Zones mortes

Image 2Ce sont de larges surfaces océaniques, où du fait de la saturation de la couche la plus basse de l’atmosphère en gaz carbonique, la respiration des organismes marins est devenue difficile, voire impossible.

Si ces organismes parviennent toujours à capter l’hydrogène, il leur est en revanche de plus en plus difficile de rejeter le dioxyde de carbone dans des eaux saturées ; il s’accumule dans les tissus et finit par provoquer l’asphyxie. La nécromasse s’étend ; elle favorise l’apparition des blooms algals ; mais les algues interceptent le rayonnement solaire et interdisent progressivement la synthèse de la chlorophylle par le phytoplancton, ce qui retentit sur toute la chaîne alimentaire.

On a donc ici une triple rétroaction positive :

– du fait de la disparition des organismes marins, la séquestration profonde et durable du carbone n’a plus lieu ; dans ces zones le puits biogéochimique  se ferme.

– la décomposition de la nécromasse relargue, au contraire, du carbone dans l’atmosphère, ce qui étend la surface toxique.

– l’acidification qui en résulte à laquelle il faut ajouter les émissions toxiques de certaines algues interdisent le retour des espèces résidentes.

A quoi il faudrait ajouter que des eaux plus chaudes favorisent l’hypoxie.

De fait l’O.N.U.,en 2008, chiffrait à 450 le nombre de ces zones, la plus importante atteignant 70 000 km2, soit l’équivalent approximatif de la surface de l’Irlande. A ce bilan déjà catastrophique, il faut ajouter les amas de déchets plastiques qui se constituent au coeur des gyres océaniques.Image 3

Les blooms algals peuvent être obtenus directement par les rejets des effluents agricoles, industriels ou urbain, généralement en zones côtières. Leurs effets sont les mêmes.

Enfin, indépendamment de la problématique climatique, il faut savoir que ces processus, joints à des méthodes de pêche de plus en plus agressives, se traduiront, dans un proche avenir, par un effondrement des ressources halieutiques. Or environ un tiers de l’humanité trouvait jusqu’à présent, ses protéines dans les océans.

MG

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