Trafic d’organes

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Dans le monde comme il va, tout s’achète et, par conséquent, la misère aidant, tout finit par se vendre. La greffe d’organes commença donc par être une prouesse médicale avant de devenir l’occasion d’un trafic sordide.

Sans doute peut-on, au niveau international, édicter des principes de base qui stipuleraient en particulier que tout organe à greffer doit être accompagné de la certification de son origine et d’un document attestant sa donation. On n’en est encore qu’au stade des recommandations.

On n’empêchera malheureusement pas les pressions sociales, culturelles et économiques de se conjuguer pour continuer à fournir des opportunités aux mafias spécialisées.

Un village indien est resté célèbre : plus un seul adulte n’y disposait de ses deux reins ; don consenti, rémunéré…  et façon de rassembler l’argent de la dot de la fille. En attendant de la marier, ils avouaient tous une grande fatigue.

Le 23 août 2013 Guo Bin, 6 ans, a été drogué puis privé de ses deux globes oculaires ; la cornée est précieuse et  ne requiert pas de compatibilité génétique. En Chine les condamnés à mort fournissent la matière première à leur corps défendant ; c’est qu’on ne peut pas accomplir les rites funéraires quand ledit corps est mutilé. La demande excédant largement l’offre, la « main invisible » fait le reste.

Corps dépecés à l’occasion d’une guerre ou d’une immigration clandestine, entrepreneurs charognards saisissant l’opportunité d’un tremblement de terre, promesse d’argent – tenue ou non – faites aux plus pauvres, pseudo-orphelinat débarrassant opportunément les rues des enfants abandonnés, tout est bon pour se procurer cette précieuse denrée.

Les bénéficiaires putatifs de ce système devraient donc, préalablement à l’intervention chirurgicale, se demander au moins quel est, en dehors de leur paiement en numéraire, le prix réel de cette médecine des privilégiés.

MG

Le cas par cas

 

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