Réfugiés climatiques

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Expression employée pour la première fois dans un rapport de l’ONU en 1985.

La notion de migrant environnemental, plus vaste, reçoit une définition de l’Organisation Internationale des Migrations en 2009 : toute personne qui, du fait d’un changement de son environnement, est contrainte d’abandonner temporairement ou définitivement un lieu de vie qui ne lui permet plus de satisfaire ses besoins fondamentaux.

En 2005 l’ONU estimait à 50 millions le nombre des réfugiés environnementaux, dont 50% de réfugiés climatiques ; elle prévoit que ces derniers seront 150 millions dans les prochaines années.

Les Maldivians ont construit une île en béton afin de majorer les bénéfices du tourisme pour pouvoir racheter des terres  et s’y établir quand leurs îles auront été immergées. Les Hollandais proposent à la vente des maisons flottantes.

On aurait tort cependant de réserver ce concept à telle ou telle population des marges continentales ; en réalité, c’est l’humanité entière qui en relève.

– Quand la forêt africaine du grand rift oriental ou du lac Tchad n’a plus permis à nos ancêtres primates de se réfugier dans des arbres devenus trop rares, ils ont commencé à se redresser pour surveiller les fauves alentour. Insensiblement les os du bassin et de la machoire se sont modifiés. Les petits naissaient prématurément mais les adultes pouvaient les contrôler en modulant leurs cris…

– Plus tard le grand jardin saharien avec ses gazelles, ses girafes, ses escargots.. a commencé inexorablement à se dessécher ; les hommes qui y vivaient se sont repliés sur ses marges. Ceux de l’Est ont imaginé le soleil comme un ange à l’épée de feu,  leur interdisant désormais le retour au paradis perdu.

– Et puis, parmi les hommes d’entre les fleuves, il y eut ceux qui refusèrent de partir, malgré les sécheresses à répétition et la raréfaction de la nourriture. En quelques siècles les Mésopotamiens ont inventé l’agriculture, le commerce, le code civil, la littérature…

Ce qui constitue l’extrême gravité de la déstabilisation climatique actuelle, c’est d’être à la fois générale et très rapide.

MG

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