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Effet de serre

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Capacité de certains corps ou de certains gaz à piéger une partie du rayonnement solaire réfléchi, à proportion variable (voir Albédo), par les surfaces terrestres.

L’effet de serre dit naturel est celui qui résulte de la composition pré-anthropique de l’atmosphère terrestre ; ses agents principaux sont la vapeur d’eau et quelques composés carbonés en faible concentration. Sans préjuger des variations paléoclimatiques antérieures, cette composition  suffit à faire passer la température moyenne de la surface terrestre, à ensoleillement constant, de -18° C (absence d’effet de serre) à +15° C, avec l’atmosphère actuelle.

L’effet de serre additionnel ou anthropique est l’accroissement du pouvoir de piégeage de l’atmosphère du fait des rejets de gaz à effet de serre (GES) de l’industrie, des centrales thermiques, de l’agriculture, de la construction, des automobiles.

Le 3 mai 2013 cette concentration supplémentaire en CO2 a atteint la valeur de 400 ppm (parties par million) à l’observatoire d’Hawaï. Les experts du GIEC1 estiment qu’elle se traduira par une hausse moyenne de la température terrestre de 2,4° C dans les décennies à venir.

Pour mémoire nous ne sommes séparés de la dernière période glaciaire que par 6° C de différence de cette température moyenne.
MG



1 Groupe (d’experts) Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat.

Ceinture de Kuiper

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Amas de corps divers orbitant autour du Soleil, au delà de Neptune, et de la ceinture d’astéroïdes, grossièrement autour du plan de l’écliptique. Son existence a été mise en évidence d’une part par les observations des sondes spatiales, d’autre part par « l’affaire de Pluton ».

Quand on découvre en 2002 le planétoïde Quaouar, comparable à Pluton, tant sur le plan de la taille que de la trajectoire, le statut de la dixième planète est remis en cause. Après cinq années de discussion, l’Union Astronomique International redéfinit ce qu’est une planète, ramène à neuf celles du soleil et relègue Pluton, Quaouar, Sedna et quelques autres corps découverts entre temps dans la catégorie des planètes naines.
MG

Schémas et explications sur le site d’ Hubert Reeves :

http://www.astropolis.fr/articles/etude-du-systeme-solaire/Ceinture-de-Kuiper/astronomie-ceinture-kuiper.html

 

Evénement de Bond

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Bond, Gerard C. Bond, géologue américain, 1940-2005. Un événement de Bond est une modification de la circulation océanique de l’Atlantique Nord induite par un pic de la fonte de la banquise arctique.

Celle-ci est en principe provoquée par une variation périodique d’activité des taches solaires, selon un cycle approximatif de 1500 ans. Le dernier événement de Bond  serait à l’origine, en Europe septentrionale et en Amérique du Nord,  du « petit âge glaciaire », avec des minima de température et des hivers très froids entre 1550 et 1850.

Mais rien n’interdit de penser qu’un événement de Bond puisse se produire du fait d’une débâcle arctique anormale – ce qui est évidemment le cas depuis 2012 – elle-même causée par une concentration anormale de gaz à effet de serre dans l’atmosphère polaire.

En tout état de cause le mécanisme doit être appréhendé comme une phase temporaire et locale de refroidissement dans un contexte général de réchauffement. Les eaux froides et peu denses de la fonte descendent aux latitudes plus basses et induisent une plongée de plus en plus méridionale de la circulation thermohaline de la « grande courroie de transmission » (great conveyor belt), ce qui a pour double effet de diminuer le réchauffement des hautes latitudes et de bloquer des quantités augmentées d’énergie et de chaleur dans l’Atlantique sud.

MG

Glaciaire

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Une ère glaciaire est définie comme la période géologique pendant laquelle il existe des inlandsis, c’est-à-dire des glaciers continentaux d’une surface égale ou supérieure à 50 000 km2. Nous vivons dans la 5° ère glaciaire, entamée il y a environ 35 millions d’années.

Mais une ère glaciaire se divise elle-même en périodes glaciaires définies par l’avancée des glaciers d’une durée approximative de 100 000 ans et en périodes interglaciaires définies par le recul des glaciers, d’une durée de quelques dizaines de milliers d’années.
Nous vivons dans une période interglaciaire, l’Holocène, qui a commencé il y a 13 000 ans et qui devrait, en principe, s’achever dans 20 000 ans.
Or si les cycles orbitaux paraissent bien déterminer le passage d’une période glaciaire à une période interglaciaire, ils ne peuvent à eux seuls rendre compte :

  • ni de la différence de température moyenne globale – + 6°C – séparant une période glaciaire d’une période interglaciaire
  • ni, surtout, de la survenue d’une ère glaciaire, d’une durée de plusieurs millions d’années, et qui relève de facteurs terrestres ( composition chimique de l’atmosphère, répartition des masses continentales, albédo et latitude des différentes surfaces terrestres, système général des enveloppes fluides )

Exemple : l’ouverture du passage de Drake, entre la Patagonie et l’Antarctique, a permis sous l’action de vents particulièrement violents, la formation du courant circumpolaire, le plus puissant du globe, et a isolé thermiquement le continent antarctique, permettant ainsi son englacement, ce qui a initié, par une série de rétroactions positives, l’ère glaciaire actuelle, il y a 35 millions d’années.

MG