El Hierro

Île la plus occidentale de l’archipel des Canaries, qui tend, depuis 2014, à être entièrement indépendante sur le plan énergétique. Elle le doit à l’action infatigable de son élu, Tomás Padrón, Image 2qui s’est évertué à préserver l’environnement naturel, la qualité de vie et le potentiel touristique de son île. Le cœur du dispositif est une centrale hydro-éolienne qui, simultanément, fournit de l’électricité aux 10 000 habitants de l’île et investit le surplus dans le transport de l’eau de mer dessalée dans un lac de rétention bâti à 900 m d’altitude. Si jamais les alizés qui font tourner les cinq éoliennes se mettent en grève, l’hydroélectricité peut prendre la relève pendant deux jours entiers. Ce dispositif fournit 85 % de l’énergie consommée, le reste étant assuré par une usine au fioul et des panneaux solaires. Ce bilan a permis l’intégration d’une nouvelle unité de dessalement au dispositif, ce qui a permis de diminuer la part de l’ancienne unité, alimentée en énergie par l’usine thermique.
Réalisation exemplaire de ce que peut l’expertise énergétique quand elle intègre avec pertinence le système des besoins et des ressources locales, El Hierro est emblématique de la sortie de l’économie carbonée, qu’il s’agisse du transport ou de la fourniture d’énergie.
Alain Gioda, hydrologue et historien du climat, a intégré le projet dès l’origine ; son site en fait une présentation détaillée, susceptible d’en inspirer d’autres. En plus il fait des conférences et il a beaucoup d’humour.
Dernières nouvelles d’El Hierro : le 9 août 2015, pendant 2 heures, l’île s’est alimentée en énergie à 100 % sur le dispositif ENR (énergie renouvelable).

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