Volcans

Zones de remontée magmatique, terrestres ou océaniques, accompagnées, selon les cas, de fusion de la roche et de surrection, de coulées de lave, de projections de cendres.

Les volcans signalent, dans la configuration générale de la tectonique des plaques, soit des zones de subduction (une plaque océanique glisse sous une plaque continentale, moins dense), soit des zones d’accrétion ( au niveau d’une dorsale medio océanique deux plaques, augmentées par les apports magmatiques, s’écartent l’une de l’autre, avec émergence d’ îles généralement volcaniques).

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L’activité volcanique a un impact important sur le climat. On a  pu le mesurer en 1991 avec l’éruption du Pinatubo, dans les Philippines : pendant ses quatre mois d’activité, il a éjecté dans l’atmosphère environ 10 km3 de cendres, ce qui a provoqué, lors des trente mois suivants, un refroidissement moyen de 0,5°C pour l’ensemble du globe.

Mais un bilan vraiment complet devrait intégrer la quantité de gaz à effet de serre également rejetés dans l’atmosphère, leur efficacité et leur durée de vie respectives. Les volcans participent en effet au cycle biogéochimique du carbone et les éruptions, du fait de leur brutalité, ont un impact non négligeable sur la biosphère. Les grandes crises volcaniques sont généralement des périodes d’extinction massive.

L’extinction Permien / Trias, qui a eu lieu il y a 250 millions d’années, a été provoquée, en Sibérie,  par onze phases éruptives massives, sur une durée de 200 000 ans.

Les aérosols projetés, en interrompant  la photosynthèse, ont provoqué la disparition de 95% des espèces marines et de 70% des espèces terrestres.

Mais les volcans peuvent avoir un effet inverse. Ce sont probablement les éruptions volcaniques, les gaz expulsés et les cendres répandues sur les surfaces glacées, qui ont permis à notre planète de sortir de son interminable hiver qui atteint son apogée il y a 650 millions d’années.

Et puis ce sont eux encore qui expulsent le soufre nécessaire à la construction de la structure tertiaire des protéines et donc aux réactions enzymatiques sans lesquelles la vie n’existerait pas.

Enfin, contrairement à ce que pourrait laisser croire la poétique mais obsolète image de Kilimandjaro, la neige aux flancs d’un volcan n’est pas purement décorative. Quand la roche est comprimée par un poids suffisant de glace, elle ne peut pas entrer en fusion, même si sa température le permet. C’est pourquoi il se pourrait bien que l’éruption de l’Eyjafjöll en Islande en 2010 ne soit que le prélude d’un événement autrement important. On a mesuré qu’en un siècle le glacier Vatanajokull avait perdu 10 % de sa masse et que la poche magmatique sous-jacente était remontée de 2,5 cm par an. L’Islande possède 130 cratères actifs, dont le Katla, surnommé le monstre, ou l’Hekla, dit le volcan du diable, qui s’est réveillé en mars 2013.

MG

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