Maladies émergentes

En dépit des progrès continus de la médecine  et des avancées décisives de la biologie humaine,Image 1 le monde a connu, dans les dernières décennies, une véritable explosion de maladies nouvelles, qu’il s’agisse de pathologies jusqu’ici inconnues (SIDA, maladie de Lyme ), de mutations de micro organismes jusque là inoffensifs (souches E. Coli létales), ou d’agents pathogènes franchissant la barrière inter espèces  (grippe aviaire) ou encore d’hôtes ou de vecteurs étendant ou déplaçant leur aire de répartition (dengue).

Il est probable que la majorité de ces contaminations d’un nouvel ordre, qui ont déjà fait des millions de victimes, sont imputables à un certain nombre de pratiques socio-économiques récentes : bétail nourri aux farines animales (encéphalopathie spongiforme), élevages concentrationnaires (grippe aviaire), déforestation à outrance (fièvre d’Ebola), antibiothérapies systématiques (bacilles de Koch poly résistants), multiplication des voyages et des échanges commerciaux (flambée américaine de choléra).

Parmi les 10 pays qui ont vu surgir des pathologies nouvelles, 5 sont des pays développés (Etats-Unis, Angleterre, Italie, Japon) et 3, des pays émergents (Brésil, Inde, Corée du Sud). En bonne logique, cela devrait nous conduire à nous interroger sur notre modèle de développement.

Enfin les modifications du milieu, du fait de la surexploitation ou des modifications climatiques, favorisent la transmission des facteurs pathogènes de l’espèces initiale à une espèce voisine (virus zyka transmis par un moustique du singe à l’homme).

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