Tectonique des plaques

Image 1De son centre à sa périphérie le globe terrestre se compose successivement d’un noyau dur, d’un manteau magmatique visqueux,  animé de mouvements de convection, et de plaques lithosphériques portant les continents et les océans.

Dans les zones où ont lieu des remontées magmatiques – dorsales médio océaniques et rifts continentaux – de la roche nouvelle se crée par solidification, écartant les plaques existantes.

Ce sont les déplacements induits qui, pour faibles qu’ils soient (quelques centimètres par an, en moyenne), sont à l’origine des phénomènes sismiques (tremblements de terre et tsunamis) et volcaniques, les déplacements induits étant compensés par la subduction, c’est-à-dire la plongée d’une plaque sous une autre.

Le volcanisme a sur le climat de multiples impacts, qu’il s’agisse d’émission d’aérosols et de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ou de modification de l’albédo par dispersion de la suie.

Mais l’activité tectonique est également à l’origine de l’orogenèse – c’est-à-dire de la création des reliefs – et, à ce titre, de la formation des glaciers – et de la répartition continents /océans.

Celle-ci, du fait de l’albédo particulièrement faible des océans, commande l’efficacité de la Terre dans la captation de l’énergie solaire, une masse continentales importante en zone intertropicale constituant un facteur de refroidissement. A cet égard, la remontée actuelle de l’Eurasie vers le nord est donc un facteur de réchauffement.

Enfin c’est la tectonique des plaques qui commande le cycle biogéochimique du carbone. Schématiquement les déchets biotiques s’accumulent au fond des océans ; ils sont progressivement transportés dans les zones de subduction ; ils sont absorbés par le magma : le carbone dont ils sont en partie constitués finit par rejoindre la surface à l’occasion des éruptions volcaniques. Le cycle dure plusieurs centaines de milliers d’années.

MG

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