Épicure

Image 1Philosophe de l’antiquité, il est le double précurseur de la sobriété volontaire et du matérialisme intelligent ou émergentiste. Héritier de Démocrite, il tenait en effet que tout survient par le fait du hasard, de la nécessité et de la spontanéité, ce que Lucrèce, son disciple latin, traduit par clinamen.

Sur le plan pratique, on confond généralement épicurien et hédoniste. Or les épicuriens, qui vivaient en petites collectivités rurales, étaient beaucoup plus proches de l’ascétisme que de l’hédonisme. C’est qu’ Épicure avait enseigné qu’il faut s’en tenir à la satisfaction des désirs naturels et nécessaires ( à manger, à boire, de quoi se vêtir et s’abriter), tous les autres comportant de l’illimité et, par conséquent, un ajournement perpétuel de la jouissance. Celui qui veut être riche, par exemple, quand va-t-il considérer qu’il est assez riche ? Jamais… Alors que  » du pain d’orge et de l’eau donnent le plaisir extrême lorsqu’on les porte à la bouche dans le besoin« .

Les 37 livres de son traité De la nature ont été détruits. Il ne nous est parvenu de lui que trois lettres soigneusement transcrites par Diogène Laërce et deux ensembles de citations. Un autre Diogène, mécène d’Oenanda (Turquie actuelle) fit graver, à l’intention des gens de cette cité, ses principales sentences sur des mégalithes. Mais il reste largement de quoi s’en inspirer.

MG

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