Surpêche

Image 4Pratique à peu près universelle de prélèvement déréglé des ressources en poissons, en crustacés et en coquillages, tant du point de vue des quantités prélevées qu’en ce qui concerne les pratiques de sélection.

La pêche industrielle prélève par chalutage tout ce qui tombe dans ses filets et rejette en mer les animaux appartenant à des espèces dépourvues d’intérêt commercial.

Les eaux territoriales des pays les plus pauvres font les frais de la flotte des pays les mieux dotés et, quant aux eaux libres, les grands prédateurs remplissent leurs cales  sans vergogne, qu’ils prennent ou non la peine d’alléguer la recherche scientifique à titre de motif.

On conçoit qu’avec la multiplication de pareilles pratiques, les ressources aient fini par diminuer sensiblement, les espèces les plus intéressantes ayant de moins en moins le temps de se reproduire ; mais loin que cet état de fait ait engendré des pratiques plus raisonnables, il semble qu’il ait au contraire induit une accélération.

C’est en raclant les hauts fonds qu’on a récemment détruit les récifs des profondeurs au moment même où on en faisait la découverte. Les espèces autrefois consommées se faisant de plus en plus rares, les industriels du secteur ont tenté de proposer d’autres produits à la consommation, sans grand succès pour le moment.

Les pêcheries d’élevage pourraient constituer une alternative, à condition qu’elles se soucient de réduire leur impact sur l’environnement.

Finalement la seule voie praticable, c’est celle d’un moratoire international sur la pêche qui allouerait à chaque état une quantité limitée de prélèvements et qui se doterait des moyens de faire respecter les décisions prises collectivement.

En attendant d’improbables solutions, on assiste à une multiplication des signaux d’alerte :

–  espèces de plus en plus petites

– diminution des populations de prédateurs, requins et oiseaux de mer, notamment

– augmentation de celles des méduses

A cela il faut ajouter une  réduction supplémentaires des ressources halieutiques du fait

– d’une part de l’acidification des eaux superficielles, qui atteint directement les bases des chaînes alimentaires (krill, ptéropodes ) et détruit les massifs coraliens, réservoirs naturels de biodiversité

– d’autre part des modifications des courants océaniques induites par les multiples modalités de la fonte arctique (inversion de l’albédo, fonte de la banquise, des clathrates, des pergélisols… ) et des rétroactions positives qui l’accompagnent.

Pour un milliard d’êtres humains la pêche constitue la seule source de protéines.

MG

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