Géo-ingénierie

Proto technoscience visant à infléchir l’évolution climatique actuelle (vers la déstabilisation globale). Trois voies sont principalement explorées, soit du fait d’initiatives privées, soit dans le cadre d’agences gouvernementales. 1° : répandre de la limaille de fer dans les océans de façon à stimuler la croissance du phytoplancton, lequel consommerait alors le dioxyde de carbone qui sature actuellement les couches d’eau superficielles. 2° : blanchir les nuages de la basse Image 2troposphère en y propulsant de l’eau de mer, de façon à les « blanchir » du fait des particules de sel ainsi mises en suspension et, par conséquent, à augmenter leur albédo ; 3° : injection « volcanique » de particules de soufre dans la haute atmosphère dont on connaît l’effet refroidissant.

Ces perspectives sont problématiques, et à plus d’un titre. Rien ne garantit leur efficacité ; l’engrais ferreux pourrait tout aussi bien déclencher un bloom d’algues toxiques destructeur et contre-productif. Par ailleurs la question du bilan se pose : combien de tonnes de pétrole pour qu’un avion ou un navire arroseurs envoient en l’air du soufre ou de l’eau salée ? Par ailleurs il ne suffit pas de souhaiter que les initiatives à venir en ce domaine soient placées sous l’autorité des organismes internationaux pour se garantir des initiatives « locales » ; on peut fort bien concevoir que telle nation, qui en aurait les moyens techniques, détourne sur le territoire d’une nation voisine un orage cellulaire destructeur de récoltes. Enfin, comme rien ne garantit la pertinence d’une de ces diverses approche – étant donnée la complexité de la machinerie climatique – il semble que la fonction essentielle de la géo-ingénierie soit plutôt la préservation du modèle actuel de développement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.