Écologie politique

Désignation commune d’une constellation de mouvements militants, d’O.N.G., de partis politiques, Image 1de groupes de pression plus ou moins formalisés, procédant de l’exigence commune d’une prise en compte, par les autorités politiques, de la nécessité de préserver les conditions naturelles ( écologiques au sens premier, c’est-à-dire relatives aux rapports êtres vivants / milieux) de la survie des sociétés humaines.

L’écologie politique ne s’est pas constituée instantanément à partir de la prise de conscience des risques inhérents aux modes actuels de production et de consommation. Elle procède au contraire d’un long parcours, caractérisé par sa diversité, qui va d’intuitions initiales précoces, dès le XIX° siècle, à la certitude contemporaine de l’existence d’un risque global majeur.

Quelques étapes clefs : 1° En 1896 Arrhenius conceptualise l’effet de serre et établit le rapport entre la progression des G.E.S. dans l’atmosphère et l’augmentation de la température. 2° En 1968 la jeunesse des pays développée, qui a jusque là vécu constamment sous la menace d’une conflagration atomique, récuse la logique de la guerre froide et entreprend le « retour à la nature », ce qui va du changement ponctuel du mode de vie aux utopies communautaires. 3° Dans les années qui suivent de multiples mouvements tiers-mondistes voient le jour et induisent  une  prise de conscience des impacts destructeurs du modèle économique libéral. 4° Lors de la décennie suivante la découverte, sur le plan climatique, d’une multitude de rétroactions positives avalise l’hypothèse d’une déstabilisation climatique globale.

Image 1Le pluralisme est la première caractéristique majeure de  l’écologie politique, tant sur le plan des analyses théoriques que sur celui des modes d’action. Quelques principes de base peuvent néanmoins être pensés comme communs à tous ceux qui s’en réclament : 1° Penser global, agir local.  2° Nous empruntons le monde à nos enfants. 3° Pas de développement durable hors le développement humain.

Cette caractéristique de concrétise tout naturellement dans la dimension internationale de l’écologie politique, qu’il s’agisse de mouvements ou d’institutions, laquelle procède également du fait que toute solution raisonnable et humaniste des problèmes actuels passe par des accords internationaux, qu’il s’agisse des émissions de G.E.S. ou des ressources halieutiques, génétiques, alimentaires. Parallèlement, sur le plan strictement politique, la création d’une Internationale écologiste est, à cet égard, un fait notable.

MG

 

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