Ver de terre

Image 2Nom commun de Lombricus terrestris, l’un des représentants du sous-ordre Lumbricina, de l’embranchement des annélides. Le ver de terre, bienfaiteur de l’humanité agricole, est victime de la monoculture de rente dopée aux pesticides, lesquels l’éliminent inexorablement ; dès lors ladite agriculture doit être complétée aux engrais, de façon à suppléer au travail de restauration des sols que le ver de terre n’est plus là pour accomplir.

Car le ver de terre assure gratuitement de multiples tâches. En digérant la matière organique et en la minéralisant, il prépare la couche superficielle du sol à recevoir, dans les meilleures conditions, le semis direct, qui y trouvera ainsi un engrais  immédiatement assimilable. En outre, grâce aux kilomètres de galeries qu’il y creuse, il aère ce sol et augmente sa capacité à retenir l’eau. Bref, il pratique un labourage et un  amendement intelligents, préparant inlassablement le sol idéal de la prochaine récolte, fabriquant un milieu où les racines pousseront aisément, assurant ensuite la cohésion de l’ensemble.

Le ver de terre est malheureusement en danger. Comme si les majors de l’agrochimie ne suffisaient pas, le plathelminthe, un ver mou, a récemment débarqué d’on ne sais où, par le biais de plantes importés par l’Angleterre. Cet animal, qui se nourrit de vers et d’escargots, est en train de se répandre en Europe – en particulier du fait qu’il n’y trouve pas ses prédateurs habituels – ce qui, par hasard sans doute, fait le jeu des producteurs d’O.G.M

Marcel Bouché, l’ardent défenseur du ver de terre et Jean-Lou Justine, l’infatigable veilleur du plathelminthe.

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