Sol

Image 1Le sol, du moins à l’état naturel,  n’est pas seulement la couche de terre plus ou moins meuble qui s’étend sur les surfaces terrestres, hors effleurements rocheux saillants.

C’est une entité complexe, qui s’est constituée sur des milliers d’années en moyenne et qui héberge une quantité importante de micro-organismes, lesquels contribuent à régénérer sa capacité à alimenter les végétaux, à permettre leur reproduction et, par conséquent, à constituer l’indispensable base des biotopes terrestres.

Du point de vue géologique le sol résulte initialement de la longue dégradation superficielle de la roche mère, sous l’effet conjugué de l’action des éléments et de celle des vivants primitifs. La pédologie qui étudie l’histoire de la formation et  la dynamique des sols, estime la durée de cette phase initiale à plusieurs millions d’années.

Un sol à l’état naturel comporte normalement, dans sa partie supérieure biologiquement active, l’humus,  des milliers d’espèces d’organismes terricoles (bactéries, champignons, acariens, nématodes, vers, insectes…) qui concourent, par l’instauration d’équilibres complexes, à maintenir, via la décomposition,  la biodisponibilité des éléments de base de la croissance végétale. La plupart de ces espèces sont inconnues.

Les méthodes culturales industrielles – impliquant initialement la mécanisation, le défrichage étendu et l’emploi d’engrais et de pesticides – ont largement contribué à la dégradation des sols, entraînant en particulier

– l’ élimination  de  80% des organismes terricoles

– le compactage et l’enfouissement de  l’humus

– l’augmentation de l’érosion pluviale et éolienne;

Compte tenu des effets conjugués de la déstabilisation climatique et de l’explosion démographique,  il est probable que, dès la prochaine décennie, la sécurité alimentaire sera devenue,  pour nombre d’états, un problème crucial.

Sur ce plan deux logiques s’affrontent :

– le développement des biotechnologies (V.H.R. –O.G.M.) et de la commercialisation des intrants alors indispensables ; c’est cette option qui a commencé à imposer des taxes sur l’emploi des graines fermières.

– la constitution d’une pédologie pertinente et disponible qui permettent de restaurer les sols et d’assurer des récoltes planchers, quels que soient les aléas climatiques.

MG

Superbe vidéo d’Universcience, avec Claude et Lydia Bourguignon

Association française pour l’étude des sols

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