Méduses

Différentes espèces de ces animaux prolifèrent actuellement dans tous les océans du monde, en particulier les méduses géantes.Image 3 Elles rendent  la pêche de plus en plus difficile dans la mer du Japon. Mais on en trouve aussi plus fréquemment au large des îles britanniques et une dizaine d’entre elles se sont récemment échouées sur les plages de Tasmanie, en Australie.

Ces méduses, dont l’ombrelle peut atteindre 2 mètres de diamètre, les filaments, 3 mètres de longueur, et qui peuvent peser jusqu’à 150 kg, doivent le développement spectaculaire de leur population à la convergence de la sur-pêche et de l’extension des zones mortes. Les poissons, qui se nourrissaient en partie de leurs larves,  devenant de plus en plus rares,  un nombre plus grand de ces animaux  atteignent la maturité ; et comme les méduses se nourrissent, à leur tour, d’oeufs de poissons, on est entré typiquement  dans la boucle à rétroaction positive qui amplifiera inexorablement le déséquilibre initial. Par ailleurs dans les zones mortes où les eaux sont Image 1appauvries en oxygène, du fait de la saturation  en gaz carbonique, elles survivent mieux que les autres organismes marins, ce qui constitue un avantage adaptatif décisif. Enfin leurs piqûres sont toxiques pour une grande majorité de la faune océanique.

On observe également une pullulation d’espèces plus petites, ce qui paraît attester du caractère général du phénomène. Subsidiairement, comme l’eau représente 98 % de la masse corporelle des méduses et qu’il faut s’attendre à ce qu’elles écument, de façon ou d’autre, ce que les pêcheurs auront laisser subsister de poissons, elles provoqueront probablement un déficit sensible de la nécromasse, participant ainsi à la fermeture du puits de carbone océanique.  (14 juillet 2014)

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