Nuages

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Amas, à forme variable, de vapeur d’eau condensée qui précipite en fonction de la saturation et de la température (plus l’air est chaud, plus il peut conserver de vapeur d’eau).

Les micro grains de sable, les aérosols volcaniques ou industriels peuvent servir de noyaux de condensation ou de cristallisation à la vapeur d’eau et commencer à constituer les micro gouttes ou flocons qui finiront par donner la pluie ou la neige.

Les nuages posent de redoutables problèmes dans les tentatives actuelles de modélisation climatique. Ils jouent, en effet, deux rôles antagonistes :

– ayant un albédo variable mais globalement élevé, ils renvoient vers la haute atmosphère la chaleur reçue du soleil et ont donc un effet refroidissant. Pour bien faire le bilan final de leur réflexivité devrait également tenir compte de l’albédo de la surface qu’ils recouvrent.

– interceptant par ailleurs la chaleur réémise par les surfaces terrestres et la maintenant dans le basse atmosphère, ils ont un effet réchauffant. A cet égard les nuages de haute altitude, plus froids, emmagasinent davantage de cette chaleur et ont donc un effet réchauffant.

D’autre part, ce n’est manifestement pas en étalonnant leur effet global en fonction de leurs espèces et variétés que l’on pourra résoudre le problème.

A cet égard l’aventure d’Undulatus asperatus est révélatrice de notre tropisme substantialiste :Image 1

depuis 2006, date à laquelle cette nouvelle variété de nuages a été photographiée pour la première fois,  une confrérie de passionnés s’efforce de faire admettre cette trouvaille dans le très officiel Atlas des nuages de l’Organisation Météorologique Mondiale ; en vain.

C’est que les uns et les autres ont avant tout le souci du concept  (pour ne pas dire de l’ εἶδος) ; personne ne paraît envisager que cette forme nouvelle puisse résulter des variables inédites que nous imposons à notre atmosphère.

Quant au modèle climatique général, il faudra bien finir par admettre que, le réel étant à la fois continu et sujet aux oscillations chaotiques, il ne sera entièrement fiable que lorsqu’il sera capable d’intégrer le moindre des atomes.

MG

P.S. 2016 – On vient de découvrir que les nuages stratosphériques auxquels, du fait du pouvoir réfléchissant des cristaux de glace, on attribuait un effet refroidissant, comportaient un pourcentage beaucoup plus important que prévu de gouttes d’eau. Indépendamment du fait que la modélisation de la nébulosité s’en trouvera encore compliquée, il est clair qu’on a là un facteur aggravant du réchauffement.

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