G.E.S.

Sigle de Gaz à Effet de Serre, par lequel on désigne tous les composés gazeux qui contribuent à l’effet de serre terrestre, c’est-à-dire au piégeage, dans la basse atmosphère, d’une partie de Image 1l’énergie radiative du soleil, réverbérée par les surfaces océaniques et continentales. Ce rayonnement réémis dans l’infrarouge, est fonction de l’énergie solaire reçue et de l’albédo respectif des surfaces considérées.

Le G.E.S. principal est la vapeur d’eau qui piège à elle seule 60% des infrarouges réémis et dont la quantité est limitée par la condensation et les précipitations. Sa durée de vie est en moyenne de 2 semaines. Chacun de ces gaz se caractérise par son efficacité, rapportée à celle du dioxyde de carbone (CO2), et sa durée de vie.

Approximativement[1] :

– dioxyde de carbone (CO2) : durée de vie dans l’atmosphère :  15 ans

– méthane (CH4) : durée de vie dans l’atmosphère : 10 ans ; efficacité comparée   :  x 21

– ozone dit troposphérique (O3) : durée de vie dans l’atmosphère : 1 mois ; efficacité comparée : x 206

– protoxyde d’azote (N2O) : durée de vie dans l’atmosphère : 150 ans ; efficacité comparée : x 2 000

– chlorofluorocarbones, en moyenne ; durée de vie dans l’atmosphère : 100 ans ; efficacité comparée : x 15 000.

– perfluorotributylamine (PFTBA) ; durée de vie dans l’atmosphère : 500 ans ; efficacité comparée : x 7100

A l’exception des chlorofluorocarbones, d’origine exclusivement industrielle, et de l’ozone de la basse atmosphère, il faut rapporter les gaz responsables de l’effet de serre anthropique ou additionnel non pas à leur composition chimique mais à leur origine.

Comparativement à la situation antérieure, on peut dores et déjà estimer à 0,3% la quantité supplémentaire d’énergie solaire captée par le système / Terre depuis 1850, du fait du développement à outrance et de l’explosion démographique. Cette quantité peut paraître négligeable, a priori, mais elle devrait aboutir d’ici à la fin du siècle à une hausse moyenne de 2° C de la température globale ; une telle variation est commensurable à celle qui sépare période glaciaires et interglaciaires : ± 6°C.

Enfin il ne semble pas que l’on ait d’occurrence, dans le passé de la Terre, d’une variation aussi importante sur un temps aussi court.

MG



[1] Chiffres GIEC, rapport 2007 + informations complémentaires.

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