Marx, Karl

(1818-1883) : précurseur de l’écologie politique, surtout connu pour sa théorie de la lutte des classes, ce  concept ainsi que celui de plus-value étant dérivés des analyses d’Adam Smith.

Sur le plan écologique, c’est à van Liebig qu’il emprunte la notion d’ « interaction métabolique »le jeune Marx entre les hommes et la nature, sa thèse propre étant que le capitalisme a rompu cette interaction de façon irréparable, que celle-ci doit être restaurée et s’imposer comme « loi de régulation de la production sociale » (Le Capital, I). Ceci, entre autres choses, implique la rupture avec le capitalisme dont le développement exponentiel épuise les ressources naturelles, avec les conséquences suivantes : déforestation et disparition des cerfs, désertification, pollution, épuisement du charbon, surpopulation, extension des maladies, déstabilisation climatique. Marx est aussi l’inventeur du concept de générations futures : « Une société entière, une nation et même toutes les sociétés contemporaines réunies ne sont pas propriétaires de la terre. Elles n’en sont que les possesseurs, elles n’en ont que la jouissance et doivent la léguer aux générations futures après l’avoir améliorée en bons patres familias. » (Le Capital, III).

Enfin Karl Marx est encore remarquable en ce qu’il récuse le concept de nature, comme entité permanente, susceptible de régulations à l’infini ; l’homme fait partie de la nature et les actions qu’il y conduit ont nécessairement des conséquences.

Sa pensée a grandement souffert de la lecture caricaturale qu’en fit Lénine et de ce qui s’ensuivit ; c’est pourquoi, ainsi que l’affirme Jean Salem : « Il faut relire Marx après le déluge ».

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