T.R.E.

Sigle de Taux de Retour Énergétique. Le T.R.E. (E.R.O.E.I. in english for Energy Returned On Energy Invested) mesure le rapport, pour une source donnée, entre la quantité d’énergie obtenue et celle qu’il a fallu investir pour l’obtenir. Que ce rapport Image 2soit exprimé en joules ou en dollars, on comprend que dès qu’il s’approche de la valeur 1, la source considérée cesse d’être rentable. Naturellement ce taux est calculé prioritairement sur des bases nationales ; en bonne logique il devrait également intégrer le coût ou la dépense énergétique des transports et des infrastructures nécessaires à la disponibilité de telle ou telle source d’énergie. L’évolution d’un T.R.E. dans le temps fait apparaître une tendance générale qui peut, le cas échéant, orienter la prospective. Le T.R.E. du pétrole – 100 en 1940 / 23 en 1970 / 8 en 2015 – devrait normalement induire une assistance à la restructuration industrielle et une redéfinition de la politique des transports et des échanges. D’autre part une étude comparative des différents T.R.E. désigne clairement les sources énergétiques à privilégier, toutes choses égales par ailleurs. Résultats approximatifs : Hydroélectricité : 50 à 200. Energie éolienne : 50 à 80. Uranium 235 : 10 à 60. Charbon : 30. Énergie solaire : 7 à 20. Biomasse : 5 à 27. Éthanol : 1,5. Sur la base de la priorité aux énergie renouvelables, on surmontera le problème de leur intermittence en combinant les sources et en édifiant des systèmes de réserve en fonction des ressources locales. El Hierro, dans l’archipel des Canaries, a récemment atteint le record de 100% d’énergies renouvelables, en combinant l’énergie éolienne et le lissage de la production par le biais de l’énergie hydroélectrique issue d’un lac de retenue. Des panneaux solaires viennent compléter cet ensemble.

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