de Ferdinand de Lesseps à Panama. Excellente affaire pour les States qui ont encaissé les royalties de ce premier canal jusqu’en 1999, date àImage 2 laquelle il leur a fallu restituer à l’état de Panama et les bandes de terre entourant le canal et le droit de prélever des droits de passage.
Entre-temps la Chine s’est éveillée et, prenant en considération la double opportunité de réduire ses frais de circulation et de profiter de ceux de la concurrence, elle a tout uniment proposé au Nicaragua de financer son canal à lui. Investissement : 50 milliards de dollars ; durée estimée des travaux : cinq ans ; emplois temporaires créés : 50 000. Tout ça, c’est le côté rutilant de l’affaire. Mais le monde et les temps changent. Côté sombre, ce sont des centaines de paysans expropriés, le pays coupé en deux, un immense lac d’eau douce contaminé par l’eau de mer, une catastrophe écologique. Et tout ça pour quel motif ? « Développer le commerce international » sussurent les commis des actionnaires ; en réalité pour que le fameux 1% continue à se remplir les poches.. ; Seulement c’est désormais une évidence : l’humanité ne peut pas continuer avec le même modèle économique, sauf à condamner à mort la plupart de ses membres.

Les cerveaux ont des fuites

Dès le début de sa vie intra-utérine, le fœtus est exposé, via l’environnement maternel, à un certain nombre de poisons. Ce principe général n’avait pas, jusqu’ici, alerté outre mesure l’opinion publique. Seulement il se trouve que les dernières recherches en la matière font apparaître un lien de causalité indiscutable entre certaines de ces molécules et des pathologies psycho cognitives sévères.
Les phtalates, composés du benzène, entrent pratiquement dans la composition de toutes les matières plastiques souples ; il s’en produit environ 3 millions de tonnes par an et on en retrouve partout : jouets, cosmétiques (laque, rouge à lèvre, shampooing), vêtements, cuir synthétique, vernis et peintures, et c…
Foetus empoisonnéDeux de ces molécules – phtalate de dibutyle (DnBP) et de dédisobutyle (DiPB) – sont des perturbateurs endocriniens et interfèrent avec le développement normal du cerveau du fœtus. Des tests réalisés sur des femmes enceintes au sixième mois de grossesse puis sur leur enfant à l’âge de sept ans font apparaître une nette corrélation entre les taux de ces deux phtalates pendant la grossesse et des Q.I. inférieurs de 7 points en moyenne à ceux des enfants dont les mères avaient les taux les plus bas. Une valeur telle qu’elle a nécessairement des conséquences sur le développement intellectuel, la scolarité et l’avenir de ces enfants…
Mais les autres phtalates sont également toxiques et ces molécules ne sont pas les seules à perturber le développement de l’embryon, particulièrement sur le plan neurocognitif. Sur le strict plan du développement intellectuel, on observe une régression sévère de l’ensemble de la population de référence. C’est ce que l’étude de Teasdale et Owen, en 2007, a permis de mettre en évidence : jusqu’en 1990 le QI global moyen est en constante progression dans les pays développés ; à partir de cette date, la tendance s’inverse.
Enfin on observe une véritable explosion des troubles comportementaux neurocognitifs ; c’est notamment le cas de l’autisme, toutes formes confondues. On est ainsi passé, aux Etats-Unis, d’un ratio 1/5000 en 1975 à 1 /68 en 2014. Même s’il faut retenir l’hypothèse d’un double gauchissement (carences de la détection en 1975 et sur diagnostique 40 ans plus tard), il reste que ces résultats attestent l’existence d’un problème réel. Barbara Demeneix, du Museum, l’attribue à la perturbation du fonctionnement de la glande thyroïde, induite par les différents analogues structuraux iodés mis en circulation dans notre environnement. La prise d’iode stable pourrait donc constituer une première mesure de protection de l’enfant à naître. Et puis, de même que les phtalates ont été interdits dans la fabrication des jouets, il faudrait, par l’effet d’une politique résolue, décourager la mise en œuvre de toutes les molécules dangereuses. On pourrait par exemple envisager de faire payer aux industriels le coût afférent en matière de santé publique.

Banques vampires

La chrématistique contemporaine s’est avisée de l’existence d’une marchandise particulièrement intéressante pour « faire du blé », puisqu’en cas de pénurie, son prix tend vers l’infini. Cette propriété remarquable, c’est l’effet de King, et la marchandise en question, c’est… le blé, justement, et lesImage 2 autres céréales. On peut se passer d’or mais pas de nourriture. Moyennant quoi, quand la pénurie se dessine – et malheureusement le cas sera de plus en plus fréquent – il est rentable d’acheter massivement des céréales pour faire grimper les prix.
En 2013 OXFAM dénonçait les banques françaises qui participaient à cette odieuse spéculation. Depuis le Crédit agricole a retiré ses billes mais BNP Paribas et la Société Générale continuent… ainsi que BPCE. C’est à ce dernier groupe – Banque Populaire Caisse d’Épargne, en clair – que revient sans conteste la palme de la duplicité. Pendant que Messieurs les spéculateurs gonflent leurs primes en saignant les pauvres, la « com » du groupe – qui s’est déjà bien payé la tête de ses clients en spéculant, via Natixis, sur les subprimes – table sans vergogne sur une image vertueuse : « Semaine européenne du développement durable », « Crédit coopératif », « Mécène de l’exposition « Les maîtres de la sculpture en Côte d’Ivoire » » …
Une seule solution : changer de banque. Voir comment faire sur le site de Droit-finances

Monsanto / ma santé, disjonction exclusive

Image 1A l’exception du lobbyer le plus monstrueux au monde, c’est désormais l’unanimité : le Roundup, désherbant miracle (combiné aux O.G.M. en particulier), empoisonne tout et tout le monde : les consommateurs, les agriculteurs, les nappes phréatiques, l’air que l’on respire et même les aires de jeu. Le grand responsable, c’est le glyphosate, la molécule aux œufs d’or… pour les actionnaires et le staff dirigeant, s’entend. Le bonus est de 6 milliards de $ par an. Les autres peuvent bien crever ; la Monsanto team s’en bat l’œil avec une plume d’oie. Cette fois-ci, pourtant, c’est l’O.M.S. qui parle dans un rapport rédigé par les meilleurs spécialistes internationaux : ladite molécule est, selon toute probabilité, cancérogène. Du coup l’Europe, le Canada, le Brésil, le Sri Lanka, les Pays-Bas, le Salvador envisagent de l’interdire.
Pétition en ligne ; « Combat Monsanto » ; la Monsanto success story et ses partenaires.
Des solutions ? Le bio !

Rien ne naît de rien, et s’il y a de l’être plutôt que rien, c’est que de l’être a toujours été. L’UniversMoineau Halte ! roule incessamment la matière et l’énergie depuis toujours. Il faut 380 000 ans pour reconstituer l’hydrogène, des milliards d’années pour que se forment les géantes rouges qui fusionnent et dispersent le carbone, d’autres milliards encore pour que la vie surgisse ici ou là, brève étincelle dans l’infini. Sur cette sphère rocheuse du cercle d’or où nous sommes, elle finira aussi par disparaître. Il ne tient qu’à nous qu’elle s’y prolonge, s’y complexifie encore, et parte explorer d’autres mondes.
Ou bien nous demeurons les primates mal dégrossis que nous sommes et nous consentons par bêtise à la déstabilisation climatique que nous alimentons chaque jour par l’effet de notre égoïsme et de notre aveuglement.
Ou bien nous advenons à la pleine humanité par une ultime révolution, dans le consentement à renoncer aux illusions dont nous avons tissé nos vies. De façon ou d’autre, il n’y a de bonheur véritable qu’à œuvrer au prolongement de l’aventure humaine. La mère, l’artiste, le paysan, le chercheur sont autant de figures de cette certitude intime.
Le sens de la pente, c’est l’effondrement des ressources alimentaires, le retour à la guerre de tous contre tous, le règne abject des ayatollahs, enturbannés ou non.
La voie du salut : un pas, chaque jour, pour chacun, vers l’innocuité de ses gestes, la main tendue à tel autre, la parole adressée aux sourds qui ne veulent rien entendre, un petit rien pour la vie…
Hier pour la première fois, j’ai vu la parade nuptiale d’un moineau, toutes les plumes de la queue joliment déployées en éventail, divin cadeau des graines données fidèlement tout l’hiver ; 61% ont disparu… On peut aussi cracher sur la voiture qui coupe impudemment la route des piétons et qui, un jour ou l’autre, en écrasera un. Ce que tu veux, ce que tu peux, mais – nom de Dieu ! – fais-le !

Halte à l’écocide de la Terre !

Les différents intervenants de cette conférence internationale, organisée par le Comité Économique et Social Européen à Bruxelles en octobre 2014, ont plaidé pour la création d’une Cour Internationale de l’Environnement et de la Santé. Ce n’est pas une institution de plus ; c’est peut-être celle qui permettra enfin de mettre un terme aux pratiques dévastatrices qui condamnent, jour après jour, des êtres humains à mort, pour le profit ou le confort de quelques uns.
End ecocideQuelques moments significatifs des interventions :
«L’écocide est l’un des crimes les plus graves commis à l’encontre de l’humanité.»
Laurent Neyret, spécialiste du droit de l’environnement et de la santé.
« Nous devons briser ce mythe qui veut que l’on s’enrichisse d’abord, puis que l’on se soucie de l’environnement par la suite. »
Nick Meynen, responsable de la communication du Bureau Européen de l’Environnement.
« Construire un droit de l’environnement sans tenir compte des problèmes de santé publique, est une impasse. »
Dominique Belpomme, président de l’Institut de Recherche européen sur le Cancer et l’Environnement.
« Pourquoi ne pourrions-nous pas donner des droits aux générations futures ? Les Droits de l’homme ne doivent pas dépendre de la date de naissance d’un individu. »
Sandor Fülop –Médiateur à Future Generations
« Nous savons que nous aurions dû empêcher le génocide au cours de la Seconde Guerre mondiale. Nous savons ce qui se passe aujourd’hui et nous savons comment agir : nous devons mettre fin aux écocides »
James Skelly, directeur de l’Institut Baker pour la Paix.
« Le débat scientifique est terminé, les dangers liés au changement climatique sont réels, sérieux et nous affecterons tous.»
Roger Cox, avocat et auteur de « Révolution justifiée ».
« L’accaparement des terres auquel on assiste actuellement, est lié à une augmentation de la demande foncière en provenance des secteurs de l’extraction, du tourisme, des grands projets d’infrastructures…, etc mais aussi en raison des politiques de développement des biocarburants en Europe : La terre est accaparée car il est juridiquement possible de le faire.»
Anne van Schaik, Les Amis de la Terre, Europe.
« La Charte de Bruxelles demande la mise en place d’une Cour pénale européenne et internationale de l’environnement et de la santé. Ce n’est pas là seulement un défi juridique ; c’est aussi une véritable révolution pour la vie. »
Ahmed Alami, Vice-Président de l’AME-DIE (association des anciens ministres de l’Environnement et des dirigeants internationaux de l’environnement).
A noter : on peut signer une pétition pour soutenir cette initiative.

Eviva a Corsica !

Le 1° novembre 2014 l’Assemblée régionale corse a adopté un Plan d’Aménagement et de Développement Durable pour la Corse. Celui-ci  stipule en particulier la préservation des zones naturelles d’intérêt écologique et celle des espaces agricoles. Quant aux espaces intermédiaires, dits « mutables », ils ne seront désormais constructibles qu’à proportion de 10 % et à conditionEviva a Corsica que le projet de construction puisse faire la preuve de son utilité publique.

L’île compte 131 espèces strictement endémiques dont une espèce d’hommes. Ça ne signifie pas que les Corses soient partisans des mariages consanguins, au contraire. Comme les Romains d’autrefois dont ils descendent en partie, ils adoptent volontiers. Il faut donc entendre « peuple corse » non pas comme entité raciale, ainsi que les élus de droite qui se sont émus de cette appellation paraissent l’avoir fait, mais comme  communauté de vie fondée sur des valeurs communes. Si le PADDUC rejette quelqu’un, ce sont exclusivement les promoteurs prêts à tout détruire pour faire de l’ argent. Par ce vote, le peuple corse – par conséquent – a pris les mesures qui s’imposaient pour préserver son avenir et celui de l’île. Et il a bien fait.

Sauvons les abeilles !

Image 2Tout, tout, tout, vous saurez tout sur les abeilles ! Visitez Pollinis, un superbe site , et vous apprendrez tout sur les services qu’elles nous rendent, les pesticides qui les empoisonnent et enfin – ainsi qu’on pouvait s’y attendre – les manœuvres du lobby  agrochimiste pour continuer à vendre les néocortinoïdes qui les déciment. Ça risque d’affamer des millions de personnes, de détruire des milliers d’espèces végétales, de faire s’effondrer les écosystèmes ? Sans doute ; mais ces gens-là n’en ont rien à faire ; ça n’est pas leur problème… C’est donc le nôtre : signer la pétition, s’en tenir aux produits de l’agriculture biologique ( ça n’est pas plus cher si l’on est devenu végétarien) et boycotter les consortiums de production de ces poisons. On commence par Bayer et la liste des médicaments commercialisés par cette marque + la parapharmacie. Ici les autres producteurs ; toutes les suggestions d’appel à boycott de produits phares de ces empoisonneurs sont les bienvenues. Enfin ceux qui disposent d’un terrain libre de pesticides et bien entouré peuvent aussi héberger une ruche.

10 voix d’espérance

Ce sont celles de Cynthia Fleury, Pierre-Henri Gouyon, Françoise Héritier,Image 2 Nicolas Hulot, Frédéric Lenoir, Olivier Le Naire, Abd al Malik, Dominique Méda, Anne-Sophie Novel, Erik Orsenna et Pierre Rabhi ; ils les ont unies dans une pétition qui commence comme ça :

Les résultats des élections municipales et européennes de ce printemps, qui traduisent avant tout un grand désarroi face au monde qui se profile, nous amènent à prendre collectivement la parole à travers ce manifeste et le livre Nos voies d’espérance. Nous avons décidé d’unir nos forces pour rappeler que la souffrance ressentie par beaucoup face au travail ou au chômage, aux difficultés économiques, à la mondialisation, aux périls écologiques, face aussi à la déshumanisation progressive de notre société, n’est pas une fatalité. Pour affirmer également que le pessimisme ambiant – entretenu par ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change – n’est pas seulement improductif, mais destructeur pour notre société tout entière.

Pour lire la suite et  signer, afin de faire entendre nos voix, pour l’avenir, hors des logiques électorales, clivantes et qui nous condamnent à l’impuissance.

Urgent : consultation publique relative à l’exploitation d’un gisement d’hydrocarbures dans le parc du Lubéron. Les explications ; Le site du ministère de l’écologie. AVANT LE 16 OCTOBRE 2014

Image 1Sauvé ! 6 octobre 2014 : Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, refuse à Tethys Oil AB l’autorisation de forages dans le parc régional du Lubéron. Quelques passages de la lettre adressée au bureau du parc : « Au vu des premiers résultats et après examen attentif de l’avis du parc naturel régional que je partage totalement, je suis en mesure de vous indiquer que le permis sera refus », « Du point de vue de l’intérêt général les risques de dégradation d’un espace naturel remarquable sont incompatibles avec les forages envisagés et détruiraient beaucoup plus d’emplois qu’ils n’en créeraient, notamment dans le domaine touristique, artisanal et agricole ». Madame la Ministre avait par ailleurs déclaré le 28 septembre : « Tant que je serai ministre de l’écologie, il n’y aura pas de gaz de schiste et pas d’investigation sur le gaz de schiste ». Qu’on se le dise !

Mes courses pour la planète

Un site qui donne toutes les informations disponibles pour une consommation responsable : lesImage 1 fiches produits, les entreprises à engagement éthique, les solutions locales, les réseaux de partage, les procédés sans pollution, les initiatives zéro gaspi, les médias éco actifs, le tourisme convivial, les petits trucs qui facilitent la vie… tout, tout, tout, et avec des partenaires de choix : l’ADEME, Nature et Découvertes, la MAIF, Ecover, le Crédit Coopératif et Malongo. C’est bien simple : des grosses boîtes de la grande distribution éprouvent même le besoin de venir y plaider leur cause ; c’est tout dire. Et c’est bien là qu’est le principe de base : ce que nous cesserons d’acheter, ils cesseront de le vendre. A consulter sans modération.

Pourquoi il faut éviter de prendre l’avion

Écoles, collèges, lycées éco-responsables

Le fait que des établissements scolaires soient en avance dans nombre des options du développement durable en dit long sur les réticences du reste de la société à opérer les Image 3indispensables mutations.

Les « écomodifications » y vont  de l’architecture d’avenir aux gestes de base.. ; mais elles sont là et les jeunes, qui sentent probablement que leur avenir est en train de s’y jouer  – et doublement – sont partie prenante.

Quelques aperçus : Lycée Vincent d’Indy à Grenoble : collecte et recyclage, quelques repas bio, forum annuel « Développement durable » Collège Ronsard à Tremblay : création d’un site paysager avec une mare… et durablement, ce qui suppose une analyse fine des contraintes écologiques.

Mais ce sont les écoles qui paraissent s’être le mieux mobilisées : 477 ont obtenu le label « Développement durable » dans 58 pays ! A explorer sur Éco-école ( à ne pas confondre avec auto-école) où on retrouvera tous les projets scolaires en cours. L’école primaire de Bézaves à La Réunion s’est mobilisée autour du difficile problème de l’eau et – réflexions, calculs, actions – les enfants sont parvenus à économiser 371 m3 d’eau en une année. C’est aussi qu’être responsable, ça donne du sens aux apprentissages…

Bioculture. Biotop est une entreprise de pointe dans l’ingéniérie de la culture biologique. CrééeImage 1 en 1985, elle commercialise dans le monde entier des bestioles assistantes de cultures saines et prospères : insectes, essentiellement (mais aussi vers), sous toutes les formes (œufs, larves, adultes) et qui viendront cibler très spécifiquement le ravageur qui attaque le verger, le champ, le potager, la serre et même la terrasse. => Le site

Énergie solaire : on peut commencer avec la lampe de poche solaire (à disposer près d’une Image 3fenêtre et à remonter à la manivelle en cas de besoin) et continuer avec des panneaux et puis, là aussi, apprendre à combiner, à fabriquer de petites unités locales de production et d’économie d’énergie. Products and ideas, waiting for french way (or import) => JunLong Solar energy

1001 fontaines : une association qui implante dans des communautés rurales n’ayant pas accès Image 1à l’eau potable un système simple d’assainissement des eaux de ruissellement à partir d’une unité portative utilisant des UV produits à partir de l’énergie solaire. Implantée au Cambodge et à Madagascar, 1001 fontaines, qui a déjà permis à 60 000 villageois d’accéder à une eau saine ambitionne de poursuivre son développement. On peut faire des dons ou créer un lien sur son site ou son blog.    => 1001 fontaines

AMAP : acronyme d’Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne. Les AMAP sont desImage 2 coopératives  de collecte et de distribution de produits biologiques de proximité qui, par contrat entre vendeurs et acheteurs, garantissent un revenu correct aux premiers et une nourriture saine et accessible aux seconds. Une contrainte : il faut s’adapter à la quantité et aux produits de saison.                        Pour la France -> Annuaire des AMAP             L’équivalent pour le Canada -> équiterre

Image 5Filière bois : ensemble du secteur des professionnels qui oeuvrent dans la gestion de la forêt, l’exploitation de sa biomasse, la production du bois d’oeuvre et ses multiples transformations finales, des infrastructures architecturales aux meubles d’excellence. Comme il n’y a pas, à proprement parler, de puits de carbone continental, la seule façon de séquestrer des G.E.S., c’est de soustraire durablement le bois produit par les forêts au cycle synthèse / décomposition et donc de faire appel aux professionnels de ce secteur. MG                                   -> Entreprises éco-responsables dans les Alpes. Pour trouver des professionnels tous domaines, toutes régions. Pour les bricoleurs de haute volée : tout savoir sur les travaux du bois.

3 réflexions au sujet de « Éco-responsables »

  1. Moreno

    Bonjour,
    Je viens de découvrir que vous avez eu la gentillesse de publier une de mes oeuvres dans votre paragraphe – Civilisation Ecologique- . Je vous en remercie et me touche profondément. Toute fois serait-il possible de mettre sous l’image le lien internet qui renvoie à mes oeuvres qui traitent particulièrement de l’Homme et de la nature.
    http://www.salvadormorenobrea.com
    Je vous remercie encore une fois et vous envoie mes plus cordiaux messages.
    Salvador Moreno Brea

    Répondre
    1. admin Auteur de l’article

      Je m’en occupe sans retard. Merci pour cette belle oeuvre pleine d’optimisme. je vais jeter un coup d’oeil aux autres.

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